Chapitre 12 · 2 min de lecture · 3 min d’écoute
La peau de brebis du vieillard
« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. » — 2 Timothée 4:7
Antoine vécut jusqu’à environ 105 ans. Athanase raconte que, même dans sa vieillesse, il resta robuste. Sa vue était claire, il avait encore ses dents, et ses mains et ses pieds restaient solides. Il garda sa bonne humeur jusqu’à la fin.
Athanase souligne aussi un point important au sujet des miracles d’Antoine. Quand des gens étaient guéris par ses prières, Antoine insistait : c’était le Christ qui guérissait, pas lui. Il ne voulait jamais la gloire pour lui-même.
Quand il sut qu’il allait mourir, Antoine appela les deux moines qui prenaient soin de lui depuis quinze ans. Ses dernières paroles pour eux furent simples et pleines d’amour. Il leur dit de ne pas abandonner ce qu’ils avaient commencé, mais de tenir bon, « comme si vous ne faisiez que commencer ». Et puis :
« C’est pourquoi ne les craignez pas, mais plutôt respirez toujours le Christ et confiez-vous en lui. Vivez comme mourant chaque jour. »
« Respirez toujours le Christ. » Quelle belle expression ! De même que tu respires sans t’arrêter, laisse le Christ remplir chaque instant de ta vie.
Il leur demanda de l’enterrer discrètement, dans un endroit que personne d’autre ne connaîtrait, car il ne voulait pas qu’on fasse des histoires autour de son corps. Et il donna ses quelques affaires. L’une de ses peaux de brebis alla à son ami, l’évêque Athanase, avec le manteau sur lequel il était couché : Athanase le lui avait donné neuf, des années plus tôt, et ce manteau avait vieilli avec lui.
Puis Athanase décrit sa mort. Antoine leva les pieds, et son visage s’illumina de joie, « comme s’il voyait des amis venir à lui et se réjouissait à cause d’eux », et il mourut.
Athanase dit qu’Antoine devint célèbre dans le monde entier, en Espagne, en Gaule, à Rome et en Afrique, non par des livres ni par la sagesse du monde, « mais uniquement par sa piété envers Dieu ».
Antoine avait commencé comme un ado qui avait entendu un verset et y avait obéi. Il finit comme un vieil homme qui avait gardé la foi pendant près de quatre-vingt-dix ans. Ta vie avec Dieu sera peut-être très différente de la sienne. Mais elle peut commencer de la même façon : en entendant Jésus parler, et en lui disant oui.
Une chose à faire cette semaine : écris les dernières paroles d’Antoine, « respirez toujours le Christ », quelque part où tu les verras. Cette semaine, essaie de tourner tes pensées vers Jésus à des moments réguliers de la journée : au réveil, aux repas, pendant tes trajets, au coucher.
Questions pour réfléchir
Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.
Qui, selon Antoine, guérissait les gens par ses prières ?
Le Christ, et non lui-même.
Que voulait dire Antoine par « respirez toujours le Christ » ?
Laisser le Christ remplir chaque instant de la vie, comme nous respirons sans nous arrêter.
Que laissa Antoine à Athanase ?
L’une de ses peaux de brebis, et le manteau sur lequel il était couché, qu’Athanase lui avait donné neuf et qui avait vieilli avec lui.
Chapitre 12 terminé
La peau de brebis du vieillard