Chapitre 1 · 10 min de lecture · 13 min d’écoute
Bien commencer
Rien n’est plus important dans la vie chrétienne que de bien commencer. Si nous commençons bien, nous pourrons continuer à bien marcher. Si nous commençons mal, toute la vie qui suivra risque fort d’être mauvaise. Si quelqu’un parmi ceux qui lisent ces pages a mal commencé, il est très simple de recommencer, et de bien commencer cette fois. Ce qu’est le bon commencement de la vie chrétienne, Jean 1:12 nous le dit : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » La bonne manière de commencer la vie chrétienne, c’est de recevoir Jésus-Christ. À quiconque le reçoit, il donne aussitôt le pouvoir de devenir enfant de Dieu. Le lecteur de ce livre serait-il l’homme le plus méchant de la terre, s’il recevait Jésus-Christ en ce moment même, il deviendrait à l’instant un enfant de Dieu. Dieu le déclare de la façon la plus absolue dans le verset cité plus haut. Personne ne peut devenir enfant de Dieu d’une autre manière. Aucun homme, si soigneusement qu’il ait été élevé, si bien qu’il ait été préservé des vices et des maux de ce monde, n’est enfant de Dieu tant qu’il n’a pas reçu Jésus-Christ. Nous sommes « fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ » (Galates 3:26, R. V.), et de nulle autre manière.
Que signifie recevoir Jésus-Christ ? Cela signifie prendre Christ pour qu’il soit pour vous-même tout ce que Dieu l’offre comme devant être pour tous. Jésus-Christ est le don de Dieu. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16). Certains acceptent ce don merveilleux de Dieu. Quiconque accepte ce don devient enfant de Dieu. Beaucoup d’autres refusent ce don merveilleux de Dieu, et quiconque refuse ce don de Dieu périt. Il est déjà condamné. « Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » (Jean 3:18).
Que Dieu nous offre-t-il que son Fils soit pour nous ?
1. Avant tout, Dieu nous offre Jésus pour qu’il soit le Porteur de nos péchés. Nous avons tous péché. Il n’y a pas un homme ni une femme, pas un garçon ni une fille, qui n’ait péché (Romains 3:22, 23). Si l’un de nous dit qu’il n’a pas péché, il se séduit lui-même et fait Dieu menteur (1 Jean 1:8, 10). Or il faut que chacun de nous porte lui-même son propre péché, ou qu’un autre le porte à sa place. Si nous devions porter nos propres péchés, cela voudrait dire que nous serions bannis pour toujours de la présence de Dieu, car Dieu est saint : « Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres », est-il écrit (1 Jean 1:5). Mais Dieu lui-même a pourvu à ce qu’un autre porte nos péchés à notre place, afin que nous n’ayons pas à les porter nous-mêmes. Ce Porteur de nos péchés est le propre Fils de Dieu, Jésus-Christ ; car « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5:21). Quand Jésus-Christ mourut sur la croix du Calvaire, il nous racheta de la malédiction de la loi en devenant malédiction à notre place (Galates 3:13). Recevoir Christ, c’est donc croire ce témoignage que Dieu rend au sujet de son Fils, croire que Jésus-Christ a réellement porté nos péchés en son corps sur la croix (1 Pierre 2:24), et compter sur Dieu pour nous pardonner tous nos péchés parce que Jésus-Christ les a portés à notre place. « Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. » (Ésaïe 53:6). Nos bonnes œuvres, passées, présentes ou futures, n’ont rien à voir avec le pardon de nos péchés. Nos péchés sont pardonnés, non à cause de quelque bonne œuvre que nous accomplissions : ils sont pardonnés à cause de l’œuvre expiatoire que Christ a accomplie à notre place sur la croix du Calvaire. Si nous nous reposons sur cette œuvre expiatoire, nous ferons de bonnes œuvres, mais nos bonnes œuvres seront le fruit de notre salut et le fruit de notre foi en Christ comme Porteur de nos péchés. Nos bonnes œuvres ne seront pas le fondement de notre salut, mais le résultat de notre salut, et la preuve de celui-ci. Il nous faut prendre grand soin de ne mêler en rien nos bonnes œuvres au fondement du salut. Nous ne sommes pas pardonnés à cause de la mort de Christ et de nos bonnes œuvres ; nous sommes pardonnés uniquement et entièrement à cause de la mort de Christ. Voir cela clairement, c’est le bon commencement de la vraie vie chrétienne.
2. Dieu nous offre Jésus comme notre Libérateur de la puissance du péché. Jésus n’est pas seulement mort, il est aussi ressuscité. Aujourd’hui, il est un Sauveur vivant. Il a tout pouvoir dans le ciel et sur la terre (Matthieu 28:18). Il a le pouvoir de préserver de toute chute le plus faible des pécheurs (Jude 24). Il peut sauver non seulement ceux qui sont tombés au plus bas, mais sauver « parfaitement » tous ceux qui viennent au Père par lui. (C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. — Hébreux 7:25, R. V.) « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8:36). Recevoir Jésus, c’est croire ce que Dieu nous dit de lui dans sa Parole : croire qu’il est réellement ressuscité des morts, croire qu’il est maintenant vivant, croire qu’il a le pouvoir de nous préserver de toute chute, croire qu’il a le pouvoir de nous garder jour après jour de la puissance du péché, et simplement compter sur lui pour le faire.
Voilà le secret de la victoire quotidienne sur le péché. Si nous essayons de combattre le péché par nos propres forces, nous échouerons inévitablement. Si nous regardons simplement au Christ ressuscité pour qu’il nous garde chaque jour et à chaque heure, il nous gardera. Par le Christ crucifié, nous sommes délivrés de la culpabilité du péché : nos péchés sont tous effacés, nous sommes libres de toute condamnation ; mais c’est par le Christ ressuscité que nous remportons la victoire quotidienne sur la puissance du péché. Certains reçoivent Christ comme le Porteur de leurs péchés et trouvent ainsi le pardon, mais ne vont pas plus loin ; aussi leur vie n’est-elle qu’une suite d’échecs quotidiens. D’autres le reçoivent aussi comme leur Sauveur ressuscité, et entrent ainsi dans l’expérience de la victoire sur le péché. Pour bien commencer, nous devons le prendre non seulement comme le Porteur de nos péchés, et trouver ainsi le pardon, mais aussi comme notre Sauveur ressuscité, notre Libérateur de la puissance du péché, notre Gardien, et trouver ainsi la victoire quotidienne sur le péché.
3. Mais Dieu nous offre Jésus, non seulement comme le Porteur de nos péchés et notre Libérateur de la puissance du péché, mais il nous l’offre aussi comme notre Seigneur et Roi. Nous lisons en Actes 2:36 : « Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. » Seigneur signifie Maître divin, et Christ signifie Roi oint. Recevoir Jésus, c’est le prendre comme notre Maître divin, comme celui à qui nous accordons la confiance absolue de notre intelligence, celui dont nous croyons la parole sans réserve, celui que nous croirons même si beaucoup des plus sages d’entre les hommes mettent en question ou nient la vérité de ses enseignements ; et c’est le prendre comme notre Roi, à qui nous cédons avec joie la direction absolue de notre vie, de sorte que, désormais, la question ne sera jamais : qu’est-ce que j’aimerais faire, ou que me disent les autres de faire, ou que font les autres ? Toute la question sera : que veut mon Roi Jésus que je fasse ? Un bon commencement implique un abandon sans condition à la seigneurie et à la royauté de Jésus.
Ne pas comprendre que Jésus est Seigneur et Roi, aussi bien que Sauveur, a été la cause de bien des faux départs dans la vie chrétienne. Nous commençons avec lui comme notre Sauveur, comme le Porteur de nos péchés et notre Libérateur de la puissance du péché, mais nous ne devons pas en rester à le connaître seulement comme Sauveur : il faut que nous le connaissions comme Seigneur et Roi. Rien n’est plus important, pour bien commencer la vie chrétienne, qu’un abandon sans condition à Jésus, tant de nos pensées que de notre conduite. Dites du fond du cœur, et redites-le sans cesse : « Tout pour Jésus. » Beaucoup échouent parce qu’ils reculent devant cet abandon total. Ils veulent servir Jésus d’un cœur partagé, avec une partie d’eux-mêmes et une partie de leurs biens. Retenir quoi que ce soit loin de Jésus, c’est se condamner à une misérable vie de faux pas et d’échecs.
La vie d’abandon total est une vie joyeuse tout le long du chemin. Si vous ne l’avez jamais fait, retirez-vous seul avec Dieu aujourd’hui, mettez-vous à genoux et dites : « Tout pour Jésus », et dites-le sincèrement. Dites-le avec un grand sérieux ; dites-le du fond de votre cœur. Restez là jusqu’à ce que vous compreniez ce que cela signifie et ce que vous êtes en train de faire. C’est un merveilleux pas en avant, quand on le fait réellement. Si vous l’avez déjà fait, faites-le de nouveau, faites-le souvent. Il prend toujours un sens nouveau et apporte toujours une bénédiction nouvelle. Dans cet abandon absolu se trouve la clef de la vérité. Les doutes disparaissent rapidement chez celui qui abandonne tout (Jean 7:17). Dans cet abandon absolu se trouve le secret de la puissance dans la prière (1 Jean 3:22). Dans cet abandon absolu se trouve la condition suprême pour recevoir le Saint-Esprit (Actes 5:32).
Prendre Christ comme votre Seigneur et Roi implique l’obéissance à sa volonté, pour autant que vous la connaissiez, dans les moindres détails de la vie. Il y a des gens qui nous disent avoir pris Christ comme leur Seigneur et Roi, et qui en même temps lui désobéissent chaque jour dans leurs affaires, dans leur vie de famille, dans leur vie sociale et dans leur conduite personnelle. Ces personnes se trompent elles-mêmes. Vous n’avez pas pris Jésus comme votre Seigneur et Roi si vous ne vous efforcez pas de lui obéir en toutes choses chaque jour. Il dit lui-même : « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! Et ne faites-vous pas ce que je dis? » (Luc 6:46).
Pour tout résumer, la bonne manière de commencer la vie chrétienne, c’est d’accepter Jésus-Christ comme le Porteur de vos péchés et de compter sur Dieu pour vous pardonner vos péchés parce que Jésus-Christ est mort à votre place ; c’est de l’accepter comme votre Sauveur ressuscité, qui est toujours vivant pour intercéder en votre faveur et qui a tout pouvoir pour vous garder, et de compter sur lui pour vous garder de jour en jour ; c’est enfin de l’accepter comme votre Seigneur et Roi, à qui vous abandonnez la direction absolue de vos pensées et de votre vie. Voilà le bon commencement, le seul bon commencement de la vie chrétienne. Si vous avez pris ce départ, tout ce qui suit sera relativement facile. Si vous ne l’avez pas encore pris, prenez-le maintenant.
Chapitre 1 terminé
Bien commencer