Chapitre 34 · 3 min de lecture · 4 min d’écoute
Annexe H : La fidélité de Dieu à pourvoir
M. PERRY écrit : Lors d’une réunion à Huntly, à la demande expresse de l’assistance, M. Müller donna des exemples de la fidélité de Dieu en réponse à la prière, en rapport avec l’œuvre des orphelins ; en voici quelques-uns :
a. Il déclara qu’à diverses reprises, non seulement au début de l’œuvre, mais aussi dans les années suivantes, Dieu avait jugé bon d’éprouver sa foi jusqu’à l’extrême, mais seulement pour lui prouver d’autant plus nettement qu’il ne serait jamais autre chose que son Dieu fidèle, qui garde son alliance. Pour l’illustrer, il évoqua un moment où, les enfants ayant pris leur dernier repas de la journée, il ne restait rien, ni en argent ni en nature, pour leur déjeuner du lendemain matin. M. Müller rentra chez lui, mais rien n’arriva, et il alla se coucher en remettant à Dieu le soin de pourvoir à ce besoin. De bonne heure le lendemain matin, il sortit se promener ; et, tout en priant pour obtenir le secours nécessaire, il s’engagea dans une route sans même s’en rendre compte ; il avait à peine fait un bout de chemin qu’un ami vint à sa rencontre, lui dit combien il était heureux de le rencontrer, et le pria d’accepter £5 pour les orphelins. Il le remercia, et, sans dire un mot au donateur du besoin du moment, il se rendit aussitôt aux maisons des orphelins, louant Dieu pour cet exaucement direct de la prière.
b. Une autre fois, alors qu’il n’y avait pas de fonds en caisse pour fournir le déjeuner des orphelins, un monsieur passa avant l’heure du déjeuner et laissa un don qui couvrit tous leurs besoins présents. Quand parut le rapport de cette année-là, cette preuve de la fidélité de Dieu, qui avait envoyé du secours juste au moment voulu, y fut consignée ; et peu de temps après, le donateur vint se faire connaître, disant que, puisque son don avait été fait à un moment de si grand besoin, il se sentait tenu d’exposer les circonstances dans lesquelles il avait donné cet argent. Les voici : il avait eu à se rendre à son bureau, à Bristol, de bonne heure ce matin-là, avant le déjeuner, et, chemin faisant, cette pensée lui était venue : « Je vais passer à la maison des orphelins de M. Müller et leur faire un don. » Il avait donc changé de direction et fait environ un quart de mille vers l’orphelinat, quand il s’était arrêté en se disant : « Que je suis sot de négliger l’affaire pour laquelle je suis sorti ! Je pourrai donner de l’argent aux orphelins une autre fois. » Il avait fait demi-tour et était reparti vers son bureau, mais il avait bientôt senti qu’il devait revenir sur ses pas. Il s’était dit : « Les orphelins ont peut-être besoin de cet argent maintenant. Je les laisse peut-être dans le besoin, alors que Dieu m’envoyait les secourir » ; et cette impression avait été si forte qu’il avait de nouveau fait demi-tour et était revenu jusqu’aux orphelinats, et c’est ainsi qu’il avait remis l’argent qui leur fournit leur déjeuner. Le commentaire de M. Müller fut : « C’est bien là mon Père céleste plein de grâce ! » Puis il pressa ses auditeurs de se confier en lui et d’éprouver quel Dieu fidèle, gardien de son alliance, il est pour ceux qui mettent en lui leur confiance.
Chapitre 34 terminé
Annexe H : La fidélité de Dieu à pourvoir