Chapitre 35 · 2 min de lecture · 3 min d’écoute
Annexe K : Autres souvenirs de M. Müller
M. PERRY fournit aussi les souvenirs suivants : Un dimanche après-midi, environ trois semaines avant son départ pour être avec le Seigneur, comme George Müller s’entretenait librement et familièrement avec ses amis, il évoqua deux visites qu’il avait faites la semaine précédente à deux vieux amis bien-aimés. Il avait parfaitement mesuré que, bien qu’ils fussent d’une dizaine d’années plus jeunes que lui, sa capacité de marcher, et surtout sa capacité de poursuivre son service pour son Seigneur, était de loin supérieure à la leur. Aussi dit-il en badinant, avec un sourire lumineux : « Je suis reparti de chez ces deux frères bien-aimés en me sentant tout jeune en comparaison, quant aux forces, bien que je sois tellement plus âgé » ; et aussitôt suivit une louange à Dieu pour sa bonté envers lui : « Oh ! combien mon Père céleste a été bon et plein de bonté pour moi ! Je n’ai ni douleurs ni souffrances, pas de rhumatismes, et maintenant, dans ma quatre-vingt-treizième année, je puis faire une journée de travail aux maisons des orphelins avec autant d’aisance et de bien-être que jamais. »
Une phrase exprime avec justesse un trait frappant de son caractère chrétien, à savoir : George Müller, rien. En lui-même, pire que rien.
Le Seigneur Jésus, tout. Par grâce, en Christ, le fils du Roi.
Et c’est ainsi qu’il vécut ; car tous ceux qui ont le mieux connu et aimé ce serviteur de Christ bien-aimé et honoré témoigneraient que son attitude habituelle envers le Seigneur était de le traiter comme un Ami toujours présent, tout-puissant et plein d’amour, dont l’amour pour lui dépassait de loin tout ce qu’il pourrait jamais lui rendre, qui se plaisait à recevoir son entière confiance en toutes choses, et qui était non seulement toujours prêt à écouter ses prières et ses louanges au sujet des choses grandes et importantes, mais à qui rien n’était trop petit pour qu’on lui en parlât. Cela était si réel qu’il était presque impossible de jouir du privilège d’un entretien privé et confidentiel avec lui sans avoir conscience que, pour lui du moins, le Seigneur était réellement présent, Quelqu’un vers qui il se tournait pour demander conseil, dans la prière ou dans la louange, aussi librement que la plupart des hommes s’adresseraient à une tierce personne présente ; et maintes et maintes fois des exaucements très marqués ont été reçus en réponse à des requêtes ainsi présentées ensemble au Seigneur, tout à fait en dehors de son œuvre particulière.
Chapitre 35 terminé
Annexe K : Autres souvenirs de M. Müller