George Müller de Bristol
Annexe E : Les raisons qui amenèrent M. Müller à fonder une maison des orphelins

Chapitre 31 · 16 min de lecture · 21 min d’écoute

Annexe E : Les raisons qui amenèrent M. Müller à fonder une maison des orphelins

J’AVAIS constamment devant moi des cas qui prouvaient que l’une des choses dont les enfants de Dieu avaient tout particulièrement besoin de nos jours, c’était que leur foi fût fortifiée. Par exemple : il m’arrivait de visiter un frère qui travaillait à son métier quatorze, voire seize heures par jour, avec ce résultat inévitable que non seulement son corps en souffrait, mais que son âme était desséchée, et qu’il ne trouvait aucune joie dans les choses de Dieu. En pareil cas, je pouvais lui faire remarquer qu’il devrait travailler moins, afin que sa santé n’en souffre pas, et qu’il puisse fortifier son homme intérieur par la lecture de la parole de Dieu, par la méditation de cette parole et par la prière. Mais la réponse que je recevais était généralement à peu près celle-ci : « Mais si je travaille moins, je ne gagne pas assez pour faire vivre ma famille. Même maintenant que je travaille tant, j’ai à peine assez. Les salaires sont si bas que je dois travailler dur pour obtenir ce dont j’ai besoin. » Il n’y avait aucune confiance en Dieu. Aucune foi réelle en la vérité de cette parole : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » Je pouvais répondre à peu près ceci : « Mon cher frère, ce n’est pas votre travail qui fait vivre votre famille, c’est le Seigneur ; et celui qui vous a nourris, vous et votre famille, quand vous ne pouviez pas travailler du tout à cause de la maladie, pourvoirait sûrement à vos besoins et à ceux des vôtres, si, pour procurer de la nourriture à votre homme intérieur, vous ne travailliez chaque jour que le nombre d’heures qui vous laisserait le temps convenable pour la retraite. Et n’est-il pas vrai qu’à présent vous commencez le travail de la journée après n’avoir eu que quelques instants précipités pour la prière ; et quand vous quittez votre travail le soir, avec l’intention de lire alors un peu la parole de Dieu, n’êtes-vous pas trop épuisé de corps et d’esprit pour y trouver de la joie, et ne vous arrive-t-il pas souvent de vous endormir en lisant les Écritures, ou à genoux dans la prière ? » Le frère reconnaissait qu’il en était ainsi ; il reconnaissait que mon conseil était bon ; mais je lisais pourtant sur son visage, même s’il ne l’avait pas dit en propres termes : « Comment m’en sortirais-je, si je devais mettre en pratique votre conseil ? » Je désirais donc ardemment avoir quelque chose à montrer à ce frère, comme une preuve visible que notre Dieu et Père est le même Dieu fidèle qu’il a toujours été ; aussi disposé que jamais à PROUVER qu’il est le DIEU VIVANT, de nos jours comme autrefois, envers tous ceux qui se confient en lui. — Je trouvais encore parfois des enfants de Dieu tourmentés en esprit par la perspective de la vieillesse, lorsqu’ils pourraient ne plus être capables de travailler, et qui étaient, pour cette raison, harcelés par la crainte de devoir entrer à l’hospice des pauvres. Si, en pareil cas, je leur montrais comment leur Père céleste a toujours secouru ceux qui mettent leur confiance en lui, ils ne disaient peut-être pas toujours que les temps ont changé ; mais il était pourtant assez évident que Dieu n’était pas considéré par eux comme le Dieu VIVANT. Mon esprit en était souvent accablé, et je désirais ardemment placer sous les yeux des enfants de Dieu quelque chose qui leur fît voir qu’il n’abandonne pas, même de nos jours, ceux qui s’appuient sur lui. — Une autre catégorie de personnes était celle des frères engagés dans les affaires, qui souffraient dans leur âme et chargeaient leur conscience de culpabilité en menant leurs affaires presque de la même manière que les inconvertis. La concurrence dans le commerce, la dureté des temps, le surpeuplement du pays étaient avancés comme autant de raisons pour lesquelles, si l’on conduisait ses affaires simplement selon la parole de Dieu, on ne pouvait s’attendre à les voir prospérer. Un tel frère exprimait peut-être le souhait d’être placé dans une autre situation ; mais il était bien rare que je visse qu’on prît position pour Dieu, qu’il y eût la sainte résolution de se confier dans le Dieu vivant et de s’appuyer sur lui, afin de garder une bonne conscience. À cette catégorie aussi, je désirais montrer, par une preuve visible, que Dieu est immuablement le même. — Il y avait encore une autre catégorie de personnes : des gens qui exerçaient des professions dans lesquelles ils ne pouvaient demeurer avec une bonne conscience, ou des personnes qui se trouvaient dans une position contraire aux Écritures quant aux choses spirituelles ; mais les uns comme les autres craignaient, à cause des conséquences, d’abandonner la profession dans laquelle ils ne pouvaient demeurer avec Dieu, ou de quitter leur position, de peur de se retrouver sans emploi. Mon esprit aspirait à être un instrument pour fortifier leur foi, non seulement en leur donnant, tirés de la parole de Dieu, des exemples de sa volonté et de son pouvoir de secourir tous ceux qui s’appuient sur lui, mais encore en leur montrant par des preuves qu’il est le même de nos jours. Je savais bien que la parole de Dieu devrait suffire, et elle me suffisait, par la grâce ; mais je considérais néanmoins que je devais tendre une main secourable à mes frères, si par quelque moyen, par cette preuve visible de la fidélité immuable du Seigneur, je pouvais fortifier leurs mains en Dieu ; car je me souvenais de la grande bénédiction que mon âme avait reçue par les voies du Seigneur envers son serviteur A. H. Francke, qui, dans la seule dépendance du Dieu vivant, fonda une immense maison des orphelins, que j’avais vue bien des fois de mes propres yeux. Je me jugeai donc tenu d’être le serviteur de l’Église de Dieu sur le point particulier où j’avais obtenu miséricorde : à savoir, pouvoir prendre Dieu au mot et m’appuyer sur sa parole. Tous ces exercices de mon âme, nés du fait que tant de croyants avec qui je faisais connaissance étaient harcelés et tourmentés en esprit, ou chargeaient leur conscience de culpabilité, faute de se confier dans le Seigneur, furent employés par Dieu pour éveiller dans mon cœur le désir de placer sous les yeux de l’Église tout entière, et du monde, une preuve qu’il n’a nullement changé ; et la meilleure manière de le faire me parut être la fondation d’une maison des orphelins. Il fallait que ce fût quelque chose qui pût être vu, même de l’œil naturel. Or, si moi, un homme pauvre, j’obtenais, simplement par la prière et la foi, sans rien demander à personne, les moyens de fonder et de soutenir une maison des orphelins, il y aurait là quelque chose qui, avec la bénédiction du Seigneur, pourrait servir à fortifier la foi des enfants de Dieu, outre que ce serait, pour la conscience des inconvertis, un témoignage de la réalité des choses de Dieu. Telle fut donc la raison première de la fondation de la maison des orphelins. Je désirais certes de tout mon cœur être employé par Dieu à faire du bien au corps de pauvres enfants privés de leur père et de leur mère, et à chercher, à d’autres égards, avec l’aide de Dieu, à leur faire du bien pour cette vie ; — je désirais aussi tout particulièrement être employé par Dieu à faire élever ces chers orphelins dans la crainte de Dieu ; — mais le but premier et principal de l’œuvre était néanmoins (et il l’est encore) que Dieu fût glorifié par le fait que les orphelins confiés à mes soins reçoivent tout ce dont ils ont besoin, uniquement par la prière et la foi, sans que personne soit sollicité par moi ou par mes collaborateurs, afin que l’on voie que Dieu est ENCORE FIDÈLE et qu’il EXAUCE ENCORE LA PRIÈRE.

Les trois principales raisons de fonder une maison des orphelins sont : 1. Que Dieu soit glorifié, s’il lui plaît de m’en fournir les moyens, en ce qu’on verra que ce n’est pas une chose vaine que de se confier en lui ; et qu’ainsi la foi de ses enfants soit fortifiée. 2. Le bien spirituel d’enfants privés de père et de mère. 3. Leur bien temporel.

Ce vers quoi mon esprit a été particulièrement dirigé, c’est de fonder une maison des orphelins où des enfants démunis, privés de père et de mère, puissent recevoir la nourriture, le vêtement et une éducation conforme aux Écritures. Au sujet de cette maison des orphelins projetée, je voudrais dire ceci :

1. Elle sera rattachée à l’Institution pour la connaissance des Écritures, dans le pays et à l’étranger, en ce qui concerne les rapports, les comptes, la surveillance et les principes selon lesquels elle sera dirigée, de sorte que, dans un sens, on pourra la considérer comme un nouvel objet de l’Institution, avec cette différence toutefois que seuls les fonds expressément donnés pour la maison des orphelins y seront affectés. Si donc un croyant préférait soutenir soit les objets que les fonds de cette Institution ont aidés jusqu’ici, soit la maison des orphelins projetée, il lui suffira de l’indiquer pour que l’argent soit affecté en conséquence.

2. Elle ne sera fondée que si le Seigneur pourvoit à la fois aux moyens nécessaires et à des personnes capables de la diriger.

Quant aux moyens, je voudrais faire les remarques suivantes : si nous proposons d’étendre le champ de travail, ce n’est pas que nous ayons été dernièrement particulièrement dans l’abondance ; car nous avons plutôt été à l’étroit. Mais les nombreux exaucements que le Seigneur nous avait accordés dans sa grâce au sujet de cette Institution amenèrent le frère C——r et moi à nous donner à la prière, lui demandant de nous fournir les moyens de poursuivre l’œuvre, puisque nous considérons comme non scripturaire de contracter des dettes. Pendant cinq jours, nous priâmes plusieurs fois, tant ensemble que séparément. Après ce temps, le Seigneur commença à exaucer nos prières, si bien qu’en quelques jours environ £50 nous furent donnés. Je voudrais dire encore ceci : les voies si pleines de grâce et de tendresse de Dieu envers moi, qui a pourvu, en réponse à la prière, pendant les cinq dernières années, à mes propres besoins temporels sans aucun revenu assuré, de sorte que de l’argent, des provisions et des vêtements m’ont été envoyés à des moments où j’étais fort à l’étroit, et non seulement en petites mais en grandes quantités ; et non seulement par des personnes vivant dans la même localité que moi, mais par d’autres qui demeuraient à une distance considérable ; et non seulement par des amis intimes, mais par des personnes que je n’ai jamais vues : tout cela, dis-je, m’a souvent amené à penser, dès il y a quatre ans, que le Seigneur ne m’avait pas donné cette simple confiance en lui uniquement pour moi-même, mais aussi pour d’autres. Souvent, quand je voyais de pauvres enfants délaissés courir dans les rues de Teignmouth, je me disais : « Ne serait-ce pas la volonté de Dieu que je fonde des écoles pour ces enfants, en lui demandant de m’en donner les moyens ? » Toutefois, cela ne resta qu’une pensée dans mon esprit pendant deux ou trois ans. Il y a environ deux ans et six mois, je fus de nouveau particulièrement poussé à faire quelque chose pour les enfants démunis, en en voyant un si grand nombre mendier dans les rues de Bristol et venir à notre porte. Si la chose ne fut pas faite alors, ce n’était donc pas par manque de confiance dans le Seigneur, mais à cause de la multitude d’autres choses qui réclamaient tout le temps et toutes les forces de mon frère Craik et de moi-même ; car le Seigneur nous avait donné la foi, et il nous avait aussi montré, par l’exemple suivant, ajouté à beaucoup d’autres, à la fois ce qu’il peut faire et ce qu’il veut faire. Un matin, assis dans ma chambre, je pensais à la détresse de certains frères, et je me dis : « Oh ! s’il plaisait au Seigneur de me donner les moyens d’aider ces pauvres frères ! » Environ une heure après, je reçus £60, envoyées en présent pour moi-même par un frère que je n’ai jamais vu jusqu’à ce jour, et qui demeurait alors, comme il demeure encore, à plusieurs milliers de milles d’ici. Une telle expérience, jointe à des promesses comme celle de Jean 14:13, 14, ne devrait-elle pas nous encourager à demander en toute hardiesse, pour nous-mêmes et pour d’autres, des bénédictions tant temporelles que spirituelles ? Le Seigneur, car je ne puis penser que ce fût un autre que lui, ramena sans cesse à mon esprit la pensée de ces pauvres enfants, jusqu’à ce que cela aboutît enfin à la fondation de « l’Institution pour la connaissance des Écritures, dans le pays et à l’étranger » ; et depuis sa fondation, la pensée de fonder une maison des orphelins m’est revenue de manière semblable, d’abord il y a environ quatorze mois, puis à plusieurs reprises depuis, mais surtout pendant ces dernières semaines. Ma prière fréquente, ces derniers temps, a été que, si la chose vient de Dieu, il la fasse aboutir ; sinon, qu’il ôte de moi toute pensée à ce sujet. Ce dernier cas ne s’est pas produit, mais j’ai été amené de plus en plus à penser que la chose pourrait venir de lui. Or, s’il en est ainsi, il peut disposer son peuple, en quelque partie du monde que ce soit (car je ne regarde ni à Bristol, ni même à l’Angleterre, mais au Dieu vivant, à qui appartiennent l’or et l’argent), à confier les moyens nécessaires à moi et au frère C——r, que le Seigneur a disposé à m’aider dans cette œuvre. Tant que nous ne les avons pas, nous ne pouvons rien faire pour louer une maison, la meubler, etc. Mais, dès qu’on nous aura envoyé ce qu’il faut pour cela, ainsi que des personnes propres à s’engager dans l’œuvre, nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire d’attendre que la maison des orphelins soit dotée, ou qu’elle ait un certain nombre de souscripteurs annuels ; mais nous espérons que le Seigneur, qui nous a appris à demander notre pain quotidien, nous rendra capables de regarder à lui pour pourvoir aux besoins quotidiens des enfants qu’il lui plaira de confier à nos soins. Tous les dons seront reçus chez moi. Si des croyants avaient des tables, des chaises, des bois de lit, de la literie, de la faïence ou toute sorte de mobilier dont ils pourraient se passer pour meubler la maison ; ou des coupons ou des pièces de calicot, de toile, de flanelle, de drap, ou toute étoffe utile pour l’habillement ; ou encore des vêtements déjà portés, ils seront reçus avec reconnaissance.

Quant aux personnes nécessaires pour conduire l’œuvre, question qui n’est pas moins importante que celle de se procurer les fonds, je ferai remarquer que nous les attendons de Dieu lui-même, tout comme les fonds ; et que tous ceux qui pourront être engagés comme directeurs, directrices et aides, selon la petitesse ou la grandeur de l’Institution, devront être connus de nous comme de vrais croyants ; et que, de plus, autant que nous pourrons en juger, ils devront aussi être aptes à cette œuvre.

3. Pour le moment, on ne peut rien dire du moment où l’œuvre commencera probablement ; ni si l’Institution recevra des enfants des deux sexes, ou se limitera exclusivement aux garçons ou aux filles ; ni à quel âge ils seront reçus, ni combien de temps ils pourront y rester ; car, bien que nous ayons réfléchi à ces choses, nous préférons être guidés sur ces points par le montant des moyens que le Seigneur mettra entre nos mains, et par le nombre des personnes qu’il nous fournira pour diriger l’Institution. Si le Seigneur daigne se servir de nous comme d’instruments, une courte notice imprimée sera publiée dès qu’on pourra dire quelque chose de plus précis.

4. Il nous a paru bon de ne recevoir que des enfants démunis privés de leur père et de leur mère.

5. Les enfants seront élevés, si ce sont des filles, pour être placées en service ; si ce sont des garçons, pour apprendre un métier ; c’est pourquoi ils seront employés, selon leurs capacités et leur force physique, à des occupations utiles, et contribueront ainsi à leur propre entretien ; ils recevront en outre une instruction simple ; mais le but principal et particulier de l’Institution sera de chercher, avec la bénédiction de Dieu, à les amener à la connaissance de Jésus-Christ en les instruisant dans les Écritures.

NOUVEAU COMPTE RENDU AU SUJET DE LA MAISON DES ORPHELINS, ETC.

Lorsque, ces derniers temps, la pensée de fonder une maison des orphelins, dans la dépendance du Seigneur, se ranima dans mon esprit, je me bornai, pendant les deux premières semaines, à prier que, si la chose venait du Seigneur, il la fît aboutir, mais que, sinon, il voulût bien, dans sa grâce, ôter de mon esprit toute pensée à ce sujet. Mon incertitude quant à la pensée du Seigneur ne venait pas de ce que je doutais qu’il lui fût agréable que des enfants démunis, privés de père et de mère, reçoivent un foyer et une éducation conforme aux Écritures ; elle venait de ce que je me demandais si c’était sa volonté que je fusse l’instrument chargé de mettre en route une telle entreprise, mes mains étant déjà plus que remplies. Ma consolation, toutefois, était que, si c’était sa volonté, il pourvoirait non seulement aux moyens, mais aussi à des personnes capables de prendre soin des enfants, de sorte que ma part de l’œuvre ne me prendrait que la portion de mon temps que je pourrais lui donner, eu égard à l’importance de la chose, malgré mes nombreuses autres occupations. Pendant toutes ces deux semaines, je ne demandai jamais au Seigneur ni argent ni personnes pour s’engager dans l’œuvre. Le 5 décembre, toutefois, l’objet de ma prière changea tout à coup. Je lisais le psaume 81, et je fus particulièrement frappé, plus que jamais auparavant, par le verset 11 : « Ouvre ta bouche, et je la remplirai. » Je réfléchis quelques instants à ces paroles, puis je fus amené à les appliquer au cas de la maison des orphelins. Je fus frappé de ce que je n’avais jamais rien demandé au Seigneur à son sujet, sinon de connaître sa volonté quant à sa fondation ou non ; je tombai alors à genoux, j’ouvris largement ma bouche et lui demandai beaucoup. Je demandai en me soumettant à sa volonté, et sans fixer le moment où il devrait exaucer ma requête. Je le priai de me donner une maison, c.-à-d. soit en prêt, soit en amenant quelqu’un à en payer le loyer, soit en en faisant donner une à titre permanent pour cet objet ; je lui demandai en outre £1000, ainsi que des personnes capables de prendre soin des enfants. De plus, j’ai été amené depuis à demander au Seigneur de mettre au cœur de son peuple de m’envoyer des meubles pour la maison et quelques vêtements pour les enfants. En présentant cette requête, j’avais pleinement conscience de ce que je faisais, c.-à-d. que je demandais une chose que je n’avais aucune perspective naturelle d’obtenir des frères que je connais, mais qui n’était pas trop grande pour que le Seigneur l’accordât.

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