Une foi toujours grandissante
Les paroles de cette vie

Chapitre 9 · 15 min de lecture · 19 min d’écoute

Les paroles de cette vie

Lecture biblique — Actes 5:1-20

Remarquez cette expression que le Seigneur emploie pour le message de l’Évangile : « les paroles de cette vie ». C’est la vie la plus merveilleuse qui soit : la vie de foi dans le Fils de Dieu. C’est la vie où Dieu est là en tout temps. Il est tout autour et il est au-dedans. C’est la vie des nombreuses révélations et des nombreuses manifestations du Saint-Esprit de Dieu, une vie où le Seigneur est continuellement vu, connu, senti et entendu. C’est une vie sans mort, car « nous sommes passés de la mort à la vie ». La vie même de Dieu est venue en nous. Là où cette vie habite dans sa plénitude, la maladie ne peut exister. Il me faudrait un mois pour raconter tout ce que renferme cette vie merveilleuse. Chacun peut y entrer, posséder cette vie et être possédé par elle.

Il vous est possible d’être tout près de cette vie et pourtant de la manquer. Il vous est possible d’être dans un lieu où Dieu répand son Esprit et pourtant de manquer la bénédiction que Dieu est si disposé à accorder. Tout cela vient d’un manque de révélation et d’une mauvaise compréhension de la grâce infinie de Dieu, et du « Dieu de toute grâce », qui veut donner à tous ceux qui tendront la main de la foi. Cette vie qu’il accorde gratuitement est un don. Certains pensent qu’ils doivent la mériter, et ils manquent tout. Oh ! avoir une foi simple pour recevoir tout ce que Dieu offre si largement ! Vous ne pouvez plus jamais être ordinaire dès le jour où vous recevez cette vie d’en haut. Vous devenez extraordinaire, rempli de la puissance extraordinaire de notre Dieu extraordinaire.

Ananias et Saphira étaient dans ce mouvement, et pourtant ils l’ont manqué. Ils pensaient que la chose pourrait peut-être échouer. Ils voulaient donc garder une réserve pour eux-mêmes au cas où elle tournerait à l’échec. Ils étaient dans le merveilleux réveil que Dieu donna à l’Église primitive, et pourtant ils l’ont manqué. Il y a aujourd’hui beaucoup de gens comme eux, qui font des vœux à Dieu dans les grands moments de crise de leur vie. Mais ils n’accomplissent pas leurs vœux, et à la fin ils font faillite spirituellement. Heureux l’homme qui fait un serment à son préjudice et ne se rétracte point ; qui garde le vœu qu’il a fait à Dieu ; qui est prêt à déposer tout ce qu’il a aux pieds de Dieu ! L’homme qui agit ainsi ne devient jamais une âme desséchée. Dieu a promis de « redonner de la vigueur à ses membres ». Il n’y a pas de lieu aride pour un tel homme ; il est toujours plein de sève et florissant, et il devient de plus en plus fort. Cela vaut la peine de tout confier à Dieu et de ne rien garder en réserve.

Je voudrais pouvoir vous faire voir quel grand Dieu nous avons. Ananias et Saphira doutaient vraiment de Dieu, et se demandaient si cette œuvre qu’il avait commencée irait jusqu’au bout. Ils voulaient tirer quelque gloire de la vente de leur propriété, mais, par manque de foi, ils retinrent en réserve une partie du prix, au cas où l’œuvre de Dieu échouerait.

Beaucoup se demandent si ce réveil pentecôtiste ira jusqu’au bout. Pensez-vous que cette œuvre pentecôtiste va s’arrêter ? Jamais. Depuis quinze ans, je suis dans un réveil continuel, et je suis sûr qu’il ne s’arrêtera jamais. Quand George Stephenson construisit sa première locomotive, il emmena sa sœur Marie la voir. Elle la regarda et dit à son frère : « George, elle n’avancera jamais. » Il lui dit : « Monte, Marie. » Elle répéta : « Elle n’avancera jamais. » Il lui dit : « On verra bien, monte. » Marie finit par monter — le sifflet retentit, il y eut un souffle de vapeur et un cliquetis, et la locomotive démarra. Alors Marie s’écria : « George, elle ne s’arrêtera jamais ! Elle ne s’arrêtera jamais ! ! »

Les gens regardent ce réveil pentecôtiste, ils sont très critiques et ils disent : « Ça n’avancera jamais » ; mais quand on les amène à entrer dans l’œuvre, tous sans exception disent : « Ça ne s’arrêtera jamais. » Ce réveil de Dieu avance sans cesse, et rien ne peut arrêter le courant de vie, d’amour, d’inspiration et de puissance.

(Interprétation : C’est la Parole vivante qui a apporté cela. C’est l’Agneau au milieu, le même hier, aujourd’hui et éternellement.)

Dieu a apporté des ressources illimitées pour chacun. Ne doutez pas. Écoutez avec l’oreille de la foi. Dieu est au milieu de nous. Voyez que c’est Dieu qui a produit ce que vous voyez et entendez aujourd’hui.

Je veux que vous voyiez que dans l’Église primitive, dirigée par la puissance du Saint-Esprit, il n’était pas possible qu’un mensonge subsiste. Dès qu’il entra dans l’Église, ce fut la mort immédiate. Et à mesure que la puissance du Saint-Esprit grandit en ces jours de la pluie de l’arrière-saison, il sera impossible à quiconque de demeurer au milieu de nous avec un esprit de mensonge. Dieu purifiera l’Église ; la Parole de Dieu agira avec une telle puissance, dans la guérison et dans d’autres manifestations spirituelles, qu’une grande crainte saisira tous ceux qui en seront témoins.

Pour l’esprit naturel, cela semble peu de chose qu’Ananias et Saphira aient voulu garder un petit quelque chose sur quoi se rabattre ; mais je veux vous dire que vous ne pouvez plaire à Dieu, et que vous ne pouvez obtenir quelque chose de Dieu, que sur la base d’une foi vivante. Dieu ne fait jamais défaut. Dieu ne peut jamais faire défaut.

Quand j’étais à Bergen, en Norvège, il vint à la réunion une jeune femme qui travaillait comme infirmière à l’hôpital. Un gros cancer s’était développé sur son nez ; le nez avait enflé, il était devenu noir et très enflammé. Elle s’avança pour qu’on prie pour elle, et je lui dis : « Quel est votre état ? » Elle répondit : « Je n’ose pas toucher mon nez, tellement il me fait mal. » Je dis à toute l’assemblée : « Je veux que vous regardiez cette infirmière et que vous remarquiez son terrible état. Je crois que notre Dieu est miséricordieux et qu’il est fidèle, et qu’il réduira à néant cet état que le diable a produit. Je vais maudire cette maladie dans le nom tout-puissant de Jésus. La douleur s’en ira. Je crois que Dieu va nous donner une démonstration de sa grâce, et je demanderai à cette jeune femme de venir à la réunion demain soir et de déclarer ce que Dieu a fait pour elle. »

Oh ! l’horreur du péché ! Oh ! l’horreur de la puissance du péché ! Oh ! l’horreur des conséquences de la chute ! Quand je vois un cancer, je sais toujours que c’est un esprit mauvais. Je ne pourrai jamais croire qu’il en est autrement. Il en va de même des tumeurs. Est-ce que cela peut être l’œuvre de Dieu ? Que Dieu m’aide à vous montrer que c’est l’œuvre du diable, et à vous montrer le chemin de la délivrance.

Je ne condamne pas ceux qui pèchent. Je ne gronde pas les gens. Je sais ce qu’il y a derrière le péché. Je sais que Satan rôde toujours comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Je me souviens toujours de la patience et de l’amour du Seigneur Jésus-Christ. Quand on lui amena une femme surprise en adultère, en lui disant qu’on l’avait prise en flagrant délit, il se baissa simplement et écrivit sur la terre. Puis il dit tranquillement : « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. » Je n’ai jamais vu un homme sans péché. « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » Mais je lis dans ce message béni de l’Évangile que Dieu a fait retomber sur Jésus l’iniquité de nous tous ; aussi, quand je vois un état mauvais, je sens que je dois me tenir dans ma charge et réprimander cet état.

Je posai les mains sur le nez de cette infirmière souffrante et je maudis la puissance mauvaise qui lui causait tant de détresse. Le lendemain soir, la salle était comble, et les gens étaient tellement serrés qu’il semblait n’y avoir plus de place pour une seule personne de plus. Comme la pluie de Dieu tomba sur nous ! Comme Dieu est bon, si plein de grâce et si plein d’amour ! J’aperçus l’infirmière dans l’assistance et je m’écriai : « Voici la femme au nez ! » Je lui demandai de s’avancer ; elle vint et montra à tous ce que Dieu avait fait. Il l’avait parfaitement guérie. Oh ! je vous le dis, c’est toujours le même Jésus. Il est le même aujourd’hui. Tout est possible si vous osez vous confier en Dieu.

Quand la puissance de Dieu vint si puissamment sur l’Église primitive, même dans la mort d’Ananias et de Saphira, une grande crainte saisit tout le peuple. Et quand nous sommes en la présence de Dieu, quand Dieu agit puissamment au milieu de nous, il vient une grande crainte, un respect, une sainteté de vie, une pureté qui craint de déplaire à Dieu. Nous lisons qu’aucun des autres n’osait se joindre à eux, mais Dieu ajoutait à l’Église ceux qui étaient sauvés. J’aime mieux que Dieu ajoute à notre Église pentecôtiste que de voir toute la ville s’y joindre. Dieu ajoutait chaque jour à sa propre Église.

Ce qui arriva ensuite, c’est que les gens furent si assurés que Dieu agissait qu’ils savaient que tout serait possible, et ils apportaient les malades dans les rues et les plaçaient sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu’un d’eux. Des multitudes de malades et de gens tourmentés par des esprits mauvais furent amenés aux apôtres, et Dieu les guérit tous. Je ne crois pas que ce soit l’ombre de Pierre qui guérissait, mais la puissance de Dieu était puissamment présente, et la foi du peuple était si éveillée qu’ils s’unirent d’un même cœur pour croire Dieu. Dieu viendra toujours à la rencontre des gens sur le terrain de la foi.

La marée de Dieu monte sur toute la terre. J’avais prêché à Stavanger, en Norvège, j’étais très fatigué et je voulais quelques heures de repos. Je me rendis à mon rendez-vous suivant, où j’arrivai vers 9 h 30 du matin. Ma première réunion devait avoir lieu le soir. Je dis à mon interprète : « Après avoir mangé quelque chose, descendons vers les fjords. » Nous passâmes trois ou quatre heures au bord de la mer et revînmes vers 4 h 30 de l’après-midi. Nous trouvâmes le bout de la rue, dont l’entrée était étroite, rempli d’autos, de charrettes, etc., transportant des infirmes et des malades de toute sorte. Je montai à la maison, et l’on me dit qu’elle était pleine de malades. Cela me rappela la scène décrite au cinquième chapitre des Actes. Je me mis à prier pour les gens dans la rue, et Dieu se mit à guérir les gens. Avec quelle merveille il guérit ceux qui étaient dans la maison ! Nous nous assîmes pour un repas, et la sonnerie du téléphone retentit ; quelqu’un à l’autre bout du fil disait : « Que devons-nous faire ? La salle municipale est déjà pleine ; la police ne peut plus maîtriser la situation. »

Dans cette petite ville norvégienne, les gens étaient serrés les uns contre les autres, et oh ! comme la puissance de Dieu tomba sur nous ! Un cri s’éleva de toutes les bouches : « N’est-ce pas le réveil ? »

Le réveil vient. Le souffle du Tout-Puissant vient. Le souffle de Dieu met à nu tout défaut, et lorsqu’il viendra couler comme un fleuve, chacun aura besoin d’une nouvelle onction, d’une nouvelle purification par le sang. Vous pouvez compter là-dessus : ce souffle est sur nous.

Une fois, j’étais à une réunion en Irlande. On avait porté beaucoup de malades à cette réunion, et des impotents y avaient été aidés à venir. Il y avait là beaucoup de gens qui recherchaient le baptême du Saint-Esprit. Certains le recherchaient depuis des années. Il y avait des pécheurs sous une puissante conviction de péché. Il vint un moment où le souffle de Dieu balaya la réunion. En une dizaine de minutes, tous les pécheurs présents furent sauvés. Tous ceux qui recherchaient le Saint-Esprit furent baptisés, et tous les malades furent guéris. Dieu est une réalité, et sa puissance ne peut jamais faillir. Quand notre foi s’avance, Dieu vient à notre rencontre et la même pluie tombera. C’est le même sang qui purifie, la même puissance, le même Saint-Esprit, et le même Jésus rendu réel par la puissance du Saint-Esprit ! Que se passerait-il si nous croyions Dieu ?

En ce moment même, le précieux sang du Seigneur Jésus-Christ a la vertu de purifier votre cœur et de faire venir en vous cette vie, cette vie merveilleuse de Dieu. Le sang vous rendra entièrement sain si vous osez croire. La Bible est pleine de supplications pour que vous veniez participer et recevoir la grâce, la puissance, la force, la justice et la pleine rédemption de Jésus-Christ. Il ne manque jamais d’entendre quand nous croyons.

Dans un endroit où je me trouvais, on m’amena un homme boiteux qui était alité depuis deux ans, sans espoir de guérison. On l’avait amené de trente milles pour la réunion, et il s’avança sur des béquilles pour qu’on prie pour lui. Son garçon était lui aussi atteint aux genoux, et à eux deux ils avaient quatre béquilles. Le visage de l’homme était tout tordu de souffrance. Il y a une vertu de guérison dans le Seigneur, et il ne manque jamais de guérir quand nous croyons. Au nom de Jésus — ce nom si plein de vertu — je passai la main le long de cette jambe si malade. L’homme jeta ses béquilles, et tous furent stupéfaits en le voyant marcher de long en large sans aide. Le petit garçon cria à son père : « Papa, moi ; papa, moi, moi, moi ! » Le petit garçon, dont les deux genoux étaient desséchés, voulait être touché de la même manière. Et le même Jésus était là pour apporter une vraie délivrance au petit captif. Il fut complètement guéri.

C’étaient des jambes qui avaient été touchées. Si Dieu étend sa main puissante pour délier des jambes malades, quelle miséricorde n’aura-t-il pas pour votre âme, qui doit exister éternellement ? Écoutez le Seigneur dire : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés. » Il vous invite : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » Dans sa grande miséricorde, Dieu veut toucher tes membres de sa puissance vitale et puissante, et s’il veut faire cela, combien plus désire-t-il te délivrer de la puissance de Satan et faire de toi un enfant du Roi ! Combien il est plus nécessaire pour vous d’être guéri de la maladie de votre âme que de vos maux corporels ! Et Dieu veut donner la double guérison.

Je traversais un jour la ville de Londres, et M. Mundell, le secrétaire de la Pentecostal Missionary Union, apprit que j’étais là. Il s’arrangea pour me retrouver à un certain endroit à 3 h 30 de l’après-midi. Je devais rencontrer un certain jeune homme dont le père et la mère habitaient la ville de Salisbury. Ils avaient envoyé ce jeune homme à Londres pour s’occuper de leurs affaires. Il avait été responsable dans l’école du dimanche, mais il avait été séduit et était tombé. Le péché est terrible, et le salaire du péché, c’est la mort. Mais il y a un autre côté : le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle.

Ce jeune homme était dans une grande détresse ; il avait contracté une horrible maladie et craignait de le dire à qui que ce soit. Il n’y avait devant lui que la mort. Quand le père et la mère apprirent son état, ils éprouvèrent un chagrin inexprimable.

Quand nous arrivâmes à la maison, frère Mundell proposa que nous nous mettions à prier. Je dis : « Dieu ne le dit pas ; nous n’allons pas prier tout de suite. Je veux citer un passage de l’Écriture : “Les insensés, par leur conduite coupable Et par leurs iniquités, s’étaient rendus malheureux. Leur âme avait en horreur toute nourriture, Et ils touchaient aux portes de la mort.” » Le jeune homme s’écria : « Cet insensé, c’est moi. » Il s’effondra et nous raconta l’histoire de sa chute. Oh ! si seulement les hommes se repentaient et confessaient leurs péchés, comme Dieu étendrait la main pour guérir et pour sauver ! Au moment où ce jeune homme se repentit, un gros abcès creva, et Dieu fit entrer sa vertu dans la vie de ce jeune homme, lui accordant une puissante délivrance.

Dieu est plein de grâce et ne veut pas qu’aucun périsse. Combien sont prêts à confesser franchement leurs péchés ? Je vous le dis, au moment où vous le ferez, Dieu ouvrira le ciel. C’est chose facile pour lui de sauver votre âme et de guérir votre maladie si seulement vous venez aujourd’hui vous abriter sous l’abri du Très-Haut. Il vous rassasiera de longs jours et vous fera voir son salut. Il y a d’abondantes joies devant sa face, des délices éternelles à sa droite. Il y a une pleine rédemption pour tous par le précieux sang du Fils de Dieu.

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