Chapitre 7 · 11 min de lecture · 14 min d’écoute
Notre Christ ressuscité
Lisez le quatrième chapitre des Actes.
Aujourd’hui, nous louons Dieu de ce que notre glorieux Jésus est le Christ ressuscité. Ceux d’entre nous qui ont goûté la puissance de l’Esprit qui habite en eux savent quelque chose de la manière dont le cœur de ces deux disciples brûlait tandis qu’ils marchaient vers Emmaüs avec leur Seigneur ressuscité pour compagnon.
Remarquez les paroles du verset 30 : « Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla. » Il y a beaucoup d’églises où l’on ne prie jamais comme on le lit ici. Une église qui ne sait pas prier et pousser des cris de louange ne sera jamais ébranlée. Si vous vivez dans un endroit pareil, autant écrire au-dessus du seuil : « I-Kabod — la gloire du Seigneur s’en est allée ». C’est seulement quand les hommes ont appris le secret de la prière, de la puissance et de la louange que Dieu se manifeste. Certains disent : « Eh bien, je loue Dieu intérieurement », mais si la louange abonde dans votre cœur, votre bouche ne peut s’empêcher de l’exprimer.
Il y avait à Londres un homme à la tête d’une grande entreprise, qui fréquentait assidûment l’église. L’église où il allait était magnifiquement décorée, et son banc agréablement rembourré — juste assez pour qu’il soit facile de dormir pendant les sermons. C’était un homme prospère dans les affaires, mais il n’avait pas de paix dans son cœur. Or il y avait dans son entreprise un garçon qui avait toujours l’air heureux. Il sautillait et sifflait sans cesse. Un jour, il dit à ce garçon : « Je veux te voir dans mon bureau. » Quand le garçon fut dans son bureau, il lui demanda : « Comment se fait-il que tu puisses toujours siffler et être heureux ? » « Je ne peux pas m’en empêcher », répondit le garçon. « Où as-tu trouvé cela ? » demanda le patron. « Je l’ai trouvé à la mission pentecôtiste. » « Où est-ce ? » Le garçon le lui dit, et la suite, c’est que l’homme se mit à y aller. Là, le Seigneur le brisa, et en peu de temps il fut entièrement changé. Un jour, peu après, il s’aperçut qu’au lieu d’être accablé par ses affaires comme autrefois, il était en train de siffler et de sautiller. Toute sa situation et toute sa vie avaient été changées.
Le cri ne peut sortir que s’il est dedans. Il faut d’abord l’œuvre intérieure de la puissance de Dieu. C’est lui qui change le cœur et transforme la vie, et avant qu’il y ait une véritable preuve extérieure, il faut que la vie divine afflue au-dedans. Je dis parfois à des gens : « Vous n’étiez pas à la réunion l’autre soir. » Ils répondent : « Oh si, j’y étais en esprit. » Je leur dis : « Eh bien, la prochaine fois, venez aussi avec votre corps. Nous ne voulons pas ici une foule d’esprits sans corps. Nous voulons que vous veniez et que vous soyez remplis de Dieu. » Quand tous viendront prier et louer comme ces premiers disciples, il se passera quelque chose. Ceux qui viendront prendront feu et voudront revenir. Mais ils ne voudront pas d’un lieu où tout est devenu formel, sec et mort.
La puissance de la Pentecôte, telle qu’elle est venue au commencement, est venue pour délier les hommes. Dieu veut que nous soyons libres sur tous les plans. Les hommes et les femmes sont las des imitations ; ils veulent la réalité ; ils veulent voir des gens qui ont le Christ vivant au-dedans d’eux et qui sont remplis de la puissance du Saint-Esprit.
J’avais reçu plusieurs lettres et télégrammes au sujet d’un certain cas, mais quand j’arrivai, on me dit que j’arrivais trop tard. Je répondis : « C’est impossible. Dieu ne m’a jamais envoyé nulle part trop tard. » Dieu me montra, en y allant, qu’il allait se produire quelque chose de différent de tout ce que j’avais vu auparavant. Les gens chez qui j’allais m’étaient tous inconnus. On me présenta un jeune homme couché, impuissant, pour qui il n’y avait plus d’espoir. Le médecin était venu le voir le matin même et avait déclaré qu’il ne passerait pas la journée. Il était couché, le visage tourné vers le mur, et quand je lui parlai, il murmura : « Je ne peux pas me retourner. » Sa mère dit que depuis des semaines il fallait le sortir du lit dans des draps, et qu’il était si faible et si impuissant qu’il devait rester dans la même position.
Le jeune homme dit : « Mon cœur est si faible. » Je lui affirmai : « Dieu est le rocher de ton cœur et ton partage à toujours. Si tu crois Dieu, il en sera ainsi aujourd’hui. »
Notre Christ est ressuscité. C’est un Christ vivant qui habite en nous. Nous ne devons pas tenir cette vérité seulement comme une théorie ; Christ doit être ressuscité en nous par la puissance de l’Esprit. La puissance qui l’a ressuscité des morts doit nous animer, et quand cette glorieuse puissance de résurrection déferlera dans tout votre être, vous serez libérés de toutes vos faiblesses et vous deviendrez forts dans le Seigneur et dans sa force toute-puissante. Il y a une puissance de résurrection que Dieu veut que vous ayez, et que vous ayez aujourd’hui. Pourquoi pas ? Recevez votre part ici et maintenant.
Je dis à ces gens : « Je crois que votre fils se lèvera aujourd’hui. » Ils se contentèrent de rire. Les gens ne s’attendent pas à voir aujourd’hui des signes et des prodiges comme les disciples en voyaient autrefois. Dieu a-t-il changé ? Ou notre foi a-t-elle faibli au point que nous n’attendons plus les œuvres plus grandes que Jésus a promises ? Nous ne devons pas jouer en mode mineur. Notre message doit monter jusqu’au diapason, et il ne doit rien y manquer de ce qui se trouve dans le Livre.
C’était l’hiver, et je dis aux parents : « Voulez-vous aller chercher le costume du garçon et l’apporter ici ? » Ils ne voulurent pas entendre cette demande, car ils s’attendaient à ce que le garçon meure. Mais j’étais venu là en croyant Dieu. Dans Romains 4:17, nous lisons au sujet d’Abraham : « Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient. » Que Dieu nous aide à comprendre cela ! Il est temps que les gens sachent pousser le cri de la foi en contemplant la puissance éternelle de notre Dieu, pour qui ce n’est rien de vivifier et de ressusciter les morts. J’en rencontre certains qui seraient des géants dans la puissance de Dieu, mais ils n’ont pas de cri de foi. Je trouve partout des gens qui s’effondrent, même pendant qu’ils prient, simplement parce qu’ils ne font que souffler des phrases sans vraiment parler, et on ne peut pas remporter la victoire de cette manière. Vous devez apprendre à saisir la victoire et à crier à la face du diable : « C’est fait ! » Aucun homme ne peut douter s’il apprend à crier sa foi. Quand nous saurons crier comme il faut, les choses seront différentes, et des choses extraordinaires se produiront. Au verset 24, nous lisons : « Ils élevèrent à Dieu la voix tous ensemble. » Ce devait certainement être une prière à pleine voix. Nous devons savoir que Dieu veut que nous ayons la vie. S’il y a quelque chose au monde qui ait de la vie, c’est bien ce réveil pentecôtiste dans lequel nous sommes. Je crois au baptême du Saint-Esprit avec le parler en langues, et je crois que tout homme baptisé du Saint-Esprit parlera en d’autres langues selon que l’Esprit lui donnera de s’exprimer. Je crois au Saint-Esprit. Et si vous êtes remplis de l’Esprit, vous déborderez de vie — des fleuves d’eau vive couleront de vous.
Je finis par persuader les parents d’apporter les vêtements du garçon et de les poser sur le lit. Du point de vue naturel, le jeune homme était mourant. Je dis au malade : « Dieu m’a révélé que, lorsque je poserai les mains sur toi, ce lieu sera rempli du Saint-Esprit, le lit sera ébranlé, tu seras ébranlé et jeté hors du lit par la puissance du Saint-Esprit, tu t’habilleras et tu seras fort. » Je lui dis cela par la foi. Je posai les mains sur lui au nom de Jésus, et à l’instant la puissance de Dieu tomba et remplit le lieu. Je me sentis sans force et je tombai à plat sur le plancher. Je ne savais plus rien, sinon que peu après que le lieu eut été ébranlé, j’entendis le jeune homme marcher par-dessus moi en disant : « Pour ta gloire, Seigneur ! Pour ta gloire, Seigneur ! »
Il s’habilla et s’écria : « Dieu m’a guéri. » Le père tomba, la mère tomba, et une autre personne présente tomba aussi. Ce jour-là, Dieu manifesta sa puissance en sauvant toute la maison et en guérissant le jeune homme. C’est la puissance du Christ ressuscité qu’il nous faut. Ce jeune homme prêche aujourd’hui l’Évangile.
Pendant des années, nous avons soupiré après la venue de Dieu, et, louange à lui, il vient. La marée monte partout. J’étais en Suisse il n’y a pas longtemps, prêchant dans beaucoup d’endroits où le message de la Pentecôte n’avait pas été entendu, et il y a aujourd’hui neuf nouvelles assemblées pentecôtistes en divers lieux, qui avancent avec bénédiction pour Dieu. Partout dans le monde, c’est la même chose ; cette grande œuvre pentecôtiste est en marche. On ne peut guère aller aujourd’hui dans un endroit où Dieu ne répande pas son Esprit sur des cœurs affamés. Dieu a promis de répandre son Esprit sur toute chair, et ses promesses ne manquent jamais. Notre Christ est ressuscité. Son salut n’est pas une chose qui s’est passée en cachette. Il était vraiment un homme de gloire, celui qui est allé au Calvaire pour nous, afin de nous affranchir de tout ce qui voudrait nous gâter et nous entraver, de nous transformer par sa grâce, et de nous faire sortir de dessous la puissance de Satan pour nous amener dans la glorieuse puissance de Dieu. Un seul toucher de notre Christ ressuscité ressuscitera les morts. Alléluia !
Oh, ce merveilleux Jésus qui est le nôtre ! Il vient et habite en nous. Il vient pour demeurer. C’est lui qui nous baptise du Saint-Esprit et qui rend tout différent. Nous devons être en quelque sorte des prémices pour Dieu, et être semblables à Christ, qui est les prémices, marchant sur ses traces, vivant dans sa puissance. Quel salut que d’avoir ce Christ ressuscité en nous ! Je sens que tout le reste doit s’en aller au néant, à l’impuissance et à la ruine. Même la meilleure pensée de sainteté doit diminuer afin que Christ croisse, que nous vivions dans un autre état et que toutes choses soient sous la puissance de l’Esprit.
Osez-vous prendre votre héritage de la main de Dieu ? Osez-vous croire Dieu ? Osez-vous vous tenir sur le témoignage de sa Parole ? Quel est ce témoignage ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. Vous serez criblés comme le froment. Vous serez éprouvés comme si quelque chose d’étrange vous arrivait. Vous serez placés dans des situations où vous devrez mettre toute votre confiance en Dieu. Personne n’est jamais éprouvé au-delà de ce que Dieu permet. Il ne viendra aucune tentation sans que Dieu soit avec vous au cœur même de la tentation pour vous délivrer, et quand vous aurez été éprouvés, il vous fera sortir comme l’or. Chaque épreuve doit vous amener à une position plus élevée en Dieu. L’épreuve qui éprouve votre foi vous fera avancer jusqu’au point où vous saurez que la foi de Dieu sera là lors de la prochaine épreuve. Personne ne peut remporter une seule victoire, si ce n’est par la puissance du Christ ressuscité en lui. Vous ne pourrez jamais dire : « J’ai fait ceci ou cela. » Vous désirerez rendre gloire à Dieu pour tout.
Si vous êtes sûrs de votre terrain, si vous comptez sur la présence du Christ vivant au-dedans de vous, vous pouvez rire quand vous voyez les choses empirer. Dieu voudrait que vous soyez affermis et enracinés en Christ, et ce n’est que lorsque vous êtes remplis du Saint-Esprit que vous devenez fermes et inébranlables en lui.
Le Seigneur Jésus a dit : « Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu’il soit accompli! » Assurément, il fut dans l’angoisse tout au long du chemin, à Gethsémané, au prétoire, et, après cela, à la croix, où, par l’Esprit éternel, il s’est offert lui-même sans tache à Dieu. Dieu nous fera avancer de la même manière, et le Saint-Esprit nous conduira à chaque pas du chemin. Dieu l’a conduit jusqu’au tombeau vide, jusqu’à la gloire de l’ascension, jusqu’à une place sur le trône ; et le Fils de Dieu ne sera jamais satisfait tant qu’il ne nous aura pas avec lui, partageant sa gloire et partageant son trône.
Chapitre 7 terminé
Notre Christ ressuscité