Une foi toujours grandissante
La parole de connaissance, et la foi

Chapitre 14 · 17 min de lecture · 22 min d’écoute

La parole de connaissance, et la foi

« À un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit; à un autre, la foi, par le même Esprit » (1 Co 12:8,9).

Nous n’avons jamais passé par ce chemin auparavant. Je crois que Satan a bien des ruses, et qu’elles sont pires aujourd’hui que jamais ; mais je crois aussi qu’il doit y avoir sur la terre une pleine manifestation de la puissance et de la gloire de Dieu, pour déjouer toutes les ruses de Satan.

En Éphésiens 4, il nous est dit de nous efforcer de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix, car il y a un seul corps et un seul Esprit, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous. Le baptême de l’Esprit a pour but de faire de nous tous un seul. Paul nous dit en 1 Corinthiens 12:13 que nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps, et que nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. La pensée de Dieu, c’est que nous tenions tous le même langage. Si nous avons tous la pleine révélation de l’Esprit de Dieu, nous verrons tous la même chose. Paul demandait à ces Corinthiens : « Christ est-il divisé? » Quand le Saint-Esprit a la pleine maîtrise, Christ n’est jamais divisé, son corps n’est pas divisé, il n’y a pas de division. Les schismes et les divisions sont les fruits de l’esprit charnel.

Combien il est important que nous ayons au milieu de nous la manifestation de « la parole de connaissance » ! C’est le même Esprit qui produit la parole de sagesse qui produit aussi la parole de connaissance. La révélation des mystères de Dieu vient par l’Esprit, et il nous faut une parole de connaissance surnaturelle pour transmettre aux autres les choses que l’Esprit de Dieu a révélées. L’Esprit de Dieu révèle Christ dans toute sa merveilleuse plénitude, et il nous le montre du commencement à la fin des Écritures. Ce sont les Écritures qui nous rendent sages à salut, qui nous ouvrent les profondeurs du royaume des cieux, qui nous révèlent toute la pensée divine.

Il y a des milliers de gens qui lisent et étudient la Parole de Dieu. Mais elle n’est pas vivifiée pour eux. La Bible est une lettre morte sans l’Esprit. La Parole de Dieu ne peut jamais être vivante et puissante en nous, si ce n’est par l’Esprit. Les paroles que Christ a prononcées n’étaient pas de simples paroles mortes : elles étaient esprit et vie. Ainsi, la pensée de Dieu est qu’une parole vivante, une parole de vérité, la parole de Dieu, une parole de connaissance surnaturelle, sorte de nous par la puissance de l’Esprit de Dieu. C’est le Saint-Esprit qui fera sortir de nos lèvres des paroles inspirées et une révélation divine de toute la pensée de Dieu.

L’enfant de Dieu devrait avoir soif de la Parole. Il ne devrait rien connaître d’autre que la Parole, et ne rien savoir parmi les hommes, sinon Jésus. « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » C’est en nous nourrissant de la Parole et en méditant le message qu’elle contient que l’Esprit de Dieu peut vivifier ce que nous avons reçu, et faire sortir de nous la parole de connaissance, aussi pleine de puissance et de vie que lorsque lui, l’Esprit de Dieu, agissait sur les saints hommes d’autrefois et leur donnait ces Écritures inspirées. Elles ont toutes été soufflées par Dieu lorsqu’elles sont sorties au commencement, et par le même Esprit elles devraient sortir de nous vivifiées, vivantes, puissantes et plus tranchantes qu’aucune épée à deux tranchants.

Avec les dons de l’Esprit devrait venir le fruit de l’Esprit. Avec la sagesse, nous devrions avoir l’amour ; avec la connaissance, la joie ; et avec le troisième don, la foi, le fruit de la paix. La foi est toujours accompagnée de la paix. La foi se repose toujours. La foi se rit des impossibilités. Le salut est par la foi, par la grâce, et c’est le don de Dieu. Nous sommes gardés par la puissance de Dieu, par la foi. Dieu donne la foi, et rien ne peut l’enlever. Par la foi, nous avons le pouvoir d’entrer dans les choses merveilleuses de Dieu. Il y a trois aspects de la foi : la foi qui sauve, qui est le don de Dieu ; la foi du Seigneur Jésus ; et le don de la foi. Vous vous souvenez de la parole du Seigneur Jésus-Christ adressée à Paul, à laquelle il se réfère au chapitre 26 des Actes, quand le Seigneur l’envoya vers les païens, « afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, PAR LA FOI EN MOI, le pardon des péchés et l’héritage AVEC LES SANCTIFIÉS. »

Oh, cette merveilleuse foi du Seigneur Jésus ! Votre foi arrive à son terme. Que de fois j’en suis arrivé au point où j’ai dû dire au Seigneur : « J’ai épuisé toute la foi que j’ai », et alors il a mis en moi sa propre foi.

Au moment de Noël, l’un de nos ouvriers me dit : « Wigglesworth, j’ai jamais été aussi près du fond de ma bourse de toute ma vie. » Je lui répondis : « Dieu soit loué, vous êtes juste à l’entrée des trésors de Dieu. » C’est quand nous sommes au bout de nos propres ressources que nous pouvons entrer dans les richesses de Dieu. C’est quand nous ne possédons rien que nous pouvons posséder toutes choses.

Le Seigneur viendra toujours à votre rencontre lorsque vous êtes sur la ligne d’une foi vivante. J’étais un jour en Irlande ; je me rendis dans une maison et demandai à la dame qui vint ouvrir : « Frère Wallace est-il ici ? » Elle répondit : « Oh, il est parti à Bangor, mais Dieu vous a envoyé ici pour moi. J’ai besoin de vous. Entrez. » Elle me raconta que son mari était diacre de l’Église presbytérienne. Elle-même avait reçu le baptême alors qu’elle était membre de l’Église presbytérienne, mais on n’y reconnaissait pas cela comme venant de Dieu. Les gens de l’église dirent à son mari : « Cela ne peut pas continuer. Nous ne voulons plus que vous soyez diacre, et votre femme n’est plus la bienvenue dans l’église. » L’homme entra dans une grande colère et s’emporta contre sa femme. On aurait dit qu’un esprit mauvais le possédait, et le foyer, autrefois paisible, devint terrible. Finalement, il quitta la maison sans laisser d’argent, et la femme me demanda ce qu’elle devait faire.

Nous nous mîmes en prière, et avant que nous ayons prié cinq minutes, la femme fut puissamment remplie du Saint-Esprit. Je lui dis : « Asseyez-vous, que je vous parle. Êtes-vous souvent dans l’Esprit comme cela ? » Elle dit : « Oui, et que pourrais-je faire maintenant sans le Saint-Esprit ? » Je lui dis : « La situation est entre vos mains. La Parole de Dieu dit que vous avez le pouvoir de sanctifier votre mari. Osez croire la Parole de Dieu. Maintenant, la première chose à faire est de prier pour que votre mari revienne ce soir. » Elle dit : « Je sais qu’il ne reviendra pas. » Je dis : « Si nous sommes d’accord ensemble, c’est fait. » Elle dit : « Je suis d’accord. » Je lui dis : « Quand il rentrera, montrez-lui tout l’amour possible, comblez-le de tout. S’il ne veut pas entendre ce que vous avez à dire, laissez-le aller se coucher. La situation est entre vos mains. Mettez-vous à genoux devant Dieu et réclamez-le pour le Seigneur. Entrez dans la gloire comme vous y êtes entrée aujourd’hui, et quand l’Esprit de Dieu priera à travers vous, vous verrez que Dieu vous accordera tous les désirs de votre cœur. »

Un mois plus tard, je revis cette sœur à une convention. Elle raconta que son mari était rentré ce soir-là et qu’il était allé se coucher, mais qu’elle avait prié jusqu’à la victoire et lui avait ensuite imposé les mains. Au moment même où elle lui imposa les mains, il cria pour demander grâce. Le Seigneur le sauva et le baptisa du Saint-Esprit. La puissance de Dieu dépasse tout ce que nous pouvons concevoir. Le problème, c’est que nous n’avons pas la puissance de Dieu en pleine manifestation à cause de nos pensées limitées ; mais à mesure que nous avançons et laissons Dieu agir à sa manière, il n’y a pas de limite à ce que notre Dieu sans limites fera en réponse à une foi sans limites. Mais vous n’arriverez jamais nulle part si vous n’êtes pas constamment à la poursuite de toute la puissance de Dieu.

Un jour, en rentrant de notre réunion en plein air à onze heures, je trouvai que ma femme était sortie. Je demandai : « Où est-elle ? » On me dit qu’elle était chez Mitchell. J’avais vu Mitchell ce jour-là et je savais qu’il était à l’article de la mort. Je savais qu’il lui était impossible de passer la journée, à moins que le Seigneur n’intervienne.

Il y en a beaucoup qui se laissent aller dans la maladie et ne saisissent pas la vie du Seigneur Jésus-Christ qui leur est offerte. On m’emmena voir une femme mourante, et je lui demandai : « Comment cela va-t-il pour vous ? » Elle répondit : « J’ai la foi, je crois. » Je dis : « Vous savez bien que vous n’avez pas la foi, vous savez que vous êtes en train de mourir. Ce n’est pas de la foi que vous avez, ce sont des mots. » Il y a une différence entre les mots et la foi. Je vis qu’elle était entre les mains du diable. Il n’y avait aucune possibilité de vie tant qu’il n’était pas chassé des lieux. Je hais le diable ; je saisis la femme et criai : « Sors, démon de mort. Je t’ordonne de sortir au nom de Jésus. » En une minute, elle fut debout, victorieuse.

Mais pour revenir au cas de frère Mitchell, je me hâtai vers la maison, et en approchant j’entendis des cris terribles. Je compris qu’il s’était passé quelque chose. Je croisai Mme Mitchell dans l’escalier et lui demandai : « Que se passe-t-il ? » Elle répondit : « Il est parti ! Il est parti ! » Je passai simplement devant elle et entrai dans la chambre, et je vis aussitôt que Mitchell était parti. Je ne pouvais pas le comprendre, mais je me mis à prier. Ma femme craignait toujours que j’aille trop loin ; elle me saisit et dit : « Non, papa ! Ne vois-tu pas qu’il est mort ? » Je continuai à prier, et ma femme continuait à me crier : « Non, papa. Ne vois-tu pas qu’il est mort ? » Mais je continuai à prier. J’allai aussi loin que ma propre foi pouvait me mener, et alors Dieu se saisit de moi. Oh, il me saisit d’une telle manière que je pouvais croire pour n’importe quoi. La foi du Seigneur Jésus se saisit de moi, et une paix solide entra dans mon cœur. Je criai : « Il vit ! Il vit ! Il vit ! » Et il est vivant aujourd’hui. Il y a une différence entre notre foi et la foi du Seigneur Jésus. C’est la foi du Seigneur Jésus qu’il nous faut. Nous devons changer de foi de temps en temps. Votre foi peut en arriver à chanceler. La foi de Christ ne chancelle jamais. Quand vous avez cette foi, la chose est accomplie. Quand vous avez cette foi, vous ne regardez jamais les choses telles qu’elles sont : vous voyez les choses de la nature céder la place aux choses de l’Esprit, vous voyez le temporel englouti dans l’éternel.

J’étais à une convention sous la tente à Cazadero, en Californie, il y a environ huit ans, et il s’y passa une chose remarquable. Un homme y vint, qui était complètement sourd. Je priai pour lui et je sus que Dieu l’avait guéri. Puis vint l’épreuve. Il avançait toujours sa chaise jusqu’à l’estrade, et chaque fois que je me levais pour parler, il s’approchait le plus près possible et tendait l’oreille pour saisir ce que j’avais à dire. Le diable disait : « Ce n’est pas fait. » Je déclarais : « C’est fait. » Cela dura trois semaines, puis la manifestation vint, et il entendait distinctement à une soixantaine de mètres. Quand ses oreilles furent ouvertes, il trouva la chose si grande qu’il dut arrêter la réunion pour la raconter à tout le monde. Je l’ai rencontré récemment à Oakland, et il entendait parfaitement. Si nous demeurons fermes et inébranlables sur le terrain de la foi, nous verrons ce que nous croyons se manifester parfaitement.

Les gens me disent : « N’avez-vous pas le don de la foi ? » Je réponds que c’est un don important, mais que ce qui est plus important encore, c’est que nous progressions en Dieu à chaque instant. Quand je regarde la Parole de Dieu aujourd’hui, je trouve que ses réalités sont plus grandes pour moi aujourd’hui qu’elles ne l’étaient hier. C’est la vérité la plus sublime et la plus joyeuse : Dieu nous donne un élargissement. Toujours un élargissement. Il n’y a rien de mort, de sec ou de stérile dans cette vie de l’Esprit ; Dieu nous fait toujours avancer vers quelque chose de plus élevé, et à mesure que nous avançons dans l’Esprit, notre foi sera toujours à la hauteur des circonstances nouvelles qui se présentent.

Voici comment le don de la foi se manifeste. Vous voyez une situation, et vous savez que votre propre foi n’y peut rien. L’autre jour, j’étais à San Francisco. J’étais assis dans un tramway, et je vis dans la rue un garçon en proie à de terribles douleurs. Je dis : « Laissez-moi descendre. » Je courus vers le garçon. Il souffrait atrocement de crampes d’estomac. Je posai les mains sur son estomac au nom de Jésus. Le garçon sursauta et me regarda avec stupéfaction. Il se trouva instantanément libéré. Le don de la foi osa face à tout. C’est lorsque nous sommes dans l’Esprit que l’Esprit de Dieu fera agir ce don n’importe où et à n’importe quel moment.

Quand l’Esprit de Dieu fait agir ce don chez un homme, il lui fait savoir ce que Dieu va faire. Quand l’homme à la main sèche était dans la synagogue, Jésus fit regarder tout le monde pour voir ce qui allait arriver. Le don de la foi connaît toujours le résultat. Il dit à l’homme : « Étends ta main. » Sa parole avait une force créatrice. Il ne vivait pas sur la ligne de la spéculation. Il parla, et quelque chose arriva. Il parla au commencement, et le monde vint à l’existence. Il parle aujourd’hui, et ces choses doivent arriver. Il est le Fils de Dieu, et il est venu nous faire entrer dans la filiation. Il fut les prémices de la résurrection, et il nous appelle à être des prémices, à être le même genre de fruit, semblable à lui.

Il y a ici un point important. Vous ne pouvez pas avoir les dons par un simple désir humain. L’Esprit de Dieu les distribue à chacun en particulier comme il veut. Il y a des gens à qui Dieu ne peut pas confier le don, mais il peut le confier à ceux qui ont un cœur humble, brisé et contrit. Un jour, j’étais dans une réunion où se trouvaient beaucoup de médecins et d’hommes éminents, et de nombreux pasteurs. C’était à une convention, et la puissance de Dieu tomba sur la réunion. Une humble petite servante qui servait à table ouvrit tout son être au Seigneur ; elle fut aussitôt remplie du Saint-Esprit et se mit à parler en langues. Tous ces grands hommes tendaient le cou et levaient les yeux pour voir ce qui se passait, et disaient : « Qui est-ce ? » Puis ils apprirent que c’était « la servante ! » Personne ne reçut, sinon « la servante ! » Ces choses sont cachées et tenues loin des sages et des intelligents, mais ce sont les petits enfants, les humbles, qui reçoivent. Nous ne pouvons pas avoir la foi si nous tirons notre gloire les uns des autres. Un homme qui avance avec Dieu n’acceptera pas d’honneur de ses semblables. Dieu honore l’homme qui a un esprit brisé et contrit. Comment y parvenir ? Tant de gens veulent faire de grandes choses et être vus en les faisant, mais celui dont Dieu se servira, c’est celui qui accepte d’être caché. Mon Seigneur Jésus n’a jamais dit qu’il pouvait faire les choses, mais il les faisait. Quand ce cortège funèbre arrivait de Naïn, avec le fils de la veuve porté sur la civière, il le leur fit poser à terre. Il prononça la parole : « Lève-toi ! » et rendit le fils à la veuve. Il eut compassion d’elle. Et vous et moi, nous ne ferons jamais rien si ce n’est sur la ligne de la compassion. Nous ne serons jamais capables d’ôter le cancer tant que nous ne serons pas plongés si profondément dans la puissance du Saint-Esprit que la compassion de Christ agisse à travers nous.

Je constate que, dans tout ce que mon Seigneur a fait, il a dit que ce n’était pas lui qui le faisait, mais qu’un autre, en lui, faisait l’œuvre. Quelle sainte soumission ! Il n’était qu’un instrument pour la gloire de Dieu. Sommes-nous parvenus à un point où nous osons recevoir la confiance de Dieu pour le don ? Je vois en 1 Corinthiens 13 que si j’ai la foi jusqu’à transporter des montagnes et que je n’ai pas la charité, tout est un échec. Quand mon amour est si approfondi en Dieu que je n’agis que pour la gloire de Dieu, que je ne cherche que la gloire de Dieu, alors les dons peuvent se manifester. Dieu veut se manifester, et manifester sa gloire aux esprits humbles.

Un cœur craintif ne peut jamais avoir un don. Deux choses sont essentielles : premièrement l’amour, et deuxièmement la détermination, une hardiesse de foi qui amènera Dieu à accomplir sa parole. Quand j’ai été baptisé, j’ai vécu un moment merveilleux et j’ai eu des paroles dans l’Esprit, mais pendant quelque temps ensuite je n’ai plus parlé en langues. Puis un jour, alors que j’aidais quelqu’un d’autre, le Seigneur me donna de nouveau des paroles dans l’Esprit. Un jour, je descendais la route en parlant en langues depuis un long moment. Il y avait des jardiniers au travail, et ils passèrent la tête pour voir ce qui se passait. Je dis : « Seigneur, tu as quelque chose de nouveau pour moi. Tu as dit que lorsqu’un homme parle en langues, il doit demander l’interprétation. Je demande l’interprétation, et je resterai ici jusqu’à ce que je l’obtienne. » Et depuis cette heure-là, le Seigneur m’a donné l’interprétation.

Une fois, j’étais dans le Lincolnshire, en Angleterre, et j’entrai en contact avec le vieux pasteur d’une Église épiscopalienne. Il s’y intéressa beaucoup et m’invita dans sa bibliothèque. Je n’ai jamais rien entendu de plus doux que la prière que prononça ce vieil homme lorsqu’il se mit à genoux pour prier. Il commença à prier : « Seigneur, rends-moi saint. Seigneur, sanctifie-moi. » Je m’écriai : « Réveillez-vous ! Réveillez-vous donc ! Levez-vous et asseyez-vous dans votre fauteuil. » Il se redressa et me regarda. Je lui dis : « Je croyais que vous étiez saint. » Il répondit : « Oui. » « Alors pourquoi demandez-vous à Dieu de faire ce qu’il a déjà fait pour vous ? » Il se mit à rire, puis à parler en langues. Entrons dans le domaine de la foi, vivons dans le domaine de la foi, et laissons Dieu agir à sa manière.

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