Une foi toujours grandissante
Au sujet des dons spirituels

Chapitre 13 · 29 min de lecture · 38 min d’écoute

Au sujet des dons spirituels

La parole de sagesse

En 1 Cor. 12:1, nous lisons : « Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance. » Il y a une grande faiblesse dans l’Église de Christ à cause d’une terrible ignorance au sujet de l’Esprit de Dieu et des dons qu’il est venu apporter. Dieu voudrait que nous soyons puissants sur tous les plans, grâce à la révélation de la connaissance de sa volonté au sujet de la puissance et de la manifestation de son Esprit. Il voudrait que nous ayons toujours faim de recevoir de plus en plus de son Esprit. Par le passé, j’ai organisé bien des conventions, et j’ai constaté qu’il vaut mieux avoir sur mon estrade un homme qui n’a pas reçu le baptême mais qui a faim de tout ce que Dieu a pour lui, qu’un homme qui a reçu le baptême, qui est satisfait, qui s’est installé et qui est devenu immobile et stagnant. Mais bien sûr, je préférerais un homme baptisé du Saint-Esprit et qui a encore faim de plus de Dieu. Un homme qui n’a pas faim de recevoir plus de Dieu n’est à sa place dans aucune convention.

On ne saurait trop souligner l’importance d’être rempli de l’Esprit. Il nous est impossible de faire face aux exigences de notre temps, de marcher dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, de vaincre des royaumes, d’exercer la justice et de lier la puissance de Satan, si nous ne sommes pas remplis du Saint-Esprit.

Nous lisons que, dans l’Église primitive, ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. Il est important pour nous aussi de persévérer dans ces mêmes choses. Pendant quelques années, j’ai été associé aux Frères de Plymouth. Ils sont très solides sur la Parole, ils sont sains sur le baptême d’eau, et ils ne négligent pas le service de la fraction du pain, mais ils le célèbrent chaque dimanche matin, comme on le faisait dans l’Église primitive. Ces gens semblent avoir tout, sauf l’allumette. Ils ont le bois, mais il leur faut le feu, et alors ils seraient tout embrasés. Parce qu’il leur manque le feu du Saint-Esprit, il n’y a pas de vie dans leurs réunions. Un jeune homme qui fréquentait leurs réunions a reçu le baptême avec le parler en d’autres langues selon que l’Esprit donnait de s’exprimer. Les frères en ont été très contrariés ; ils sont venus trouver le père et lui ont dit : « Vous devez prendre votre fils à part et lui dire d’arrêter. » Ils ne voulaient aucun trouble. Le père en a parlé à son fils et lui a dit : « Mon garçon, je fréquente cette église depuis vingt ans et je n’ai jamais rien vu de pareil. Nous sommes établis dans la vérité et nous ne voulons rien de nouveau. Nous n’en voulons pas. » Le fils a répondu : « Si c’est le plan de Dieu, j’obéirai, mais d’une manière ou d’une autre, je ne pense pas que ce le soit. » Comme ils rentraient chez eux, le cheval s’est arrêté ; les roues étaient prises dans de profondes ornières. Le père a tiré sur les rênes, mais le cheval n’a pas bougé. Il a demandé : « Qu’est-ce qui lui arrive, à ton avis ? » Le fils a répondu : « Il s’est établi. » Que Dieu nous garde de devenir immobiles.

Dieu voudrait que nous comprenions ce qui concerne les dons spirituels, que nous aspirions aux dons les meilleurs, et aussi que nous entrions dans la voie par excellence du fruit de l’Esprit. Nous devons supplier Dieu de nous accorder ces dons. C’est une chose grave d’avoir le baptême et pourtant de rester immobile ; vivre deux jours de suite sur le même plan spirituel est une tragédie. Nous devons être prêts à nous priver de tout pour recevoir la révélation de la vérité de Dieu et pour recevoir la plénitude de l’Esprit. Seul cela satisfera Dieu, et rien de moins ne doit nous satisfaire. Un jeune Russe a reçu le Saint-Esprit et a été puissamment revêtu de la puissance d’en haut. Quelques sœurs désiraient vivement connaître le secret de sa puissance. Le secret de sa puissance, c’était d’attendre continuellement Dieu. Comme le Saint-Esprit le remplissait, il semblait que chaque souffle devenait une prière, et ainsi tout son ministère allait en grandissant.

J’ai connu un homme qui était rempli du Saint-Esprit et qui ne prêchait que lorsqu’il savait qu’il était puissamment oint par la puissance de Dieu. On lui a demandé de prêcher dans une église méthodiste. Il logeait chez le pasteur, et il lui a dit : « Allez à l’église, je vous suivrai. » L’endroit était bondé, mais cet homme ne se présentait pas, et le pasteur méthodiste, inquiet, a envoyé sa petite fille demander pourquoi il ne venait pas. Arrivée à la porte de la chambre, elle l’a entendu crier trois fois : « Je n’irai pas. » Elle est revenue rapporter qu’elle avait entendu l’homme dire trois fois qu’il n’irait pas. Le pasteur en a été troublé, mais presque aussitôt l’homme est entré, et, comme il prêchait ce soir-là, la puissance de Dieu s’est manifestée de façon extraordinaire. Le pasteur lui a demandé : « Pourquoi avez-vous dit à ma fille que vous ne veniez pas ? » Il a répondu : « Je sais quand je suis rempli. Je suis un homme ordinaire, et j’ai dit au Seigneur que je n’osais pas y aller et que je n’irais pas tant qu’il ne m’aurait pas donné une nouvelle plénitude de l’Esprit. Dès que la gloire m’a rempli et a débordé, je suis venu à la réunion. »

Oui, il y a une puissance, une bénédiction, une assurance, un repos dans la présence du Saint-Esprit. Vous pouvez sentir sa présence et savoir qu’il est avec vous. Vous n’avez pas besoin de passer une seule heure sans cette connaissance intérieure de sa sainte présence. Avec sa puissance sur vous, il ne peut y avoir d’échec. Vous êtes à la hauteur en tout temps.

« Vous savez que, lorsque vous étiez païens, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes, selon que vous étiez conduits. » C’est le temps des païens. Lorsque les Juifs ont refusé les bénédictions de Dieu, il les a dispersés, et il a greffé les païens sur l’olivier, là où les Juifs ont été retranchés. Il n’y a jamais eu de temps où Dieu ait été aussi favorable à un peuple qui n’était pas un peuple. Il a fait entrer les païens pour accomplir son dessein de prêcher l’Évangile à toutes les nations, et pour qu’ils reçoivent la puissance du Saint-Esprit afin d’accomplir cette tâche. C’est par la miséricorde de Dieu qu’il s’est tourné vers les païens et nous a rendus participants de toutes les bénédictions qui appartiennent aux Juifs ; et ici, sous ce dais de gloire, parce que nous croyons, nous recevons toutes les bénédictions du fidèle Abraham.

« C’est pourquoi je vous déclare que nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit: Jésus est anathème! Et que nul ne peut dire: Jésus est le Seigneur! Si ce n’est par le Saint-Esprit. » Il y a beaucoup d’esprits mauvais et trompeurs envoyés en ces derniers jours, qui s’efforcent de dépouiller Jésus de sa seigneurie et de la place qui lui revient. Beaucoup ouvrent la porte à ces démons les plus récents, tels que la Nouvelle Théologie, la Pensée Nouvelle et la Science chrétienne. Ces sectes mauvaises nient les vérités fondamentales de la Parole de Dieu. Elles nient toutes le châtiment éternel et nient toutes la divinité de Jésus-Christ. Vous ne verrez jamais le baptême du Saint-Esprit venir sur un homme qui accepte ces erreurs. Vous ne verrez pas non plus un romaniste le recevoir. Ils mettent Marie à la place du Saint-Esprit. J’aimerais que vous me présentiez un romaniste qui sait qu’il est sauvé. Nul ne peut savoir qu’il est sauvé par les œuvres. Si jamais vous parlez à un romaniste, vous saurez qu’il n’a rien de précis au sujet de la nouvelle naissance. Ils ne peuvent pas en avoir. Autre chose : vous ne trouverez jamais un russelliste baptisé du Saint-Esprit, ni un membre d’aucune autre secte qui ne place pas le Seigneur Jésus-Christ au-dessus de tout.

Ce qui importe par-dessus tout, c’est de faire de Jésus le Seigneur.* Des hommes peuvent devenir déséquilibrés en mettant l’accent sur la vérité de la guérison divine. Un homme peut s’égarer en prêchant tout le temps sur le baptême d’eau. Mais nous ne nous égarons jamais en exaltant le Seigneur Jésus-Christ, en lui donnant la première place et en le magnifiant comme Seigneur et Christ à la fois, oui, comme vrai Dieu né du vrai Dieu. Quand nous sommes remplis du Saint-Esprit, notre unique désir est de le magnifier. Nous avons besoin d’être remplis de l’Esprit pour recevoir la pleine révélation du Seigneur Jésus-Christ.

Le commandement de Dieu, c’est que nous soyons remplis de l’Esprit. Nous ne valons rien si nous n’avons qu’une coupe pleine. Il nous faut une coupe qui déborde en tout temps. C’est une tragédie de ne pas vivre dans la plénitude qui déborde. Veillez à ne jamais vivre au-dessous de la marée qui déborde.

« Il y a diversité de dons, mais le même Esprit. » Toute manifestation de l’Esprit est donnée « pour l’utilité commune. » Lorsque le Saint-Esprit agit dans une assemblée et que ses dons sont en action, chacun en retire du profit. J’en ai vu certains qui ont terriblement dévié. Ils croient aux dons, à la prophétie, et ils se servent de ces dons en dehors de la puissance du Saint-Esprit. Nous devons regarder au Saint-Esprit pour qu’il nous montre l’usage des dons, à quoi ils servent et quand s’en servir, afin que nous ne nous en servions jamais sans la puissance du Saint-Esprit. Je ne connais rien de si terrible aujourd’hui que des gens qui se servent d’un don sans la puissance. Ne le faites jamais. Que Dieu nous garde de le faire.

Un homme rempli du Saint-Esprit, même s’il n’a pas conscience d’avoir un don de l’Esprit, peut voir les dons se manifester à travers lui. Je suis allé en bien des endroits pour aider, et j’ai constaté que, sous l’onction du Saint-Esprit, beaucoup de choses merveilleuses se sont produites au milieu de l’assemblée lorsque la gloire du Seigneur reposait sur les gens. Tout homme rempli de Dieu et rempli de son Esprit pourrait à tout moment voir l’un quelconque des neuf dons se manifester à travers lui sans savoir qu’il a un don. Je me suis parfois demandé s’il valait mieux être toujours rempli du Saint-Esprit et voir des signes, des prodiges et des miracles sans avoir conscience de posséder un don, ou s’il valait mieux savoir qu’on a un don. Si vous avez reçu les dons de l’Esprit et qu’ils ont été bénis, vous ne devriez jamais, en aucune circonstance, vous en servir sans que la puissance de Dieu soit sur vous pour faire jaillir le don. Certains se sont servis du don prophétique sans le toucher saint, ils sont entrés dans le domaine du naturel, et cela a apporté la ruine, causé du mécontentement, brisé des cœurs, bouleversé des assemblées. Ne recherchez pas les dons à moins d’être résolus à demeurer dans le Saint-Esprit. Ils ne doivent se manifester que dans la puissance du Saint-Esprit.

*« Si tu confesses de ta bouche LE SEIGNEUR JÉSUS, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé » (Romains 10:9).

« Car Christ est mort et il a vécu, AFIN DE DOMINER sur les morts et sur les vivants » (Romains 14:9).

Le Seigneur vous permettra d’être très ivres en sa présence, mais sobres parmi les gens. J’aime voir des gens si remplis de l’Esprit qu’ils sont ivres comme les 120 le jour de la Pentecôte, mais je n’aime pas voir des gens ivres au mauvais endroit. Voilà ce qui nous trouble : quelqu’un qui est ivre dans un lieu de culte où entrent beaucoup de gens qui ne connaissent rien de la Parole. Si vous vous laissez aller à l’ivresse là, vous faites fuir les gens ; ils vous regardent au lieu de voir Dieu. Ils condamnent le tout parce que vous n’avez pas été sobres au bon moment. Paul écrit : « Si je suis hors de sens, c’est pour Dieu; si je suis de bon sens, c’est pour vous » (2 Cor. 5:13). Vous pouvez être hors de sens. Vous pouvez aller un peu plus loin qu’être ivres. Vous pouvez danser, si vous le faites au bon moment. Tant de choses sont louables quand tout le monde est dans l’Esprit. Beaucoup de choses sont très insensées si les gens autour de vous ne sont pas dans l’Esprit. Nous devons veiller à ne pas passer un bon moment aux dépens de quelqu’un d’autre. Quand vous passez un bon moment, veillez à ce que les conditions spirituelles du lieu s’y prêtent et vous aident, et que les gens marchent d’accord avec vous. Alors vous trouverez que c’est toujours une bénédiction.

S’il est juste d’aspirer aux dons les meilleurs, vous devez reconnaître que ce qui importe par-dessus tout, c’est d’être rempli de la puissance du Saint-Esprit lui-même. Vous n’aurez jamais de problèmes avec des gens remplis de la puissance du Saint-Esprit, mais vous aurez beaucoup de problèmes avec des gens qui ont les dons et n’ont pas de puissance. Le Seigneur veut que nous ne manquions d’aucun don, mais en même temps il veut que nous soyons si remplis du Saint-Esprit que ce soit le Saint-Esprit qui se manifeste à travers les dons. Là où l’on ne désire que la gloire de Dieu, on peut s’attendre à ce que tout don nécessaire se manifeste. Glorifier Dieu vaut mieux qu’idolâtrer les dons. Nous préférons l’Esprit de Dieu à n’importe quel don ; mais nous pouvons nous attendre à voir la Trinité en manifestation : diversité de dons, mais le même Esprit, diversité de ministères, mais le même Seigneur, diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Pouvez-vous concevoir ce que cela signifiera que notre Dieu trinitaire se manifeste dans sa plénitude dans nos assemblées ?

Regardez cette grande chaudière de locomotive quand elle se remplit de vapeur. Vous voyez la machine lâcher une partie de la vapeur pendant qu’elle reste à l’arrêt. On dirait que tout pourrait exploser. Vous pouvez voir des saints comme cela. Ils se mettent à crier, mais ce n’est pas pour l’édification. Mais quand la locomotive avance, elle remplit le but pour lequel elle a été construite, et elle tire derrière elle un lourd convoi. C’est merveilleux d’être rempli de la puissance du Saint-Esprit, et qu’il serve ses propres desseins à travers nous. Par nos lèvres coulent des paroles divines, nos cœurs se réjouissent et notre langue est dans l’allégresse. C’est une puissance intérieure qui se manifeste par une expression extérieure. Jésus-Christ est glorifié. À mesure que votre foi en lui est vivifiée, des fleuves d’eau vive couleront de votre sein. Le Saint-Esprit se répandra à travers vous comme un grand fleuve de vie, et des milliers seront bénis parce que vous êtes un canal abandonné à Dieu, par lequel l’Esprit peut couler.

La chose la plus importante, la seule qui compte, c’est de veiller à ce que nous soyons remplis du Saint-Esprit, remplis jusqu’à déborder. Tout ce qui est moindre déplaît à Dieu. Dieu nous commande d’être remplis de l’Esprit, et dans la mesure où vous y manquez, vous restez d’autant en deçà du plan de Dieu. Le Seigneur voudrait que nous avancions de foi en foi, de gloire en gloire, de la plénitude au débordement. Il n’est pas bon pour nous de toujours penser au passé ; nous devrions avancer jusqu’au point où nous osons croire Dieu. Il a déclaré qu’après que le Saint-Esprit sera venu sur nous, nous recevrons une puissance. Je crois qu’il y a une avalanche de puissance de Dieu à saisir, si seulement nous saisissons la vision.

Paul a écrit un jour : « J’en viendrai néanmoins à des visions et à des révélations. » Dieu nous a placés là où il s’attend à ce que nous ayons sa plus récente révélation, la révélation de ce fait merveilleux : CHRIST EN NOUS, et ce que cela signifie réellement. Nous ne pouvons saisir pleinement Christ que si nous sommes remplis de l’Esprit de Dieu au point d’en déborder. Notre seule sauvegarde pour ne pas retomber dans notre pensée naturelle, dont nous ne pouvons jamais rien tirer, c’est d’être remplis, et remplis encore, de l’Esprit de Dieu, et d’être conduits vers des visions et des révélations d’un ordre nouveau. Si j’insiste sur l’importance de la plénitude du Saint-Esprit, c’est que je veux vous amener au-delà de tous les plans et de toutes les pensées humaines, dans la plénitude de la vision, dans la pleine révélation du Seigneur Jésus-Christ. Voulez-vous le repos ? Il est en Jésus. Voulez-vous être sauvés de tout ce que le diable suscite en ces derniers temps ? Recevez la plénitude du Saint-Esprit et demeurez-y, et il vous révélera sans cesse que tout ce dont vous avez besoin, pour tous les temps, se trouve en Christ-Jésus votre Seigneur.

Je désire souligner l’importance du ministère de l’Esprit et de la manifestation de l’Esprit qui est donnée à chacun pour l’utilité commune. Quand vous vous abandonnez à l’Esprit du Seigneur, il a puissance sur votre intelligence, sur votre cœur et sur votre voix. Le Saint-Esprit a le pouvoir de dévoiler Christ et de projeter la vision de Christ sur la toile de votre esprit, et ensuite il se sert de votre langue pour le glorifier et le magnifier d’une manière dont vous ne seriez jamais capables sans la puissance de l’Esprit.

Ne dites jamais que, lorsque vous êtes rempli du Saint-Esprit, vous êtes « obligé » de faire ceci ou cela. Quand des gens disent qu’ils sont « obligés » de faire ceci ou cela, je sais que ce n’est pas l’Esprit de Dieu, mais leur propre esprit qui les pousse à faire ce qui est inconvenant et sans profit. Bien des gens gâchent les réunions parce qu’ils crient. Si vous voulez faire ce genre de chose, vous feriez mieux d’aller dans une cave. Ce n’est pas pour l’édification. Je crois que, lorsque l’Esprit de Dieu est sur vous et vous pousse à parler selon qu’il vous donne de vous exprimer, ce sera toujours pour l’édification. Mais ne gâchez pas la réunion de prière en continuant quand vous devriez vous arrêter. Qui gâche la réunion de prière ? L’homme qui commence par l’Esprit et finit par la chair. Rien n’est plus beau que la prière, mais une réunion de prière est tuée si vous continuez encore et encore dans votre propre esprit quand l’Esprit de Dieu en a fini avec vous. En sortant de certaines réunions, vous dites : « C’était un beau message, si seulement le prédicateur s’était arrêté une demi-heure plus tôt. » Apprenez à cesser dès que l’onction de l’Esprit se retire. Le Saint-Esprit est jaloux. Votre corps est le temple, la demeure de travail du Saint-Esprit, mais il ne remplit pas le temple pour la glorification humaine, il le remplit uniquement pour la gloire de Dieu. Vous n’avez aucune permission de continuer au-delà d’un « Ainsi parle le Seigneur ».

Il y a un autre côté à cela. Dieu voudrait que l’assemblée soit aussi libre que possible, et vous ne devez pas mettre la main sur l’œuvre de l’Esprit, sinon cela amènera sûrement des problèmes. Vous devez être prêts à tolérer une certaine part d’excès chez les âmes jeunes et nouvellement baptisées. Vous devez vous rappeler que, lorsque vous avez été amenés dans cette vie de l’Esprit, vous aviez autant d’excès que n’importe qui, mais que vous êtes maintenant devenus quelque peu assagis. C’est dommage que certains s’assagissent ainsi, car ils ne sont plus là où ils étaient aux premiers jours. Nous devons regarder à Dieu pour avoir la sagesse de ne pas intervenir, de ne pas refroidir l’Esprit ni éteindre la puissance de Dieu quand il se manifeste dans nos réunions. Si vous voulez une assemblée pleine de vie, il vous faut une assemblée pleine de manifestations. Personne ne viendra s’il n’y a pas de manifestation. Nous avons besoin de regarder à Dieu pour une grâce particulière, afin de ne pas reculer jusqu’à regarder les choses d’un point de vue naturel.

Le prédicateur qui a perdu son onction devrait se repentir intérieurement, se remettre en règle avec Dieu et retrouver l’onction. Nous ne valons rien sans l’onction de l’Esprit de Dieu. Si vous êtes rempli de la grâce de Dieu, vous ne jugerez pas tout le monde dans l’assemblée ; au contraire, vous ferez confiance à tous, vous ne serez pas effrayé par ce qui se fait, vous aurez un cœur prêt à tout croire, et à croire que, même s’il peut y avoir quelques excès, l’Esprit de Dieu prendra les choses en main et veillera à ce que le Seigneur Jésus-Christ lui-même soit exalté, glorifié et révélé aux cœurs affamés qui désirent le connaître. Le Seigneur voudrait que nous soyons sages en ce qui concerne le bien et simples en ce qui concerne le mal, libres de toute méfiance, entrant dans une ressemblance divine avec Jésus, qui ose croire que le Dieu tout-puissant veillera sûrement sur tout. Alléluia !

Le Saint-Esprit est Celui qui magnifie le Seigneur Jésus-Christ, Celui qui nous donne d’être illuminés à son sujet. Si vous êtes rempli du Saint-Esprit, il vous est impossible de garder votre langue immobile. Une âme baptisée et muette ? On ne la trouve ni dans les Écritures ni en dehors des Écritures. Nous sommes remplis de l’Esprit afin de magnifier le Seigneur, et il ne devrait y avoir aucune réunion où les saints ne glorifient, ne magnifient, ne louent et n’adorent le Seigneur en esprit et en vérité.

J’aimerais faire une mise en garde, car l’échec vient souvent de ce que nous ne reconnaissons pas que nous sommes toujours dans le corps. Nous aurons besoin de notre corps aussi longtemps que nous vivrons. Mais notre corps doit être employé et dirigé par l’Esprit de Dieu. Nous devons offrir nos corps, saints et agréables à Dieu, ce qui est notre culte raisonnable. Chaque membre de notre corps doit être si sanctifié qu’il agisse en harmonie avec l’Esprit de Dieu. Nos yeux mêmes doivent être sanctifiés. Dieu a en horreur le clignement d’œil. Depuis le jour où j’ai lu dans les Proverbes ce que Dieu avait à dire sur celui qui cligne des yeux (Prov. 6:13 et 10:10), je n’ai jamais fait de clin d’œil. Je désire que mes yeux soient si sanctifiés qu’ils puissent toujours servir au Seigneur. L’Esprit de Dieu mettra en nous une compassion pour les âmes qui se verra jusque dans nos yeux.

Dieu n’a jamais changé cet ordre des choses : d’abord vient le naturel, ensuite le spirituel. Par exemple, lorsque vous avez à cœur de prier, vous commencez dans le naturel, et votre deuxième mot sera probablement sous la puissance de l’Esprit. Vous commencez et Dieu achèvera. Il en est de même quand il s’agit de donner des paroles sous la puissance de l’Esprit. Vous sentez l’Esprit se mouvoir au-dedans de vous, vous commencez à parler, et l’Esprit de Dieu donnera les paroles. Des milliers ont manqué de merveilleuses bénédictions parce qu’ils n’ont pas eu la foi pour s’avancer et commencer dans le naturel, croyant que le Seigneur les conduirait dans le domaine du surnaturel. Quand vous recevez le Saint-Esprit, vous recevez le don de Dieu, en qui se trouvent tous les dons de l’Esprit. Paul exhorte Timothée à ranimer le don qui était en lui. Vous avez le pouvoir de ranimer l’agent exécutif de Dieu qui est en vous. La manière de ranimer le don qui est en vous, c’est de commencer par la foi, et alors il donne ce qui est nécessaire pour l’occasion. Vous ne commenceriez jamais si vous n’étiez pas rempli de Dieu. Quand nous cédons à la timidité et à la crainte, nous cédons tout simplement à Satan. Satan murmure : « Ce n’est que toi-même. » C’est un menteur. J’ai appris ceci : si l’Esprit de Dieu me stimule, je n’hésite pas à commencer à parler en langues, et l’Esprit de Dieu me donne de m’exprimer et me donne l’interprétation. Je constate que chaque fois que je cède au Seigneur dans ce domaine, je reçois une touche divine, je reçois de l’Esprit de Dieu une pensée qui me guide, et la réunion s’élève sur le plan de la foi.

Vous assistez à une réunion avec foi, croyant que le Seigneur va vous y rencontrer. Mais peut-être l’évangéliste n’est-il pas en harmonie avec Dieu. Les gens de l’assemblée ne reçoivent pas ce que Dieu veut. Le Seigneur le sait. Il sait que son peuple a faim. Que se passe-t-il ? Il prendra peut-être le plus petit vase et mettra sa puissance sur lui. En s’abandonnant à l’Esprit, cette personne éclate en une langue. Une autre s’abandonne à l’Esprit, et vient l’interprétation. L’Église du Seigneur doit être nourrie, et le Seigneur emploiera ce moyen pour parler à son peuple. Les pentecôtistes ne peuvent se satisfaire du message naturel. Ils sont en contact avec les choses célestes et ne peuvent se satisfaire de rien de moins. Ils sentent quand il manque quelque chose dans une réunion, ils regardent à Dieu, et il pourvoit à ce qui manque.

Quand un homme est rempli de l’Esprit, il n’a aucune idée de ce qu’il possède. Nous sommes si limités dans notre conception de ce que nous avons reçu. La seule façon de connaître la puissance qui nous a été donnée, c’est par le ministère et la manifestation de l’Esprit de Dieu. Pensez-vous que Pierre et Jean savaient ce qu’ils avaient quand ils montèrent au temple pour prier ? Ils étaient limités dans leur pensée et limités dans leur expression. Plus nous nous approchons de Dieu, plus nous avons conscience de la pauvreté de l’humain, et nous nous écrions avec Ésaïe : « Je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures. » Mais le Seigneur apportera le sang précieux et les charbons ardents pour nous purifier et nous affiner, et il nous enverra travailler pour lui, revêtus de la puissance de son Esprit.

Dieu a envoyé cette effusion afin que nous soyons tous amenés à une révélation de notre qualité de fils — que nous sommes fils de Dieu, des hommes de puissance, que nous devons être semblables au Seigneur Jésus-Christ, que nous devons avoir les puissances de la filiation, la puissance de saisir ce qui est faible et de le vivifier. Le baptême de l’Esprit doit faire de nous des fils de Dieu avec puissance. Nous aurons conscience de nos limites humaines, mais nous ne limiterons pas le Saint qui est venu habiter en nous. Nous devons croire que, puisque le Saint-Esprit est venu sur nous, nous sommes vraiment fils de Dieu avec puissance. Ne dites jamais « je ne peux pas ». Tout est possible à celui qui croit. Avancez en pleine eau et croyez que Dieu a tout pour vous, et que vous pouvez tout par celui qui vous fortifie.

Pierre et Jean savaient qu’ils avaient été dans la chambre haute, qu’ils avaient senti la gloire, qu’ils avaient reçu des paroles divines. Ils avaient vu la conviction s’emparer des gens. Ils savaient qu’ils étaient entrés dans une chose merveilleuse. Ils savaient que ce qu’ils avaient irait toujours en augmentant et qu’il faudrait toujours crier : « Agrandis le vase, afin que le Saint-Esprit ait plus de place au-dedans. » Ils savaient que toutes les choses anciennes avaient été ôtées et qu’ils étaient entrés dans une connaissance de Dieu croissante et toujours croissante, et que c’était le désir de leur Maître qu’ils soient remplis de l’Esprit de Dieu et de puissance chaque jour et à chaque heure. Le secret de la puissance, c’est le dévoilement de Christ, le Tout-Puissant au-dedans, la révélation de Dieu qui vient demeurer en nous. Quand ils regardèrent l’infirme à la Belle porte, ils furent remplis de compassion. L’Esprit les poussa à s’arrêter et à lui parler. Ils dirent au boiteux : « Regarde-nous. » C’était le plan de Dieu que cet homme ouvre les yeux avec attente. Pierre dit : « D’argent et d’or, nous n’en avons point. Mais nous avons quelque chose, et nous allons te le donner. Nous ne savons pas ce que c’est, mais nous te le donnons. Tout est dans le nom de Jésus. » Et alors commença le ministère de Dieu. Vous commencez par la foi, et vous voyez ce qui arrivera. C’est caché à nos yeux au commencement, mais à mesure que nous avons foi en Dieu, il se manifeste. La manifestation de la puissance ne vient pas de nous, mais de Dieu. Il n’y a pas de limite à ce qu’il fera. Tout tient en un mot : croire Dieu. Et ainsi Pierre dit : « Ce que j’ai, je te le donne: au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. » Et l’homme qui était dans cet état depuis quarante ans se tint debout, se mit à sauter et entra dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu.

« En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse. » Je veux que vous gardiez à l’esprit l’importance de ne jamais attendre les dons de l’Esprit en dehors de la puissance de l’Esprit. En aspirant aux dons les meilleurs, aspirez à être si remplis de Dieu et de sa gloire que les dons en manifestation le glorifient toujours. Nous ne savons pas tout, et nous ne pouvons pas savoir tout ce qui peut être produit dans la manifestation de la parole de sagesse. Une seule parole de sagesse venant de Dieu, un seul éclair de lumière sur la Parole de Dieu, suffit à nous préserver de mille pièges. Des gens ont bâti sans une parole de Dieu, ils ont acheté des choses sans une parole de Dieu, et ils ont été pris au piège. Il leur a manqué cette parole de sagesse qui les ferait entrer dans le plan de Dieu pour leur vie. J’ai été dans bien des situations où j’avais besoin d’une parole de sagesse de Dieu, et elle m’a été accordée.

Je vais vous donner un exemple. Il y a une chose pour laquelle je suis très reconnaissant au Seigneur : c’est qu’il m’a donné la grâce de ne pas désirer l’argent. L’amour de l’argent est un grand obstacle pour beaucoup ; et bien des hommes sont paralysés dans leur ministère parce qu’ils laissent leur cœur courir après les questions d’argent. Je me promenais un jour quand j’ai rencontré un homme pieux qui habitait en face de chez moi, et il m’a dit : « Ma femme et moi, nous avons parlé de vendre notre maison, et nous nous sentons poussés à vous la vendre. » Pendant que nous parlions, il m’a persuadé d’acheter sa maison, et avant que nous nous disions au revoir, je lui ai dit que je la prendrais. Nous faisons toujours de grosses erreurs quand nous sommes pressés. J’ai dit à ma femme ce que j’avais promis, et elle m’a dit : « Comment vas-tu t’en sortir ? » Je lui ai répondu que je m’en étais sorti jusqu’ici, mais que je ne savais pas comment j’allais me tirer de celle-là. Je savais, d’une certaine manière, que j’étais hors de l’ordre divin. Mais quand un homme sort de l’ordre divin, il semble que la dernière personne à qui il s’adresse, c’est Dieu. Je comptais sur un architecte pour m’aider, mais ce projet est tombé à l’eau. Je me suis tourné vers ma parenté, et j’en ai sué à grosses gouttes tandis que l’un après l’autre ils me refusaient. J’ai essayé mes amis et je n’ai pas mieux réussi. Ma femme m’a dit : « Tu n’es encore jamais allé à Dieu. » Que pouvais-je faire ?

J’ai, dans notre maison, un endroit particulier où je vais prier. J’y suis allé bien souvent. En y allant, j’ai dit : « Seigneur, si tu me tires de ce mauvais pas, je ne t’importunerai plus jamais à ce sujet. » Pendant que j’attendais le Seigneur, il m’a donné un seul mot. Cela semblait ridicule, mais c’était le plus sage des conseils. Il y a une sagesse divine dans chaque parole qu’il prononce. Je suis descendu vers ma femme en disant : « Qu’en penses-tu ? Le Seigneur m’a dit d’aller voir frère Webster. » J’ai dit : « Cela paraît tout à fait ridicule, car c’est l’un des hommes les plus pauvres que je connaisse. » C’était l’homme le plus pauvre que je connaissais, mais c’était aussi l’homme le plus riche que je connaissais, car il connaissait Dieu. Ma femme m’a dit : « Fais ce que Dieu dit, et tout ira bien. »

Je suis parti aussitôt le voir, et il m’a dit en m’accueillant : « Smith, qu’est-ce qui t’amène de si bonne heure ? » J’ai répondu : « La parole de Dieu. » Je lui ai dit : « Il y a environ trois semaines, j’ai promis à un homme de lui acheter une maison, et il me manque 100 livres (500 dollars). J’ai essayé de trouver cet argent, mais je crois bien que j’ai manqué Dieu. » « Comment se fait-il, » m’a-t-il demandé, « que tu ne viennes me voir que maintenant ? » J’ai répondu : « Parce que je ne suis allé au Seigneur à ce sujet qu’hier soir. » « Eh bien, » a-t-il dit, « c’est une chose étrange ; il y a trois semaines, j’avais 100 livres. Depuis des années, je mets de l’argent dans une coopérative, et il y a trois semaines, j’ai dû aller retirer 100 livres. Je les ai cachées sous le matelas. Viens avec moi, et tu les auras. Prends-les. J’espère qu’elles t’apporteront autant de bénédiction qu’elles m’ont donné de souci. » J’avais reçu une parole de Dieu, et tous mes ennuis étaient terminés. Cela s’est multiplié de cent façons depuis ce temps-là. Si j’avais marché rempli du Saint-Esprit, je n’aurais pas acheté cette maison et je n’aurais pas eu toute cette tension. Je crois que le Seigneur veut nous délier des choses de la terre. Mais je suis toujours reconnaissant pour cette parole de Dieu. Il y a eu des moments dans ma vie où j’étais dans une grande crise et sous un grand poids d’intercession. Je suis allé à la réunion sans savoir ce que j’allais dire, mais d’une manière ou d’une autre, Dieu accordait que jaillisse, sous la puissance de l’Esprit, une parole de sagesse, exactement ce dont certaines âmes avaient besoin dans cette réunion. Quand nous regardons à Dieu, sa pensée nous est révélée, et sa révélation et sa parole de sagesse nous sont données.

Page 1 / 1 · 29 min restantes dans le chapitre
Précédent Suivant