Une foi toujours grandissante
Les dons de guérisons, et les miracles

Chapitre 15 · 14 min de lecture · 19 min d’écoute

Les dons de guérisons, et les miracles

Dieu nous a beaucoup donné en ces derniers jours, et à qui l’on a beaucoup donné, il sera beaucoup demandé. Le Seigneur nous a dit : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. » Nous trouvons une pensée dans le même sens quand notre Seigneur Jésus dit : « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. » D’autre part, il nous dit : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. » Si nous n’avançons pas avec le Seigneur en ces jours, et si nous ne marchons pas dans la lumière de la vérité révélée, nous deviendrons comme le sel qui a perdu sa saveur, comme un sarment desséché. Nous devons faire une chose : oubliant ce qui est en arrière, les échecs passés et les bénédictions passées, nous devons nous porter vers ce qui est en avant, et courir vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ.

Depuis bien des années, le Seigneur me fait avancer et me garde de la stagnation spirituelle. Quand j’étais dans l’Église méthodiste wesleyenne, j’étais sûr d’être sauvé et sûr que tout allait bien pour moi. Le Seigneur me dit : « Sors », et je sortis. Quand j’étais parmi ceux qu’on appelle les Frères, j’étais sûr que, cette fois, tout allait bien. Mais le Seigneur dit : « Sors. » Alors j’entrai dans l’Armée du Salut. À cette époque, elle était pleine de vie et il y avait des réveils partout. Mais l’Armée du Salut se tourna vers les choses naturelles, et les grands réveils qu’elle avait connus à ses débuts cessèrent. Le Seigneur me dit : « Sors », et je sortis. J’ai dû sortir trois fois depuis. Je crois que ce réveil pentecôtiste dans lequel nous sommes maintenant est la meilleure chose que le Seigneur ait sur la terre aujourd’hui, et pourtant je crois que Dieu va en faire sortir quelque chose de meilleur encore. Dieu n’a que faire d’un homme qui n’a pas faim et soif de davantage encore de lui-même et de sa justice.

Le Seigneur nous a dit d’aspirer aux dons les meilleurs, et nous devons désirer ardemment ceux qui lui apporteront le plus de gloire. Nous avons besoin de voir aujourd’hui à l’œuvre les dons de guérisons et le don d’opérer des miracles. Certains disent qu’il nous faut le don de discernement à l’œuvre en même temps que les dons de guérisons ; mais, même en dehors de ce don, je crois que le Saint-Esprit aura pour nous une révélation divine lorsque nous nous occuperons des malades. La plupart des gens semblent avoir du discernement, ou pensent en avoir, et s’ils le tournaient contre eux-mêmes pendant douze mois, ils n’auraient plus jamais envie de discerner. Le don de discernement n’est pas la critique. Je suis convaincu que, dans les milieux pentecôtistes aujourd’hui, notre besoin suprême est un amour plus parfait.

L’amour parfait ne voudra jamais la prééminence en toute chose ; il ne voudra jamais prendre la place d’un autre, il sera toujours prêt à prendre la dernière place. Si vous allez à une convention, il y a toujours quelqu’un qui veut donner un message, qui veut être entendu. Si vous désirez aller à une convention, vous devriez avoir trois questions réglées dans votre esprit. Est-ce que je veux être entendu ? Est-ce que je veux être vu ? Est-ce que je veux quelque chose sur le plan financier ? Si j’ai ces choses dans le cœur, je n’ai pas le droit d’y être. La seule chose qui doit nous pousser, c’est l’amour de Dieu qui nous presse de le servir. Un prédicateur est toujours perdant quand il fixe son esprit sur les finances. Il est bon que les prédicateurs pentecôtistes évitent d’insister sur les finances, sauf pour inciter les gens à aider nos missionnaires sur le plan financier. Un prédicateur qui recueille de grosses offrandes pour les missionnaires n’a jamais rien à craindre : le Seigneur prendra soin de ses finances. Un prédicateur ne devrait pas débarquer quelque part en disant que Dieu l’a envoyé. J’ai toujours des craintes quand j’entends un homme proclamer cela. S’il est envoyé de Dieu, les saints le sauront. Dieu a ses plans pour ses serviteurs, et nous devons vivre de telle manière dans ses plans qu’il nous place là où il nous veut. Si vous ne cherchez rien d’autre que la volonté de Dieu, il vous placera toujours au bon endroit au bon moment. Je veux que vous voyiez que les dons de guérisons et le don d’opérer des miracles font partie du plan de l’Esprit et se manifesteront à mesure que nous travaillerons selon ce plan. Je dois connaître le mouvement de l’Esprit et la voix de Dieu. Je dois comprendre la volonté de Dieu si je veux voir les dons de l’Esprit à l’œuvre.

Les dons de guérisons sont si variés. Vous pouvez aller voir dix personnes, et chaque cas est différent. Je ne suis jamais plus heureux dans le Seigneur que lorsque je suis dans une chambre avec un malade. J’ai eu plus de révélations de la présence du Seigneur en servant les malades à leur chevet qu’en tout autre moment. C’est quand votre cœur se tourne vers ceux qui sont dans le besoin avec une profonde compassion que le Seigneur manifeste sa présence. Vous êtes capable de discerner où ils en sont. C’est alors que vous savez qu’il vous faut être rempli de l’Esprit pour faire face à la situation qui est devant vous.

Chez les gens malades, on constate souvent qu’ils sont bornés au sujet de l’Écriture. Ils connaissent pourtant d’ordinaire trois passages. Ils connaissent l’écharde de Paul dans la chair ; ils savent que Paul a dit à Timothée de prendre un peu de vin à cause de son estomac, et que Paul a laissé quelqu’un malade quelque part ; ils ont oublié son nom, ne se souviennent pas du nom de l’endroit et ne savent pas où se trouve le chapitre. La plupart des gens pensent qu’ils ont une écharde dans la chair. La chose principale, quand on s’occupe d’un malade, c’est de discerner exactement où il en est. Lorsque vous servez sous la puissance de l’Esprit, le Seigneur vous fera voir ce qui leur sera le plus utile et ce qui inspirera le plus leur foi.

Quand j’étais dans la plomberie, j’aimais prier pour les malades. Des appels urgents arrivaient, et je n’avais pas le temps de me laver ; les mains toutes noires, je prêchais à ces malades, le cœur tout brûlant d’amour. Ah, il faut avoir le cœur dans la chose quand vous priez pour les malades. Il vous faut aller jusqu’à la racine du cancer avec une compassion divine, et alors vous verrez les dons de l’Esprit à l’œuvre.

On m’appela un soir à 10 heures pour prier pour une jeune personne, condamnée par le médecin, qui se mourait de la tuberculose. En la regardant, je vis qu’à moins que Dieu n’intervienne, il lui était impossible de vivre. Je me tournai vers la mère et lui dis : « Eh bien, maman, il va falloir aller vous coucher. » Elle dit : « Oh, je ne me suis pas déshabillée depuis trois semaines. » Je dis aux filles : « Il va falloir aller vous coucher », mais elles ne voulaient pas y aller. Il en fut de même pour le fils. Je mis mon pardessus et dis : « Au revoir, je m’en vais. » Ils dirent : « Oh, ne nous laissez pas. » Je dis : « Je ne peux rien faire ici. » Ils dirent : « Oh, si vous restez, nous irons tous nous coucher. » Je savais que Dieu n’agirait pas dans une atmosphère de simple sympathie naturelle et d’incrédulité.

Ils allèrent tous se coucher et je restai ; et quel moment ce fut, tandis que j’étais à genoux près de ce lit, face à face avec la mort et avec le diable ! Mais Dieu peut changer la situation la plus dure et vous faire savoir qu’il est tout-puissant.

Alors vint le combat. On aurait dit que les cieux étaient d’airain. Je priai de 11 heures à 3 h 30 du matin. Je vis la lueur vacillante sur le visage de la malade, et je la vis s’en aller. Le diable dit : « Maintenant, tu es fichu. Tu es venu de Bradford, et la jeune fille est morte entre tes mains. » Je dis : « C’est impossible. Dieu ne m’a pas envoyé ici pour rien. C’est le moment de renouveler ses forces. » Je me souvins de ce passage qui dit : « Il faut toujours prier, et ne point se relâcher. » La mort avait fait son œuvre, mais je savais que mon Dieu est tout-puissant, et que celui qui avait fendu la mer Rouge est le même aujourd’hui. C’était un moment où je ne voulais pas accepter un « non », et Dieu dit « oui ». Je regardai la fenêtre, et à ce moment-là le visage de Jésus apparut. On aurait dit qu’un million de rayons de lumière jaillissaient de son visage. Quand il regarda celle qui venait de mourir, la couleur revint sur son visage. Elle se retourna et s’endormit. Alors j’eus un temps glorieux. Le matin, elle se réveilla de bonne heure, mit une robe de chambre et marcha jusqu’au piano. Elle se mit à jouer et à chanter un cantique merveilleux. La mère, la sœur et le frère étaient tous descendus pour écouter. Le Seigneur était intervenu. Un miracle avait été accompli.

Le Seigneur nous appelle à suivre ce chemin. Je remercie Dieu pour les cas difficiles. Le Seigneur nous a appelés à l’union de cœur avec lui ; il veut que son épouse ait un seul cœur et un seul Esprit avec lui, et qu’elle fasse ce que lui-même aimait faire. Ce cas devait être un miracle. Les poumons étaient détruits, ils étaient en lambeaux, mais le Seigneur rendit des poumons parfaitement sains.

Il y a un fruit de l’Esprit qui doit accompagner le don de guérison : c’est la patience. L’homme qui va jusqu’au bout avec Dieu pour être utilisé dans la guérison doit être un homme patient. Il doit toujours avoir prête une parole de consolation. Si le malade est en détresse, sans force, et ne voit pas tout exactement comme vous, vous devez le supporter. Notre Seigneur Jésus-Christ était rempli de compassion et vivait et agissait dans la patience, et nous devrons entrer dans cette même disposition si nous voulons aider ceux qui sont dans le besoin.

Il arrive que, lorsque vous priez pour les malades, vous paraissiez rude. Mais vous n’avez pas affaire à une personne, vous avez affaire aux forces sataniques qui lient cette personne. Votre cœur est plein d’amour et de compassion pour tous, mais vous êtes poussé à une sainte colère en voyant la place que le diable a prise dans le corps du malade, et vous vous attaquez à sa position avec une réelle vigueur. Un jour, un petit chien suivit une dame hors de sa maison et se mit à courir tout autour de ses pieds. Elle dit au chien : « Mon chéri, je ne peux pas t’emmener aujourd’hui. » Le chien remua la queue et fit toute une fête. Elle dit : « Rentre à la maison, mon chéri. » Mais le chien ne partit pas. À la fin, elle cria rudement : « À la maison ! », et il s’en alla. Certains traitent le diable de cette manière. Le diable supporte toutes les douceurs que vous voudrez lui donner. Chassez-le ! Vous n’avez pas affaire à la personne, vous avez affaire au diable. La puissance démoniaque doit être délogée au nom du Seigneur. Vous avez toujours raison quand vous osez traiter la maladie comme le diable. Beaucoup de maladies sont causées par quelque inconduite ; il y a quelque chose qui ne va pas, une négligence quelque part, et Satan a eu l’occasion d’entrer. Il est nécessaire de se repentir et de confesser là où l’on a donné accès au diable, et alors on peut s’occuper de lui.

Quand vous vous occupez d’un cas de cancer, reconnaissez que c’est un esprit mauvais vivant qui détruit le corps. Une fois, à Los Angeles, j’ai dû prier pour une femme qui souffrait d’un cancer, et dès qu’il fut maudit, il cessa de saigner. Il était mort. Ensuite, le corps naturel l’expulsa, parce que le corps naturel n’avait pas de place pour la matière morte. Il sortit comme une grosse boule avec des dizaines de milliers de filaments. Tous ces filaments s’étaient enfoncés dans la chair. Ces puissances mauvaises agissent pour avoir davantage d’emprise sur l’organisme, mais au moment où elles sont détruites, leur emprise disparaît. Jésus a dit à ses disciples qu’il leur donnait le pouvoir de délier et le pouvoir de lier. C’est notre privilège, dans la puissance du Saint-Esprit, de délier les prisonniers de Satan et de renvoyer libres les opprimés.

Prenez position sur la première épître de Jean et déclarez : « Celui qui est en moi est plus grand que celui qui est dans le monde. » Puis reconnaissez que ce n’est pas vous-même qui devez affronter la puissance du diable, mais le Plus Grand qui est en vous. Oh, ce que cela signifie d’être rempli de lui ! Vous ne pouvez rien faire de vous-même, mais celui qui est en vous remportera la victoire. Votre être est devenu le temple de l’Esprit. Votre bouche, votre esprit, tout votre être est exercé et travaillé par l’Esprit de Dieu.

On m’appela dans une certaine ville de Norvège. La salle contenait environ 1500 personnes. Quand j’arrivai, elle était comble, et des centaines de gens essayaient d’entrer. Il y avait là quelques policiers. La première chose que je fis fut de prêcher aux gens restés dehors. Puis je dis aux policiers : « Cela me fait beaucoup de peine qu’il y ait plus de monde dehors que dedans, et je sens que je dois prêcher aux gens. J’aimerais que vous me trouviez la place du marché pour y prêcher. » Ils m’obtinrent un grand parc, on dressa une grande estrade, et je pus prêcher à des milliers de personnes. Après la prédication, nous eûmes de merveilleux cas de guérison. Un homme avait fait cent miles en apportant sa nourriture avec lui. Depuis plus d’un mois, rien ne passait par son estomac, car il avait un gros cancer à l’estomac. Il fut guéri à cette réunion et, ouvrant son paquet, il se mit à manger devant tout le monde. Il y avait là une jeune femme qui avait une main raide. Au lieu d’obliger l’enfant à se servir de son bras, sa mère l’avait laissée garder le bras inactif jusqu’à ce qu’il devienne raide ; elle avait grandi, était devenue une jeune femme, et elle était comme la femme courbée par un esprit d’infirmité. Quand elle se tint devant moi, je maudis l’esprit d’infirmité au nom de Jésus. Il fut instantanément chassé, et le bras fut libre. Alors elle l’agita dans tous les sens. À la fin de la réunion, le diable terrassa deux personnes par des crises. Quand le diable se manifeste, c’est le moment de s’occuper de lui. Ces deux personnes furent délivrées, et quand elles se levèrent pour remercier et louer le Seigneur, quel moment merveilleux nous eûmes !

Il nous faut nous réveiller et nous tendre de tout notre être pour croire Dieu. Avant que Dieu puisse m’amener à ce point, il m’a brisé mille fois. J’ai pleuré, j’ai gémi, j’ai été dans les douleurs bien des nuits, jusqu’à ce que Dieu me brise. Il me semble que tant que Dieu ne vous a pas fauché, vous ne pouvez jamais avoir cette patience envers les autres. Nous ne pouvons jamais avoir les dons de guérisons et le don d’opérer des miracles à l’œuvre, si ce n’est en nous tenant dans la puissance divine que Dieu nous donne, en continuant de croire Dieu, et, après avoir tout surmonté, en tenant ferme, toujours croyant.

Nous avons vu de merveilleux miracles en ces derniers jours, et ce n’est qu’un peu de ce que nous allons voir. Je crois que nous sommes juste au seuil de choses merveilleuses, mais je veux souligner que toutes ces choses se feront par la puissance du Saint-Esprit. Ne pensez pas que ces dons vous tomberont dessus comme des cerises mûres. Il y a un sens dans lequel vous devez payer le prix de tout ce que vous recevez. Nous devons désirer ardemment les meilleurs dons de Dieu et dire Amen à toute préparation par laquelle le Seigneur nous fait passer, afin que nous soyons des vases humbles et utilisables, à travers lesquels il puisse lui-même agir par la puissance de l’Esprit.

Page 1 / 1 · 14 min restantes dans le chapitre
Précédent Suivant