Chapitre 4 · 17 min de lecture · 21 min d’écoute
Départ pour la Pennsylvanie
Quand mon père nous eut tous rendus libres et installés, il voulut aller voir son frère, qui s’était enfui pour gagner sa liberté plusieurs années avant que mon père se rachetât lui-même. Les lois du Maryland voulaient alors que, si un homme libre sortait de l’État et restait absent plus de dix jours, il perdait son droit de résidence et pouvait être arrêté et vendu, à moins qu’un Blanc en vue n’intervînt ; et même alors, on ne parvenait parfois à le tirer d’affaire qu’avec peine. Mais bien souvent, de pauvres Noirs étaient enlevés et vite emmenés hors de portée. Car les hommes qui faisaient ce genre de besogne guettaient généralement les bonnes occasions. Toute la famille de ma mère vivait dans le Maryland. Il lui en coûtait de quitter sa mère, ma chère grand-mère ; aussi n’avait-elle jamais voulu consentir à aller dans le Nord. Mais quand mon père partit voir son frère et resta absent plus de dix jours, elle jugea qu’il valait mieux partir. Pauvre mère ! Comme je me souviens bien d’elle ! Au bout d’une semaine, quelle angoisse était la sienne ! Elle restait assise près du feu presque toute la nuit. C’était à l’automne, je le sais, mais je ne saurais dire exactement en quelle année. Après la mort de mon père, ma sœur, ne connaissant pas la valeur des papiers d’affranchissement, les laissa tous détruire. Nous étions tous enregistrés au palais de justice de Baltimore. Bien des fois, j’avais vu mon père montrer ces papiers aux gens. Ils portaient un grand sceau rouge — le sceau du comté — et mon père, ou n’importe lequel d’entre nous en voyage, devait montrer ses papiers d’affranchissement. Mais je ne les ai plus ; je ne puis donc indiquer l’année ni la date. Mais, peu à peu, le neuvième jour arriva. Je voyais ma mère arpenter la pièce, regarder par la fenêtre et soupirer. Je sortais de mon lit pour m’asseoir dans le coin, près du feu, et je la regardais ; je voyais les grosses larmes qu’elle essuyait avec son tablier. Elle disait : « Amanda, pourquoi ne restes-tu pas au lit ? »
Je trouvais un prétexte pour rester auprès d’elle. Parfois je pleurais en disant que j’étais malade. Alors elle m’appelait et me laissait poser la tête sur ses genoux ; et il n’y a pas sur terre de lieu aussi doux pour un enfant que les genoux d’une mère. Je crois presque sentir encore, en écrivant, les genoux tendres, chauds et moelleux de ma mère, car c’est ainsi qu’ils me semblaient. J’aimais mon père, et je pensais que c’était l’homme le plus magnifique qui eût jamais vécu. J’étais toujours la préférée de mon père, et j’étais bien triste quand il était absent ; et quand je voyais pleurer ma mère, je pleurais aussi. Dix jours étaient passés, et mon père n’était pas encore revenu.
Chaque jour, quelques-uns des braves fermiers des environs passaient voir si « Sam » était rentré. Mon père était très respecté de tous les meilleurs Blancs du voisinage, et beaucoup d’entre eux ne lui auraient rien dit ; mais : « Si l’on ne disait rien à Sam d’Insor pour être sorti de l’État et resté absent plus de dix jours, eh bien, tous les nègres du comté en feraient autant ! »
Telle était donc la cause de cette enquête. Oh ! personne ne sait la tristesse et l’angoisse du cœur de ma pauvre mère. Enfin vint le jour où mon père revint. Alors les amis, blancs et noirs, qui lui voulaient du bien, lui conseillèrent de partir au plus vite. Et ce fut le grand départ. Nos affaires allaient bien, et mon père et ma mère avaient tout le travail qu’ils pouvaient faire. Les Blancs du voisinage étaient bons, et donnaient à ma mère bien des choses, si bien que nous, les enfants, avions toujours de quoi manger et nous vêtir en abondance. Nous avions une maison, un bon grand terrain, un bon jardin, des cochons, des poules et des dindons. Et puis ma mère était une grande économe. Elle savait faire durer très longtemps un petit peu. Elle lavait et repassait admirablement, et jamais meilleure cuisinière ne souleva une marmite. C’est de ma chère mère que je tiens mon aptitude en ce domaine (si j’en ai une). Avec cela, c’était une chrétienne ardente, qui avait une forte foi en Dieu, comme ma grand-mère aussi. Celle-ci était profondément pieuse, une femme d’une foi et d’une prière merveilleuses. Pour la raison que j’ai dite, mes parents résolurent de quitter le Maryland, et allèrent donc vivre dans une ferme appartenant à John Lowe, située sur la route à péage de Baltimore à York, dans l’État de Pennsylvanie.
Mon père et ma mère savaient lire tous les deux. Mais je ne me souviens pas de les avoir jamais entendus raconter comment ils avaient appris. Mon père lisait mieux des deux. Chaque dimanche matin, après le déjeuner, il nous rassemblait, nous les enfants, autour de lui et nous lisait la Bible. Je
ne l’ai jamais vu s’asseoir pour un repas, si maigre fût-il, sans demander la bénédiction de Dieu avant de manger. Ma mère était très prévoyante et d’une économie scrupuleuse. Elle savait préparer, avec presque rien, le meilleur dîner que j’aie jamais vu de ma vie. Souvent elle réjouissait le cœur de mon père quand il rentrait le soir et disait : « Eh bien, maman, comment t’en es-tu tirée aujourd’hui ? »
« Très bien », répondait-elle. Il fallait parfois bien calculer ; et pourtant, nous les enfants, nous n’avons jamais eu à nous coucher le ventre vide. Après notre repas du soir, si souvent de bon lait et de bouillie de maïs, elle nous appelait, nous les enfants, et nous faisait tous dire nos prières avant d’aller au lit. Je ne me souviens pas d’une seule fois où je me sois couchée sans dire l’oraison dominicale telle que ma mère me l’avait apprise. Avant même que nous fussions libres, on m’avait appris à dire mes prières.
J’allai pour la première fois à l’école à l’âge de huit ans, chez la fille d’un vieux pasteur méthodiste nommé Henry Dull ; mon institutrice s’appelait Isabel Dull. Elle tenait une petite école privée en face de chez ma mère, dans une maison particulière appartenant à Isaac Hendricks (le grand-père de l’évêque Hendricks). C’était une grande amie de ma mère ; elle était très jolie, et très bonne pour nous, les enfants. C’est elle qui me donna ma première leçon d’orthographe. Il n’y avait école qu’en été. J’en eus environ six semaines. J’appris d’abord à lire toute seule, en découpant de grandes lettres dans les journaux que mon père rapportait à la maison. Puis je les posais sur le rebord de la fenêtre et je demandais à ma mère de les assembler pour former des mots, afin que je puisse lire. Je n’oublierai jamais ma joie quand je lus pour la première fois : « La maison, l’arbre, le chien, la vache. » Je croyais tout savoir. J’appelais les autres enfants autour de moi pour leur montrer comme je savais lire. Je ne retournai pas à l’école avant l’âge de treize ans environ. Il nous fallait alors faire environ cinq milles, à mon frère et à moi. Il y avait peu de gens de couleur dans cette partie du pays à cette époque pour aller à l’école (l’école des Blancs), cinq environ, et ils n’y allaient pas régulièrement ; mais mon père et ma mère désiraient si vivement que nous y allions qu’ils nous y poussaient, et je le désirais aussi. Je n’oublierai jamais un froid matin d’hiver. Le soleil brillait, la neige était très profonde, et il faisait un froid mordant. Mon frère n’y alla pas ce jour-là, mais moi, je voulais y aller. Ma mère trouvait qu’il faisait trop froid ; elle avait peur que je ne gèle ; mais je lui dis que je pouvais y aller et, après une petite discussion, elle me dit que je pouvais partir. Elle me dit de mettre les grosses bottes de mon frère. J’avais une bonne paire de bas bien épais,
une chaude robe de tiretaine, et j’étais bien emmitouflée. Me voilà partie pour mon école, à deux milles et demi — l’école de John Rule, sur la route à péage. Le premier demi-mille, je m’en tirai assez bien, en montant beaucoup ; mais, oh ! comme je commençai à avoir froid ! Et, emmitouflée comme je l’étais, je n’avançais pas aussi bien que je l’avais cru. J’étais près de mourir de froid. Ma première pensée fut de revenir sur mes pas, mais j’avais trop de cran ; j’avais peur, si je le disais à ma mère, qu’elle ne me laisse plus y aller ; je me tus donc et continuai. Arrivée à la porte de l’école, je m’aperçus que je ne pouvais ni l’ouvrir ni parler ; un garçon blanc s’approcha et me dit : « Pourquoi n’entres-tu pas ? » Je m’aperçus alors que je ne pouvais pas parler ; j’essayais, et je n’y arrivais pas. Il ouvrit la porte, j’entrai, quelqu’un vint à moi et m’ôta mes affaires, et l’on s’occupa de moi je ne sais combien de temps avant que je sorte de ma torpeur. Il y avait beaucoup de filles de fermiers, de grandes filles, et de garçons, l’hiver, si bien que l’école était pleine ; si bien qu’après avoir fait deux milles et demi, bien des jours je n’avais qu’une seule leçon, et cela pendant que les autres élèves prenaient leurs gamelles et mettaient leurs manteaux. Tous les enfants blancs devaient avoir leurs leçons complètes, et s’il restait du temps, les enfants de couleur avaient leur chance. Je reçus en tout environ trois mois d’école.
À treize ans, je vivais à Strausburg, qu’on appelait aussi parfois Shrewsbury, à environ treize milles de York, sur la route à péage de Baltimore à York. Je vivais chez une certaine Mme Latimer. C’était une dame du Sud, née à Savannah, en Géorgie. Elle était veuve, avec cinq enfants. C’était une bonne place ; Mme Latimer était très bonne pour moi, et tout allait bien. C’est au printemps que j’allai vivre chez elle, et dans le courant de l’hiver, un grand réveil éclata et se poursuivit pendant des semaines à l’église Allbright. Je fus profondément intéressée et touchée par l’esprit de ces réunions. C’était un réveil à l’ancienne : on compta les conversions par vingtaines. Aucune personne de couleur ne s’avança pour qu’on priât pour elle ; il y en avait peu dans tout le voisinage. Un vieil homme nommé Moses Rainbow et ses deux fils, Samuel et James, étaient les seules personnes de couleur qui vivaient à moins de trois ou quatre milles de la ville. Ces réunions durèrent quatre ou cinq semaines. Quand elles prirent fin, une série de réunions commença à l’église méthodiste.
L’un des membres était Mlle Mary Bloser, fille de George Bloser, bien connu dans toute cette région pour sa profonde piété et son caractère chrétien, comme l’était aussi Mlle Mary. Elle était
puissante dans la prière. Je n’ai jamais entendu une jeune personne qui sût saisir Dieu ainsi pour des âmes. Elle était partout où elle allait une puissance pour le bien. Combien d’âmes je l’ai vue conduire à la croix !
Un soir, comme elle parlait à des personnes dans l’assemblée, elle vint à moi, une pauvre fille de couleur assise tout au fond près de la porte, et avec des supplications et des larmes, qui me touchèrent vraiment, elle me demanda de m’avancer. J’étais la seule fille de couleur présente, mais j’y allai. Elle s’agenouilla près de moi, son bras autour de moi, et pria pour moi. Oh ! comme elle pria ! J’étais ignorante, mais je priai de mon mieux. La réunion prit fin. Je voulus me lever, mais je m’aperçus que je ne pouvais pas me tenir debout. On me prit et on me remit sur pied. Mes forces semblèrent me revenir, mais j’avais peur. J’avais peur de faire un pas. Je me sentais si légère. Dans mon cœur il y avait la paix, mais je ne savais pas exercer la foi comme j’aurais dû. Je rentrai chez moi et résolus d’être au Seigneur et de vivre pour lui. Tous les jours étaient heureux et lumineux. Je chantais, je travaillais, et je croyais que c’était tout ce que j’avais à faire. Puis j’entrai dans l’Église. Je ne me rappelle pas le nom du pasteur, mais je me rappelle bien que mon conducteur de classe s’appelait Joshua Ludrick. Je l’aimais pour la force de ses poumons, car je croyais alors qu’il y avait beaucoup de religion dans les prières bruyantes et les cris. On pouvait l’entendre prier à un demi-mille quand il était bien échauffé. Il conduisait la classe du dimanche matin, qui se réunissait après la prédication du matin. Mon père et ma mère, pour m’encourager dans ma vie nouvelle, entrèrent dans l’Église et dans la même classe, afin de m’éviter de sortir le soir. Les enfants de Mme Latimer, trois d’entre eux, allaient à l’école du dimanche, et je devais rentrer à temps pour que le dîner fût prêt et que les enfants pussent partir ; mais j’étais noire, et ne pouvais donc être appelée dans la classe avant un Blanc ; il me fallait attendre que les Blancs eussent fini ; et je recevais une telle semonce en rentrant, les enfants étaient tous si fâchés contre moi, et Mme Latimer aussi, que mes ennuis avaient commencé. Je priai, et pensai que c’était ma croix. Je me dis : je vais changer de place dans la classe, cela m’aidera peut-être ; et je m’assis au premier bout du banc, car le conducteur commençait toujours par le premier bout et descendait. Quand je m’assis au premier bout, il commença par le bas et remonta, me laissant pour la dernière. Alors je m’assis entre deux personnes, pensant qu’il prendrait les deux au-dessus de moi, puis moi à mon tour ; mais il prenait les deux, puis sautait par-dessus moi, prenait tous les autres, et me prenait la dernière. Je dis à mon
père que j’étais grondée parce que je rentrais si tard et que je mettais les enfants en retard pour l’école. Mon père dit qu’il en parlerait à M. Ludrick ; mais s’il le fit, cela ne changea rien, et j’en vins au point de devoir choisir entre renoncer à ma classe et renoncer à ma place. Nous étions une famille nombreuse, et mon père et ma mère pensaient que je devais garder ma place ; il me fallut donc renoncer à ma classe. Cela ne me faisait d’ailleurs pas grand bien d’être grondée chaque fois que j’y allais ; je devins donc négligente et perdis toute la grâce que j’avais, si tant est que j’en eusse vraiment. J’étais insouciante et gaie, mais je disais toujours mes prières, je lisais ma Bible et de bons livres, et j’avais l’intention de me convertir quand je saurais pouvoir le rester. Je ne voulais pas être une hypocrite, non, pas moi ; je continuai donc, enfermée en moi-même. Puis je me mis à observer les défauts de ceux qui faisaient profession de piété, ce qui est une triste occupation pour qui que ce soit. Ce n’est pas ainsi qu’on s’approche de Dieu. Je vis bien des choses et j’entendis bien des choses dites et faites par des chrétiens de profession que je n’aurais pas faites ; j’étais bien meilleure qu’eux ; et je continuai ainsi, à ma façon, pendant quelque temps.
Il y a des années de cela. Pendant que je vivais à l’hôtel de Black, à Columbia, je me souviens d’avoir lu un livre. J’en ai oublié le titre, mais c’était une discussion entre un incrédule et un pasteur chrétien. À mesure que j’avançais dans ma lecture, j’y pris un grand intérêt. « Oh, pensai-je en moi-même, je sais que le pasteur chrétien gagnera. » Cela commence par une question de l’incrédule. La réponse du pasteur occupait deux pages, tandis que la question n’en occupait qu’une et demie. À mesure qu’ils avançaient, le pasteur gagna trois pages avec sa réponse, et l’incrédule sembla perdre. Puis cela continua et, peu à peu, le pasteur commença à perdre, et l’incrédule à gagner. Cela continua ainsi jusqu’à ce que l’incrédule parût avoir gagné tout le terrain. Ses questions et ses arguments étaient si jolis, et présentés de telle manière, qu’avant de m’en rendre compte j’étais captive ; et quand j’eus fini le livre, j’avais tout le texte de l’incrédule gravé dans ma mémoire et dans mon esprit, et l’argumentation du chrétien était perdue ; je ne m’en rappelais presque rien. Eh bien, j’avais peur de le dire à qui que ce soit. Oh, si quelqu’un venait à découvrir que je ne croyais pas à l’existence de Dieu ! Je soupirais après quelqu’un à qui parler, pour vider mon jabot de la charge de folie que j’y avais amassée. Et je lisais tout ce qui me tombait sous la main, afin de m’affermir dans ma nouvelle lumière, comme je le croyais. Pourtant je voulais l’oublier, et en sortir. Mais c’était comme un piège ; je ne le pouvais pas. Une année avait passé. Je parlais haut et j’en laissais échapper un peu de temps à autre. Qu’il est beau, le vieux cantique :
« Quand Jésus me vit du haut des cieux,
Vit mon âme gisant en ruine,
Il me regarda d’un œil de pitié,
Et me dit en passant :
“Avec Dieu tu n’as point d’union.” »
Oh, que c’est vrai ! Je soupirais après la délivrance, mais comment me libérer ? Le Seigneur m’envoya du secours de cette manière : ma tante, demi-sœur de ma mère, qui vit aujourd’hui à Baltimore et que j’aimais beaucoup, monta à York, puis à Wrightsville, pour rendre visite à mon père et à nous, les enfants. Je vivais à Columbia ; j’allai la voir et la fis venir avec moi. « Maintenant, pensai-je, ce sera l’occasion de décharger mon cœur. Ma tante vit tout au fond de la campagne, à Quaker Bottom, ou dans les environs de Hereford, dans le Maryland ; je n’y connais personne, et personne ne m’y connaît ; je n’y serai jamais ; et pourvu que personne ici ne le sache, c’est tout ce qui m’importe. »
Ma tante était naturellement très portée vers la religion. Elle ressemblait beaucoup à ma mère par l’esprit. Comme nous marchions donc ensemble, traversant le long pont, qui avait alors un mille et quart de long, nous nous arrêtâmes pour regarder au loin sur l’eau. Ma tante dit : « Comme Dieu a merveilleusement créé toutes choses, le ciel, et les grandes eaux, etc. »
Alors je tirai ma plus grosse pièce d’artillerie ; je dis : « Comment savez-vous qu’il y a un Dieu ? » et je continuai avec tout l’air qu’un pauvre incrédule aveugle et ignorant est capable de se donner. Ma tante se tourna et me lança un regard qui me transperça comme une flèche ; puis, frappant du pied, elle dit :
« Ne m’adresse plus jamais la parole. Quelqu’un qui a eu une mère aussi bonne chrétienne que la tienne, et qui a été élevée comme tu l’as été, me parler ainsi ! Je ne veux pas te parler. » Et Dieu rompit le piège. Je le sentis. Je sentis la délivrance dès cette heure-là. Combien de fois j’ai remercié Dieu de l’aide de ma tante ! Si elle avait discuté avec moi, je ne crois pas que je serais jamais sortie de ce piège du diable. Et je dirais à mes lecteurs : « Prenez garde aux livres entachés d’erreur. » Il y a bien assez de livres orthodoxes pour vous aider, si vous voulez vous en contenter, eux et le Livre des livres. Amen.
Chapitre 4 terminé
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