Texte
Exode 25:40
En bref
Prêchant sur Exode 25 et le modèle que Dieu a donné pour le transport du mobilier du tabernacle, Evans parcourt l’histoire du vase d’huile de la veuve en 2 Rois 4 et le long exil de l’arche en 1 Samuel 4-6 pour insister sur un seul point: Dieu donne à chaque croyant un fardeau à porter et un don pour le porter, et l’un comme l’autre doivent être portés à sa manière, sous le joug de Christ, et non à la manière du monde. Il conclut en appelant l’Église à l’unité et en invitant quiconque porte encore un fardeau de péché dont il ne s’est pas occupé à venir à Christ.
Je suppose que c’est mon tour, quand il dit aux enfants: Allez-y! Il y a quelques années, j’ai passé une journée très agréable sur l’île de Saturna, juste au sud d’ici, avec des amis venus de Grande-Bretagne. À Saturna, il y a beaucoup, beaucoup d’aigles, et nous avons été stupéfaits de pouvoir approcher certains d’entre eux de si près. Or, au cours de mes voyages, j’ai appris à parler plusieurs langues, et l’une d’elles est l’aiglais. Alors j’ai engagé la conversation avec l’un des aigles de là-bas, et il m’a raconté cette histoire. D’habitude, une maman aigle pond deux œufs, mais il y a eu une fois où une maman en a pondu six. Papa aigle se tient au bord de son nid, tellement fier de sa femme qui est là à couver les œufs, et il jette un coup d’œil vers un voisin, qui se tient à côté de sa femme.
Il lui dit: Salut, content de te voir. Vous avez déjà eu des œufs? Oui? Ah, très bien. Combien? Oh, deux, dit son voisin. Ah, dit l’aigle, très bien, félicitations. Ravi de l’apprendre. Et il n’a pas pu s’empêcher de bomber un peu plus le torse et de lever un peu le bec, en montrant de l’aile: six. Son voisin, bien sûr, en a été très impressionné. Les jours ont passé, les six œufs ont éclos, et bientôt il y a eu six petites boules de duvet dans le nid; papa aigle est tellement fier, mais il est très, très occupé, car sa femme et lui n’arrêtent pas de partir chercher le meilleur saumon de Brentwood Bay pour le rapporter à Saturna et nourrir leurs petits. Un jour, il se repose juste au bord de son nid, il jette un coup d’œil vers son voisin et lui dit: Comment vont les petits? Le voisin répond: Très bien.
Il lui dit: Dis donc, c’est tout un travail d’élever ces petits, hein? Oui, dit le voisin, mais nous sommes très, très fiers des nôtres. Il répond: Oh, nous aussi. Combien c’était, déjà? Deux, ah oui, ils sont tous les deux en bonne santé, formidable. Six. Eh bien, le moment arrive où ces six petites boules de poils deviennent plutôt grosses, et c’est une vraie tâche de les nourrir sans arrêt. En plus, maintenant, papa aigle doit commencer à démonter une partie du nid pour pouvoir l’agrandir. Il construit une extension. Il construit une grande extension, tout en continuant à les nourrir. C’est une tâche bien lourde pour lui.
Et il est très, très occupé, trop occupé pour remarquer ce qui se passe dans le nid de son voisin, jusqu’au jour où, complètement épuisé, il se tient au bord de son nid, avec maintenant six grosses boules de duvet dans le nid. Il imagine le regard détaché de son voisin, il l’interpelle et lui dit: Comment vont les petits? Ça va? Je ne les ai pas vus ces derniers temps. Je ne t’ai pas vu partir leur chercher à manger. Ils vont bien? Et l’autre aigle lui dit: Oh oui, très bien, ils volent. La morale de l’histoire, c’est que les aigles sont nés pour voler. Ils ne sont pas nés pour qu’on les garde dans le nid.
Et cela m’attriste quand je vois tant et tant d’églises tellement occupées par leurs programmes de construction, pour garder leurs membres satisfaits dans leur église, qu’elles ne voient pas que leur responsabilité est de les envoyer au-dehors, pour qu’ils servent dans le ministère. Je ne suis pas contre les grandes églises; si les grandes églises nourrissent leurs membres, les font grandir et les libèrent pour le ministère, tant mieux. Mais je trouve très triste qu’une église se replie sur elle-même au point de croire qu’il lui faut toujours plus de programmes, toujours plus de nourriture pour ses membres, sans cette impulsion qui dit: Il est temps que vous, les jeunes aigles, sortiez du nid et commenciez à voler.
Voyez-vous, quand une maman aigle veut que ses petits volent, ce qu’elle fait, ou ce que fait le papa aigle, c’est qu’il les pousse de ses ailes jusqu’à ce qu’ils tombent du nid. Et puis ils descendent, la maman aigle plonge et rattrape cette petite boule de duvet sur ses ailes. Seul l’aigle fait cela. Puis elle s’élève jusqu’au plus haut des cieux, et là, elle fait basculer le petit. Et cette boule de duvet commence à tomber vers le sol, et la mère plonge dessous avant qu’il ne s’écrase au sol, et remonte très haut. Et puis, peut-être à la troisième ou à la quatrième fois, la petite boule commence à se rendre compte qu’elle ne tombe plus tout à fait aussi vite. Et bientôt, la petite boule découvre qu’elle peut vraiment voler. Non seulement voler, mais elle n’a même pas besoin de battre des ailes: elle peut planer. Ça doit être une sensation merveilleuse, vous ne trouvez pas? Je veux vous lire Ésaïe chapitre 40, à partir du verset 28.
Ne le sais-tu pas? Ne l’as-tu pas appris? C’est le Dieu d’éternité, l’Éternel, qui a créé les extrémités de la terre; il ne se fatigue point, il ne se lasse point; on ne peut sonder son intelligence. Il donne de la force à celui qui est fatigué, et il augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance. Les adolescents se fatiguent et se lassent, et les jeunes hommes chancellent; mais ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point.
Sous le même joug que le Seigneur
Voilà encore un de ces versets que, malheureusement, nous avons mal compris, parce que nous le lisons dans nos traductions sans comprendre ce que l’auteur veut dire. Ceux qui s’attendent au Seigneur: eh bien, pour moi, le mot « attendre » veut dire que je dois attendre patiemment. D’ailleurs, il y a un chant spirituel qui dit cela. Il y a des chants que j’ai chantés tant de fois. Ceux qui s’attendent au Seigneur, vous connaissez? Renouvellent leur force. Et nous pensons: Bon, je vais attendre. Apprends-moi, Seigneur, à attendre, à genoux devant toi. J’attendrai. J’attendrai. Le mot « attendre »… et d’ailleurs, si vous avez une traduction plus récente, vous remarquerez qu’elle ne dit pas « attendre ». Je crois qu’elle dit « se confier en l’Éternel », ou « espérer en l’Éternel », ou quelque chose comme ça. Le mot hébreu est quabbah. Je ne l’ai peut-être pas bien prononcé. Cela s’écrit Q-A-V-A-H dans notre alphabet.
Et il signifie littéralement, si vous regardez dans n’importe quelle concordance, prendre des fils et les tresser ensemble pour en faire une corde. Voilà ce que cela veut dire. Dans le langage du Nouveau Testament, voici ce que cela signifie. Ceux qui demeurent en Christ, et en qui Christ demeure, prendront le vol comme les aigles. Je veux le dire avec une autre expression, que j’ai employée la semaine dernière. Ceux qui sont sous le même joug que le Seigneur prendront le vol comme les aigles. Le verset parallèle à celui-ci dans les Écritures, ce seraient bien les paroles de Jésus, quand il a dit, comme je vous l’ai cité la semaine dernière: Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car mon joug est doux, et mon fardeau léger. Si vous êtes sous le même joug que le Seigneur, sous le joug fait sur mesure qu’il a pour vous, en faisant l’œuvre pour laquelle il vous a conçu, l’Écriture me dit, ici et ailleurs, qu’alors le travail devient facile et que vous commencez à planer comme l’aigle. C’est cela, l’onction.
L’aigle ne force pas par ses propres efforts, je l’ai remarqué, et vous aussi, j’en suis sûr: n’est-ce pas magnifique, ce que cet oiseau vient de faire? Il a appris à sentir le mouvement du vent, les courants d’air, et il se laisse porter par eux. L’homme ou la femme de Dieu qui sait ce que c’est que d’être lié, d’être sous le même joug que Christ, commence à sentir et à éprouver le mouvement de l’Esprit de Dieu, et commence à planer sur les choses de l’Esprit. C’est cela, l’onction. Elle peut reposer sur un homme comme celui dont je vous ai parlé la semaine dernière, qui réparait des voitures; et pourtant, quand ce ministère a été offert au Seigneur, il est devenu un ministère oint. Nous désirons ardemment voir l’onction en chaire. Je désire ardemment voir l’onction dans le travail auprès des jeunes. Je désire ardemment voir l’onction dans tous les ministères de l’église, là où Dieu est manifeste, agissant au milieu de son peuple. On a dit, et bien sûr cela ne s’applique pas à cette église, qu’il est difficile de planer comme l’aigle quand on est entouré de dindons. Je sais que cela ne s’applique pas à cette église.
Mais je me demande pourquoi si peu de chrétiens, parmi ceux que je connais, semblent vraiment vivre là où Dieu se manifeste dans tout ce qu’ils font, dans leur ministère. Et c’est peut-être parce qu’on ne leur a jamais enseigné qu’ils le devaient. Peut-être n’ont-ils jamais été lancés dans la manière de le faire. Et cela a été, bien sûr, le thème de mes deux dernières semaines. Je vais vous emmener dans deux grands passages de l’Écriture ce matin. Je veux d’abord que vous ouvriez 2 Rois chapitre 4. Je vais raconter une histoire, et je vais m’en servir comme d’une parabole. Je ne vais pas en faire une exégèse rigoureuse; c’est juste une histoire de l’Ancien Testament, dans le livre des Rois. Mais je vais m’en servir ce matin comme d’un petit modèle. 2 Rois chapitre 4, et je veux lire tous les versets.
Le vase d’huile de la veuve
Les sept premiers versets de ce chapitre racontent l’histoire d’une femme dont le mari était mort. Elle avait deux fils, et son mari, hélas, lui avait laissé beaucoup de dettes. Alors les créanciers venaient, et elle ne pouvait pas payer la dette. Ils allaient donc prendre ses deux fils pour en faire leurs serviteurs. Vous imaginez le lourd fardeau que portait cette femme. N’importe quelle mère sur le point de perdre ses deux fils, que ce soit pour servir dans l’armée ou pour partir au loin… Quel lourd fardeau sur le cœur d’une mère! Et c’est ce qu’elle ressentait. Elle va donc trouver le prophète Élisée et lui expose son dilemme. Mon mari est mort, et les créanciers viennent prendre mes enfants. Un fardeau lourd, très lourd. Et le prophète lui dit quelque chose de très étrange.
Il lui dit: Dis-moi, qu’as-tu à la maison? Et elle répond: Eh bien, tout ce que j’ai, c’est un vase d’huile. C’est la question que je vous ai posée la semaine dernière, n’est-ce pas? Quel est votre fardeau? Ensuite, je vous ai demandé: Quel est votre don? Qu’avez-vous que vous puissiez déposer devant Dieu pour qu’il s’en serve? Je vous ai raconté l’histoire d’un mécanicien automobile. Mais chacun de vous, chacun de nous, dit l’Écriture, a reçu des dons de Dieu par les choses de Dieu. Elle a dit: Tout ce que j’ai, c’est un vase d’huile. Chacun de nous a reçu un vase d’huile. Dans les Écritures, l’huile parle toujours du Saint-Esprit, et le Saint-Esprit nous a été donné.
Si vous n’avez pas le Saint-Esprit, disent les Écritures, vous ne lui appartenez pas. Chacun de nous, sans exception, a reçu le Saint-Esprit. Et chacun de nous, sans exception, je vous l’ai lu très clairement la semaine dernière, le Saint-Esprit donne des dons à chacun comme il veut. Y a-t-il quelqu’un qui en soit exclu? À chacun comme il veut. Pourquoi donne-t-il ces dons? Pourquoi donne-t-il ces vases d’huile? Pour que vous et moi soyons mieux équipés pour porter le fardeau pour lequel Dieu nous a conçus. Le ministère pour lequel Dieu nous a conçus.
La femme a dit: Tout ce que j’ai, c’est un vase d’huile. C’est mon don, c’est tout ce que j’ai. Alors le prophète lui a dit: Prends le vase d’huile que tu as, et je veux que tu envoies tes garçons chez tous les voisins. Dis-leur de ramasser chez tes voisins tous les pots et tous les récipients qu’ils pourront. Et quand ils les auront tous, rapporte-les à la maison et ferme la porte. Et ensuite, je veux que tu verses cette huile. Je l’imagine dire: Mais tout ce que j’ai, c’est un vase. Une petite jarre, c’est tout ce que j’ai. Mais peut-être le prophète avait-il une telle réputation dans la région, je ne sais pas ce qui l’a convaincue de le faire, toujours est-il qu’elle a fait ce qui semblait ridicule.
Elle est sortie et a envoyé ses fils chercher tous les pots et tous les récipients qu’ils pouvaient trouver chez tous les voisins. Je ne sais pas si elle a dit à ses garçons pourquoi, mais si elle l’a fait, je pense qu’elle a eu bien du mal à les persuader que l’entreprise en valait la peine. Ils sont allés ramasser tous les pots et tous les récipients, les ont rapportés à la maison, ont fermé la porte, et alors elle a dit, le prophète avait dit, de verser l’huile. Vous imaginez? Un seau rempli. Moi, je suis physicien: si vous avez un pot de deux litres et que vous essayez de le verser dans un seau de dix litres, le seau ne se remplit pas. Mais celui-là, si. Puis elle est passée au suivant. Et ce bol, et ce pot, et chacun d’eux, sans exception, a été rempli. Il lui a ensuite dit de rapporter l’huile à ses voisins et de leur vendre l’huile qui était dans leurs seaux; avec l’argent, elle a payé sa dette, et elle a vécu, en somme, elle et ses fils, à l’aise pour le reste de leurs jours.
Quelle est la parabole? Je vous ai enseigné, ces deux dernières semaines, combien il est important de commencer à découvrir que chacun de nous reçoit un fardeau de la part de Dieu. Dieu veut que nous portions nos propres fardeaux. Je ne peux pas le définir pour vous; c’est vous seul qui pouvez me dire quel est votre fardeau. La question suivante que je vous pose est celle-ci: Qu’avez-vous dans la main? Qu’avez-vous dans votre maison? Vous avez tous un vase d’huile; certains d’entre vous ont des talents sportifs, certains ont des talents d’administration, certains ont des talents de parole, beaucoup d’entre nous ont des talents pratiques. Qu’est-ce que vous avez? Allez-vous le déposer pour que Dieu s’en serve? Allez-vous le déposer pour qu’il s’en serve, avec le vase d’huile qu’il vous a donné? Allez-vous venir sous le même joug que Jésus, un joug fait sur mesure, pour que le fardeau devienne léger? Pas un fardeau que le pasteur veut vous imposer, mais le fardeau que Dieu a placé sur vous.
Et puis, une fois que vous m’aurez dit quel est votre fardeau, d’autres me confirmeront quel est votre don. Et alors, le rôle des responsables de l’église est de pourvoir au perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère. Le rôle de l’église est ensuite de confier un ministère selon le fardeau, exactement comme le prophète le fait pour la femme.
Et je crois que lorsque des hommes et des femmes de Dieu, et je lance ce défi aux jeunes, car c’est là qu’est mon cœur, eux qui ont toute la vie devant eux, prennent aujourd’hui la résolution de dire: Je vais servir Dieu avec le fardeau qu’il m’a donné, en cherchant à connaître la puissance de son Esprit sur moi, je veux le servir dans le ministère auquel il m’a appelé, parce que c’est quand vous fonctionnez là que Dieu met son onction, qu’il multiplie l’huile. C’est alors que vous commencez à apprendre ce que c’est que de prendre le vol comme les aigles. J’ai vu cela dans bien des vies, je vous ai raconté quelques-unes de ces histoires, je pourrais en raconter beaucoup, beaucoup d’autres, des jeunes hommes, des jeunes femmes, des hommes âgés, des femmes âgées qui ont découvert le dessein de Dieu pour leur vie et qui ont appris ce que c’est que de connaître la joie de planer comme l’aigle.
Si j’ai éveillé en vous quelque réponse, j’aimerais beaucoup passer du temps avec vous pendant que je suis ici ces deux prochains mois, pour parler davantage de vos fardeaux personnels dans le ministère. J’aimerais beaucoup voir cette église devenir un lieu où les jeunes aigles apprennent à voler. J’espère qu’elle ne deviendra jamais un lieu où vous vous contentez de rester assis dans le nid, à vous faire engraisser semaine après semaine, sans aucune impulsion pour apprendre à voler.
L’arche chez les Philistins
Le second passage de l’Écriture où je veux vous emmener se trouve en 1 Samuel chapitre 4. En fait, des chapitres 4 à 7, mais cela commence au chapitre 4. Au chapitre 4 du premier livre de Samuel, nous lisons qu’Israël sortit pour combattre les Philistins. Les Philistins campaient à un endroit appelé Aphek. Le mot signifie « forteresse puissante ». Les ennemis, les Philistins, campaient dans une forteresse puissante. Mais les enfants d’Israël ne s’en laissaient pas décourager, parce qu’ils campaient à un endroit appelé Ében-Ézer. Et le mot Ében-Ézer signifie « le rocher, notre secours ». C’est bon de savoir, si vous devez affronter une forteresse puissante, que vous vous tenez sur un rocher, notre secours. Qui est le rocher, notre secours? Jésus-Christ est le rocher, notre secours. Et c’est là qu’ils se tiennent pour la bataille. Ils arrivent à la bataille, et ils sont pleins d’assurance, parce qu’il y a un nouveau prophète en Israël.
Le prophète Élisée s’est levé. Ils ont Dieu qui demeure dans le tabernacle à Silo. Tous les présages sont favorables, et ils engagent la bataille contre les Philistins. Mais à la fin du premier jour, quelque chose a terriblement mal tourné. Et nous découvrons que quatre mille de ces Israélites ne rentreront plus chez eux. Ils gisent morts sur le champ de bataille ensanglanté. Et cette nuit-là, tous les officiers tiennent conseil: Qu’est-ce qui n’a pas marché? Tu as dit tes prières aujourd’hui? As-tu offert un sacrifice la dernière fois que tu es allé à Silo, au tabernacle? Le prophète qui était en Israël, il n’a pas appris de Dieu ce qui n’allait pas? Pourquoi sommes-nous battus de la sorte? Et vous savez comment ça se passe quand des croyants se réunissent et commencent à récriminer contre une situation. À un moment ou à un autre, c’est Dieu qui sera tenu pour responsable. Nous avons prié ardemment pour cela, et Dieu n’a pas exaucé nos prières.
Eh bien, c’était le genre de sentiment qu’éprouvaient ces Israélites après ce premier jour de bataille. Et quelqu’un a eu une idée merveilleuse: Eh bien, Dieu nous a laissés nous mettre dans ce pétrin. Pourquoi ne pas retourner à Silo et amener Dieu ici, pour qu’il voie dans quel pétrin nous sommes? Voyez-vous, pour eux, Dieu se trouvait dans une tente à Silo. Silo était dans le pays des Éphraïmites; on y avait dressé une tente trois cents ans plus tôt, et l’arche de l’alliance était gardée dans cette tente. Et au cours de ces trois cents ans, le culte et le service des prêtres s’étaient dégradés au point que personne ne comprenait plus ce qui se passait. Tous les prêtres pouvaient entrer dans le lieu saint.
Le tabernacle était devenu un lieu où se pratiquait beaucoup d’iniquité. Et à cette époque, le souverain sacrificateur, un homme nommé Éli, et ses deux fils étaient des débauchés. C’étaient deux des prêtres qui officiaient dans la synagogue, et ils avaient l’habitude de prendre toutes sortes de sacrifices souillés. Ils acceptaient des pots-de-vin. C’étaient des hommes très impies. Pourtant, ils représentaient Dieu auprès du peuple.
Et au fil des années, ils en étaient venus à croire que dans cette tente il y avait un coffre en or. Et sur ce coffre en or, il y avait un siège appelé le propitiatoire. Et sur ce propitiatoire, il y avait deux anges. On leur avait transmis cette histoire. Et Dieu venait s’asseoir entre les anges. Et pour eux, leur idée de Dieu se réduisait à quelqu’un qui habitait une tente à Silo. C’est tout à fait comme la femme samaritaine. Vous vous souvenez, quand Jésus lui a parlé? Elle a dit: Eh bien, vous, vous adorez Dieu là-bas. Nous, nous adorons Dieu ici.
Comme si Dieu se trouvait à un endroit précis et ne pouvait pas être trouvé ailleurs. Et c’est à cette religion que les enfants d’Israël en étaient arrivés. Ce n’était plus qu’un acte superstitieux. Cela n’avait rien à voir avec la sainteté. Cela n’avait rien à voir avec l’accès à la présence de Dieu, telle que la représentait le coffre. L’arche de l’alliance.
Alors là, sur le champ de bataille, pendant que les officiers tenaient conseil, quelqu’un a eu l’idée. Ils ont dit: Eh bien, Dieu nous a mis dans ce pétrin. Ou du moins, il sait que nous sommes venus combattre, et il n’a pas été avec nous. Retournons le chercher et amenons-le à la bataille. Pour qu’il voie les problèmes que nous traversons. L’idée a été bien accueillie par les autres. Ils ont donc envoyé dire aux prêtres Hophni et Phinées, les fils d’Éli: Nous voulons que Dieu vienne à la bataille. Alors, pour montrer leur propre autorité, ces deux prêtres ont porté l’arche sur le champ de bataille. Quand l’arche est arrivée sur le champ de bataille, et bien sûr c’était la première fois que les enfants d’Israël la voyaient, car elle était restée à l’abri dans un tabernacle pendant trois cents ans, ils se sont mis à pousser des cris de joie. Dieu est venu. Nous allons forcément gagner. Maintenant, Dieu est là.
Les Philistins, entendant ce cri, ont commencé à avoir peur. Ils se sont dit les uns aux autres: Dieu est venu. Soyez des hommes et combattez! Fortifiez-vous et soyez des hommes. Soyez forts. Si nous devons mourir, mourons courageusement. Alors les Philistins ont combattu comme des hommes qui allaient mourir. Et bien sûr, ils ont remporté une grande victoire. Ils se sont emparés de l’arche et l’ont emportée avec eux au pays des Philistins. Quand le jeune homme est revenu vers Éli pour lui dire ce qui s’était passé, car ses propres fils avaient été tués dans cette bataille, Éli est tombé du mur où il était assis. Il s’est rompu la nuque et il est mort. La femme de Phinées était sur le point d’accoucher, et à la nouvelle de la mort de son mari, elle a mis l’enfant au monde et a appelé le garçon I-Kabod, ce qui veut dire: la gloire est bannie.
L’arche, qui représentait la présence de Dieu au milieu de son peuple, et qui avait été si souillée dans leur façon de penser pendant près de 300 ans, n’était désormais plus dans le pays. Pendant qu’elle était chez les Philistins, ils l’ont installée dans le temple de leur dieu Dagon, et le matin, ils ont découvert que Dagon était tombé. Ils ont remis Dagon debout, ils se sont dit qu’un grand vent avait peut-être soufflé pendant la nuit, et le lendemain, quand ils sont revenus, il était de nouveau tombé, et cette fois ses mains étaient coupées.
Ils ont commencé à craindre que ce dieu, cette boîte où Dieu habitait, ait peut-être des pouvoirs mystérieux qui faisaient tomber leur dieu Dagon. Alors ils l’ont envoyée de cet endroit à un autre, mais partout où ils l’envoyaient dans le pays, la petite ville où elle arrivait était bientôt frappée de fléaux, de tumeurs et de toutes sortes de maladies qui s’abattaient sur les gens. Alors ils se sont dit: peut-être que Dieu est en colère contre nous, le dieu des Juifs, et peut-être qu’on devrait le renvoyer.
Alors ils ont eu une très bonne idée. Ils ont dit: bon, comment savoir si Dieu est en colère? Je vais vous dire ce qu’on va faire. Pourquoi ne pas prendre deux vaches laitières qui ont des petits, on va les atteler ensemble, on va prendre une charrette toute neuve, on va mettre l’arche de l’alliance sur la charrette, et on va les tourner vers Israël, et si Dieu veut récupérer sa boîte, alors les vaches iront tout droit en Israël.
Mais si c’est simplement une coïncidence que les gens attrapent ces fléaux, si ça n’a rien à voir avec le surnaturel et avec Dieu, alors les vaches vont partir à la recherche de leurs petits, et là on saura qu’on peut garder l’arche sans aucun danger. Et c’est ce qu’ils ont fait. Et quand ils ont lâché les vaches, ils les ont vues aller tout droit vers la frontière.
Elles ont passé la frontière à un endroit appelé Beth-Schémesch. Les enfants d’Israël étaient dans les champs ce jour-là, un an environ après que l’arche avait été prise, et ils ont laissé éclater leur joie quand ils ont reconnu l’arche sur cette charrette à bœufs. Alors ils ont pris les bœufs et les ont immolés, ils ont fait un feu avec le bois de la charrette, et ils ont offert dessus les bœufs en sacrifice à Dieu, puis ils ont pris l’arche et l’ont posée sur une pierre pour que tout le monde célèbre le retour de l’arche, qui représentait la présence de Dieu, au milieu du peuple.
Quelques jours plus tard, un des jeunes hommes a ouvert l’arche. Il aurait pu justifier son geste en disant: bon, je voulais juste vérifier si les tables de la loi étaient toujours à l’intérieur, si le vase de manne était toujours à l’intérieur, si la verge d’Aaron était toujours à l’intérieur, ou si les Philistins n’avaient pas pris... Je voulais juste vérifier. Il aurait pu se justifier, mais au moment même où il a ouvert l’arche, lui et 50 000 Israélites sont morts.
Dieu est resté silencieux pendant 300 ans d’un culte dégénéré. Dieu s’est montré puissant quand il était chez les Philistins, en renversant Dagon et en frappant le peuple de tumeurs. Dieu s’est montré plein de grâce et de miséricorde quand les Philistins ont manipulé l’arche sans ménagement, l’ont mise sur une charrette à bœufs et l’ont renvoyée en Israël. Mais au moment où son propre peuple a profané l’arche qui représentait sa présence, il a été terrible dans son jugement contre eux. Pendant les années qui ont suivi, sans l’arche, sans Dieu, représenté par l’arche, présent dans le pays, j’ai découvert avec stupéfaction, en étudiant ce passage, que l’arche est restée hors d’Israël pendant près de 100 ans. Je pensais que c’était juste un court intermède de deux ans, mais non, près de 100 ans. Et tout ce qui s’est vraiment passé pendant ces 100 ans, c’est ceci: le prophète Élisée s’en va, et le prophète Samuel arrive. Et le peuple vient trouver Samuel et lui dit: écoute, maintenant nous n’avons plus de prêtres dans le pays, parce qu’il n’y a pas d’arche, le tabernacle ne fonctionne plus. Et nous avons besoin d’être comme les autres nations, il nous faut un roi.
Samuel leur a dit: vous avez un roi, Dieu est votre roi. Oh, mais Dieu n’est pas là, parce que pour eux, Dieu était représenté par l’arche, la boîte. Voilà à quel point leur Dieu était petit. Mais il n’est pas là, disaient-ils, alors il nous faut un roi. Alors, après beaucoup de manœuvres politiques, ils ont établi un roi, et l’homme qu’ils ont choisi s’appelait Saül. Saül a été choisi parce qu’il dépassait tous les autres hommes de la tête et des épaules. Il se distinguait parmi les hommes. Et pendant 40 ans, Saül a été le roi d’Israël. Et si vous regardez son règne, voici ce que vous allez découvrir sur son règne.
C’était un règne entièrement séculier, dirigé par un homme qui s’était mis lui-même à la tête de tout, un homme qui est devenu fou dans ses dernières années, qui a essayé plusieurs fois de tuer David, vous vous souvenez peut-être de l’histoire. Mais tout son règne, c’est ce que vous et moi appellerions un règne humaniste séculier. Dieu n’était pas présent. Et tout le règne de Saül, c’est un homme qui essaie de dicter au pays ce qu’il doit être. Si vous lisez la vie de Saül, c’est une vie qui ne rend pas ouvertement gloire à Dieu, c’est Saül qui essaie de rendre gloire à l’homme. Et je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est tout à fait typique de tant de nos gouvernements aujourd’hui, marqués par l’humanisme séculier, où l’homme s’est mis lui-même sur le trône, comme le représente Saül, un homme d’entre les hommes.
Et Dieu est relégué à la périphérie de notre société. Ce matin, dans une étude biblique, j’ai cité un verset qui revient cinq fois dans le livre des Juges. Les cinq derniers chapitres du livre des Juges montrent une prêtrise qui se dégrade, jusqu’à une nation dégénérée, ou jusqu’à la tribu de Dan. Et si vous regardez bien, c’est une progression du mal, ces cinq derniers chapitres. Et chacun de ces chapitres contient le même verset, qui dit ceci: « En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon. » Quand Dieu est relégué à la périphérie, et que l’homme s’élève lui-même pour être le centre de sa théologie, de son mode de vie, de sa philosophie, de son gouvernement, cette religion-là, on l’appelle l’humanisme séculier.
Ça m’étonne de voir des gens comme les communistes, ou le communisme qui essaie d’éliminer la religion, sans voir du tout que le communisme est une religion. Tous les systèmes de croyance sont des religions. Et aujourd’hui, la religion du Canada, les gens disent que nous sommes une nation laïque, mais nous ne sommes pas une nation laïque, nous sommes un pays dont la religion est l’humanisme séculier. C’est la philosophie qui gouverne les décisions de notre nation. Et sous Saül, c’était cela, le gouvernement du pays d’Israël, parce que Dieu n’était pas dans le pays. Après l’époque de Saül, David est devenu roi.
Porter l’arche à la manière de Dieu
Et David était roi depuis près de 20 ans quand il a cette magnifique idée de ramener Dieu à Silo. Voyez-vous, après que ces hommes eurent été frappés, ces 50 000, les gens de Kirjath-Jearim étaient venus prendre l’arche et l’avaient mise dans une remise, sous des couvertures, chez un homme appelé Abinadab. Elle était là depuis près de 80 ans, sous des couvertures, dans une remise.
David dit à ses conseillers: allons ramener l’arche de l’alliance à Silo, pour rétablir une fois de plus la justice et la religion dans notre pays. Alors, qui pourrait trouver à redire à cela, quand on veut que la gloire de Dieu revienne? Combien d’entre vous aimeraient voir la gloire de Dieu revenir à Victoria, et au Canada? Il n’y a rien de mal dans le désir de David, n’est-ce pas? Il veut que Dieu revienne, représenté par l’arche, pour que la prêtrise puisse de nouveau fonctionner, que les péchés puissent être pardonnés, que les offrandes soient présentées, et les sacrifices. Rien de mal à cela, absolument rien. Son désir est absolument merveilleux. Alors, en parlant avec ses conseillers, il décide de le faire. Ils sont tous d’accord avec lui.
Alors David dit: bon, où est-elle? Et on lui répond: elle est chez Abinadab, à une certaine distance, aux frontières de la Palestine, ou de la Philistie. Et il dit: bon, comment allons-nous faire pour l’amener? Et quelqu’un dit: eh bien, quand les Philistins l’ont amenée là, ils l’ont amenée sur une charrette à bœufs. C’est une bonne façon de transporter n’importe quoi. Sur une charrette à bœufs. Alors David décide qu’ils vont prendre des bœufs dressés, pas des vaches, des vaches laitières. Des bœufs dressés, les meilleurs, les plus robustes. Et ils ont construit une charrette, une charrette neuve, une charrette magnifique, pour aller récupérer l’arche de l’alliance, pour ramener la gloire de Dieu dans l’Église. Et ils y sont allés en grande fête, en fanfare. Toute la nation était en fête. Nous avons un roi juste qui veut que la gloire de Dieu revienne.
Et alors ils y vont, ils vont chercher l’arche dehors, dans la remise où elle était, ils enlèvent les couvertures, et ils la mettent sur la charrette. Et toute la fanfare, tous les prêtres se mettent à chanter, ils jouent de leurs instruments à vent, ils battent leurs tambours. Ça va être une grande fête. Ils se mettent en route vers Jérusalem, vers Silo. Les bœufs font trois pas. Ce sont des bœufs dressés. Et ils trébuchent. Et la charrette vacille. Et un jeune homme tend la main pour toucher la charrette, pour toucher l’arche de l’alliance.
Et il est frappé sur-le-champ. David rentre chez lui dans tous ses états. Il est en colère contre Dieu. Il est embarrassé. Il s’enferme plusieurs jours, à se plaindre à Dieu: j’essaie de ramener ta gloire, mon Dieu. Pourquoi? Pourquoi as-tu permis que cet homme, ce jeune prêtre, soit frappé? Tout ce qu’il a fait, c’est essayer de retenir la charrette.
Et il reste chez lui trois mois. Enfermé. Et à mesure que sa colère retombe, il se met à lire les Écritures. Et il trouve, dans le livre des Nombres, au chapitre quatre, le passage où Dieu parle de l’arche, où il parle de la marche, où il parle des modèles dont il avait dit à Moïse: veille à suivre ce modèle à la lettre. Il y lit ce qui est écrit: « Et les fils de Kehath seront ceux qui porteront l’arche. » Parmi tous les fils de Lévi, qui avaient reçu différents ministères aux premiers temps du tabernacle, pendant le désert, et plus tard quand il est entré en Palestine, en Israël, chacun avait une tâche différente. Et il y a lu ce verset qui disait: « Et les fils de Kehath, l’un des fils de Lévi, seront ceux qui porteront l’arche. » Alors David a réuni la famille de Lévi. Il a mis à part la famille des Kehathites.
Il leur a dit: savez-vous que c’est vous qui devriez porter cette arche? Ils ne le savaient pas. Alors il a prié pour eux, et il les a consacrés pour porter l’arche. Et puis ils sont retournés à Kirjath-Jearim, chez Abinadab. Cette fois avec un peu moins de prétention. Cette fois avec un peu moins d’ego. Ils arrivent devant l’arche. Il dit aux jeunes hommes de la tribu de Kehath: je veux que vous preniez ces barres que vous avez, ces barres recouvertes d’or. Je veux que vous les glissiez dans les trous sur le côté de l’arche, comme cela avait été ordonné plusieurs centaines d’années auparavant. Vous imaginez? Je vais vous dire une chose: si je m’appelais Jean Kehath, et qu’on me disait de mettre cette barre dans ce trou, sachant que la dernière fois qu’on avait touché cette arche, le jeune homme avait été frappé, j’aurais beaucoup, beaucoup hésité.
J’aurais été très, très nerveux. Mais le roi l’avait ordonné. Alors les jeunes hommes glissent la barre dans le trou sur le côté, dans l’anneau sur le côté, puis dans l’autre, et ils sont toujours là. Ils glissent la barre de l’autre côté de l’arche, et le roi dit: soulevez l’arche, et ils la prennent sur leurs épaules. Je suis sûr qu’ils tremblent encore. Et David dit: allons-y.
Ils se mettent à marcher. Ils font cinq pas. David dit: stop. Qu’est-ce qui se passe? Qu’est-ce qui se passe? Adorons. Adorons. Les prêtres se mettent à chanter, les instruments se mettent à jouer, et ils font monter leurs alléluias vers Dieu. David dit: bon, on avance. Et ils font encore cinq pas. Stop. Adorons. Et c’est ainsi qu’ils ont fait tout le chemin jusqu’à Silo. Pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire? S’il y a une chose à retenir de cette histoire, c’est celle-ci.
Si vous et moi, nous voulons faire l’œuvre de Dieu, nous ferions bien de la faire à la manière de Dieu. Le monde, l’Église d’aujourd’hui, est tellement douée pour copier les méthodes du monde. Je connais des réunions de pasteurs organisées par des instituts de commerce, qui nous enseignent la meilleure méthode d’organisation d’entreprise, la meilleure façon d’investir l’argent de nos Églises, et cetera, et cetera, les techniques commerciales du monde. Alors Dieu reste sur la touche. Il dit: vous n’avez pas besoin de moi. Continuez simplement à faire comme vous faites. Vous connaissez l’histoire de ce chrétien de Chine qui était venu en Amérique, puis était rentré chez lui, et quand il est revenu dans son Église en Chine, on lui a demandé comment étaient les Églises en Amérique. Il a dit: elles sont magnifiques, merveilleuses, de grandes Églises. Mais, a-t-il ajouté, je suis vraiment stupéfait de tout ce qu’elles arrivent à faire sans Dieu. Quel constat tragique, tragique, sur l’Église.
Frères et sœurs, il est temps de revenir à faire l’œuvre de Dieu à la manière de Dieu. Et Dieu a décrété qu’il appelait son peuple à marcher dans l’unité et l’amour. Voyez la prière de Jésus. Jean 17 dit ceci. Père, je reviens à toi pour retrouver la gloire qui était autrefois la mienne. Je te remercie pour ces hommes que tu m’as donnés. Il est sur le point de mourir. Et il est dans la chambre haute avec ses disciples. Je te remercie pour les hommes que tu me donnes.
Je ne te demande pas de les ôter du monde, mais je te demande de les garder. Je suis tellement heureux qu’il me garde. Je détesterais passer un seul jour dans ce monde sans l’assurance que c’est Jésus qui me garde. Puis il a dit ceci. Je ne prie pas seulement pour eux, mais je prie pour tous ceux qui viendront à croire en moi. Tous ceux de l’Église baptiste de Departure Bay en 2006.
Je prie, Père, pour que tu fasses qu’ils soient un. Comme toi et moi nous sommes un. Afin que Nanaimo sache que tu les aimes et que tu m’as donné pour eux. Je prie pour tous ceux de Nanaimo qui sont à moi en 2006, pour que tu fasses qu’ils soient un, afin qu’ils sachent combien tu les aimes et que tu m’as envoyé pour eux. C’est la prière de Jésus. Vous pouvez avoir tous les programmes d’évangélisation que vous voulez, frères et sœurs. Les Quatre lois spirituelles, Le Chemin du Calvaire, n’importe quel livre spirituel. S’il n’y a pas d’unité dans l’Église de Jésus-Christ, ne vous attendez pas à ce que Nanaimo sache que Dieu l’aime. Il pourrait gagner une personne à Christ, mais lui, il veut gagner la ville à Christ.
Il cherche des hommes et des femmes qui vont le faire à sa manière. Qui vont donner la priorité à ce qu’il appelle des priorités. S’aimer les uns les autres, se servir les uns les autres, obéir à sa parole.
Il cherche des gens qui comprennent le principe qu’il a établi, en plaçant des dons dans l’Église et en chacun de nous, pour que chacun de nous puisse porter le fardeau qu’il nous a appelés à porter, pour qu’ensemble, comme un seul corps, nous servions le corps de Christ, pour que le corps de Christ à Nanaimo devienne fort parce que le peuple de Dieu est uni et attelé ensemble avec Jésus le Sauveur, et vole ainsi comme les aigles, pour que cette ville commence à voir le peuple de Dieu manifester la présence de Dieu. Tant que nous continuerons à copier Saül, tant que nous continuerons à copier les méthodes du monde, ne vous attendez pas à ce que l’Église de Jésus-Christ devienne forte. Mais quand vous et moi, nous trouverons des gens libérés pour voler, portés par l’Esprit, parce qu’ils sont unis à Jésus, et Dieu soit loué, je connais des gens comme ça, vous verrez l’Église commencer à avoir un impact sur la société.
Aujourd’hui, c’est un dimanche où nous nous souvenons de l’Église persécutée. Je veux vous dire que nous soutenons des gens en Inde qui subissent la persécution tout le temps, mais quand nous lisons les récits de ce que Dieu fait avec certains de ces jeunes en Inde, dans les Églises de l’Inde, notre cœur est rempli de joie, absolument rempli de joie, et il est toujours vrai que l’Église de Jésus-Christ est bâtie sur le sang des martyrs, des hommes et des femmes qui ont donné leur vie parce qu’ils ont appris la liberté de prendre leur envol dans les choses de l’Esprit. Et qui ne font aucun cas de cette vie, mais qui prennent pour devise celle de cet homme merveilleux, Jim Elliot, qui est mort en disant ceci: « Il n’est pas fou, celui qui donne ce qu’il ne peut garder pour gagner ce qu’il ne peut perdre. » Frères et sœurs, j’aspire tant à voir le jour où des hommes et des femmes de Dieu seront résolus à faire l’œuvre de Dieu à la manière de Dieu. Peut-être que certains d’entre vous écoutent tout cela semaine après semaine. Vous vous étonnez peut-être de ma passion, parce que je le ressens si passionnément.
Et peut-être savez-vous qu’il y a dans votre vie des fardeaux que vous n’avez jamais réglés. Peut-être y a-t-il encore le fardeau du péché. Peut-être y a-t-il dans votre vie des rancunes que vous n’avez jamais réglées. Peut-être avez-vous l’impression que vous ne pouvez pas connaître Dieu de cette manière. Peut-être vous sentez-vous comme la dinde. Vous aspirez à être comme un aigle, mais vous vous sentez comme une dinde.
Peut-être y a-t-il des choses qui vous freinent, et peut-être que la racine de tout cela, c’est que vous n’êtes encore jamais entré dans la vie nouvelle qu’on trouve en Jésus-Christ. Aujourd’hui, c’est le jour où vous pouvez venir à lui et lui dire: Seigneur, je veux te connaître. Je veux être libéré des servitudes, du poids que je porte, le poids, le péché qui m’enveloppe si facilement. Je veux en être libéré. Et je sais, Seigneur Jésus, que tu es le seul qui me libère. Je sais, Seigneur Jésus, qu’en mourant sur la croix tu es mort et tu as versé ton sang afin que le fardeau de mon péché soit rejeté, afin que je sois libéré.
Et je te demande, Seigneur, de mettre sur moi ton fardeau, parce que je veux vivre ici une vie si remplie de toi qu’elle s’élève sur des ailes comme l’aigle, une vie qui rende gloire à ton nom. S’il y a des personnes comme ça ici aujourd’hui, je vous invite à venir en parler après le culte. Venez peut-être à l’avant, et nous pourrons prier avec vous. Car nous ne voudrions pas manquer de vous en donner l’occasion, si vous aspirez à connaître cette vie comblée par la présence de Dieu, alors que l’obstacle est peut-être simplement que vous n’êtes même jamais né de nouveau de l’Esprit de Dieu, alors commençons ce cheminement aujourd’hui. Et s’il y en a d’autres parmi vous qui désirent approfondir cela en en parlant avec moi, s’il vous plaît, s’il vous plaît, s’il vous plaît, venez me parler. C’est là qu’est ma joie. Mon fardeau, mon objectif numéro un dans la vie ces temps-ci, c’est de voir des gens libérés pour voler comme des aigles. Je passerai tout le temps que vous voudrez à en parler. Prions.
Père, je te remercie. Je te remercie pour ton grand amour, toi qui as envoyé ton Fils mourir sur la croix pour nous. Je te remercie pour le sang qui a été versé afin que nous soyons purifiés de toute iniquité. Je te remercie pour ton Esprit qui est venu habiter en nous, pour nous vivifier, nous rendre vivants pour toi et attentifs à toi. Nous nous tenons devant toi aujourd’hui en reconnaissant, Seigneur, que nous ne sommes pas ce que nous devrions être. Et que l’Église n’est pas ce qu’elle devrait être.
Et que la présence de Dieu ne se manifeste pas facilement au milieu de ton peuple. Mais, Seigneur, garde-nous d’avoir un jour ce mot, I-Kabod, écrit au-dessus de nous, car nous voulons que ta gloire soit ici. Et chacun de nous prie, Père, et moi je prie, Père, que ma vie soit telle qu’il te plaise, dans ta miséricorde, dans ta grâce, de faire connaître ta présence au milieu de nous.
Nous te prions, Père, que peut-être des gens de cette assemblée, aujourd’hui ou dans les mois à venir, connaissent la joie d’être libérés des péchés qui nous entravent. Qu’il y en ait dont les yeux s’ouvrent sur les grandes choses que tu peux faire dans leur vie, lorsqu’ils commencent à tendre vers toi. Nous te prions de donner la sagesse aux responsables de cette Église, Seigneur, afin qu’ils soient attentifs à lâcher les jeunes aigles et à leur apprendre à voler. Afin que, Père, il te plaise de répandre ton onction sur nous. Je te le demande, Père, pour l’amour de ton nom, pour ta gloire. Amen.
Used by permission of Gareth Evans. Transcribed from his audio at SermonIndex.