S'attendre à Dieu ·Pour l’instruction

Chapitre 7 · 4 min de lecture

Pour l’instruction

Cinquième jour. S’ATTENDRE À DIEU : Pour l’instruction.

« Éternel ! fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers.

Enseigne-moi tes sentiers.

Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi ;

Car tu es le Dieu de mon salut ;

tu es toujours mon espérance. » — Psaume 25:4, 5.

J’AI parlé d’une armée, sur le point d’entrer dans les territoires de l’ennemi, répondant à la question sur la cause du retard : « En attente de ravitaillement. » La réponse aurait aussi bien pu être : « En attente d’instructions », ou « En attente d’ordres ». Si la dernière dépêche n’avait pas été reçue, avec les ordres définitifs du commandant en chef, l’armée n’osait bouger. Il en va de même dans la vie chrétienne : aussi profond que le besoin d’attendre le ravitaillement est celui d’attendre les instructions.

Voyez avec quelle beauté cela ressort du Psaume 25. Celui qui l’écrivit connaissait et aimait extrêmement la loi de Dieu, et méditait cette loi jour et nuit. Mais il savait que cela ne suffisait pas. Il savait que, pour la juste appréhension spirituelle de la vérité, et pour sa juste application personnelle à ses propres circonstances particulières, il lui fallait un enseignement divin direct.

Ce psaume a été de tout temps un psaume très aimé, à cause de l’expression réitérée du besoin ressenti de l’enseignement divin, et de la confiance d’enfant que cet enseignement serait donné. Étudiez ce psaume jusqu’à ce que votre cœur soit rempli des deux pensées : le besoin absolu, la certitude absolue de la direction divine. Et remarquez alors combien c’est entièrement dans ce rapport qu’il dit : « Tu es toujours mon espérance. » Attendre la direction, attendre l’instruction, tout le jour, est une part très bénie de l’attente de Dieu.

Le Père qui est aux cieux prend un tel intérêt à son enfant, et aspire tellement à voir sa vie à chaque pas dans sa volonté et son amour, qu’il consent à garder sa conduite entièrement dans sa propre main. Il sait si bien que nous sommes incapables de faire ce qui est réellement saint et céleste, sinon dans la mesure où il l’opère en nous, qu’il veut que ses exigences mêmes deviennent des promesses de ce qu’il fera, en veillant sur nous et en nous conduisant tout le jour. Non seulement dans les difficultés particulières et les temps de perplexité, mais dans le cours ordinaire de la vie quotidienne, nous pouvons compter sur lui pour nous enseigner sa voie, et nous montrer son sentier.

Et qu’est-ce qui nous est nécessaire pour recevoir cette conduite ? Une seule chose : attendre les instructions, s’attendre à Dieu. « Tu es toujours mon espérance. » Nous voulons, dans nos temps de prière, donner une claire expression à notre sentiment du besoin et à notre foi en son secours. Nous voulons devenir nettement conscients de notre ignorance quant à ce que peut être la voie de Dieu, et du besoin de la lumière divine brillant au-dedans de nous, si notre voie doit être comme celle du soleil, qui brille de plus en plus jusqu’au plein jour. Et nous voulons attendre paisiblement devant Dieu dans la prière, jusqu’à ce que l’assurance profonde et reposante nous remplisse : cela sera donné — « Il conduit les humbles dans la justice. »

« Tu es toujours mon espérance. » L’abandon particulier à la conduite divine dans nos saisons de prière doit cultiver, et être suivi par, le regard habituel tourné vers le haut « tout le jour ». Aussi simple qu’il est, pour qui a des yeux, de marcher tout le jour à la lumière du soleil, aussi simple et délicieux peut devenir, pour une âme exercée à s’attendre à Dieu, de marcher tout le jour dans la jouissance de la lumière et de la conduite de Dieu. Ce qu’il faut pour nous aider à une telle vie n’est qu’une seule chose : la connaissance et la foi réelles de Dieu comme l’unique source de sagesse et de bonté, toujours prêt et aspirant ardemment à être pour nous tout ce que nous pourrions requérir — oui ! voilà l’unique chose dont nous avons besoin. Si seulement nous voyions notre Dieu dans son amour, si seulement nous croyions qu’il attend pour nous faire grâce, qu’il attend pour être notre vie et pour tout opérer en nous — comme cette attente de Dieu deviendrait notre plus haute joie, la réponse naturelle et spontanée de nos cœurs à son grand amour et à sa gloire !

« Mon âme, confie-toi en Dieu ! »

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S'attendre à Dieu Andrew Murray

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