S'attendre à Dieu ·Avec patience

Chapitre 13 · 4 min de lecture

Avec patience

Onzième jour. S’ATTENDRE À DIEU : Avec patience.

« Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui.

Ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays. » — Psaume 37:7, 9.

« Par votre persévérance vous sauverez vos âmes. » « Vous avez besoin de persévérance. » « Il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis. » De telles paroles du Saint-Esprit nous montrent quel élément important est la patience dans la vie et le caractère du chrétien. Et nulle part il n’y a de meilleure place pour la cultiver ou la manifester que dans l’attente de Dieu. Là nous découvrons combien nous sommes impatients, et ce que signifie notre impatience. Nous avouons parfois que nous sommes impatients envers les hommes et les circonstances qui nous entravent, ou envers nous-mêmes et notre lent progrès dans la vie chrétienne. Si nous nous mettons vraiment à nous attendre à Dieu, nous trouverons que c’est envers lui que nous sommes impatients, parce qu’il ne fait pas aussitôt, ou aussi tôt que nous le voudrions, ce que nous lui demandons. C’est en nous attendant à Dieu que nos yeux s’ouvrent pour croire en sa volonté sage et souveraine, et pour voir que, plus tôt et plus complètement nous nous y abandonnons absolument, plus sûrement sa bénédiction peut venir sur nous.

« Cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. » Nous avons aussi peu de pouvoir pour accroître ou fortifier notre vie spirituelle que nous en avions pour la faire naître. Nous « sommes nés, non de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu ». De même, notre vouloir et notre courir, notre désir et notre effort, ne servent de rien ; tout est « de Dieu qui fait miséricorde ». Tous les exercices de la vie spirituelle, notre lecture et notre prière, notre vouloir et notre agir, ont leur très grande valeur. Mais ils ne peuvent aller plus loin que ceci : montrer le chemin et nous préparer, dans l’humilité, à regarder à Dieu seul et à ne dépendre que de lui, et, dans la patience, à attendre son heure et sa miséricorde bienveillantes. L’attente doit nous enseigner notre absolue dépendance de la puissante action de Dieu, et nous amener, dans une parfaite patience, à nous mettre à sa disposition. Ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays ; le pays promis et sa bénédiction. Les héritiers doivent attendre ; ils peuvent se permettre d’attendre.

« Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui. » Pour « Repose-toi en l’Éternel », la marge donne « Fais silence devant l’Éternel », ou, selon la Version Révisée, « Tiens-toi tranquille devant l’Éternel ». C’est le fait de se reposer en l’Éternel, en sa volonté, sa promesse, sa fidélité et son amour, qui rend la patience facile. Et se reposer en lui n’est autre chose que faire silence devant lui, se tenir tranquille en sa présence. Nos pensées et nos désirs, nos craintes et nos espérances, apaisés et rendus calmes et tranquilles dans cette grande paix de Dieu qui surpasse toute intelligence. Cette paix garde le cœur et les pensées lorsque nous sommes en souci de quelque chose, parce que nous avons fait connaître notre requête à Dieu. Le repos, le silence, la tranquillité et la patiente attente trouvent tous leur force et leur joie en Dieu lui-même.

La nécessité, la raison d’être et la félicité de la patience s’ouvriront à l’âme qui attend. Notre patience apparaîtra comme le pendant de la patience de Dieu. Il aspire bien plus ardemment à nous bénir pleinement que nous ne pouvons le désirer. Mais, comme le laboureur prend longue patience jusqu’à ce que le fruit soit mûr, ainsi Dieu se plie à notre lenteur et use de longanimité envers nous. Souvenons-nous-en, et attendons avec patience : de chaque promesse et de chaque réponse à la prière, cette parole est vraie : « Moi, l’Éternel, je hâterai ces choses en leur temps. »

« Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui. » Oui, en lui. Ne cherche pas seulement le secours, le don dont tu as besoin ; cherche-le, lui ; attends-le, lui. Rends à Dieu sa gloire en te reposant en lui, en te confiant pleinement en lui, en l’attendant avec patience. Cette patience l’honore grandement ; elle le laisse, comme Dieu sur le trône, accomplir son œuvre ; elle remet le moi tout entier entre ses mains. Elle laisse Dieu être Dieu. Si ton attente est pour quelque requête particulière, attends avec patience. Si ton attente est plutôt l’exercice de la vie spirituelle cherchant à connaître et à posséder davantage de Dieu, attends avec patience. Que ce soit dans les plus courtes périodes déterminées d’attente, ou comme l’habitude continuelle de l’âme, repose-toi en l’Éternel, fais silence devant l’Éternel, et attends avec patience. « Ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays. »

« Mon âme, confie-toi en Dieu ! »

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S'attendre à Dieu Andrew Murray

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