S'attendre à Dieu ·En gardant ses voies

Chapitre 14 · 5 min de lecture

En gardant ses voies

Douzième jour. S’ATTENDRE À DIEU : En gardant ses voies.

« Espère en l’Éternel, garde sa voie,

et il t’élèvera pour que tu possèdes le pays. » — Psaume 37:34.

SI nous désirons trouver un homme que nous avons hâte de rencontrer, nous nous informons des lieux et des chemins où on peut le trouver. En nous attendant à Dieu, il nous faut prendre bien garde de garder ses voies ; hors d’elles, nous ne pouvons jamais espérer le trouver. « Tu vas au-devant de celui qui pratique avec joie la justice, de ceux qui marchent dans tes voies et se souviennent de toi. » Nous pouvons être assurés que Dieu ne se trouve jamais et nulle part sinon dans ses voies. Et que là, par l’âme qui le cherche et l’attend avec patience, il est toujours très sûrement trouvé. « Espère en l’Éternel, garde sa voie, et il t’élèvera. »

Combien est étroit le lien entre les deux parties de cet ordre. « Espère en l’Éternel » — cela concerne l’adoration et la disposition ; « et garde sa voie » — cela touche la marche et l’œuvre. La vie extérieure doit être en harmonie avec l’intérieure ; l’intérieure doit être l’inspiration et la force de l’extérieure. C’est notre Dieu qui a fait connaître ses voies dans sa Parole pour notre conduite, et qui invite notre confiance pour sa grâce et son secours dans notre cœur. Si nous ne gardons pas ses voies, notre attente de lui ne peut apporter aucune bénédiction. L’abandon à une pleine obéissance à toute sa volonté est le secret du plein accès à toutes les bénédictions de sa communion.

Remarquez avec quelle force cela ressort dans le psaume. Il parle du malfaiteur qui prospère dans sa voie, et invite le croyant à ne pas s’irriter. Quand nous voyons autour de nous des hommes prospères et heureux alors qu’ils abandonnent les voies de Dieu, et nous-mêmes laissés dans la difficulté ou la souffrance, nous sommes en danger d’abord de nous irriter de ce qui paraît si étrange, puis, peu à peu, de céder et de chercher notre prospérité dans leur sentier. Le psaume dit : « Ne t’irrite pas ; confie-toi en l’Éternel, et pratique le bien. Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui ; laisse la colère, abandonne la fureur. Détourne-toi du mal, et fais le bien ; l’Éternel n’abandonne pas ses fidèles. Les justes posséderont le pays. La loi de son Dieu est dans son cœur ; ses pas ne chancellent point. » Et alors vient — le mot revient pour la troisième fois dans le psaume — « Espère en l’Éternel, et garde sa voie. » Fais ce que Dieu te demande de faire ; Dieu fera plus que tu ne peux lui demander de faire.

Et que nul ne se laisse aller à la crainte : Je ne puis garder ses voies ; c’est cela qui nous ravit notre confiance. Il est vrai que tu n’as pas encore la force de garder toutes ses voies. Mais garde soigneusement celles pour lesquelles tu as déjà reçu la force. Livre-toi de bon gré et avec confiance à garder toutes les voies de Dieu, dans la force qui viendra en t’attendant à lui. Donne ton être tout entier à Dieu sans réserve et sans doute ; il se montrera Dieu envers toi, et opérera en toi ce qui est agréable à ses yeux par Jésus-Christ. Garde ses voies, telles que tu les connais dans la Parole. Garde ses voies, telles que la nature les enseigne, en faisant toujours ce qui paraît juste. Garde ses voies, telles que la Providence les indique. Garde ses voies, telles que le Saint-Esprit les suggère. Ne pense pas à t’attendre à Dieu tandis que tu dis que tu n’es pas disposé à marcher dans son sentier. Si faible que tu te sentes, sois seulement disposé, et celui qui a produit le vouloir produira aussi le faire par sa puissance.

« Espère en l’Éternel, et garde sa voie. » Il se peut que la conscience de nos manquements et de notre péché fasse paraître notre texte plus comme un obstacle que comme un secours dans l’attente de Dieu. Qu’il n’en soit pas ainsi. N’avons-nous pas dit plus d’une fois que le point de départ même et le fondement de cette attente sont une impuissance totale et absolue ? Pourquoi donc ne pas venir avec tout le mal que tu sens en toi-même, tout souvenir de mauvaise volonté, de manque de vigilance, d’infidélité, et tout ce qui cause une si incessante condamnation de soi-même ? Mets ta confiance dans la toute-puissance de Dieu, et trouve dans l’attente de Dieu ta délivrance. Ton échec n’a tenu qu’à une seule chose : tu as cherché à vaincre et à obéir par ta propre force. Viens et incline-toi devant Dieu jusqu’à ce que tu apprennes qu’il est le Dieu qui seul est bon, et qui seul peut opérer quelque bien. Crois qu’en toi, et en tout ce que la nature peut faire, il n’y a aucune vraie puissance. Contente-toi de recevoir de Dieu, à chaque instant, l’action intérieure de sa grâce et de sa vie puissantes, et l’attente de Dieu deviendra le renouvellement de ta force pour courir dans ses voies sans te lasser, pour marcher dans ses sentiers sans jamais défaillir. « Espère en l’Éternel, et garde sa voie » sera tout à la fois commandement et promesse.

« Mon âme, confie-toi en Dieu ! »

Sommaire

S'attendre à Dieu Andrew Murray

Page 1 / 1 · 5 min restantes dans le chapitre