S'attendre à Dieu ·Fort et plein de courage

Chapitre 10 · 4 min de lecture

Fort et plein de courage

Huitième jour. S’ATTENDRE À DIEU : Fort et plein de courage.

« Espère en l’Éternel ! Fortifie-toi

et que ton cœur s’affermisse !

Oui, espère en l’Éternel ! » — Psaume 27:14

LE psalmiste venait de dire : « Oh ! Si je n’étais pas sûr de voir la bonté de l’Éternel sur la terre des vivants !… » Sans sa foi en Dieu, son cœur aurait défailli. Mais dans la confiante assurance en Dieu que la foi donne, il se presse lui-même, et nous presse, de nous souvenir d’une seule chose par-dessus tout : de nous attendre à Dieu. « Espère en l’Éternel ! Fortifie-toi et que ton cœur s’affermisse ! Oui, espère en l’Éternel ! » L’un des principaux besoins de notre attente de Dieu, l’un des plus profonds secrets de sa félicité et de sa bénédiction, c’est une persuasion tranquille et confiante qu’elle n’est pas vaine ; le courage de croire que Dieu écoutera et secourra ; que nous nous attendons à un Dieu qui jamais ne pourrait décevoir son peuple.

« Fortifie-toi et prends courage. » Ces paroles se rencontrent fréquemment en rapport avec quelque grande et difficile entreprise, en vue du combat contre la puissance d’ennemis redoutables, et de l’entière insuffisance de toute force humaine. S’attendre à Dieu est-il une œuvre si difficile que, pour elle aussi, de telles paroles soient nécessaires : « Fortifie-toi et que ton cœur s’affermisse » ? Oui, en effet. La délivrance que nous devons souvent attendre est celle d’ennemis en présence desquels nous sommes impuissants. Les bénédictions pour lesquelles nous plaidons sont spirituelles et toutes invisibles ; choses impossibles aux hommes ; réalités célestes, surnaturelles, divines. Nos âmes sont si peu accoutumées à la communion avec Dieu, le Dieu que nous attendons semble si souvent se cacher lui-même. Nous qui devons attendre sommes souvent tentés de craindre de ne pas attendre comme il faut, que notre foi ne soit trop faible, que notre désir ne soit pas aussi droit ou aussi ardent qu’il devrait l’être, que notre abandon ne soit pas complet. Notre cœur peut bien défaillir et faiblir. Au milieu de toutes ces causes de crainte ou de doute, combien il est béni d’entendre la voix de Dieu : « Espère en l’Éternel ! Fortifie-toi et que ton cœur s’affermisse ! Oui, espère en l’Éternel ! » Que rien, dans le ciel, sur la terre ou dans l’enfer — que rien ne t’empêche de t’attendre à ton Dieu dans la pleine assurance que cela ne peut être vain.

La seule leçon que notre texte nous enseigne est donc celle-ci : lorsque nous nous mettons à nous attendre à Dieu, nous devrions résoudre d’avance que ce sera dans l’attente la plus confiante que Dieu nous rencontrera et nous bénira. Nous devrions nous en persuader : rien ne fut jamais aussi certain que ceci, que l’attente de Dieu nous apportera une bénédiction indicible et inattendue. Nous sommes si accoutumés à juger de Dieu et de son œuvre en nous d’après ce que nous ressentons, que, très probablement, lorsque nous commencerons à cultiver davantage l’attente de lui, nous serons découragés de n’en tirer aucune bénédiction particulière. Le message nous parvient : « Par-dessus tout, quand tu t’attends à Dieu, fais-le dans un esprit de surabondante espérance. C’est Dieu, dans sa gloire, dans sa puissance, dans son amour, aspirant ardemment à te bénir, que tu attends. »

Si tu dis que tu crains de te tromper toi-même par une vaine espérance, parce que tu ne vois ni ne ressens dans ton état présent aucun titre à de telles attentes particulières, ma réponse est celle-ci : c’est Dieu qui est le garant de ton attente de grandes choses. Oh, apprends la leçon. Tu ne vas pas t’attendre à toi-même pour voir ce que tu ressens et quels changements se produisent en toi. Tu vas T’ATTENDRE À DIEU, pour savoir d’abord QUI IL EST, et ensuite, après cela, ce qu’il fera. Tout le devoir et toute la félicité de l’attente de Dieu ont leur racine en ceci : qu’il est un Être si béni, plein, jusqu’à déborder, de bonté, de puissance, de vie et de joie, que nous, si misérables soyons-nous, ne pouvons un seul instant entrer en contact avec lui sans que cette vie et cette puissance ne commencent, secrètement, silencieusement, à entrer en nous et à nous bénir. Dieu est amour ! Voilà l’unique et tout-suffisant garant de ton attente. L’amour ne cherche point son intérêt : l’amour de Dieu est justement son bonheur de se communiquer lui-même et sa félicité à ses enfants. Viens, et, si faible que tu te sentes, attends seulement en sa présence. Comme un malade faible et languissant est porté au soleil pour que sa chaleur le pénètre, viens avec tout ce qui est sombre et froid en toi au soleil de l’amour saint et tout-puissant de Dieu, et assieds-toi et attends là, avec cette seule pensée : Me voici, au soleil de son amour. Comme le soleil fait son œuvre dans le faible qui recherche ses rayons, Dieu fera son œuvre en toi. Oh, aie en lui une pleine confiance. « Espère en l’Éternel ! Fortifie-toi et que ton cœur s’affermisse ! Oui, espère en l’Éternel ! »

« Mon âme, confie-toi en Dieu ! »

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S'attendre à Dieu Andrew Murray

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