La Vraie Vigne ·L’amitié de Christ : son origine

Chapitre 27 · 4 min de lecture

L’amitié de Christ : son origine

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis—Jean 15:13

Dans les trois versets qui suivent, notre Seigneur parle de sa relation avec ses disciples sous un aspect nouveau : celui de l’amitié. Il nous montre l’amour dans lequel, de son côté, elle prend son origine (v. 13) ; l’obéissance, de notre part, par laquelle elle se maintient (v. 14) ; et enfin la sainte intimité à laquelle elle conduit (v. 15).

Notre relation avec Christ est une relation d’amour. En parlant de cela précédemment, il nous a montré ce qu’était son amour dans sa gloire céleste : le même amour dont le Père l’avait aimé. Ici, nous l’avons dans sa manifestation terrestre — donner sa vie pour nous. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » Oui, Christ désire ardemment nous faire connaître que la racine secrète et la force de tout ce qu’il est et fait pour nous comme le cep, c’est l’amour. À mesure que nous apprenons à le croire, nous sentirons qu’il y a là quelque chose non seulement à penser et à connaître, mais une puissance vivante, une vie divine que nous avons besoin de recevoir en nous. Christ et son amour sont inséparables ; ils sont identiques. Dieu est amour, et Christ est amour. Dieu, Christ et l’amour divin ne peuvent être connus qu’en les possédant, par leur vie et leur puissance agissant en nous. « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent » ; on ne peut connaître Dieu qu’en ayant la vie ; seule la vie agissant en nous donne la connaissance. Et il en est de même de l’amour : si nous voulons le connaître, nous devons boire à son fleuve vivant, il faut qu’il soit répandu en nous par le Saint-Esprit.

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » La vie est ce qu’un homme a de plus précieux ; la vie est tout ce qu’il est ; la vie, c’est lui-même. Voilà la plus haute mesure de l’amour : quand un homme donne sa vie, il ne retient rien, il donne tout ce qu’il a et tout ce qu’il est. C’est cela que notre Seigneur Jésus veut nous rendre clair au sujet de son mystère du cep : avec tout ce qu’il a, il s’est mis à notre disposition. Il veut que nous le comptions pour tout à fait nôtre ; il veut être entièrement notre possession, afin que nous soyons entièrement la sienne. Il a donné sa vie pour nous dans la mort, non comme un acte passager qui, une fois accompli, en serait fini ; non, mais comme un don de lui-même à nous pour l’éternité. Vie pour vie : il a donné sa vie pour que nous la possédions, afin que nous donnions notre vie pour qu’il la possède. Voilà ce qu’enseigne la parabole du cep et du sarment, dans leur merveilleuse identification, dans leur parfaite union.

C’est à mesure que nous connaissons quelque chose de cela, non par la raison ou l’imagination, mais tout au fond du cœur et de la vie, que nous commencerons à voir ce que doit être notre vie de sarments du Cep céleste. Il s’est livré à la mort ; il s’est perdu lui-même, afin que nous trouvions la vie en lui. C’est là le vrai cep, qui ne vit que pour vivre en nous. Tel est le commencement et la racine de cette sainte amitié à laquelle Christ nous invite.

Grand est le mystère de la piété ! Confessons notre ignorance et notre incrédulité. Cessons de nous appuyer sur notre propre intelligence et sur nos propres efforts pour le maîtriser. Attendons le Saint-Esprit qui habite en nous, pour qu’il nous le révèle. Confions-nous en son amour infini qui a donné sa vie pour nous, pour qu’il prenne possession de nous et se réjouisse de nous rendre entièrement siens.

Sa vie pour ses amis. Combien merveilleuses sont les leçons du cep, qui donne sa vie même à ses sarments ! Et Jésus a donné sa vie pour ses amis. Et cet amour se donne à eux et en eux. Ô mon Cep céleste, oh, apprends-moi combien tu aspires à vivre pleinement en moi !

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