Chapitre 18 · 4 min de lecture
Le Père glorifié
Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié—Jean 15:8
Comment pouvons-nous glorifier Dieu ? Non en ajoutant à sa gloire, ni en lui apportant quelque gloire nouvelle qu’il n’aurait pas. Mais simplement en laissant sa gloire resplendir à travers nous, en nous livrant à lui, afin que sa gloire se manifeste en nous et par nous au monde. Dans une vigne, ou dans un cep qui porte beaucoup de fruit, le propriétaire est glorifié, car cela témoigne de son habileté et de son soin. Dans le disciple qui porte beaucoup de fruit, le Père est glorifié. Devant les hommes et les anges est donnée la preuve de la gloire de la grâce et de la puissance de Dieu ; la gloire de Dieu resplendit à travers lui.
C’est ce que Pierre veut dire lorsqu’il écrit : « si quelqu’un remplit un ministère, qu’il le remplisse selon la force que Dieu communique, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ ». Lorsqu’un homme travaille et sert par une puissance qui vient de Dieu seul, c’est à Dieu que revient toute la gloire. Quand nous confessons que la capacité venait de Dieu seul, celui qui fait l’œuvre et ceux qui la voient glorifient également Dieu. C’est Dieu qui l’a faite. Les hommes jugent, d’après le fruit d’un jardin, ce qu’est le jardinier. Les hommes jugent Dieu d’après le fruit que portent les sarments du cep qu’il a planté. Peu de fruit apporte peu de gloire à Dieu. Cela n’honore ni le cep ni le vigneron. « Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié. »
Nous avons parfois pleuré notre manque de fruit, comme une perte pour nous-mêmes et pour nos semblables, en nous plaignant de notre faiblesse comme de la cause. Pensons plutôt au péché et à la honte du peu de fruit, qui dérobe à Dieu la gloire qu’il devrait recevoir de nous. Apprenons le secret de rendre gloire à Dieu, en servant par la force que Dieu communique. La pleine acceptation de la parole de Christ, « vous ne pouvez rien faire » ; la simple foi en Dieu, qui opère tout en tous ; le fait de demeurer en Christ, par qui le divin vigneron accomplit son œuvre et obtient beaucoup de fruit — telle est la vie qui rendra gloire à Dieu.
Beaucoup de fruit—Dieu le demande ; veillez à le donner. Dieu ne peut se contenter de rien de moindre ; ne vous contentez de rien de moindre. Que ces paroles de Christ — du fruit, plus de fruit, beaucoup de fruit — demeurent en vous, jusqu’à ce que vous pensiez comme lui, et que vous soyez prêt à recevoir de lui, le cep céleste, ce qu’il a pour vous. Beaucoup de fruit : c’est ainsi que mon Père est glorifié. Que la hauteur même de cette exigence soit votre encouragement. Elle est si entièrement au-dessus de vos forces qu’elle vous rejette plus entièrement sur Christ, votre vrai cep. Il le peut, il le fera : il le rendra vrai en vous.
Beaucoup de fruit—Dieu le demande parce qu’il en a besoin. Il ne demande pas du fruit aux sarments de son cep pour la parade, pour prouver ce qu’il peut faire. Non ; il en a besoin pour le salut des hommes : c’est en cela qu’il doit être glorifié. Jetez-vous, dans une prière abondante, sur votre cep et sur votre vigneron. Criez à Dieu, votre Père, pour qu’il vous donne du fruit à porter aux hommes. Prenez sur vous le fardeau de ceux qui ont faim et qui périssent, comme Jésus le fit lorsqu’il fut ému de compassion ; et votre puissance dans la prière, votre demeure en lui, et votre fruit abondant à la gloire du Père auront une réalité et une certitude que vous n’aviez jamais connues auparavant.
Le Père glorifié. Bienheureuse perspective — Dieu se glorifiant lui-même en moi, manifestant la gloire de sa bonté et de sa puissance dans ce qu’il opère en moi et par moi. Quel motif de porter beaucoup de fruit, autant qu’il en opère en moi ! Père, glorifie-toi en moi.