Chapitre 17 · 4 min de lecture
Si vous demeurez
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé—Jean 15:7
La raison pour laquelle le cep et ses sarments sont une si juste parabole de la vie chrétienne, c’est que toute la nature a une seule source et respire un seul esprit. Le monde végétal fut créé pour être à l’homme une leçon de choses, lui enseignant son entière dépendance de Dieu, et sa sécurité dans cette dépendance. Celui qui revêt les lis nous revêtira à plus forte raison. Celui qui donne aux arbres et aux vignes leur beauté et leurs fruits, faisant de chacun ce qu’il a voulu qu’il fût, fera bien plus sûrement de nous ce qu’il veut que nous soyons. La seule différence, c’est que ce que Dieu opère dans les arbres, il l’opère par une puissance dont ils n’ont pas conscience. Il veut opérer en nous avec notre consentement. Telle est la noblesse de l’homme : il possède une volonté qui peut coopérer avec Dieu, en comprenant, en approuvant et en acceptant ce qu’il offre de faire.
Si vous demeurez—Voici la différence entre le sarment du cep naturel et celui du cep spirituel. Le premier demeure par la force de la nature ; le second demeure, non par la force de la volonté, mais par une puissance divine accordée au consentement de la volonté. Telle est la merveilleuse disposition que Dieu a prise : ce que la puissance de la nature accomplit dans un cas, la puissance de la grâce l’accomplira dans l’autre. Le sarment peut demeurer dans le cep.
Si vous demeurez en moi… demandez ce que vous voudrez—Si nous voulons vivre une vraie vie de prière, marquée par l’amour, la puissance et l’expérience de la prière, il ne doit y avoir aucune hésitation quant au fait de demeurer. Et si nous demeurons, il n’est pas besoin de douter de la liberté de demander ce que nous voulons, ni de la certitude que cela sera fait. Il y a l’unique condition : « Si vous demeurez en moi. » Il ne faut hésiter ni sur sa possibilité ni sur sa certitude. Nous devons contempler ce petit sarment et son merveilleux pouvoir de porter un fruit si beau, jusqu’à ce que nous apprenions véritablement à demeurer.
Et quel est son secret ? Être tout entier occupé de Jésus. Enfoncez profondément en lui les racines de votre être, dans la foi, l’amour et l’obéissance. Sortez de tout autre lieu pour demeurer ici. Renoncez à tout pour l’inconcevable privilège d’être sur la terre un sarment du Fils de Dieu glorifié dans le ciel. Que Christ soit le premier. Que Christ soit tout. Ne soyez pas occupé de l’acte de demeurer — soyez occupé de Christ ! C’est lui qui vous tiendra, lui qui vous gardera demeurant en lui. Il demeurera en vous.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous—Il donne ceci comme l’équivalent de l’autre expression : « moi en vous. Si mes paroles demeurent en vous » — c’est-à-dire non seulement dans la méditation, dans la mémoire, dans l’amour, dans la foi — que toutes ces paroles pénètrent dans votre volonté, dans votre être, et constituent votre vie ; qu’elles transforment votre caractère à leur propre image, et que vous deveniez et soyez ce qu’elles disent et signifient — demandez ce que vous voudrez ; cela vous sera accordé. Vos paroles à Dieu dans la prière seront le fruit de Christ et de ses paroles vivant en vous.
demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé—Croyez à la vérité de cette promesse. Appliquez-vous à être un intercesseur pour les hommes ; un intercesseur qui porte du fruit, appelant sans cesse davantage de bénédiction. Une telle foi et une telle prière vous aideront merveilleusement à demeurer tout entier et sans cesse.
Si vous demeurez. Oui, Seigneur, le pouvoir de prier et le pouvoir de l’emporter doivent dépendre de ce demeurer en toi. Comme tu es le cep, tu es le divin Intercesseur, qui souffles ton Esprit en nous. Oh ! accorde-nous la grâce de demeurer simplement et tout entiers en toi, et de demander de grandes choses !