Ils étaient jeunes – Livre 1 : Appelés
Richard Allen : la nuit où le cachot trembla

Chapitre 7 · 16 min de lecture · 21 min d’écoute

Richard Allen : la nuit où le cachot trembla

Vers 1777, dans une ferme près de Dover, dans le Delaware, un esclave de dix-sept ans nommé Richard ne parvenait pas à dormir tant il avait peur.

Depuis longtemps, il travaillait aux champs le jour et priait la nuit. Il avait entendu des prédicateurs méthodistes dire que chaque personne est un pécheur qui a besoin de la miséricorde de Dieu, et il le croyait. Il avait même senti, pendant quelques jours, qu’il avait trouvé cette miséricorde. Puis les doutes étaient revenus. Peut-être s’était-il trompé lui-même. Peut-être n’y avait-il pas de miséricorde pour quelqu’un comme lui. « Mes péchés étaient un lourd fardeau, écrivit-il. J’étais tenté de croire qu’il n’y avait point de miséricorde pour moi. Je criais au Seigneur nuit et jour. Une nuit, je crus que l’enfer serait mon partage. »

Nous ne savons pas où il se trouvait cette nuit-là : dans une case d’esclaves, dans un champ ou sur le sol de la cuisine de la ferme. Il ne l’a pas dit. Ce qu’il a dit, plus de quarante ans plus tard, c’est ce qui se passa quand il cria une fois de plus vers Dieu : « tout à coup mon cachot trembla, mes chaînes tombèrent, et je m’écriai : gloire à Dieu ! Mon âme fut remplie. Je m’écriai : c’est assez pour moi — le Sauveur est mort. »

Ces mots sont étranges et puissants quand on se rappelle qui les a écrits. Richard Allen portait de vraies chaînes. Il appartenait à un autre homme et pouvait être vendu comme un cheval. Et pourtant, les chaînes qui, selon lui, tombèrent cette nuit-là n’étaient pas celles-là. C’étaient les chaînes de la culpabilité et de la peur devant Dieu. Les autres chaînes, celles que fabriquent les êtres humains, il allait devoir s’en libérer pièce après pièce, à force de travail, au cours des années suivantes. Mais dans son esprit, la première liberté était venue en premier, et c’est elle qui avait rendu la seconde possible.

Né la propriété d’un autre

Richard Allen naquit le 14 février 1760 à Philadelphie, la plus grande ville des colonies britanniques d’Amérique. Il naquit esclave. Son premier propriétaire fut Benjamin Chew, un avocat de Philadelphie riche et puissant. À cette époque, l’esclavage était légal dans chacune des treize colonies, au nord comme au sud, et les Noirs étaient achetés et vendus sur les marchés de Philadelphie comme en Virginie ou en Caroline.

Quand Richard était encore petit, Chew vendit toute la famille, sa mère, son père et quatre enfants, à un fermier nommé Stokeley Sturgis, qui vivait près de Dover, dans le Delaware, à environ cent trente kilomètres au sud. Allen garda un bon souvenir de Sturgis. « Il était pour ses esclaves plutôt un père qu’autre chose, écrivit-il. C’était un homme très tendre et humain. »

Mais même un maître « bon » reste un maître, et la bonté ne garda pas la famille unie. Sturgis s’endetta et ne put finir de payer la famille qu’il avait achetée. Alors il vendit la mère de Richard et trois des enfants. Richard, un frère aîné et une sœur restèrent. Allen rapporte cette vente en une ou deux phrases, platement, comme on écrit parfois sur les pires choses qui nous soient arrivées. Il nous dit que sa mère, par la suite, « chercha le Seigneur » et devint « une femme très pieuse », ce qui veut dire que, d’une manière ou d’une autre, à un moment donné, il eut de ses nouvelles. Il ne nous dit pas s’il la revit jamais.

Il nous dit aussi la simple vérité qui pesait sur chaque personne réduite en esclavage, même dans les « meilleures » fermes : « l’esclavage est une pilule amère, bien que nous eussions un bon maître ». Sturgis était lourdement endetté. S’il mourait, les esclaves seraient vendus pour payer ses dettes, « au plus offrant », à n’importe qui. Allen se souvenait d’avoir pleuré à cette pensée. Un adolescent de la ferme Sturgis pouvait travailler dur, être honnête, être aimé de son maître, et ne toujours pas savoir où il vivrait l’année suivante, ni avec qui.

Les méthodistes arrivent dans le Delaware

Dans les années 1770, un nouveau genre de prédicateurs parcourait à cheval les routes du Delaware et du Maryland. On les appelait les méthodistes. Le mouvement avait commencé en Angleterre avec John Wesley et son frère Charles, qui prêchaient que n’importe qui, riche ou pauvre, instruit ou non, pouvait connaître personnellement le pardon de Dieu par la foi en Jésus-Christ, et en être certain. Les prédicateurs méthodistes allaient à cheval de village en village et prêchaient dans les granges, les champs et les maisons particulières. Ils parlaient simplement. Et, chose rare à l’époque, ils prêchaient aux Noirs comme aux Blancs, aux esclaves comme aux hommes libres, et beaucoup des premiers méthodistes américains parlaient ouvertement contre l’esclavage.

Allen n’oublia jamais ce que cette prédication simple représentait pour des gens comme lui. Les autres Églises, disait-il, « prêchaient d’une manière si élevée que nous n’étions pas capables de comprendre leur doctrine ». Les méthodistes parlaient de façon que les gens sans instruction puissent comprendre. « Je suis reconnaissant d’avoir jamais entendu prêcher un méthodiste, écrivit-il. Les méthodistes furent le premier peuple à apporter la bonne nouvelle aux gens de couleur. »

Allen ne donne ni l’année où il les entendit pour la première fois, ni le nom du prédicateur. Les historiens situent généralement sa conversion en 1777, quand il avait environ dix-sept ans. Ce qu’il nous dit, en revanche, c’est la forme de ce qui se passa en lui. D’abord, il fut « réveillé », le mot des méthodistes pour dire qu’on s’éveille à la vérité sur soi-même, « et amené à me voir pauvre, misérable et perdu, et à comprendre que, sans la miséricorde de Dieu, je ne pouvais que périr ». Puis il « obtint miséricorde par le sang de Christ », et il fut dans la joie. Ensuite vint la longue et effrayante saison du doute. Et puis vint la nuit où le cachot trembla.

Son image du cachot est empruntée à la Bible et aux cantiques méthodistes. Dans le livre des Actes, Paul et Silas sont enfermés dans une prison au milieu de la nuit, en train de prier et de chanter, quand « Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus. » Et le cantique de Charles Wesley « And Can It Be », bien connu des premiers méthodistes, décrit un prisonnier qui s’éveille et découvre que « le cachot s’embrasa de lumière ; mes chaînes tombèrent, mon cœur fut libre ». Allen pensait-il à ces mots sur le moment, ou les trouva-t-il plus tard pour décrire ce qu’il avait ressenti ? Nous ne pouvons pas le savoir. Mais on comprend facilement pourquoi un jeune esclave les aurait choisis.

Et remarque ce qu’il s’écria : « c’est assez pour moi — le Sauveur est mort ». C’est le centre de sa foi, à ce moment-là et pour le reste de sa vie. Il ne trouva pas la paix en devenant assez bon. Il la trouva en croyant que Jésus était mort pour lui, et que cela suffisait.

Rendre la religion respectable

Après sa conversion, le premier réflexe d’Allen fut d’en parler autour de lui. « Je me sentis pressé d’aller de maison en maison, écrivit-il, exhortant mes anciens compagnons et racontant à tous ceux qui m’entouraient quel précieux Sauveur j’avais trouvé. » Il entra dans une « classe » méthodiste, un petit groupe qui se réunissait chaque semaine pour prier et parler honnêtement de sa vie spirituelle. La sienne se réunissait chez Benjamin Wells, en pleine forêt, sous la conduite d’un homme nommé John Gray. Il fréquenta cette classe pendant plusieurs années.

Son frère aîné et sa sœur devinrent chrétiens eux aussi. Cela inquiéta les voisins. Ils dirent à Stokeley Sturgis que laisser ses esclaves aller aux réunions religieuses le ruinerait : ils allaient se mettre des idées en tête et cesser de travailler. Alors Richard et son frère eurent une conversation. Ils décidèrent que personne ne pourrait dire que la religion avait fait d’eux de moins bons travailleurs. Ils travailleraient « nuit et jour » pour garder leurs récoltes en avance. Quand leur travail prenait du retard, ils renonçaient aux réunions plutôt que de donner un prétexte à qui que ce soit.

Allen se souvenait de ce qui se passa ensuite. Sturgis remarqua que ses jeunes esclaves n’allaient plus à leurs réunions et leur demanda pourquoi. Ils lui répondirent qu’ils préféraient rester pour finir le travail. Et leur maître, qui n’était pas lui-même chrétien, leur dit d’y aller. Allen se rappelait ses paroles : « Mes garçons, j’aime mieux que vous alliez à votre assemblée : si je ne suis pas bon moi-même, j’aime à vous voir vous efforcer d’être bons. »

Avec le temps, Sturgis finit par être convaincu, comme le dit Allen, que « la religion rendait les esclaves meilleurs et non pires ». C’est une phrase douloureuse à lire aujourd’hui. Elle montre tout ce que les chrétiens noirs devaient prouver simplement pour avoir le droit de rendre un culte à Dieu. Mais Allen ne cherchait pas à être un meilleur esclave. Il cherchait à être un chrétien fidèle, dans une situation où la fidélité et la survie étaient étroitement mêlées.

Pesé dans la balance

Puis Richard fit quelque chose d’audacieux. Il demanda à son maître si des prédicateurs méthodistes pouvaient venir prêcher dans la maison même de la ferme. Sturgis, qui était désormais vieux et en mauvaise santé, accepta. Richard alla inviter un prédicateur, qui hésita d’abord, parce qu’un esclave venait avec sa seule parole et sans aucun mot écrit du maître. Le conducteur de classe, John Gray, se porta garant de lui. « Ma parole suffisait », écrivit Allen avec une discrète satisfaction. La prédication chez les Sturgis commença un mercredi et se poursuivit pendant des mois.

L’un des prédicateurs qui vinrent était Freeborn Garrettson, un méthodiste du Maryland qui avait affranchi ses propres esclaves après sa conversion. (Allen écrit son nom « Garrison ».) Garrettson prêcha sur un verset du livre de Daniel, dans les mots dont Allen se souvenait : « Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. » Dans la Bible, ces mots furent écrits par une main mystérieuse sur le mur du palais d’un roi, en signe que Dieu l’avait jugé. Garrettson passa en revue différentes sortes de gens, les unes après les autres, et demanda de quoi elles auraient l’air sur la balance de Dieu. L’une des catégories qu’il nomma fut celle des propriétaires d’esclaves.

Stokeley Sturgis était assis dans sa propre maison, et il écoutait. « Mon maître crut être du nombre, écrivit Allen, et dès lors il ne put se résoudre à garder des esclaves, croyant que c’était mal. »

Sturgis ne les libéra pas purement et simplement. Il proposa à Richard et à son frère de racheter leur liberté, « en lui payant soixante livres en or et en argent, ou deux mille dollars en monnaie continentale ». C’était une somme énorme pour un jeune homme qui n’avait rien. L’accord fut conclu vers 1780, quand Richard avait environ vingt ans. Allen laisse l’année en blanc dans son livre, mais d’autres documents montrent qu’il finit de payer vers 1783.

Il partit dans le monde sans rien d’autre que ses mains. Son premier travail fut de fendre du bois de chauffage, et dès le premier jour ses mains furent si couvertes d’ampoules qu’il pouvait à peine les ouvrir ou les fermer. Il s’agenouilla et pria Dieu de lui ouvrir un chemin. Il travailla dans une briqueterie, fit des petits boulots et, pendant la guerre d’indépendance américaine, conduisit un chariot pour transporter du sel. Le long de son trajet, il établit des haltes régulières pour s’arrêter et prêcher. « Tandis que mes mains étaient occupées à gagner mon pain, écrivit-il, mon cœur était consacré à mon cher Rédempteur. » C’est vers cette époque qu’il prit le nom de famille Allen.

Quand il quitta la ferme Sturgis, il dit que ce fut « comme quitter la maison de notre père ». C’est dur à entendre de la bouche d’un homme qui se rachète à celui qui le possédait. Mais Allen était honnête sur les deux choses à la fois : cet homme était bon, et l’esclavage était une pilule amère. Il ne fit semblant de nier ni l’une ni l’autre.

La suite

Après la guerre, Allen devint prédicateur itinérant, parcourant à pied et à cheval le Delaware, le New Jersey, la Pennsylvanie et le Maryland. Il travaillait pour subvenir à ses besoins, afin que, comme il le disait, « personne ne pût dire que j’étais à la charge de la connexion ». Il prêchait à des assemblées blanches comme à des assemblées noires. Quand les méthodistes américains fondèrent leur propre Église à Baltimore en 1784, il était présent. L’évêque Francis Asbury, le chef du méthodisme américain, l’invita à voyager avec lui dans le Sud, mais lui dit que là-bas, il ne devrait pas se mêler aux esclaves. Allen refusa.

En février 1786, il vint à Philadelphie, sa ville natale, et on lui demanda de prêcher à l’église méthodiste St. George à cinq heures du matin. Il vit un immense besoin parmi les Noirs de la ville, dont beaucoup n’allaient dans aucune église, et il prêchait parfois quatre ou cinq fois par jour. En 1787, avec son ami Absalom Jones, un autre ancien esclave, il contribua à fonder la Free African Society (Société africaine libre), un groupe dans lequel des Noirs de Philadelphie versaient de petites sommes pour s’entraider dans la maladie, le veuvage et le deuil.

Puis vint le moment qui a rendu Allen célèbre. Comme de plus en plus de fidèles noirs venaient à St. George, les responsables blancs les déplacèrent de leurs places habituelles vers les murs, puis leur dirent de monter à la tribune. Un dimanche, Allen et ses amis montèrent et s’agenouillèrent au début de la prière. Puis il entendit une bousculade. Il leva la tête et vit l’un des administrateurs de l’église tirer Absalom Jones pour le relever de ses genoux, au milieu de la prière, en disant : « Il faut vous lever — vous ne devez pas vous agenouiller ici. » Jones demanda qu’on le laisse finir sa prière. L’administrateur refusa et appela du renfort. « À ce moment la prière était finie, écrivit Allen, et nous sortîmes tous ensemble de l’église, et ils ne furent plus importunés de nous dans l’église. » Allen ne donne aucune date pour cet épisode. Les historiens ont défendu 1787, ou bien les environs de 1792, quand la tribune fut construite ; beaucoup penchent aujourd’hui pour la date la plus tardive, mais la question reste débattue.

Allen et ses amis entreprirent de bâtir une église à eux. La plupart des membres du groupe choisirent de rejoindre l’Église épiscopale, et Absalom Jones devint leur pasteur. Allen, lui, refusa de quitter les méthodistes, qui lui avaient apporté l’Évangile. Pendant la terrible épidémie de fièvre jaune de 1793, quand des milliers de personnes moururent à Philadelphie et que tous ceux qui en avaient les moyens s’enfuirent, Allen et Jones organisèrent des volontaires noirs pour soigner les malades et enterrer les morts, en partie parce que les médecins croyaient à tort que les Noirs ne pouvaient pas attraper la maladie. Ils n’étaient pas immunisés, et beaucoup l’attrapèrent. « Nous nous sentîmes la liberté d’aller, écrivirent-ils, nous confiant en celui qui peut préserver au milieu d’une fournaise ardente. »

En 1794, Allen acheta une vieille forge, la fit traîner jusqu’à un terrain qu’il possédait sur Sixth Street et la transforma en église. L’évêque Asbury prêcha à son inauguration, et on la nomma Béthel, « maison de Dieu », d’après le lieu où Jacob dit : « C’est ici la maison de Dieu, c’est ici la porte des cieux! » Pendant des années, les responsables méthodistes blancs essayèrent de prendre le contrôle du bâtiment. Béthel leur résista et finit par l’emporter devant la Cour suprême de Pennsylvanie. En avril 1816, des Églises méthodistes noires de Philadelphie, de Baltimore et d’ailleurs se réunirent et formèrent un seul corps, l’Église épiscopale méthodiste africaine, la première dénomination noire entièrement indépendante des États-Unis. Richard Allen fut consacré son premier évêque. Aujourd’hui, l’Église épiscopale méthodiste africaine compte des millions de membres à travers le monde.

Il passa le reste de sa vie à servir son peuple et à parler contre l’esclavage. Aux propriétaires d’esclaves, il écrivit : « Nous désirons que vous considériez que Dieu lui-même fut le premier à plaider la cause des esclaves. » Il mourut à Philadelphie le 26 mars 1831, à soixante et onze ans, et fut enterré à Béthel. Son propre récit de sa vie fut publié deux ans plus tard.

Évêque, bâtisseur, fondateur, militant : il devint tout cela. Mais tout cela naquit d’une nuit dans une ferme du Delaware, quand un esclave de dix-sept ans, qui aurait pu être vendu le lendemain, cria vers Dieu et découvrit que « le Sauveur est mort » suffisait.

Avec leurs propres mots

« Tout à coup mon cachot trembla, mes chaînes tombèrent, et je m’écriai : gloire à Dieu ! Mon âme fut remplie. Je m’écriai : c’est assez pour moi — le Sauveur est mort. »

— Richard Allen, La vie, l’expérience et les travaux évangéliques (1833)

À toi de réfléchir

  1. Allen dit que ses chaînes « tombèrent » la nuit de sa conversion, alors qu’il était encore légalement esclave. Que voulait-il dire ? Cette idée rend-elle l’esclavage moins grave, ou bien la suite de sa vie montre-t-elle le contraire ?
  2. Richard et son frère décidèrent de travailler plus dur pour que personne ne puisse dire que la religion les avait rendus moins bons. Était-ce sage, ou injuste qu’ils aient à le faire ? Quand les chrétiens d’aujourd’hui ont-ils l’impression de devoir prouver leur foi par leur façon d’agir ?
  3. Freeborn Garrettson prêcha sur le fait d’être « pesé dans la balance » dans la maison même d’un propriétaire d’esclaves. Que fallait-il à un prédicateur pour dire cela ? Que fallait-il à un auditeur pour changer ?
  4. Allen resta fidèle aux méthodistes même après qu’ils l’eurent maltraité, mais il refusa aussi de se laisser marcher sur les pieds. Comment a-t-il tenu ces deux choses ensemble ?

Pour aller plus loin sur Ochorus

Le livre de Richard Allen lui-même, La vie, l’expérience et les travaux évangéliques, se trouve dans la bibliothèque, et il est assez court pour être lu en une soirée. Il raconte cette histoire avec ses propres mots, de la ferme du Delaware à la fondation de l’Église épiscopale méthodiste africaine, et il contient aussi le récit, écrit avec Absalom Jones, de la fièvre jaune de 1793, ainsi que ses adresses aux propriétaires d’esclaves et aux gens de couleur libres. Sa biographie, sur sa page d’auteur, complète le reste de sa vie.

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