Le chemin vers Dieu ·L’assurance du salut

Chapitre 7 · 32 min de lecture

L’assurance du salut

« Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. »

(1 Jean 5:13.)

Il y a deux catégories de personnes qui ne devraient pas avoir l’assurance. Premièrement : celles qui sont dans l’Église, mais qui ne sont pas converties, n’étant jamais nées de l’Esprit. Deuxièmement : celles qui ne veulent pas faire la volonté de Dieu ; qui ne sont pas disposées à prendre la place que Dieu a tracée pour elles, mais veulent en occuper quelque autre.

Quelqu’un demandera : « Tous les enfants de Dieu ont-ils l’assurance ? » Non ; je crois qu’un grand nombre des enfants bien-aimés de Dieu n’ont pas l’assurance ; mais c’est le privilège de tout enfant de Dieu d’avoir, hors de tout doute, la connaissance de son propre salut. Nul homme rempli de doutes n’est apte au service de Dieu. Si un homme n’est pas sûr de son propre salut, comment peut-il en aider un autre à entrer dans le royaume de Dieu ? Si je parais en danger de me noyer et que je ne sache pas si j’atteindrai jamais le rivage, je ne puis en secourir un autre. Je dois d’abord prendre pied moi-même sur le roc solide ; alors je pourrai tendre une main secourable à mon frère. Si, étant moi-même aveugle, je disais à un autre aveugle comment recouvrer la vue, il pourrait me répondre : « Guéris-toi d’abord toi-même ; alors tu pourras me le dire. » J’ai rencontré récemment un jeune homme qui était chrétien, mais qui n’avait pas atteint la victoire sur le péché. Il était dans d’effroyables ténèbres. Un tel homme n’est pas apte à travailler pour Dieu, car il a des péchés qui l’assiègent ; et il n’a pas la victoire sur ses doutes, parce qu’il n’a pas la victoire sur ses péchés.

Nul n’aura le temps ni le cœur de travailler pour Dieu, s’il n’est pas assuré de son propre salut. Ils ont déjà autant qu’ils peuvent en assumer ; et, étant eux-mêmes accablés de doutes, ils ne peuvent aider les autres à porter leurs fardeaux. Il n’y a ni repos, ni joie, ni paix — ni liberté, ni puissance — là où règnent le doute et l’incertitude.

Or, il semble qu’il y ait trois ruses de Satan contre lesquelles nous devrions être en garde. En premier lieu, il met en mouvement tout son royaume pour nous tenir éloignés de Christ ; puis il s’applique à nous faire entrer au « Château du Doute » ; mais si, malgré lui, nous portons un témoignage clair et retentissant en faveur du Fils de Dieu, il fera tout son possible pour noircir notre réputation et démentir notre témoignage.

Certains semblent penser que c’est présomption que de n’avoir pas de doutes ; mais le doute déshonore grandement Dieu. Si quelqu’un disait qu’il connaît une personne depuis trente ans et qu’il la met pourtant en doute, cela ne serait guère flatteur ; et lorsque nous connaissons Dieu depuis dix, vingt ou trente ans, n’est-ce pas jeter le soupçon sur sa véracité que de douter de lui ?

Paul, les premiers chrétiens et les martyrs auraient-ils pu traverser ce qu’ils ont traversé s’ils avaient été remplis de doutes, et s’ils n’avaient pas su s’ils allaient au ciel ou à la perdition après avoir été brûlés sur le bûcher ? Ils devaient assurément avoir l’assurance.

M. Spurgeon dit : « Je n’ai jamais entendu parler d’une cigogne qui, rencontrant un sapin, ait hésité sur son droit d’y bâtir son nid ; et je n’ai jamais entendu parler d’un daman qui se soit demandé s’il avait la permission de courir se réfugier dans le rocher. Eh quoi, ces créatures périraient bientôt si elles doutaient et craignaient sans cesse d’avoir le droit d’user des provisions de la Providence. »

« La cigogne se dit : “Ah, voici un sapin !” elle consulte sa compagne : “Celui-ci conviendra-t-il pour le nid où nous élèverons nos petits ?” “Oui”, dit-elle ; et elles rassemblent les matériaux et les disposent. Jamais elles ne délibèrent : “Pouvons-nous bâtir ici ?” mais elles apportent leurs branchages et font leur nid. »

« Le bouquetin sur l’escarpement ne dit pas : “Ai-je un droit ici ?” Non, il faut bien qu’il soit quelque part : et il y a un rocher qui lui convient exactement, et il y bondit. »

« Et pourtant, bien que ces créatures muettes connaissent la provision de leur Dieu, le pécheur ne reconnaît pas la provision de son Sauveur. Il ergote et s’interroge : “Le puis-je ?” et “Je crains que ce ne soit pas pour moi” ; et “Je pense que cela ne peut m’être destiné” ; et “Je crains que ce ne soit trop beau pour être vrai”. »

« Et pourtant, nul n’a jamais dit à la cigogne : “Quiconque bâtit sur ce sapin ne verra jamais son nid abattu.” Aucune parole inspirée n’a jamais dit au daman : “Quiconque se réfugie dans cette fente du rocher n’en sera jamais chassé.” S’il en avait été ainsi, cela rendrait l’assurance doublement sûre. »

« Et pourtant, voici Christ pourvu pour les pécheurs, précisément le genre de Sauveur dont les pécheurs ont besoin ; et cet encouragement s’ajoute : “je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi” ; “que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement”. »

Venons-en maintenant à la Parole. Dans son Évangile, Jean nous dit ce que Christ a fait pour nous sur la terre. Dans son épître, il nous dit ce qu’il fait pour nous dans le ciel, comme notre avocat. Dans son Évangile, il n’y a que deux chapitres où le mot « croire » ne se rencontre pas. À ces deux exceptions près, chaque chapitre de Jean est « Croyez ! Croyez !! Croyez !!! » Il nous dit, au chapitre 20, verset 31 : « Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. » Tel est le but pour lequel il a écrit l’Évangile — « afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jean 20:31).

Tournez-vous vers 1 Jean 5:13 : il nous y dit pourquoi il a écrit cette épître : « Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. » Remarquez à qui il l’adresse : « vous qui croyez au nom du Fils de Dieu ; afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle ». Il n’y a que cinq courts chapitres dans cette première épître, et le mot « savoir » y revient plus de quarante fois. C’est « Sache ! Sache !! SACHE !!! » La clef en est : Sache ! et, tout au long de l’épître, retentit ce refrain — « que nous sachions que nous avons la vie éternelle ».

Il y a quelques années, au printemps, je descendis douze cents milles sur le Mississippi ; et chaque soir, juste au coucher du soleil, on pouvait voir des hommes, parfois des femmes, gagner à cheval ou à dos de mulet les rives du fleuve de part et d’autre, et parfois venir à pied, pour allumer les feux du gouvernement ; et tout au long de ce fleuve puissant, il y avait des repères qui guidaient les pilotes dans leur périlleuse navigation. Or, Dieu nous a donné des feux ou des repères pour nous dire si nous sommes ses enfants ou non ; et ce que nous avons à faire, c’est d’examiner les signes qu’il nous a donnés.

Au troisième chapitre de la première épître de Jean, il y a cinq choses qui valent la peine d’être connues.

Au cinquième verset, nous lisons la première : « Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché. » Non pas ce que j’ai fait, mais ce que LUI a fait. A-t-il échoué dans sa mission ? N’est-il pas capable de faire ce pour quoi il est venu ? Un homme envoyé du ciel a-t-il jamais échoué ? et le propre Fils de Dieu pourrait-il échouer ? Il a paru pour ôter nos péchés.

De nouveau, au dix-neuvième verset, la deuxième chose qui vaut la peine d’être connue : « Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui. » Nous savons que nous sommes de la vérité. Et si la vérité nous affranchit, nous serons réellement libres. « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8:36).

La troisième chose qui vaut la peine d’être connue est au quatorzième verset : « Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. » L’homme naturel n’aime pas les gens pieux, et ne se soucie pas d’être en leur compagnie. « Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. » Il n’a pas de vie spirituelle.

La quatrième chose qui vaut la peine d’être connue se trouve au vingt-quatrième verset : « Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné. » Nous pouvons discerner quelle sorte d’esprit nous avons si nous possédons l’Esprit de Christ — un esprit semblable à celui de Christ — non pas le même en degré, mais le même en nature. Si je suis doux, bienveillant et prompt à pardonner ; si j’ai un esprit rempli de paix et de joie ; si je suis patient et doux, comme le Fils de Dieu — voilà une épreuve : et c’est ainsi que nous pouvons dire si nous avons ou non la vie éternelle.

La cinquième chose qui vaut la peine d’être connue, et la meilleure de toutes, c’est : « Bien-aimés, maintenant. » Remarquez le mot « maintenant ». Il n’est pas dit : quand vous en viendrez à mourir. « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est » (v. 2).

Mais certains diront : « Eh bien, je crois tout cela ; mais j’ai péché depuis que je suis devenu chrétien. » Y a-t-il sur la face de la terre un homme ou une femme qui n’ait pas péché depuis qu’il est chrétien ? Pas un seul ! Jamais il n’y a eu, et jamais il n’y aura, sur cette terre, une âme qui n’ait pas péché, ou qui ne péchera pas, à quelque moment de son expérience chrétienne. Mais Dieu a pourvu aux péchés des croyants. Ce n’est pas à nous d’y pourvoir ; c’est Dieu qui l’a fait. Gardez cela présent à l’esprit.

Tournez-vous vers 1 Jean 2:1 : « Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. » Il écrit ici aux justes. « Et si quelqu’un a péché, nous » — Jean s’y incluait lui-même — « nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste ». Quel avocat ! Il veille à nos intérêts au meilleur endroit qui soit — le trône de Dieu. Il a dit : « Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille » (Jean 16:7). Il s’en est allé pour devenir notre souverain sacrificateur, et aussi notre avocat. Il a eu des causes bien difficiles à plaider ; mais il n’en a jamais perdu une seule : et si vous lui confiez vos intérêts immortels, il vous « fera paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l’allégresse » (Jude 24).

Les péchés passés des chrétiens sont tous pardonnés dès qu’ils sont confessés ; et ils ne doivent jamais être rappelés. C’est une question qui ne doit plus être rouverte. Si nos péchés ont été ôtés, c’en est fini d’eux. Ils ne doivent plus être rappelés ; et Dieu ne les mentionnera plus. Cela est tout à fait clair. Supposons que j’aie un fils qui, en mon absence, fasse le mal. À mon retour, il me jette les bras autour du cou et dit : « Papa, j’ai fait ce que tu m’avais défendu de faire. J’en suis bien fâché. Pardonne-moi, je t’en prie. » Je dis : « Oui, mon fils », et je l’embrasse. Il essuie ses larmes et s’en va tout joyeux.

Mais le lendemain, il dit : « Papa, je voudrais que tu me pardonnes le mal que j’ai fait hier. » Je répondrais : « Voyons, mon fils, cette affaire est réglée ; et je ne veux plus qu’on la mentionne. » « Mais je voudrais que tu me pardonnes : cela m’aiderait de t’entendre dire : “Je te pardonne.” » Serait-ce m’honorer ? Ne me peinerait-il pas de voir mon garçon douter de moi ? Mais, pour lui faire plaisir, je répète : « Je te pardonne, mon fils. »

Et si, le lendemain, il revenait encore sur ce vieux péché pour en demander pardon, cela ne me percerait-il pas le cœur ? Ainsi donc, cher lecteur, si Dieu nous a pardonné, ne mentionnons jamais le passé. Oublions les choses qui sont derrière nous, tendons vers celles qui sont devant, et courons vers le but pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Laissons aller les péchés du passé ; car « si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1:9).

Et permettez-moi de dire que ce principe est reconnu dans les tribunaux. Une affaire vint devant les tribunaux d’un pays — je ne dirai pas lequel — où un homme avait eu des démêlés avec sa femme ; mais il lui avait pardonné, puis, par la suite, la traîna en justice. Et, lorsqu’on sut qu’il lui avait pardonné, le juge déclara l’affaire close. Le juge reconnut la justesse du principe selon lequel, un péché une fois pardonné, c’en est fini de lui. Et pensez-vous que le Juge de toute la terre nous pardonnera, à vous et à moi, pour rouvrir ensuite la question ? Nos péchés sont partis pour le temps et pour l’éternité, si Dieu pardonne : et ce que nous avons à faire, c’est de confesser et d’abandonner nos péchés.

De nouveau, en 2 Corinthiens 13:5 : « Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous? À moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. » Or, examinez-vous vous-mêmes. Mettez votre religion à l’épreuve. Soumettez-la au test. Pouvez-vous pardonner à un ennemi ? Voilà un bon moyen de savoir si vous êtes un enfant de Dieu. Pouvez-vous pardonner une offense, ou supporter un affront, comme Christ l’a fait ? Pouvez-vous être blâmé pour avoir bien agi, sans murmurer ? Pouvez-vous être mal jugé et défiguré, et garder pourtant un esprit semblable à celui de Christ ?

Un autre bon test consiste à lire Galates 5 et à considérer les fruits de l’Esprit, pour voir si vous les possédez. « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses. » Si j’ai les fruits de l’Esprit, il faut bien que j’aie l’Esprit. Je ne saurais avoir les fruits sans l’Esprit, pas plus qu’il ne saurait y avoir d’orange sans l’arbre. Et Christ dit : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits » ; « on connaît l’arbre par le fruit ». Rendez l’arbre bon, et le fruit sera bon. Le seul moyen d’avoir le fruit, c’est d’avoir l’Esprit. Voilà comment nous examiner nous-mêmes pour savoir si nous sommes enfants de Dieu.

Puis il y a un autre passage très frappant. En Romains 8:9, Paul dit : « Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. » Cela devrait trancher la question, quand bien même on aurait passé par toutes les formes extérieures que certains jugent nécessaires pour constituer un membre d’une Église. Lisez la vie de Paul, et placez la vôtre à côté. Si votre vie ressemble à la sienne, c’est la preuve que vous êtes né de nouveau — que vous êtes une nouvelle créature en Jésus-Christ.

Mais, quoique vous soyez né de nouveau, il faudra du temps pour devenir un chrétien parvenu à sa pleine croissance. La justification est instantanée ; mais la sanctification est l’œuvre de toute une vie. Nous devons croître en sagesse. Pierre dit : « Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ » (2 Pierre 3:18) ; et, au premier chapitre de sa seconde épître : « à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. » Ainsi devons-nous ajouter grâce sur grâce. Un arbre peut être parfait dès sa première année de croissance ; mais il n’a pas atteint sa maturité. Il en est de même du chrétien : il peut être un véritable enfant de Dieu, sans être un chrétien parvenu à maturité. Le huitième chapitre des Romains est très important, et nous devrions le connaître fort bien. Au quatorzième verset, l’apôtre dit : « tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » De même que le soldat est conduit par son capitaine, l’élève par son maître, ou le voyageur par son guide, ainsi le Saint-Esprit sera le guide de tout véritable enfant de Dieu.

Puis permettez-moi d’attirer votre attention sur un autre fait. Tout l’enseignement de Paul, dans presque chaque épître, fait retentir la doctrine de l’assurance. Il dit, en 2 Corinthiens 5:1 : « Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme. » Il avait un titre aux demeures d’en haut, et il dit — je le sais. Il ne vivait pas dans l’incertitude. Il disait : « j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ » (Philippiens 1:23) ; et s’il avait été incertain, il n’aurait pas dit cela. Puis, en Colossiens 3:4, il dit : « Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. » On me dit que la pierre tombale du docteur Watts porte ce même passage de l’Écriture. Il n’y a là aucun doute.

Tournez-vous ensuite vers Colossiens 1:12 : « Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière; qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour. »

Trois fois a : « vous a rendus capables » ; « nous a délivrés » ; et « nous a transportés ». Il n’est pas dit qu’il va nous rendre capables ; qu’il va nous délivrer ; qu’il va nous transporter.

Puis, de nouveau, au quatorzième verset : « en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés. » Nous sommes pardonnés ou nous ne le sommes pas ; nous ne devrions nous accorder aucun repos avant d’être entrés dans le royaume de Dieu, ni avant de pouvoir chacun lever les yeux et dire : « Je sais que, si cette tente où j’habite sur la terre est détruite, j’ai dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme » (2 Corinthiens 5:1).

Voyez Romains 8:32 : « Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui? » S’il nous a donné son Fils, ne nous donnera-t-il pas la certitude qu’il est nôtre ? J’ai entendu cette illustration. Il y avait un homme qui devait 10 000 dollars, et qui aurait été mis en faillite, mais un ami se présenta et paya la somme. On s’aperçut ensuite qu’il devait encore quelques dollars ; mais il ne conçut pas un instant le doute que, son ami ayant payé la plus grande somme, il paierait aussi la moindre. Et nous avons une haute garantie pour affirmer que, si Dieu nous a donné son Fils, il nous donnera aussi, avec lui, toutes choses ; et si nous voulons réaliser notre salut hors de toute controverse, il ne nous laissera pas dans les ténèbres.

De nouveau, au trente-troisième verset : « Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie! Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous! Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée? selon qu’il est écrit: C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, Qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »

Voilà qui sonne juste. Voilà de l’assurance pour vous. « Je sais. » Pensez-vous que le Dieu qui m’a justifié me condamnera ? C’est là une pure absurdité. Dieu va nous sauver de telle sorte que ni les hommes, ni les anges, ni les démons ne puissent porter aucune accusation contre nous ni contre lui. Il achèvera son œuvre.

Job vivait en un jour plus sombre que le nôtre ; mais nous lisons en Job 19:25 : « Je sais que mon rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre. »

La même confiance respire dans les dernières paroles de Paul à Timothée : « Et c’est à cause de cela que je souffre ces choses; mais j’en ai point honte, car je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour-là. » Ce n’est pas affaire de doute, mais de connaissance. « Je sais. » « Je suis persuadé. » Le mot « espérer » n’est pas employé dans l’Écriture pour exprimer le doute. Il est employé au sujet du second avènement de Christ, ou de la résurrection du corps. Nous ne disons pas que nous « espérons » être chrétiens. Je ne dis pas que j’« espère » être Américain, ni que j’« espère » être un homme marié. Ce sont là des choses établies. Je puis dire que j’« espère » retourner chez moi, ou que j’espère assister à telle réunion. Je ne dis pas que j’« espère » venir dans ce pays, car j’y suis. Ainsi, si nous sommes nés de Dieu, nous le savons ; et il ne nous laissera pas dans les ténèbres si nous sondons les Écritures.

Christ enseigna cette doctrine à ses soixante-dix disciples lorsqu’ils revinrent, exaltés de leur succès, disant : « Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom. » Le Seigneur parut les modérer, et dit qu’il leur donnerait un sujet de joie. « Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux » (Luc 10:20).

C’est le privilège de chacun de nous de savoir, hors de tout doute, que notre salut est assuré. Alors nous pouvons travailler pour les autres. Mais si nous doutons de notre propre salut, nous ne sommes pas aptes au service de Dieu.

Un autre passage est Jean 5:24 : « En vérité, en vérité, je vous le dis: celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en “jugement” » (la nouvelle traduction porte ainsi), « mais il est passé de la mort à la vie. »

Certains disent que vous ne pourrez jamais savoir, avant d’être devant le grand trône blanc du jugement, si vous êtes sauvé ou non. Eh quoi, mon cher ami, si votre vie est cachée avec Christ en Dieu, vous ne venez pas en jugement pour vos péchés. Nous pouvons venir en jugement pour la récompense. Cela est clairement enseigné là où le maître fit ses comptes avec le serviteur à qui cinq talents avaient été confiés, et qui en apporta cinq autres, disant : « Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres. Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître » (Matthieu 25:20, 21). Nous serons jugés pour notre gestion. Voilà une chose ; mais le salut — la vie éternelle — en est une autre.

Dieu exigera-t-il deux fois le paiement de la dette que Christ a acquittée pour nous ? Si Christ a porté mes péchés en son propre corps sur le bois, aurai-je moi aussi à en répondre ?

Ésaïe nous dit : « Il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » En Romains 4:25, nous lisons qu’il « a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification ». Croyons, et recueillons le bénéfice de son œuvre achevée.

Puis, de nouveau, en Jean 10:9 : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. » Telle est la promesse. Puis, au vingt-septième verset : « Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. » Pensez-y ! Le Père, le Fils et le Saint-Esprit se sont engagés à nous garder. Vous voyez que ce n’est pas seulement le Père, non seulement le Fils, mais les trois personnes du Dieu trinitaire.

Or, bien des gens veulent quelque gage en dehors de la parole de Dieu. Cette habitude engendre toujours le doute. Si je promettais de rencontrer un homme à une certaine heure et en un certain lieu demain, et qu’il me demandât ma montre en gage de ma sincérité, ce serait une injure à ma véracité. Nous ne devons pas mettre en question ce que Dieu a dit : il a fait déclaration sur déclaration, et multiplié image sur image. Christ dit : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé. » « Je suis le bon berger; je connais mes brebis, et elles me connaissent. » « Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » « Je suis… la vérité » : recevez-moi, et vous aurez la vérité ; car je suis l’incarnation de la vérité. Voulez-vous connaître le chemin ? « Je suis le chemin » : suivez-moi, et je vous conduirai dans le royaume. Avez-vous faim et soif de justice ? « Je suis le pain de vie » : si vous mangez de moi, vous n’aurez jamais faim. « Je suis l’eau de la vie » : si vous buvez de cette eau, elle sera en vous « une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle ». « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11:25, 26).

Laissez-moi vous rappeler d’où viennent nos doutes. Un bon nombre des enfants bien-aimés de Dieu ne dépassent jamais le stade de se savoir des serviteurs. Il nous appelle « amis ». Si vous entrez dans une maison, vous verrez bientôt la différence entre le serviteur et le fils. Le fils va en toute liberté par toute la maison ; il est chez lui. Mais le serviteur tient une place subordonnée. Ce qu’il nous faut, c’est dépasser le rang de serviteurs. Nous devrions prendre conscience de notre condition auprès de Dieu, comme fils et filles. Il ne « dépouillera » pas ses enfants de leur qualité d’enfants. Non seulement Dieu nous a adoptés, mais nous sommes siens par la naissance : nous sommes nés dans son royaume. Mon petit garçon était autant à moi le jour de sa naissance qu’aujourd’hui, à quatorze ans. Il était mon fils ; bien qu’on ne pût voir ce qu’il deviendrait parvenu à l’âge d’homme. Il est à moi ; bien qu’il puisse avoir à passer par une période d’épreuve sous des précepteurs et des tuteurs. Les enfants de Dieu ne sont pas parfaits ; mais nous sommes parfaitement ses enfants.

Une autre origine des doutes, c’est de nous regarder nous-mêmes. Si vous voulez être misérable et malheureux, rempli de doutes du matin au soir, regardez-vous vous-mêmes. « A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en toi » (Ésaïe 26:3). Bien des chers enfants de Dieu sont dépouillés de leur joie parce qu’ils ne cessent de se regarder eux-mêmes.

Quelqu’un a dit : « Il y a trois manières de regarder. Si vous voulez être misérable, regardez au-dedans ; si vous voulez être troublé, regardez autour de vous ; mais si vous voulez avoir la paix, regardez en haut. » Pierre détourna les yeux de Christ, et aussitôt il commença à enfoncer. Le Maître lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? » (Matthieu 14:31). Il avait la parole éternelle de Dieu, appui solide, meilleur que le marbre, le granit ou le fer ; mais dès qu’il détourna les yeux de Christ, il coula. Ceux qui regardent autour d’eux ne peuvent voir combien leur marche est instable et déshonorante. Nous voulons regarder droit vers « le chef et le consommateur de la foi ».

Quand j’étais enfant, je ne pouvais tracer une piste droite dans la neige qu’en tenant les yeux fixés sur un arbre ou quelque objet devant moi. Dès que je détournais l’œil du repère placé devant moi, je marchais de travers. Ce n’est que lorsque nous regardons fixement Christ que nous trouvons la paix parfaite. Après qu’il fut ressuscité des morts, il montra à ses disciples ses mains et ses pieds (Luc 24:40). Ce fut là le fondement de leur paix. Si vous voulez dissiper vos doutes, regardez au sang ; et si vous voulez accroître vos doutes, regardez-vous vous-même. Vous récolterez des doutes pour des années en vous occupant de vous-même pendant quelques jours.

Puis encore : regardez ce qu’il est, et ce qu’il a fait ; non ce que vous êtes, et ce que vous avez fait. Voilà le moyen d’obtenir la paix et le repos.

Abraham Lincoln promulgua une proclamation déclarant l’émancipation de trois millions d’esclaves. À un jour fixé, leurs chaînes devaient tomber, et ils devaient être libres. La proclamation fut affichée sur les arbres et les clôtures partout où marchait l’armée du Nord. Beaucoup d’esclaves ne savaient pas lire ; mais d’autres lurent la proclamation, et la plupart la crurent ; et, à un jour fixé, un cri de joie s’éleva : « Nous sommes libres ! » Certains ne la crurent pas et restèrent chez leurs anciens maîtres ; mais cela ne changeait rien au fait qu’ils étaient libres. Christ, le Prince de notre salut, a proclamé la liberté à tous ceux qui ont foi en lui. Prenons-le au mot. Leurs sentiments n’auraient pas rendu les esclaves libres. La puissance doit venir du dehors. Nous regarder nous-mêmes ne nous rendra pas libres ; c’est en regardant à Christ avec l’œil de la foi.

L’évêque Ryle a dit de façon frappante : « La foi est la racine, et l’assurance la fleur. » Sans doute ne pouvez-vous jamais avoir la fleur sans la racine ; mais il n’est pas moins certain que vous pouvez avoir la racine sans la fleur.

« La foi, c’est cette pauvre femme tremblante qui vint derrière Jésus dans la foule et toucha le bord de son vêtement (Marc 5:27). L’assurance, c’est Étienne, debout avec calme au milieu de ses meurtriers, disant : “je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu” » (Actes 7:56).

« La foi, c’est le brigand pénitent qui s’écrie : “Souviens-toi de moi” (Luc 23:42). L’assurance, c’est Job assis dans la poussière, couvert d’ulcères, et disant : “Je sais que mon rédempteur est vivant” ; “Voici, il me tuera; je n’ai rien à espérer; Mais devant lui je défendrai ma conduite” » (Job 19:25 ; 13:15).

« La foi, c’est le cri de Pierre qui se noie, comme il commençait à enfoncer : “Seigneur, sauve-moi!” (Matthieu 14:30). L’assurance, c’est ce même Pierre déclarant devant le sanhédrin, plus tard : “La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés” » (Actes 4:11, 12).

« La foi, c’est la voix anxieuse et tremblante : “Je crois! Viens au secours de mon incrédulité!” (Marc 9:24). L’assurance, c’est le défi assuré : “Qui accusera les élus de Dieu? Qui les condamnera?” » (Romains 8:33, 34).

La foi, c’est Saul priant dans la maison de Judas à Damas, affligé, aveugle et seul (Actes 9:11). L’assurance, c’est Paul, le vieux prisonnier, regardant la tombe avec calme et disant : « je sais en qui j’ai cru ». « la couronne de justice m’est réservée » (2 Timothée 1:12 ; 4:8).

« La foi, c’est la Vie. Quelle grande bénédiction ! Qui peut dire l’abîme qui sépare la vie de la mort ? Et pourtant la vie peut être faible, maladive, chétive, douloureuse, éprouvante, anxieuse, épuisée, pesante, sans joie, sans sourire, jusqu’à la toute fin. »

« L’assurance, c’est plus que la vie. C’est la santé, la force, la puissance, la vigueur, l’activité, l’énergie, la virilité, la beauté. »

Un ministre prononça un jour la bénédiction en ces termes : « Le cœur de Dieu pour nous accueillir ; le sang de Christ pour nous rendre purs ; et le Saint-Esprit pour nous rendre certains. » La sécurité du croyant est le fruit de l’opération de l’Esprit de Dieu.

Un autre écrivain dit : « J’ai vu des arbustes et des arbres croître à même les rochers et surplomber d’effrayants précipices, des cataractes mugissantes et des eaux profondes ; mais ils gardaient leur position et déployaient leur feuillage et leurs branches autant que s’ils avaient été au milieu d’une épaisse forêt. » C’était leur prise sur le rocher qui les rendait sûrs ; et les influences de la nature qui entretenaient leur vie. Ainsi les croyants sont-ils souvent exposés aux plus horribles dangers dans leur voyage vers le ciel ; mais, tant qu’ils sont « enracinés et fondés » dans le Rocher des siècles, ils sont parfaitement en sûreté. Leur prise sur lui est leur garantie ; et les bénédictions de sa grâce leur donnent la vie et les soutiennent dans la vie. Et de même que l’arbre doit mourir, ou le rocher tomber, avant qu’une dissolution puisse s’opérer entre eux, de même, ou bien le croyant doit perdre sa vie spirituelle, ou bien le Rocher doit s’émietter, avant que leur union puisse être dissoute.

Parlant du Seigneur Jésus, Ésaïe dit : « Je l’enfoncerai comme un clou dans un lieu sûr, Et il sera un siège de gloire pour la maison de son père. Il sera le soutien de toute la gloire de la maison de son père, Des rejetons nobles et ignobles, De tous les petits ustensiles, Des bassins comme des vases » (Ésaïe 22:23, 24).

Il y a un seul clou, enfoncé dans un lieu sûr ; et à lui sont suspendus tous les flacons et toutes les coupes. « Oh, dit une petite coupe, je suis si petite et si noire ; et si j’allais tomber ! » « Oh, dit un flacon, il n’y a rien à craindre pour toi ; mais moi, je suis si lourd, d’un tel poids ; et si j’allais tomber ! » Et une petite coupe dit : « Oh, si seulement j’étais comme cette coupe d’or là-bas, je ne craindrais jamais de tomber. » Mais la coupe d’or répond : « Ce n’est pas parce que je suis une coupe d’or que je tiens ; c’est parce que je suis suspendue au clou. » Si le clou cède, nous tombons tous, coupes d’or, coupes de porcelaine, coupes d’étain, toutes ; mais tant que le clou tient, tout ce qui est suspendu à lui tient en sûreté.

J’ai lu un jour ces mots sur une pierre tombale : « Né, mort, gardé. » Prions Dieu de nous garder dans une paix parfaite, et assurés du salut.

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Le chemin vers Dieu Dwight L. Moody

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