Le désintéressement de Dieu ·Le secret d’une vie heureuse

Chapitre 28 · 17 min de lecture

Le secret d’une vie heureuse

Cette vie spirituelle nouvelle dans laquelle j’étais entrée avait reçu bien des noms différents. Les méthodistes l’appelaient « la seconde bénédiction » ou « la bénédiction de la sanctification ». Les presbytériens préféraient « la vie supérieure » ou « la vie de foi ». Les Amis en parlaient comme de « la vie cachée avec Christ en Dieu ». Quelle que fût la terminologie, la vérité qui se cachait derrière chaque expression était exactement la même, et elle pouvait se réduire à quatre mots simples : « Non pas moi, mais Christ. »

Dans tous les cas, le cœur de la question était l’abandon — nous remettre au Seigneur afin qu’il opère en nous, façonnant à la fois nos désirs et nos actions selon sa volonté. Cela signifiait le prendre au mot : nous confier en lui non seulement pour nous sauver du châtiment du péché mais aussi de la puissance du péché, et croire à sa promesse de nous donner grâce et secours à chaque instant de besoin.

Personnellement, je préfère appeler cela simplement « la vie de foi », car c’est la description la plus claire.

Mais dans le livre où je l’ai exposée le plus pleinement, je l’ai appelée Le Secret d’une vie heureuse, parce que si longtemps ce fut vraiment pour moi un secret — et parce que je crains qu’il ne demeure encore un secret pour des centaines d’enfants de Dieu qui chancellent sous les mêmes lourds fardeaux que je portais autrefois. Ce n’était pas un secret parce que Dieu l’avait caché, mais parce que je ne l’avais pas encore découvert. Ce fut toujours un secret ouvert — clairement répandu sur les pages de l’Écriture — si seulement j’avais eu la perception spirituelle pour le voir.

« Les secrets des dieux sont de toute ancienneté, gardés à jamais, et à jamais racontés ; divulgués à toutes les oreilles, mais publiés en une langue dont les dieux seuls peuvent dévoiler le sens. »

Un bœuf et un philosophe peuvent regarder le même champ et pourtant y voir des choses entièrement différentes. De la même manière, avant et après cette glorieuse découverte, je regardais la même Bible et lisais même les mêmes versets — mais je les voyais avec des yeux entièrement différents. L’Écriture, comme la nature, s’ouvre à tous, mais tous ne la voient pas véritablement. La loi de la gravitation opérait clairement sous les yeux des hommes depuis des âges, mais Newton seul la reconnut. De même, la loi de la foi avait été écrite clairement dans la Bible, quoique j’eusse manqué de la discerner. Les forces que nous domptons dans la nature n’ont pas été créées par nous, seulement découvertes ; elles existaient tout aussi véritablement avant leur découverte qu’après. Et je suis certaine qu’aucun découvreur scientifique n’éprouva jamais plus de ravissement à mettre au jour les secrets de la nature que je n’en éprouvai à mettre au jour les « secrets de Dieu ».

Ma joie était si grande que je me sentais contrainte d’en parler à tout le monde — d’insister pour qu’on m’écoutât. Au début, mon mari — un ouvrier chrétien sérieux et couronné de succès — fut quelque peu alarmé. Il craignait que je ne me réjouisse de quelque erreur qui me ferait du tort, à moi et peut-être à d’autres.

Il revenait fréquemment à l’argument que le « vieil homme » qui est en nous ne pouvait jamais être complètement vaincu en cette vie, et devait toujours nous tenir dans une certaine servitude.

Un matin, comme nous en discutions, je dis : « Eh bien, possible ou non, la Bible le dit assurément. Que fais-tu de ce passage de Romains 6 : “sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché” ? Que peut-il vouloir dire, sinon que la puissance du péché doit véritablement être vaincue, de sorte que nous n’ayons plus à la servir ? »

Frappé par la lumière soudaine qui semblait jaillir de ces mots, il dit : « Il n’y a pas de tel passage dans la Bible. »

« Oh que si, il y en a un », répondis-je. J’ouvris ma Bible et le lui montrai. C’était un verset qu’il connaissait, bien entendu, depuis des années, et pourtant, en cet instant, il lui apparut avec un sens si nouveau et si frappant qu’il eut le sentiment de ne l’avoir jamais vu auparavant. Il apporta avec lui une profonde conviction, et dès ce moment il n’eut de cesse qu’il n’eût découvert la vérité par lui-même.

Son propre récit de cette découverte, publié en 1868, était le suivant. Après avoir décrit le manque qu’il avait ressenti dans sa vie chrétienne, il continuait : « Je savais que la Bible semblait promettre au chrétien une vie meilleure que celle que je connaissais, et depuis des années grandissait en moi la conviction qu’il y avait quelque partie de la vérité de Dieu qu’il me restait à découvrir. Je sentais qu’il manquait quelque chose d’essentiel à la manière dont je comprenais l’Écriture — quelque chose qui fournirait cet esprit d’amour que la Bible déclare plus grand que toute connaissance et toute foi. J’avais souvent exprimé mon sentiment croissant qu’une vérité attendait de jaillir de la Parole de Dieu — quelque chose qui remplirait nos cœurs d’un amour capable de tout supporter. Mon sentiment était si fort que j’organisai une réunion avec plusieurs frères versés dans l’Écriture, afin que nous puissions examiner, soigneusement et en détail, quelle partie de la Parole de Dieu nous avions manqué de comprendre et d’enseigner.

Des circonstances retardèrent cette réunion, mais entre-temps — par un canal tout à fait inattendu — je reçus le secret qui m’enseigna la joie de la liberté chrétienne et la puissance du vrai service. Ce secret, c’était la foi. Chose étrange que moi, qui avais constamment enseigné la foi comme le canal du pardon des péchés, j’eusse manqué de voir que la foi seule est aussi le moyen de la délivrance du pouvoir intérieur du péché. Non seulement le pécheur, mais le chrétien aussi, doit tout recevoir par la foi. »

« À cette époque, je rencontrai des chrétiens dont la vie intérieure, telle qu’ils la décrivaient, semblait tout à fait différente de la mienne. Ils déclaraient que la sanctification pratique s’obtenait, tout comme la justification, par la simple foi ; qu’elle pouvait se réaliser à tout moment, dès que la foi parvenait à la saisir pleinement ; et ils affirmaient l’avoir eux-mêmes éprouvée. Le sujet ne cessait de se présenter à moi, et maintes et maintes fois on me présentait des passages de l’Écriture — des passages auxquels je croyais sincèrement être pleinement soumis. Pourtant je considérais toute cette affaire avec un profond malaise, car il me semblait que ce qu’ils cherchaient et prétendaient posséder n’était rien de moins que la perfection dans la chair — et cela, je le savais, était impossible. »

Je puis à peine décrire la profondeur du préjugé que j’éprouvais contre cet enseignement. Peu d’idées avaient jamais suscité en moi une résistance aussi instinctive, et je passai bien des heures anxieuses à me tourmenter de ce que je croyais être les dangereuses conséquences de cette « hérésie » qui s’insinuait parmi nous. Mon opposition était si résolue que même des passages familiers de l’Écriture — des textes que je connaissais depuis des années — me paraissaient étranges et presque méconnaissables lorsqu’on me les citait pour prouver que la sanctification était par la foi, et qu’il était possible de « marcher d’une manière digne du Seigneur pour lui être entièrement agréable ».

Un matin, on me lut Romains 6.6 : « sachant que notre vieil homme a été crucifié avec Christ, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché. » Mon ami ajouta : « Ces paroles doivent sûrement signifier quelque chose — et quelque chose qui rend possible à un croyant de cesser d’être esclave du péché. »

J’étais si frappé par la force de ce verset que je lançai avec emphase : « Ce passage n’est pas dans la Bible ! » — alors même que, en vérité, c’était pour moi l’un des passages les plus familiers de toute l’Écriture. Lorsque je fus contraint d’admettre qu’il s’y trouvait bel et bien, je me réfugiai dans l’explication que ce n’était qu’une vérité judiciaire : quelque chose de vrai « aux yeux de Dieu », mais jamais réellement vrai dans l’expérience d’un chrétien.

Mais à partir de ce moment, je commençai à me demander s’il n’y avait pas quelque vérité dans ce que ces gens enseignaient. Lentement, je pris conscience que je les avais mal compris. Ils ne parlaient pas de la perfection dans la chair, mais de la mort de la chair — et d’une vie cachée en Christ.

Une vie de demeure en lui, de marche en lui, de vie par sa puissance — une vie de victoire et de joie qui était véritablement agréable à Dieu.

« Ce n’est donc que cela que vous voulez dire ? » demandai-je un jour, alors que cette vérité m’avait été pressée avec une force inhabituelle. « Cela n’a rien de nouveau. Je l’ai toujours su. »

« Mais l’avez-vous vécu ? » vint la réponse.

« Oui, répondis-je, je l’ai vécu ainsi par moments. Souvent je me suis remis tout entier aux soins du Seigneur et j’ai compris que j’étais mort, et que lui seul vivait en moi. »

« Vous l’avez connu comme une expérience occasionnelle, dit doucement mon ami. Mais l’avez-vous jamais connu comme une vie ? Vous dites que vous vous réfugiez parfois dans le Seigneur — mais avez-vous jamais fait de lui votre demeure ? »

Je vis aussitôt que non. Ma foi en cette matière avait été intermittente. Aux moments de difficulté inhabituelle, ou chaque fois que je me sentais particulièrement faible, je m’étais tourné exclusivement vers le Seigneur et l’avais toujours trouvé suffisant pour mon besoin. Mais que cette expérience occasionnelle pût devenir — et dût devenir — l’expérience de ma vie entière, cela ne m’était jamais venu à l’esprit.

« Que penseriez-vous, poursuivit mon ami, de gens qui se confieraient en Christ d’une manière aussi intermittente pour le salut de leur âme ? Supposez qu’une semaine ils se sentent impuissants et se jettent entièrement sur lui, pour passer la semaine suivante à tâcher de gagner en partie eux-mêmes leur salut, lui demandant seulement de suppléer à ce qui leur manque. Ne jugeriez-vous pas une telle conduite incohérente et insensée ? Et pourtant n’est-il pas tout aussi incohérent — et tout aussi déshonorant pour Christ — de se confier en lui de cette manière intermittente pour votre vie quotidienne ? Tantôt marchant par la foi, tantôt vous appuyant sur votre propre force ? »

Je ne pouvais nier la vérité de cela, et la possibilité — et la beauté — d’une vie de foi continuelle commença à s’ouvrir devant moi.

Tel fut le récit que fit mon mari de sa découverte. À ma grande joie, à partir de ce moment nous fûmes entièrement unis en la matière. Ce n’était pas que l’un ou l’autre crût être devenu sans péché, ni que nous ne faillîmes jamais plus. C’était plutôt que nous avions découvert le secret de la victoire — que nous n’étions plus esclaves du péché, contraints de céder à sa puissance, mais que nous pouvions, si nous le choisissions, devenir « plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés ».

Cela ne signifiait pas que les tentations cessassent jamais. Mais nous avions appris que le Seigneur est à la fois capable et disposé à nous délivrer de toute tentation — pourvu seulement que nous nous confiions en lui. Nous vîmes que notre ancienne croyance — que nous étions condamnés à être toute notre vie des « esclaves du péché » — était contraire à l’Écriture et une calomnie contre la plénitude du salut de Christ, car il est mort précisément pour nous affranchir de la servitude du péché. « Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. »

Nous apprîmes en outre que la foi — la foi seule — était le chemin de la victoire, et que l’effort et la lutte contre soi-même n’accomplissaient rien dans ce combat. Notre part était l’abandon et la confiance ; la part de Dieu était tout le reste.

Pour la troisième fois, comme je l’ai dit, un voile sembla se lever des pages de l’Écriture, et partout nous vîmes le « secret de la victoire » resplendir en lettres de lumière. De vieux textes s’épanouirent d’une plénitude nouvelle. Prenez par exemple : « parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » Autrefois nous pensions que cela ne se rapportait qu’à une victoire future, après la mort. Maintenant nous voyions que cela parlait d’une victoire présente, par une foi présente, tandis que nous vivions encore dans le monde.

Ou encore ceci : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » Nous l’avions toujours entendu comme signifiant le retranchement de la peine du péché. Maintenant nous voyions qu’il signifiait le retranchement de sa puissance — que nous n’avions plus à le servir ni à en être esclaves.

Je pourrais donner d’innombrables exemples de ce dévoilement de l’Écriture, mais ceux-ci doivent suffire. Nous avions fait une découverte transformatrice, et elle emplissait chacune de nos pensées. Chaque fois que je rencontrais un ami, ma première question était : « De combien de temps disposes-tu ? J’ai quelque chose de merveilleux à te dire. » Et je déversais mon récit du grand salut que j’avais découvert.

Pour la plupart, c’était aussi nouveau et délicieux que cela l’avait été pour moi, et beaucoup l’embrassèrent aussitôt comme une réalité vécue. Mais une amie — la même qui m’avait éveillée aux choses religieuses à seize ans, et qui avait été ma plus proche confidente spirituelle depuis lors — écouta, puis dit : « Mais Hannah, cela n’a rien de nouveau. Je l’ai toujours su. »

« Alors pourquoi, m’écriai-je avec indignation, ne me l’as-tu jamais dit ? Tu savais combien j’ai lutté toutes ces années — gagnant quelques batailles, en perdant bien davantage — et pendant tout ce temps tu détenais ce secret de la victoire et ne me l’as jamais dit ! Comment as-tu pu être si peu charitable ? »

« Mais je croyais que tout le monde le savait, dit-elle. C’est ce que les Quakers ont toujours enseigné. Leur prédication porte presque entièrement là-dessus. »

« Eh bien, dis-je, tout le monde ne le sait pas. Bien peu le savent. La plupart des chrétiens croient qu’ils doivent demeurer toute leur vie “esclaves du péché” à cause de la faiblesse de la chair. Et la plupart pensent que s’ils doivent jamais remporter la victoire, il leur faut la conquérir eux-mêmes, et ce n’est que si la défaite paraît imminente qu’ils peuvent appeler le Seigneur à l’aide. Ils ne comprennent pas que le combat doit lui être remis dès le commencement — tout comme les Israélites se tinrent immobiles à la mer Rouge et virent la délivrance de l’Éternel. »

« Et, ajoutai-je avec conviction, je compte le dire à tous ceux que je pourrai. »

Et je le fis. Jeunes ou vieux, chrétiens mûrs ou débutants — nul n’échappait au récit si j’osais parler. Presque tous ceux qui l’entendirent l’embrassèrent et commencèrent à vivre dans sa puissance.

L’un d’eux fut ma petite fille, âgée d’environ sept ou huit ans. Elle avait commencé à manifester une forte obstination que je trouvais presque impossible à maîtriser. Elle-même la reconnaissait comme un mal et s’efforçait de la vaincre, mais elle en semblait presque possédée. Un jour elle vint à moi, perplexe, et dit : « Maman, pourquoi suis-je si méchante ? Je sais que je suis une petite fille chrétienne, et je croyais que les enfants chrétiens étaient toujours sages. Mais j’ai beau essayer de me rendre sage, je ne puis m’empêcher d’être méchante. »

Par ma propre expérience, je la comprenais parfaitement. Je dis : « Je crois, ma chérie, que la raison en est que tu essaies de te rendre sage toi-même. Nous ne pouvons jamais nous rendre bons, quelque effort que nous fassions. Seul notre Père céleste le peut. Chaque fois que tu te sens tentée d’être méchante, dis-le-lui tout entier, demande-lui de te rendre sage, et ensuite confie-toi en lui pour le faire. Il ôtera sûrement la méchanceté. »

Elle réfléchit un instant et dit : « Oh, je ne savais pas cela. Je croyais qu’il fallait se servir de sa volonté et le faire simplement soi-même. »

Elle s’en alla tranquillement, considérant de toute évidence cette idée nouvelle. Bientôt je remarquai un grand changement. Son obstination semblait entièrement disparue ; elle était douce et obéissante comme un agneau. Je ne dis rien, voulant respecter la délicatesse du moment. Quelques jours plus tard, je l’entendis jouer doucement avec ses poupées et murmurer avec un calme ravissement : « Oh, je suis si contente que le Père céleste me rende si sage. C’est si agréable d’être sage. »

Je ne dis toujours rien. Mais quelques soirs après, comme je la bordais dans son lit, elle éclata : « Oh, Maman, n’es-tu pas contente que le Père céleste me rende si sage ? Il va me rendre bien plus sage encore, mais n’es-tu pas contente qu’il m’ait rendue aussi sage que je le suis maintenant ? »

Comme je l’étreignais et l’embrassais, me réjouissant avec elle, elle ajouta avec ferveur : « Maman, parles-tu de cela à tout le monde ? »

Je dis que je m’y efforçais, mais elle insista : « Tu ne dois pas seulement t’y efforcer — tu dois vraiment le faire chaque fois que tu prêches. Je crois que bien des gens sont comme je l’étais — voulant être sages mais ne sachant comment. Tu dois le dire à chaque personne que tu rencontres. »

J’ai toujours pris cela comme une sorte d’appel divin à mon œuvre.

En vérité, nos cœurs étaient si pleins que nous avions à peine besoin d’encouragement. Tous ceux que nous connaissions finirent par entendre le récit, et bientôt une grande agitation s’éleva — non seulement dans notre propre communauté, mais dans toute l’Église américaine et jusqu’en Angleterre. Des lettres affluaient de toutes parts, demandant ce que pouvait bien être cette « nouvelle doctrine enseignée par les Pearsall Smith de Millville, dans le New Jersey ». Des réunions et des conférences surgirent, qui se poursuivent aujourd’hui encore, beaucoup connues sous le nom de « réunions pour l’approfondissement de la vie spirituelle ».

Cette découverte fut le commencement d’un grand réveil dans la vie spirituelle de l’Église partout. Elle atteignit son apogée dans les réunions de 1873 et 1874 sur le Continent, et plus tard à Oxford et à Brighton, où des milliers vinrent entendre le message. Ses effets se font encore sentir dans d’innombrables vies. Partout où je vais, les gens me disent que leur vie entière fut changée par ce qu’ils y apprirent.

Ce n’était pas une religion nouvelle qu’ils découvraient, mais la vitalité de l’ancienne. Des vérités qu’ils professaient depuis longtemps devinrent des réalités vivantes. Ils avaient appelé Christ leur Sauveur ; maintenant ils apprenaient qu’il sauve véritablement, et, se confiant en lui, ils le trouvaient fidèle.

Il n’y avait rien de sectaire dans cet enseignement. Nul n’avait à changer de credo ni de dénomination.

À travers toutes les Églises — méthodiste, quaker, catholique et d’autres — il s’est toujours trouvé des gens qui comprenaient et vivaient véritablement la vie de foi. Elle se trouve, je crois, au cœur de tout credo chrétien. Tout ce qu’il faut, c’est que les croyants cessent de simplement professer leur foi et commencent à la croire réellement — et ils la trouveront toujours vraie.

La vie de foi convient à tout credo et à toute dénomination. Le récit est partout le même.

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Le désintéressement de Dieu Hannah Whitall Smith

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