Chapitre 3 · 16 min de lecture
Le secret de la présence intérieure de Christ
Il est juste que la plus grande église de la plus grande cité païenne du monde soit dédiée à l’apôtre Paul, car les païens lui sont grandement redevables comme à l’apôtre des païens. C’est à lui que nous devons, sous l’action de l’Esprit de Dieu, le dévoilement de deux grands mystères qui nous touchent tout particulièrement, nous, les païens.
Le premier, si glorieux soit-il, nous ne pouvons nous y arrêter maintenant, bien qu’il ait opéré une révolution lorsqu’il fut d’abord prêché et défendu par l’apôtre face à l’opposition la plus acharnée. Jusque-là, on attendait des païens qu’ils devinssent Juifs avant d’être chrétiens, et qu’ils passassent par la synagogue pour entrer dans l’Église. Mais il montra que cela n’était pas nécessaire, et que les païens étaient sur le même pied que les Juifs à l’égard des privilèges de l’Évangile ‑‑ cohéritiers, formant un même corps, et participant à la même promesse en Jésus-Christ par l’Évangile (Éph. 3:6).
Le second, en revanche, mérite bien que nous y réfléchissions davantage, car si seulement il pouvait être saisi par les enfants de Dieu, ceux-ci commenceraient à vivre d’une manière si divine qu’ils imposeraient silence à l’ennemi et au vindicatif, et reproduiraient dans quelque faible mesure la vie de Jésus sur la terre.
Ce mystère, c’est que le Seigneur Jésus consent à habiter dans le cœur du païen. Qu’il habitât dans le cœur d’un enfant d’Abraham passait pour un merveilleux acte de condescendance ; mais qu’il trouvât une demeure dans le cœur d’un païen était incroyable. Cette erreur fut cependant dissipée devant la radieuse révélation de la vérité faite à celui qui, à son propre jugement, n’était pas digne d’être appelé apôtre, parce qu’il avait persécuté l’Église de Dieu. Il a plu à Dieu de faire connaître par lui « la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : CHRIST EN VOUS, l’espérance de la gloire » (Col. 1:27).
« Maître, où demeures-tu ? » demandaient-ils autrefois. Et pour toute réponse, Jésus les conduisit de la rive encombrée du Jourdain jusqu’à la frêle cabane d’osier tressé où il logeait provisoirement. Mais si nous lui adressons aujourd’hui la même question, il montrera, non le dôme haut et sublime du ciel, non la splendide construction de pierre ou de marbre, mais l’esprit heureux qui l’aime, se confie en lui et lui obéit. « Voici, dit-il, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui. » « Nous viendrons », dit-il, associant son Père à lui-même, « et nous ferons notre demeure chez lui. » Il a promis d’être en chaque croyant comme un habitant dans une maison ; comme la sève dans le rameau ; comme le sang et l’énergie vitale dans chaque membre du corps, si faible soit-il.
I. ‑‑ LE MYSTÈRE.
Christ est dans le croyant. Il habite le cœur par la foi, comme le soleil habite les fleurs les plus humbles qui déploient leurs pétales et découvrent leur cœur à ses rayons. Non parce que nous sommes bons. Non parce que nous nous efforçons d’être sans réserve dans notre consécration. Non parce que nous le retenons par la ténacité de notre amour. Mais parce que nous croyons, et qu’en croyant nous avons ouvert toutes grandes les portes et les fenêtres de notre être. Et il est entré.
Il est probablement entré si discrètement que nous n’avons pas su déceler sa venue. Nul bruit de pas dans le couloir. Le tintement des clochettes d’or au bas de sa robe sacerdotale ne l’a pas trahi. Il s’est glissé sur les ailes de l’aurore, ou avec le silence par lequel la nature s’éveille de son sommeil d’hiver et se revêt des robes que son Créateur a préparées pour elle. Mais telle est la manière de Christ. Il ne conteste pas, ne crie pas, n’élève pas et ne fait pas entendre sa voix. Son pas est si léger qu’il ne brise pas les roseaux froissés, son souffle si doux qu’il peut rallumer les étincelles mourantes. Ne vous étonnez donc pas si vous ne pouvez dire le jour ni l’heure où le Fils de l’homme est venu habiter en vous. Sachez seulement qu’il est venu. « Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? À moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. » (2 Cor. 13:5.)
Cela est bien merveilleux. Oui ; les cieux, et même les cieux des cieux, avec toute leur lumière et leur gloire, semblent seuls dignes de lui. Mais là même il n’est pas plus chez lui qu’il ne l’est auprès de l’esprit humble et contrit qui se confie simplement en lui. Dans sa vie terrestre, il déclara que le Père demeurait en lui si véritablement que les paroles qu’il prononçait et les œuvres qu’il faisait n’étaient pas les siennes, mais celles de son Père. Et il désire être en nous comme son Père était en lui, afin que les élans de notre vie soient des canaux par lesquels lui, caché au-dedans, puisse se répandre sur les hommes.
Cela n’est généralement pas reconnu. Non, cela ne l’est pas ; ce qui pourtant ne le réfute pas. Nous manquons de reconnaître bien des choses en nous-mêmes et dans la nature environnante, qui sont néanmoins vraies. Mais il y a une raison pour laquelle beaucoup, dont la nature est assurément le temple de Christ, restent ignorants de la présence du merveilleux Hôte qui séjourne au-dedans. Il habite si profondément. Au-dessous de la vie du corps, qui est comme le voile de la tente ; au-dessous de la vie de l’âme, où la pensée et le sentiment, le jugement et l’imagination, l’espérance et l’amour vont et viennent, officiant comme des sacrificateurs à l’étole blanche dans le lieu saint ; au-dessous du jeu de la lumière et de l’ombre, de la résolution et de la volonté, de la mémoire et de l’espérance, du flux et du reflux perpétuels des marées de la conscience de soi, là, par le Saint-Esprit, Christ habite, comme jadis la Shekina habitait dans le lieu très saint, soigneusement dérobée au regard de l’homme.
Il est relativement rare que nous pénétrions dans ces régions plus profondes de notre être. Nous nous contentons de vivre la vie superficielle des sens. Nous mangeons, nous buvons, nous dormons. Nous nous adonnons à la convoitise de la chair, à la convoitise des yeux et à l’orgueil de la vie. Nous accomplissons les désirs de la chair et de la pensée. Ou bien nous nous abandonnons à la poursuite du savoir et de la culture, de la science et de l’art. Nous faisons de brèves incursions dans le domaine de la morale, ce sens du bien et du mal qui fait partie de la constitution de l’homme. Mais nous avons une connaissance trop mince de la chambre plus profonde et plus mystérieuse de l’esprit. Or voilà pourquoi la majorité des croyants sont si peu sensibles à leur divin et merveilleux Résident, qui fait de l’esprit régénéré sa demeure.
Cela doit être reçu par la foi. Nous répétons ici notre erreur constante au sujet des choses de Dieu. Nous cherchons à les sentir. Si nous les sentons, nous les croyons ; sinon, nous n’en tenons aucun compte. Nous renversons l’ordre divin. Nous disons : sentiment, FOI, FAIT. Dieu dit : FAIT, FOI, sentiment. Pour lui, le sentiment est de peu d’importance ‑‑ il nous demande seulement d’être disposés à accepter sa propre Parole, et de nous y attacher parce qu’il l’a prononcée, sans nul égard pour ce que nous pouvons ressentir.
On me dit expressément que Christ, bien qu’il soit sur le trône dans la gloire de son ascension, est aussi en moi par le Saint-Esprit. J’avoue que je ne l’y sens pas. Souvent, au milieu de l’assaut de la tentation ou de la fureur de la tempête qui balaie la surface de ma nature, je ne puis discerner sa forme ni l’entendre dire : « C’est moi. » Mais j’ose croire qu’il est là ; non hors de moi, mais au-dedans ; non comme un hôte de passage pour une nuit, mais comme un habitant perpétuel ; non modifié par mes revirements de l’ardeur à la torpeur, de l’été de l’amour à l’hiver du découragement, mais toujours et immuablement le même. Et je dis sans cesse : « Jésus, tu es ici. Je ne suis pas digne que tu demeures sous mon toit ; mais tu es venu. Affirme-toi. Abats toute domination, toute autorité et toute puissance. Sors de ta chambre secrète, et possède tout ce qui est en moi, afin que cela bénisse ton saint nom. »
Catherine de Sienne passa autrefois trois jours dans une retraite solitaire, priant pour une plus grande plénitude et une plus grande joie de la présence divine. Au lieu de cela, il sembla que des légions d’esprits mauvais l’assaillaient de pensées blasphématoires et de suggestions perverses. Enfin, une grande lumière parut descendre d’en haut. Les démons s’enfuirent, et le Seigneur Jésus s’entretint avec elle. Catherine lui demanda :
« Seigneur, où étais-tu lorsque mon cœur était ainsi tourmenté ? »
« J’étais dans ton cœur », répondit-il.
« Seigneur, tu es la vérité éternelle », répondit-elle, « et je m’incline humblement devant ta parole ; mais comment puis-je croire que tu étais dans mon cœur alors qu’il était rempli de pensées si détestables ? »
« Ces pensées te donnaient-elles du plaisir ou de la peine ? » demanda-t-il.
« Une peine et une tristesse extrêmes », telle fut sa réponse.
À quoi le Seigneur répondit : « Tu étais dans la douleur et la tristesse parce que j’étais au milieu de ton cœur. C’est ma présence qui rendait ces pensées insupportables pour toi. Lorsque le temps que j’avais fixé pour la durée du combat fut écoulé, j’ai envoyé les rayons de ma lumière, et les ombres de l’enfer se sont dissipées, car elles ne peuvent résister à cette lumière. »
II. ‑‑ LA GLOIRE DE CE MYSTÈRE.
Quand les secrets de Dieu éclatent, c’est dans la gloire qu’ils le font. La richesse de la racine cachée dans le sol se révèle dans les teintes de l’orchidée ou le parfum de la rose. La beauté cachée d’un rayon de lumière se déploie dans les sept couleurs de l’arc-en-ciel. La vie grouillante et infinitésimale des mers du sud se brise en vagues de phosphorescence lorsque la quille du navire la fend. Et toutes les fois que le monde invisible s’est révélé à des yeux mortels, ce fut dans la gloire. Il en fut ainsi tout particulièrement lors de la Transfiguration, lorsque la nature du Seigneur rompit la forte contrainte dans laquelle il la tenait enfermée et se révéla à l’œil de l’homme. « Son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. »
Ainsi, lorsque nous acceptons le fait de son existence en nous, plus profonde que la nôtre, et que nous nous donnons pour l’un des buts de notre vie d’y puiser et de le développer, nous prendrons conscience d’une gloire qui transfigure notre vie et qui irradie les choses ordinaires, au point de faire de la terre, avec ses occupations les plus banales, comme le vestibule du ciel.
L’épouse de Jonathan Edwards avait connu de grandes fluctuations dans son expérience religieuse et de fréquentes dépressions, jusqu’à ce qu’elle en vînt à renoncer au monde et à se livrer pour être possédée par ces puissantes vérités. Mais dès que cela fut, un merveilleux changement s’opéra. Elle commença à goûter un repos constant et ininterrompu ; une douce paix et une sérénité de l’âme ; une joie continuelle dans toutes les œuvres des mains de Dieu, qu’il s’agît de la nature ou de la providence quotidienne ; un accès merveilleux à Dieu par la prière, comme si elle le voyait et s’entretenait immédiatement avec lui ; toutes les larmes essuyées ; tous les anciens ennuis et chagrins de la vie oubliés, hormis la douleur des péchés passés et du déshonneur fait à Christ dans le monde ; le fait d’accomplir et de souffrir chaque jour toute chose pour Dieu de manière sensible, et de tout faire avec une gaieté, une paix et une joie continuelles et ininterrompues.
Une telle gloire ‑‑ le gage certain de la gloire qui doit être révélée ‑‑ est à la portée de chaque lecteur de ces lignes qui osera, jour après jour, tenir pour certain que Christ vit au-dedans, et qui consentira à mourir aux énergies et aux impulsions de la vie du moi, afin qu’il y ait place pour que la vie de Christ se révèle. « J’ai été crucifié », disait le plus grand des maîtres humains de cet art divin ; « Christ vit en moi ; je vis dans la foi au Fils de Dieu. »
III. ‑‑ LES RICHESSES DE LA GLOIRE DE CE MYSTÈRE.
Lorsque ce mystère, ce secret de la vie divine dans l’homme, est saisi et mis à profit, il donne à la vie une grande richesse. Si tous les trésors de la sagesse, de la connaissance, de la puissance et de la grâce résident en Jésus, et qu’il est devenu l’hôte chéri et honoré de notre nature, il est clair que nous aussi devons être grandement enrichis. C’est comme un homme pauvre chez qui viendrait habiter un ami millionnaire.
Il y a des richesses de patience. La vie n’est facile pour aucun de nous. Nulle branche n’échappe au sécateur ; nul joyau à la meule ; nul enfant à la verge. Les gens nous tyrannisent et nous contrarient presque au-delà du supportable. Les circonstances nous mettent à rude épreuve jusqu’à ce que les cordes de notre cœur menacent de se rompre. Notre système nerveux est surmené par la précipitation et la rivalité de notre époque. En vérité, nous avons besoin de patience !
Ne jamais relâcher la vigilance sur soi-même ; ne jamais se laisser aller à une critique malveillante ou irréfléchie d’autrui ; ne jamais proférer la parole précipitée, ni permettre la réplique cinglante ; ne jamais se plaindre, si ce n’est à Dieu ; ne jamais laisser des pensées dures et défiantes se loger dans l’âme ; se soucier toujours des autres plus que de soi-même ; repérer l’unique tache d’azur dans le ciel couvert ; se tenir aux aguets pour trouver une excuse à ceux qui sont revêches et malcommodes, supporter les maux et les douleurs, les privations et les épreuves de la vie, avec douceur, soumission et confiance ; boire la coupe amère, le regard fixé sur la face du Père, sans un murmure ni une plainte : ‑‑ voilà ce qui demande une patience que le simple stoïcisme ne saurait jamais donner.
Et nous ne pouvons vivre une telle vie tant que nous n’avons pas appris à puiser dans les richesses du Christ qui habite en nous. L’apôtre bien-aimé parle d’avoir part à la persévérance qui est en Jésus (Ap. 1:9). Puissions-nous l’avoir. Cette patience calme, sans murmure et sans injure, qui rendit l’Agneau de Dieu muet devant ceux qui le tondaient, est à nous.
On entendit un jour Robert Hall dire, dans le feu d’une discussion : « Apaise-moi, Agneau de Dieu ! »
Mais nous pouvons aller plus loin et dire : « Seigneur Jésus, fais lever ta patience en moi, comme une source d’eau douce dans une mer salée. »
Il y a des richesses de grâce. Seule parmi les grandes cités du monde, Jérusalem n’avait pas de fleuve. Mais le Seigneur glorieux était au milieu d’elle, et il devint pour elle un lieu de fleuves et de vastes rivières, lui fournissant de lui-même tout ce que les fleuves donnaient aux cités, au pied des murs desquelles clapotaient les eaux bienvenues (És. 32:21).
C’est là une image de ce que nous possédons, nous qui osons compter sur la présence intérieure de notre Seigneur glorieux, comme Roi, Législateur et Sauveur. Il fait abonder toute grâce envers nous, en sorte que nous avons de quoi suffire à toutes les urgences et que nous pouvons abonder en toute bonne œuvre. Dans sa force, qui se lève sans cesse au-dedans de nous, nous sommes capables d’en faire autant que ceux qui sont dotés des plus grands dons intellectuels et naturels, et nous échappons aux tentations de vaine gloire et d’orgueil qui les assiègent.
La grâce de la pureté et de la maîtrise de soi, de la prière fervente et de l’intelligence des Écritures, de l’amour des hommes et du zèle pour Dieu, de l’humilité et de la douceur, de la mansuétude et de la bonté ‑‑ tout est en Christ ; et si Christ est en nous, tout est à nous aussi. Oh, si seulement nous osions le croire, et y puiser, en descendant la cruche de la foi dans le puits profond de la présence de Christ, ouvert au-dedans de nous par le Saint-Esprit !
Il est impossible, dans ces limites étroites, de développer davantage cette merveilleuse pensée. Mais si seulement nous voulions affronter chaque appel, chaque difficulté et chaque épreuve en disant, non pas, comme nous le faisons si souvent : « Je ne pourrai jamais en venir à bout », mais : « Je ne le puis ; mais Christ est en moi, et lui le peut », nous découvririons que toutes les épreuves étaient destinées à révéler et à déployer la richesse cachée en nous, jusqu’à ce que Christ soit littéralement formé au-dedans de nous, et que sa vie soit manifestée dans notre corps mortel (2 Cor. 4:10).
(1) Tenez-vous en repos chaque jour un court moment, assis devant Dieu dans la méditation, et demandez au Saint-Esprit de vous révéler la vérité de la présence de Christ au-dedans. Demandez à Dieu de bien vouloir vous faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère (Col. 1:27).
(2) Révérez votre nature comme le temple du Seigneur qui l’habite. De même que l’Oriental se déchausse et l’Occidental se découvre en entrant dans l’enceinte d’un temple, veillez avec grand soin à tout ce qui souillerait le corps ou salirait l’âme. Aucune bête ne doit s’attrouper dans les parvis du temple. Faites en sorte que Christ les en chasse. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu ? Le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. »
(3) Haïssez votre propre vie. « Si quelqu’un ne hait pas sa propre vie », a dit notre Seigneur, « il ne peut être mon disciple » (Luc 4:26). Et le mot traduit par « vie » est âme, le siège et le centre de la vie du moi, avec ses énergies et ses activités inquiètes, ses choix et ses décisions, ses efforts incessants vers l’indépendance et la maîtrise. C’est là le plus grand obstacle à notre jouissance du Christ qui habite en nous. Si nous prenons l’habitude de dire « Non », non seulement à notre mauvais moi, mais aussi à notre bon moi ; si nous nous livrons chaque jour à la mort pour l’amour de Jésus ; si nous prenons notre croix et suivons le Maître, fût-ce jusqu’à son tombeau, nous prendrons de plus en plus conscience d’être possédés par une vie plus riche, plus profonde et plus divine que la nôtre.
Chapitre 3 terminé
Le secret de la présence intérieure de Christ