Chapitre 9 · 2 min de lecture · 3 min d’écoute
Dans le sac du Christ
« Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. » — 1 Pierre 5:7
Meyer a tout un chapitre sur les fardeaux, les soucis et les angoisses que nous traînons partout avec nous.
Il décrit quelque chose que beaucoup d’entre nous connaissent. Avant même d’être vraiment réveillés le matin, une voix commence à énumérer tout ce qui va mal se passer aujourd’hui : le contrôle, la conversation gênante, la personne qui t’agace, le truc que tu n’as pas fini. « Ah ! dit la voix, ce sera là une bien misérable journée que celle-ci. » Et nous nous traînons à travers la journée, écrasés.
Meyer fait une distinction essentielle :
« Dieu s’est engagé à donner la force pour tous les devoirs qu’il impose, mais non pour les fardeaux que nous choisissons de prendre en outre. »
Dieu te donne la force pour les tâches d’aujourd’hui. Mais si tu portes en plus les soucis de demain, les peurs de l’année prochaine et cent « et si… », tu portes une charge qu’il ne t’a jamais demandé de prendre.
Le remède de Meyer est simple : remets-les-lui. « Traite le fardeau du souci comme jadis le fardeau du péché ; agenouille-toi et remets-le délibérément à Jésus. » Il propose de prier à peu près ainsi : « Seigneur, je te confie ceci, et ceci, et cela. Je ne puis les porter. »
Il cite le poète George Herbert, qui disait que nous devons mettre nos soucis « tous dans le sac du Christ ». Et il pose la question : si tu as déjà confié un problème à un ami fort et digne de confiance, et que tu as ressenti ce soulagement, Jésus, qui t’a aimé au point de mourir pour toi, ne mérite-t-il pas ta confiance pour les petites choses de ta vie de tous les jours ?
Meyer dit aussi que nos visages inquiets envoient un message aux gens qui nous entourent. Il dit que nous sommes « ou des libelles ou des bibles » : soit nous donnons une fausse image de Dieu, comme si on ne pouvait pas lui faire confiance, soit nous montrons ce qu’il est vraiment.
Remettre tes soucis à Dieu ne veut pas dire faire semblant que tout va bien, ni ne jamais rien prévoir. Et si l’anxiété t’écrase, si tu n’arrives pas à dormir, pas à arrêter de t’inquiéter, ou si tu fais des crises de panique, parles-en aussi, s’il te plaît, à un adulte de confiance ou à un médecin. Dieu nous aide souvent à travers d’autres personnes.
Une chose à faire cette semaine : ce soir, écris tous les soucis que tu as en tête. Puis prie en reprenant la liste, en remettant chaque souci à Jésus : « Seigneur, je te donne ceci. » Range la liste. Chaque fois qu’un souci revient cette semaine, dis : « Ça, c’est dans le sac du Christ. »
Questions pour réfléchir
Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.
Quelle voix Meyer décrit-il le matin ?
Une voix qui énumère tout ce qui va mal se passer et nous dit que ce sera une journée misérable.
Pour quoi Dieu promet-il de donner la force, et pour quoi pas ?
La force pour les devoirs qu’il impose, mais pas pour les fardeaux supplémentaires que nous choisissons de prendre.
Que veut dire Meyer par « des libelles ou des bibles » ?
Notre vie donne soit une fausse image de Dieu, soit montre ce qu’il est vraiment, et cela dépend en partie de la façon dont nous portons nos fardeaux.
Chapitre 9 terminé
Dans le sac du Christ