Christ demeurant en nous
L’abandon total

Chapitre 8 · 17 min de lecture

L’abandon total

Genèse 39:1-3.—On fit descendre Joseph en Égypte; et Potiphar, officier de Pharaon, chef des gardes, Égyptien, l’acheta des Ismaélites qui l’y avaient fait descendre. L’Éternel fut avec lui, et la prospérité l’accompagna; il habitait dans la maison de son maître, l’Égyptien. Son maître vit que l’Éternel était avec lui, et que l’Éternel faisait prospérer entre ses mains tout ce qu’il entreprenait.

Nous avons dans ce passage une leçon vivante qui nous enseigne ce que Christ est pour nous. Remarquez-le : Joseph était un esclave, mais Dieu était avec lui si manifestement que son maître pouvait le voir. « Son maître vit que l’Éternel était avec lui, et que l’Éternel faisait prospérer entre ses mains tout ce qu’il entreprenait. Joseph trouva grâce aux yeux de son maître, qui l’employa à son service, » Genèse 39:3-4. C’était quelque chose de nouveau. Joseph avait été un esclave, mais voici qu’il est devenu un maître.

« L’établit sur sa maison, et lui confia tout ce qu’il possédait. Dès que Potiphar l’eut établi sur sa maison et sur tout ce qu’il possédait, l’Éternel bénit la maison de l’Égyptien, à cause de Joseph; et la bénédiction de l’Éternel fut sur tout ce qui lui appartenait, soit à la maison, soit aux champs. Il abandonna aux mains de Joseph tout ce qui lui appartenait, et il n’avait avec lui d’autre soin que celui de prendre sa nourriture. » Genèse 39:4-6.

Nous trouvons Joseph sous deux caractères dans la maison de Potiphar : d’abord, comme serviteur et esclave, quelqu’un en qui l’on a confiance et que l’on aime, mais qui demeure entièrement un serviteur ; ensuite, comme maître. Potiphar l’établit sur sa maison et sur ses terres, et sur tout ce qu’il possédait, si bien que nous lisons ensuite qu’il laissa tout entre ses mains, et qu’il ne connaissait rien sinon le pain qui venait sur sa table. Je veux attirer votre attention sur Joseph comme type de Christ. Nous parlons parfois, dans la vie chrétienne, de l’abandon total, et à juste titre, et nous avons ici une belle illustration de ce qu’il est.

D’abord, Joseph était dans la maison de Potiphar pour le servir et pour l’aider, et c’est ce qu’il fit ; Potiphar apprit à lui faire confiance, si bien qu’il dit : « Tout ce que je possède, je le remettrai entre ses mains. » Or, c’est exactement ce qui doit se produire chez bien des chrétiens. Ils connaissent Christ, ils se confient en lui et ils l’aiment, mais il n’est pas le Maître, il est une sorte d’auxiliaire.

Quand survient la détresse, ils viennent à lui ; quand ils pèchent, ils lui demandent pardon dans son sang précieux ; quand ils sont dans les ténèbres, ils crient vers lui ; mais bien souvent ils vivent selon leur propre volonté, et ils cherchent le secours en eux-mêmes. Mais combien est heureux l’homme qui vient et qui, comme Potiphar, dit : « Je remettrai tout à Jésus ! »

Il en est beaucoup qui ont accepté Christ comme leur Seigneur, mais qui ne sont jamais parvenus à l’abandon final et absolu de tout. Chrétiens, si vous voulez le repos parfait, la joie qui demeure, la force pour travailler pour Dieu, oh, venez apprendre de ce pauvre païen égyptien ce que vous devez faire. Il vit que Dieu était avec Joseph et il dit : « Je lui remettrai ma maison. » Oh, apprenez à le faire. Il en est quelques-uns qui n’ont jamais encore accepté Christ, quelques-uns qui le cherchent, ayant soif et faim, mais qui ne savent comment le trouver.

Permettez-moi de diriger votre attention sur quatre pensées touchant cet abandon à Christ : premièrement, ses motifs ; deuxièmement, sa mesure ; troisièmement, son bonheur ; et enfin, sa durée. Tout d’abord, ses motifs. Qu’est-ce qui poussa Potiphar à agir ainsi ? Je pense que la réponse est bien facile : il était un serviteur de confiance du roi et il avait la charge des affaires du roi, et fort probablement il ne pouvait prendre soin de sa propre maison. Tout son temps et toute son attention étaient requis à la cour de Pharaon. Il avait là son devoir ; il était en grand honneur, mais sa propre maison se trouvait négligée. Très probablement il avait eu d’autres intendants, un esclave établi pour commander aux autres, et peut-être celui-là avait-il été infidèle, ou malhonnête, et d’une manière ou d’une autre sa maison n’était pas comme il l’aurait voulue.

Il achète donc un autre esclave, comme il l’avait fait auparavant, mais dans ce cas-ci, il voit ce qu’il n’avait jamais vu jusque-là.

Il y a quelque chose d’inhabituel chez cet homme. Il marche avec tant d’humilité, il sert avec tant de fidélité et tant d’amour, et avec tout cela tant de réussite. Potiphar se met à en chercher la raison et conclut finalement que Dieu est avec lui.

C’est une grande chose que d’avoir un homme à qui confier ses affaires parce que Dieu est avec lui. Le païen le comprit, et entre le besoin de sa propre maison et ce qu’il voyait en Joseph, il décida de l’établir intendant. Je vous le demande : ces deux motifs ne plaident-ils pas le plus instamment pour que vous disiez : « Je ferai de Jésus le maître de tout mon être » ? Votre maison, chrétien, votre vie spirituelle, la demeure, le temple de Dieu dans votre cœur, — en quel état est-il ? N’est-il pas souvent semblable au temple d’autrefois, à Jérusalem, qui avait été profané et changé en maison de trafic, et ensuite en caverne de voleurs ? Votre cœur, destiné à être la demeure de Jésus, n’est-il pas souvent plein de péché et de ténèbres, plein de tristesse, plein de tourment ? Vous avez fait de votre mieux pour le changer, et vous avez appelé le secours de l’homme, et le secours des moyens ; vous avez employé toutes les méthodes que vous pouviez imaginer pour le remettre en ordre ; mais il ne se remettra en ordre que lorsque celui à qui il appartient viendra en prendre la charge.

S’il y a quelque trouble dans votre cœur, si vous êtes dans les ténèbres, ou sous la puissance du péché, je vous apporte le Fils de Dieu, avec la promesse qu’il entrera et prendra la charge. Comme Potiphar prit Joseph, ne prendrez-vous pas Jésus ?

Ne s’est-il pas montré digne de confiance ? Venez et dites : « Jésus aura la charge entière ; il est digne. » Pensez non seulement à sa puissance divine, mais pensez à son amour merveilleux ; pensez à sa venue du ciel pour vous sauver ; pensez à sa mort au Calvaire et au sang qu’il a versé par un amour intense pour vous. Oh, pensez-y ; Christ dans le ciel aime chacun de ceux qui lui sont donnés, et dont il a fait un enfant de Dieu. « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. »

Faut-il que je plaide au nom de l’amour de Jésus crucifié ; faut-il que je plaide auprès de vous, chrétiens, et que je dise : Regardez Jésus, le Fils de Dieu, votre Rédempteur, et que je vous demande de l’établir intendant sur tout ? Confiez-lui votre caractère, les affections de votre cœur, vos pensées, tout votre être, et il se montrera digne de cette charge. Joseph avait été pour un temps un simple esclave parmi les autres esclaves qui avaient servi Pharaon. Hélas ! Bien des chrétiens se sont servis de Christ pour leur propre avancement et leur propre confort, tout comme on se sert de tout dans le monde. On se sert de son père et de sa mère, du ministre, de l’argent, et de tout ce que le monde peut donner, pour se consoler et se rendre heureux ; il y a du danger à se servir de Christ Jésus de la même manière. Frères, cela n’est pas juste. Vous êtes sa maison, et il a le droit d’y habiter. Ne viendrez-vous pas tout abandonner, et dire : « Seigneur Jésus, j’ai fait de toi l’intendant de tout » ?

Mais maintenant, deuxièmement, la mesure de cet abandon. Nous lisons au verset 4 : « L’établit sur sa maison, et lui confia tout ce qu’il possédait. » Puis au verset 5 : « Dès que Potiphar l’eut établi sur sa maison et sur tout ce qu’il possédait » — voilà la deuxième fois — « l’Éternel bénit la maison de l’Égyptien, à cause de Joseph; et la bénédiction de l’Éternel fut sur tout ce qui lui appartenait » — voilà la troisième fois. Puis au verset 6 : « Il abandonna aux mains de Joseph tout ce qui lui appartenait » — voilà les mots pour la quatrième fois — « et il n’avait avec lui d’autre soin que celui de prendre sa nourriture. » Que vois-je ici ? Que Potiphar remit effectivement tout entre les mains de Joseph. Il l’établit maître sur ses esclaves. Tout l’argent fut remis entre les mains de Joseph, car nous lisons que Potiphar n’avait souci de rien. Quand on apportait le repas sur la table, il le mangeait, et c’était là tout ce qu’il savait de ce qui se passait dans sa maison. N’est-ce pas là l’abandon total ? — il remet tout entre les mains de Joseph. Ah, chrétiens bien-aimés, je veux que vous vous demandiez : « L’ai-je fait ? »

Vous avez offert plus d’une prière de consécration, et vous avez plus d’une fois dit : « Jésus, tout ce que j’ai, je te le donne. » Vous l’avez dit et vous le pensiez, mais très probablement vous ne mesuriez pas pleinement ce que cela signifiait. Avec le mot « abandon », il semble toujours y avoir un sens plus large et plus complet. Nous ne réussissons pas à mettre nos intentions à exécution, et ensuite nous reprenons une chose puis une autre jusqu’à ce que nous ayons perdu de vue notre intention première. Chrétiens bien-aimés, laissez Christ Jésus tout avoir. Laissez-le avoir votre cœur tout entier, avec ses affections ; lui-même aime, d’un amour plus grand que celui de Jonathan. Laissez-le avoir votre cœur tout entier, en disant : « Jésus, chaque fibre de mon être, chaque puissance de mon âme, te sera consacrée. » Il acceptera cet abandon. Il a prononcé une parole solennelle : « Vous devez, par comparaison, haïr tous les autres — votre père et votre mère, » Dis ceci aujourd’hui : « Seigneur Jésus, l’amour pour mon père et ma mère, pour ma femme et mon enfant, pour mon frère et ma sœur, je te l’abandonne. Enseigne-moi comment t’aimer. Je n’ai qu’un seul désir, celui de t’aimer. Je veux donner mon cœur tout entier pour qu’il soit rempli de ton amour. »

Mais quand vous avez donné votre cœur, il reste encore quelque chose à donner. Il y a la tête — le cerveau avec ses pensées. Je crois que les chrétiens ne savent pas combien ils dérobent à Christ en lisant tant de la littérature du monde.

Ils sont souvent si occupés de leurs journaux que la Bible n’obtient qu’une bien petite place. Oh, mes amis, je vous en supplie, apportez cette noble faculté que Dieu vous a donnée, la puissance d’un esprit capable de penser des choses célestes, éternelles et infinies, et déposez-la aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur Jésus, je veux te consacrer chaque faculté de mon être, afin que tu m’enseignes ce qu’il faut penser, et comment penser, pour toi et pour ton Royaume. » Béni soit Dieu, il y a des hommes qui ont donné leur intelligence à Jésus, et elle a été acceptée par lui. Et à cet égard, il y a toute ma vie extérieure. Il y a ma relation avec la société, ma position parmi les hommes, mes rapports dans ma propre maison, avec mes amis et ma famille ; il y a mon argent, mon temps, mes affaires ; tout cela devrait être remis entre les mains de Jésus. On ne peut connaître d’avance le bonheur de cet abandon, mais il est assurément béni. Venez, parce qu’il est digne ; venez parce que vous savez que vous ne pouvez pas maintenir vous-même les choses en ordre, et faites de Christ le maître de tout ce que vous possédez. Donnez votre père et votre mère, votre femme et votre enfant, votre maison, vos terres et votre argent, tout à Jésus, et vous découvrirez qu’en donnant tout, vous le recevez au centuple.

Troisièmement, considérez la bénédiction de l’abandon total. Vous avez ici ces paroles remarquables : « Dès que Potiphar l’eut établi sur sa maison et sur tout ce qu’il possédait, l’Éternel bénit la maison de l’Égyptien, à cause de Joseph; et la bénédiction de l’Éternel fut sur tout ce qui lui appartenait, soit à la maison, soit aux champs. » Genèse 39:5. Je vous le demande, chrétiens : si Dieu a agi ainsi envers ce païen parce qu’il honorait Joseph ; si Dieu, à cause de Joseph, a béni cet Égyptien d’une manière si merveilleuse, un chrétien ne peut-il pas oser dire : « Si je remets ma vie entre les mains de Jésus, suis-je assuré que Dieu bénira tout ce que j’ai ? » Oh, osez le dire. Potiphar se fia à Joseph implicitement et absolument, et il y avait de la prospérité partout parce que Dieu était avec Joseph. Amis bien-aimés, si vous abandonnez tout, comptez-y, la bénédiction sera vôtre dès ce moment-là. Il y aura une bénédiction dans votre vie intérieure et une bénédiction dans votre vie extérieure. Il bénit Potiphar dans la maison, dans les champs, et partout.

Oh, chrétien, quelle est cette bénédiction que vous recevrez ? Je ne puis tout dire, mais je puis vous dire ceci : si vous voulez venir à Christ Jésus et tout abandonner, la bénédiction de Dieu reposera sur tout ce que vous avez. Il y aura une bénédiction pour votre propre âme. « A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en toi. » Ésaïe 26:3.

Essayez cela ; confiez tout à Jésus, et remettez-lui tout, et la bénédiction de Dieu descendra sur vous — le doux repos, le repos de la foi. Tout est entre les mains de Jésus ; il vous guidera ; il vous enseignera ; il œuvrera en vous ; il vous gardera ; il sera tout pour vous. Quel repos béni et quelle libération de la responsabilité et du souci, puisque tout est entre les mains de Jésus ! Je ne dis pas que le trouble et l’épreuve ne viendront jamais ; mais au milieu de l’épreuve et du trouble, vous aurez la toute-suffisance de la présence de Jésus pour être votre consolation, votre secours et votre guide.

Joseph fut vendu par ses frères, mais il vit Dieu dans cette épreuve, et il était pleinement content. Christ fut trahi par Judas, condamné par Caïphe, et livré à l’exécution par Pilate ; mais dans tout cela, Christ voyait Dieu, et il était content. Remettez votre vie, dans toutes ses phases, entre les mains de Jésus ; en vous souvenant que les cheveux mêmes de votre tête sont tous comptés, et qu’un passereau ne tombe pas à terre sans que le Père y prenne garde. Consentez-y maintenant et dites : « Je remettrai tout entre les mains de Jésus. »

Dieu bénit Potiphar dans les champs, dans la vie visible hors de sa maison ; et Dieu vous bénira, afin que, dans vos rapports avec les hommes, vous soyez une bénédiction ; afin que, par votre marche sainte, humble, respectueuse et paisible, vous portiez la consolation ; afin que, par votre disposition aimante à être serviteur et secours pour tous, vous prouviez ce que l’Esprit de Dieu a fait au-dedans de vous. Oh, mon frère, ma sœur, vous n’en avez aucune idée — moi non plus — combien Dieu veut bénir l’âme entièrement livrée à Jésus. Dieu ne peut se complaire en rien d’autre qu’en Jésus. Dieu se complaît infiniment en Jésus.

Dieu aspire à ne voir en nous rien d’autre que Jésus, et si je livre mon cœur et ma vie à Jésus, en disant : « Mon Dieu, je veux que tu ne voies en moi rien d’autre que Jésus, » alors j’apporte au Père le sacrifice qui est le plus agréable de tous. Oh, croyants, venez aujourd’hui ; sortez de tous vos troubles, de tous vos efforts personnels, de votre confiance en vous-mêmes, et laissez le Fils béni de Dieu prendre possession.

Permettez-moi de diriger vos pensées, et pour finir, vers la durée de cet abandon. Je veux insister là-dessus — car dans bien des cas l’abandon ne dure pas. Certains s’en vont, et pour un temps éprouvent beaucoup d’allégresse et de joie, mais cela commence bientôt à diminuer, et en quelques semaines, ou peut-être quelques mois, tout a disparu. D’autres, qui ne le perdent pas entièrement, se plaignent tristement parfois que cela s’en va et revient. Ils disent : « Ma vie a été bien bénie depuis cet abandon que j’ai fait à Dieu, mais elle n’a pas toujours été au même niveau. » Qu’a fait Potiphar ? Nous lisons au verset 4 : « L’établit sur sa maison, et lui confia tout ce qu’il possédait. » Quelle parole toute simple ! Il l’y laissa.

Enfants de Dieu, si seulement vous parvenez à ce point et dites : « Pour toute l’éternité, je le laisse entre les mains de Jésus, » vous découvrirez quelle bénédiction c’est. Potiphar découvrit alors qu’il pouvait mener les affaires du roi de ses deux mains et d’un cœur non partagé. Je pourrais tenter de sauver un homme qui se noie en me tenant fermement quelque part d’une main, tandis que je tends l’autre main vers l’homme, mais c’est une grande chose pour quelqu’un de pouvoir tendre les deux mains, et cette personne est celle qui a tout laissé à Jésus — toute sa vie intérieure, tous ses soucis et ses peines — et qui s’est livrée entièrement pour faire la volonté de Dieu.

Le laisserez-vous là ? Je dois insister sur ce point, car je sais que les tentations viendront. L’une des tentations sera que les sentiments que vous éprouviez dans votre acte d’abandon s’en iront ; ils ne seront plus aussi vifs.

Une autre sera que les circonstances vous tenteront. Bien-aimés, les tentations viendront ; Dieu les destine à votre bien.

Chaque tentation vous apporte une bénédiction. Comprenez-le bien. Apprenez la leçon qui consiste à tout remettre à Jésus, et à laisser Jésus prendre la charge de tout. Laissez tout à Jésus. Ne pensez pas que, par un abandon fait aujourd’hui ou tel autre jour, si puissant, si fort soit-il, les choses se maintiendront d’elles-mêmes en ordre. Vous avez besoin, chaque matin à nouveau, quand Dieu vous réveille du sommeil, de remettre votre cœur, votre vie, votre maison et vos affaires entre les mains de Jésus. Attendez-vous à lui, s’il le faut, dans le silence ou dans la prière, jusqu’à ce qu’il vous donne l’assurance : « Mon enfant, pour aujourd’hui tout est en sûreté ; je prends la charge. » Et de matin en matin il renouvellera pour vous la bénédiction, et de matin en matin vous sortirez de votre temps de recueillement avec la conscience : « Aujourd’hui j’ai eu communion avec mon Roi, et tout va bien. » Jésus a pris la charge. Et ainsi, jour après jour, vous pourrez avoir la grâce de tout laisser entre les mains de Jésus.

Pour conclure, permettez-moi de m’adresser à deux catégories. Il y a des moments où votre cœur est inquiet ; il y a des moments où vous avez peur de mourir.

Aux croyants qui l’ont déjà fait, et qui aspirent d’une aspiration inexprimable à le faire pleinement et parfaitement, — Enfant de Dieu, tu peux le faire, car le Saint-Esprit a été envoyé du ciel dans ce seul but : glorifier Jésus ; glorifier Jésus dans ton cœur, en te faisant voir combien parfaitement Jésus peut prendre possession du cœur tout entier ; glorifier Jésus en l’introduisant dans ta vie même, afin que ta vie tout entière resplendisse de la gloire de Jésus. Comptes-y, le Père te le donnera par le Saint-Esprit, si tu es prêt. Oh, viens, et que tes rapports avec Dieu se résument en une simple prière et une réponse — « Mon Dieu, autant que tu voudras avoir de moi pour être rempli de Christ, tu l’auras aujourd’hui. » « Mon enfant, autant de Christ que ton cœur aspire à avoir, tu l’auras ; car c’est mon plaisir que mon Fils soit dans les cœurs de mes enfants. »

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