Chapitre 7 · 17 min de lecture
L’humilité du Christ — notre salut
Philippiens 2:5-8. — « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. »
Tous connaissent ce passage merveilleux. Paul parle de l’une des choses les plus simples et les plus pratiques de la vie quotidienne : l’humilité ; et, à ce propos, il nous donne une admirable manifestation de la vérité divine. Dans ce chapitre, nous avons la divinité éternelle de Jésus. Il était en forme de Dieu, et un avec Dieu. Nous avons son incarnation. Il est descendu et a été trouvé semblable aux hommes. Nous avons sa mort avec l’expiation — il s’est fait obéissant jusqu’à la mort. Nous avons son exaltation — Dieu l’a souverainement élevé. Nous avons la gloire de son royaume : que tout genou fléchisse, et que toute langue le confesse. Et à quel propos ? Est-ce une étude théologique ? Non. Est-ce une description de ce qu’est le Christ ? Non ; c’est en lien avec un appel simple et direct à une vie d’humilité dans nos rapports les uns avec les autres.
Notre vie sur la terre est liée à toute la gloire éternelle de la divinité telle qu’elle est révélée dans l’exaltation de Jésus. Le simple fait de regarder à Jésus, le simple fait de fléchir le genou devant Jésus, devrait être inséparablement lié à un esprit de la plus profonde humilité. Considérez l’humilité de Jésus. Tout d’abord, cette humilité est notre salut ; ensuite, cette humilité est précisément le salut dont nous avons besoin ; et enfin, cette humilité est le salut que le Saint-Esprit nous donnera.
L’humilité est le salut que le Christ apporte. Telle est notre première pensée. Nous avons souvent des idées très vagues — je pourrais même dire chimériques — de ce qu’est le Christ ; nous aimons la personne du Christ, mais ce qui fait le Christ, ce qui le constitue réellement comme le Christ, cela, nous ne le connaissons ni ne l’aimons. Si nous aimons le Christ par-dessus tout, nous devons aimer l’humilité par-dessus tout, car l’humilité est l’essence même de sa vie et de sa gloire, et du salut qu’il apporte. Pensez-y. Où cela a-t-il commencé ? Y a-t-il de l’humilité dans le ciel ? Vous savez qu’il y en a, car ils jettent leurs couronnes devant le trône de Dieu et de l’Agneau. Mais y a-t-il de l’humilité sur le trône de Dieu ? Oui ; qu’était-ce, sinon une humilité céleste, qui rendit Jésus, sur le trône, prêt à dire : « Je descendrai pour être un serviteur, et pour mourir pour l’homme ; j’irai vivre comme l’Agneau de Dieu, doux et humble ? »
Jésus nous a apporté l’humilité du ciel. C’est l’humilité qui l’a amené sur la terre, sans quoi il ne serait jamais venu. Conformément à cela, de même que le Christ s’est fait homme dans cette humilité divine, de même toute sa vie en a porté la marque. Il aurait pu choisir une autre forme sous laquelle paraître ; il aurait pu venir sous la forme d’un roi, mais il a choisi la forme d’un serviteur. Il s’est dépouillé de toute réputation ; il s’est dépouillé lui-même ; il a choisi la forme d’un serviteur. Il a dit : « C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » Matthieu 20:28. Et vous le savez, dans la dernière nuit, il a pris la place d’un esclave et s’est ceint d’un linge, et il est allé laver les pieds de Pierre et des autres disciples.
Bien-aimés, la vie de Jésus sur la terre fut une vie de la plus profonde humilité. C’est cela qui donnait à sa vie sa valeur et sa beauté aux yeux de Dieu. Et puis sa mort — peut-être n’y avez-vous guère songé sous cet aspect — mais sa mort fut une manifestation d’une humilité sans pareille.
Dans son épître aux Philippiens, Paul rappelle comment Jésus-Christ s’est humilié lui-même, et s’est rendu obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. Mon Seigneur Christ a pris une place basse tout au long de sa marche sur la terre ; il a pris une place très basse lorsqu’il s’est mis à laver les pieds des disciples ; mais lorsqu’il est monté au Calvaire, il a pris la place la plus basse qui se puisse trouver dans l’univers de Dieu, la toute dernière, et il a laissé le péché, la malédiction du péché et la colère de Dieu le couvrir. Il a pris la place d’un pécheur coupable, afin de porter notre fardeau, afin de nous servir en nous sauvant de notre misère, afin de nous acquérir la délivrance par son sang précieux, afin de nous laver, par ce sang, de notre souillure et de notre faute.
Nous risquons de penser au Christ comme Dieu, comme homme, comme l’expiation, comme le Sauveur, et comme exalté sur le trône, et de nous former une image du Christ, tandis que le Christ véritable, ce qui est le cœur même de son caractère, demeure inconnu. Qu’est-ce que le Christ véritable ? L’humilité divine abaissée jusque dans les profondeurs mêmes pour notre salut.
L’humilité de Jésus est notre salut. Nous lisons : « Il s’est humilié lui-même… c’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé. » Philippiens 2:8-9. Le secret de son élévation sur le trône, le voici : il s’est humilié lui-même devant Dieu et devant les hommes. L’humilité est le Christ de Dieu, et maintenant, dans le ciel, aujourd’hui, ce Christ, l’Homme d’humilité, est sur le trône de Dieu. Que vois-je ? Un Agneau debout, comme s’il avait été immolé, sur le trône ; dans la gloire, il est encore l’Agneau de Dieu, doux et paisible. Son humilité est l’insigne qu’il porte là-haut. Vous employez souvent ce nom — l’Agneau de Dieu — et vous l’employez en lien avec le sang du sacrifice. Vous chantez la louange de l’Agneau, et vous placez votre confiance dans le sang de l’Agneau. Loué soit Dieu pour le sang ! Jamais vous ne pourrez trop vous y confier. Mais je crains que vous n’oubliiez que le mot « Agneau » doit signifier pour nous deux choses : il doit signifier non seulement un sacrifice, l’effusion du sang, mais il doit signifier pour nous la douceur de Dieu, incarnée sur la terre, la douceur de Dieu représentée dans la douceur et la mansuétude d’un petit Agneau. Mais le salut que le Christ a apporté n’est pas seulement un salut qui découle de l’humilité ; il conduit aussi à l’humilité. Nous devons comprendre que ce n’est pas seulement le salut que le Christ a apporté, mais que c’est précisément le salut dont vous et moi avons besoin.
Quelle est la cause de toute la misère de l’homme ? Avant tout l’orgueil ; l’homme cherchant sa propre volonté et sa propre gloire.
Oui, l’orgueil est la racine de tout péché, et c’est ainsi que l’Agneau de Dieu vient à nous dans notre orgueil et nous en apporte le salut. Nous avons besoin, par-dessus tout, d’être sauvés de notre orgueil et de notre propre volonté. Il est bon d’être sauvé des péchés de vol, de meurtre, et de tout autre mal ; mais l’homme a besoin, avant tout, d’être sauvé de ce qui est la racine de tout péché : sa propre volonté et son orgueil. Ce n’est que lorsque l’homme commence à sentir que c’est précisément là le salut dont il a besoin qu’il peut réellement comprendre ce qu’est le Christ, et qu’il peut l’accepter comme son salut. C’est là le salut dont nous, chrétiens et croyants, avons particulièrement besoin. Nous connaissons la triste histoire de Pierre et de Jean, et ce que leur propre volonté et leur orgueil attirèrent sur eux. Ils n’avaient besoin d’être sauvés de rien, sinon d’eux-mêmes, et c’est là la leçon que nous devons apprendre si nous voulons entrer dans une vie de repos.
Et comment pouvons-nous entrer dans cette vie, et y demeurer dans le sein de l’Agneau de Dieu, si l’orgueil règne ? N’avons-nous pas souvent entendu déplorer combien il y a d’orgueil dans l’Église du Christ ? Quelle est la cause de toutes les divisions, des querelles et de l’envie que l’on trouve souvent jusque parmi les saints de Dieu ? Pourquoi arrive-t-il souvent que, dans une famille, il y ait de l’amertume — ne fût-ce que pour une demi-heure ou une demi-journée ? Mais quelle est la cause des jugements durs et des paroles précipitées ? Quelle est la cause de l’éloignement entre amis ? Quelle est la cause de la médisance ? Quelle est la cause de l’égoïsme et de l’indifférence aux sentiments d’autrui ? Simplement ceci : l’orgueil de l’homme. Il s’élève lui-même, et il revendique le droit d’avoir ses opinions et ses jugements à sa guise. Le salut dont nous avons besoin est bien l’humilité, car ce n’est que par l’humilité que nous pouvons être rétablis dans notre juste relation avec Dieu.
« Attendre Dieu » — voilà la seule expression véritable de la vraie relation de la créature avec Dieu : n’être rien devant Dieu. Quelle est l’idée essentielle d’une créature faite par Dieu ? La voici : être un vase dans lequel il peut répandre sa plénitude, dans lequel il peut manifester sa vie, sa bonté, sa puissance et son amour. Un vase doit être vide pour être rempli, et si nous voulons être remplis de la vie de Dieu, nous devons être entièrement vidés de nous-mêmes. Telle est la gloire de Dieu : qu’il remplisse toutes choses, et plus particulièrement son peuple racheté.
De même que c’est là la gloire de la créature, de même c’est là l’unique rédemption et l’unique gloire de toute âme rachetée : être vide et comme rien devant Dieu ; attendre à lui, et laisser Dieu être tout en tous. L’humilité tient une place éminente dans presque toutes les épîtres du Nouveau Testament. Paul dit : « à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec charité, vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix. » Éphésiens 4:1-3. Plus vous approchez de Dieu, et plus vous êtes remplis de Dieu, plus vous serez petits ; et, devant Dieu comme devant les hommes, vous aimerez à vous incliner très bas. Nous connaissons l’assurance de Pierre à ses débuts ; mais dans ses épîtres, quel langage tout différent il tient ! Il y a écrit : « De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité. »
1 Pierre 5:5. Il l’avait compris, et il osait prêcher l’humilité à tous. C’est bien là le salut dont nous avons besoin. Qu’est-ce qui empêche les gens de parvenir à cet entier abandon dont nous parlons ? Simplement qu’ils n’osent pas se livrer eux-mêmes, ni se confier, à Dieu ; ils ne veulent pas être rien, ni remettre au Christ leurs désirs, leur volonté et leur honneur.
N’accepterons-nous pas le salut que Jésus offre ? Il a renoncé à sa propre volonté ; il a renoncé à son propre honneur ; il a renoncé à toute confiance en lui-même ; il a vécu dépendant de Dieu, comme un serviteur que le Père avait envoyé. Voilà le salut dont nous avons besoin : l’Esprit d’humilité qui était dans le Christ. Qu’est-ce qui trouble si souvent nos cœurs et notre paix ? N’est-ce pas l’orgueil qui cherche à être quelque chose ? Et le décret de Dieu est irrévocable : « Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles. » 1 Pierre 5:5. Combien de fois Jésus a-t-il dû en parler à ses disciples ?
Vous trouverez à maintes reprises dans l’Évangile ces simples paroles : « Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. » Matthieu 23:12. Il enseignait à ses disciples : « Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur. » Matthieu 20:26. Tel devrait être notre unique cri devant Dieu : « Que la puissance du Saint-Esprit vienne sur moi, avec l’humilité de Jésus, afin que je prenne la place qu’il a prise. »
Vient maintenant la troisième pensée : tel est le salut que le Saint-Esprit apporte. Vous savez quel changement s’opéra chez ces disciples. Louons-en Dieu ; le Saint-Esprit signifie ceci : la vie, la disposition, l’humeur et les inclinations de Jésus, descendues du ciel dans nos cœurs. Voilà le Saint-Esprit. Il a ses puissantes opérations à dispenser comme des dons ; mais la plénitude du Saint-Esprit, c’est ceci : Jésus-Christ, dans son humilité, venant demeurer en nous. Lorsque le Christ enseignait ses disciples, tout son enseignement a pu servir à les préparer, à les briser, à leur faire prendre conscience de ce qui n’allait pas et à éveiller le désir ; mais l’enseignement ne pouvait y suffire, et tout leur amour pour Jésus et tout leur désir de lui plaire ne le pouvaient pas non plus, jusqu’à ce que le Saint-Esprit vînt. Telle est la promesse que le Christ a donnée. Il dit, à propos de la venue du Saint-Esprit : « Je viendrai à vous. » Jean 14:18.
Le Christ disait à ses disciples : « J’ai été trois ans avec vous, et vous avez été dans le contact le plus étroit avec moi, et j’ai tout fait pour atteindre vos cœurs ; j’ai cherché à entrer dans vos cœurs, et pourtant j’ai échoué ; mais ne craignez point, je reviendrai. En ce jour-là, vous me verrez, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie. Je reviendrai pour demeurer en vous, et pour vivre ma vie en vous. » Voir Jean 16:22. Le Christ est monté au ciel afin d’obtenir une puissance qu’il n’avait jamais eue auparavant. Et quelle était-elle ? La puissance de vivre dans les hommes. Que Dieu en soit loué ! C’est parce que Jésus, l’Humble, l’Agneau de Dieu, le doux, l’humble et paisible, descendit par le Saint-Esprit dans les cœurs de ses disciples, que l’orgueil fut chassé, et que le souffle même du ciel respira à travers lui dans l’amour qui fit d’eux un seul cœur et une seule âme.
Chers amis, le Christ est à vous. Le Christ, tel qu’il vient dans la puissance du Saint-Esprit, est à vous. Aspirez-vous à le posséder, à posséder le parfait Christ Jésus ? Venez donc, et voyez comment, au milieu des gloires de sa divinité — lui qui a été en forme de Dieu, et égal à Dieu ; au milieu des gloires de son incarnation — lui qui s’est fait homme ; au milieu des gloires de son expiation — lui qui a été obéissant jusqu’à la mort ; et au milieu des gloires de son exaltation, qui est la gloire principale et la plus éclatante, il s’est humilié, du ciel jusqu’à la terre et jusqu’à la croix.
Il s’est humilié pour porter ce nom, pour montrer la douceur, et pour mourir de la mort de l’Agneau de Dieu.
Et que nous faut-il donc faire maintenant ? Comment serons-nous sauvés par cette humilité de Jésus ? C’est une question solennelle, mais, grâce à Dieu, on peut y répondre. D’abord, nous devons la désirer par-dessus tout. Apprenons à prier Dieu de nous délivrer de tout vestige d’orgueil, car c’est là une chose maudite. Apprenons à mettre de côté pour un temps d’autres choses de la vie chrétienne, et commençons à supplier l’Agneau de Dieu jour après jour : « Ô Agneau de Dieu, je connais ton amour, mais je connais si peu ta douceur. » Venez jour après jour, et posez votre cœur contre son cœur, et dites-lui avec un ardent désir : « Jésus, Agneau de Dieu, donne, oh, donne-moi toi-même, avec ta douceur et ton humilité », et il exaucera le désir de ceux qui le craignent. Il ne suffit pas de le désirer et de le demander dans la prière ; réclamez-le et acceptez-le comme vôtre. Cette humilité vous est donnée en Jésus-Christ.
Le Christ est notre vie. Qu’est-ce que cela signifie ? Oh, que Dieu veuille vous donner, à vous et à moi, de voir ce que cela signifie ! L’air est notre vie, et l’air est partout, universel. Nous respirons sans peine parce que Dieu nous entoure de l’air ; et l’air est-il plus proche de moi que ne l’est le Christ ? Le soleil donne sa lumière à chaque feuille verte et à chaque brin d’herbe, brillant d’heure en heure et d’instant en instant. Et le soleil est-il plus proche du brin d’herbe que le Christ ne l’est de l’âme de l’homme ? En vérité, non ; le Christ nous entoure de tous côtés ; le Christ nous presse pour entrer, et il n’y a rien, ni au ciel, ni sur la terre, ni en enfer, qui puisse empêcher la lumière du Christ de briller dans le cœur qui est vide et ouvert.
Si les fenêtres de votre chambre étaient fermées par des volets, la lumière ne pourrait entrer ; elle resterait à l’extérieur du bâtiment, se déversant sans cesse contre les volets ; mais elle ne pourrait entrer. Mais laissez les fenêtres sans volets, et la lumière vient, elle se réjouit d’entrer et de remplir la chambre. De même, enfants de Dieu, Jésus et sa lumière, Jésus et son humilité, vous entourent de tous côtés, aspirant à entrer dans vos cœurs. Venez et prenez-le aujourd’hui dans sa douceur et sa bienveillance bénies. N’ayez pas peur de lui ; il est l’Agneau de Dieu. Il est si patient envers vous, il est si bon, il est si tendre et aimant.
Prenez courage aujourd’hui et confiez-vous en Jésus pour qu’il entre dans votre cœur et en prenne possession. Et lorsqu’il en aura pris possession, il y aura, jour après jour, une vie de bienheureuse communion avec lui, et vous éprouverez un besoin toujours plus profond de votre temps de recueillement avec lui, de l’adorer et de le célébrer, et de vous laisser simplement tomber devant lui dans l’impuissance et l’humilité, en disant : « Jésus, je ne suis rien, et tu es tout. » Ce sera une vie bienheureuse, parce que vous aurez conscience d’être aux pieds de Jésus. En cet instant, vous pouvez réclamer Jésus, dans son humilité divine, comme la vie de votre âme. Le voulez-vous ? N’ouvrirez-vous pas votre cœur pour dire : « Entre ; entre ? »
Venez aujourd’hui, et saisissez-le de nouveau dans cette bienheureuse puissance de sa merveilleuse humilité, et dites-lui : « Ô toi qui as dit : “recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.” Mon Seigneur, je sais pourquoi je n’ai pas une vie parfaite : c’est mon orgueil ; mais aujourd’hui, viens et demeure dans mon cœur. Toi qui as même conduit Pierre et Jean dans la félicité de ton humilité céleste, tu ne me refuseras pas. Seigneur, me voici ; toi qui, par ta merveilleuse humilité seule, peux sauver, entre. Ô Agneau de Dieu, je crois en toi ; prends possession de mon cœur, et demeure en moi. » Quand vous aurez dit cela, sortez dans le calme, et retirez-vous, marchant doucement comme en tenant l’Agneau de Dieu dans votre cœur, et dites : « J’ai reçu l’Agneau de Dieu ; il prend soin de mon cœur ; il respire en moi son humilité et sa dépendance envers Dieu, et ainsi il m’amène à Dieu. Son humilité est ma vie et mon salut. »
Chapitre 7 terminé
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