La clé dans ma main ·Les ruses de Satan

Chapitre 7 · 9 min de lecture

Les ruses de Satan

Lorsque Jésus mourut sur la croix, puis ressuscita, il vainquit Satan et ses armées démoniaques, leur ôtant toute leur puissance : « il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle » (Colossiens 2:15). Désormais, ils font la guerre par le mensonge, la tromperie et la peur, que l’ennemi insinue dans tous les domaines de notre vie : nos attitudes, nos émotions, nos pensées, et jusqu’au corps.

Cependant, ils n’ont de pouvoir dans ces domaines que dans la mesure où nous le leur donnons ! L’apôtre Paul a déclaré que nous n’ignorons pas ses desseins (2 Corinthiens 2:11) ; mais malheureusement, ce n’est tout simplement pas vrai pour la majorité des croyants d’aujourd’hui !

L’occasion offerte au diable

Vous êtes-vous déjà mis en colère ? Bien sûr que oui. Moi aussi. Et Jésus le fut, lui aussi, lorsqu’il vit les changeurs de monnaie dans le temple.

Je suis certain qu’il fut également en colère lorsqu’il vit les foules plongées dans une profonde pauvreté et accablées de maladies. Son cœur s’affligea en voyant les conséquences de la désobéissance d’Adam retomber sur toute l’humanité. Le sentiment de colère n’est pas un péché. Les sentiments ne sont ni moraux ni immoraux — ils sont amoraux. Ce que nous faisons de nos sentiments, en revanche, a une grande importance. Paul nous exhorte à ne pas pécher lorsque nous sommes en colère. Puis il ajoute : « que le soleil ne se couche pas sur votre colère » (Éphésiens 4:26).

Nous devons régler la situation sur-le-champ. Si nous laissons la colère intérieure s’envenimer, elle produira une amertume qui nous privera du meilleur de Dieu. Aussi longtemps que nous sommes dans ce monde, les gens nous feront du tort, et des occasions de chute surviendront. Jésus nous en a avertis (Luc 17:1). Il peut y avoir une « bonne » cause derrière la colère qui est en nous, mais il nous a donné son Saint-Esprit pour nous rendre capables de connaître la grâce en ces moments-là.

« Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune “racine d’amertume”, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés » (Hébreux 12:15).

Si nous ne traitons pas la colère de la manière appropriée (ce dont nous parlerons plus loin), nous jouons directement le jeu de l’ennemi ! Paul poursuit en disant : « et ne donnez pas accès au diable » (Éphésiens 4:27). Plus loin, dans le même passage de l’Écriture traitant de nos conversations les uns avec les autres, il nous avertit que nous risquons d’attrister le Saint-Esprit (Éphésiens 4:30).

Lorsque nous entretenons la colère (ou d’autres attitudes mauvaises), l’ennemi a accès à nos pensées, y répandant ses mensonges et ses tromperies pour enfoncer davantage le coin. Bientôt, la réconciliation paraît impossible, et il a gagné cette bataille.

Jésus nous a avertis de prendre garde à nous-mêmes (Luc 17:3), et Paul nous a exhortés à veiller à ne pas laisser à Satan l’avantage sur nous (2 Corinthiens 2:11). L’un et l’autre se situent dans le contexte du pardon envers ceux que nous percevons comme nous ayant fait du tort. Une attitude de refus de pardonner (comme la colère) donne à l’ennemi un avantage — une occasion — une prise dans notre vie. Les attitudes contraires, le pardon et la paix, le mettent en déroute.

Le lion rugissant

Avez-vous déjà vu un lion traquer sa proie ? Moi non, mais je suppose que cela ressemble beaucoup à mon chat guettant les oiseaux ou les souris dans notre jardin. Il se tapit très bas et avance très lentement afin de ne pas avertir sa proie de ses intentions. Ce n’est certainement pas en poussant un miaulement sonore qu’il lui annonce sa venue !

Que veut donc dire l’apôtre Pierre lorsqu’il nous exhorte : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1 Pierre 5:8) ?

Dans « Le Voyage du pèlerin » de John Bunyan, nous lisons que le Pèlerin approchait du Palais Beau, bâti pour le soulagement et la sécurité des croyants. Il comprit alors pourquoi Timoré et Défiance, d’autres qui cherchaient la Cité céleste, avaient fui devant lui, saisis d’une grande frayeur : l’entrée était gardée par deux lions.

Aussitôt, le cœur du Pèlerin défaillit, et lui aussi fut saisi de crainte.

Si un lion bondissait dans votre chambre et rugissait contre vous, j’imagine que vous réagiriez comme eux — remplis de peur ! Moi, ce serait le cas !

Les lions rugissants ont cet effet sur nous — ils sont très effrayants.

Bientôt, le Pèlerin remarqua que les deux lions étaient enchaînés et que, tant qu’il marchait sur un sentier étroit entre eux, aucun ne pouvait l’atteindre pour lui faire du mal. Nous devons comprendre que le lion, Satan, a eu les dents arrachées et qu’il est enchaîné.

Il ne peut nuire au peuple de Dieu tant que nous demeurons sur le chemin étroit. Même lorsque nous sortons du chemin étroit, l’amour du Père se tend vers nous pour nous ramener avant que l’ennemi puisse nous détruire. Il rugira cependant, et beaucoup sont vaincus par leurs émotions qui réagissent à ce rugissement.

Son rugissement est souvent celui de l’accusateur, qui apporte la condamnation.

C’était la première fois que Marie chantait les parties solistes dans la chorale des jeunes. Tout se passa bien, sauf pour cette note aiguë du refrain où elle fut un peu faible et hésitante. Ce n’était qu’une voix discrète chuchotant à son oreille qui lui disait : « Tu t’es rendue ridicule », mais c’était le rugissement du lion. Elle fit le vœu de ne plus jamais chanter en public.

Le pasteur Jean nourrissait de si grands espoirs lorsqu’il avait commencé son ministère à l’église Saint-Pierre. À présent, deux ans plus tard à peine, il s’en allait.

Le groupe de jeunes n’avait pas grandi en nombre comme le pasteur principal l’avait espéré, aussi Jean fut-il invité à partir. Le lion rugit : « Tu ne réussiras jamais comme pasteur. Tu es un raté ! » Une semaine plus tard, il postula de nouveau pour l’emploi séculier qu’il avait quitté lorsqu’il avait cru, pour la première fois, que Dieu l’appelait au pastorat.

Alec avait de nouveau trébuché. Il désirait tant être libéré de cette sale habitude qu’était le tabac, mais la tentation avait été trop forte lorsqu’on lui avait offert cette cigarette. À présent, il se sentait coupable, et le lion rugit : « Dieu ne peut pas se servir de toi. Tu ne cesses de le décevoir ! »

Non seulement le lion rugit à chaque faux pas ou échec, mais il sait lesquelles de nos émotions sont les plus susceptibles d’être touchées par le rugissement. Pour les uns, c’est l’émotion de la culpabilité ; pour les autres, c’est la peur. Beaucoup réagissent à son rugissement par des émotions de faible estime de soi, par un manque d’assurance. Où réagissez-vous, vous ?

Comme il est triste que le rugissement du lion passe par la remarque irréfléchie d’un autre croyant ! Il est important, dans le corps de Christ, de s’affermir les uns les autres pour contrer les mensonges — le rugissement du diable !

L’archer

Lorsqu’on s’apprête à livrer un combat, il est bon d’occuper les hauteurs. Cela vous permet de voir les mouvements de l’adversaire afin de prendre les mesures appropriées pour les contrer. En tant que croyants, nous devons comprendre l’immense privilège qui est le nôtre d’être « en Christ ». Paul déclare que Dieu a « élevé Jésus, bien au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité » (Éphésiens 1:21).

Pour les Juifs, ce sont les noms des rangs de l’armée démoniaque de Satan, mais tous sont bien au-dessous de ses pieds. Il a écrasé la tête de leur maître et détient toute autorité sur eux. Il veut que nous exercions cette autorité afin d’apprendre à être des vainqueurs. Ceux qui régneront avec lui doivent être dignes de porter une couronne, et les couronnes ne sont données qu’aux vainqueurs.

« [Christ] nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ » (Éphésiens 2:6).

Nous devons vivre sur ces hauteurs, où le seul moyen pour Satan de nous atteindre est de décocher ses flèches enflammées. Une défense sûre contre ces projectiles enflammés nous a également été fournie lorsque Paul écrit : « prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin » (Éphésiens 6:16). Tandis que l’ennemi lance contre nous ses mensonges et ses accusations, nous levons notre bouclier de la foi, nous souvenant que « la foi vient de ce qu’on entend… de la parole de Christ » (Romains 10:17).

Nous devons savoir qui nous sommes et connaître les privilèges d’être « en Christ ».

Je suis… ● un enfant de Dieu (Jean 1:12).

● un ami de Jésus (Jean 15:15).

● un cohéritier de Christ (Romains 8:17).

● uni au Seigneur (1 Corinthiens 6:17).

● un membre de son corps (Éphésiens 5:30).

● réconcilié avec Dieu (2 Corinthiens 5:18).

● l’ouvrage de Dieu (Éphésiens 2:10).

● un citoyen du ciel (Philippiens 3:20).

● une nouvelle créature (2 Corinthiens 5:17).

● choisi par Dieu (Colossiens 3:12).

● un saint (Éphésiens 1:1).

● un étranger à ce monde (1 Pierre 2:11).

● ce que je suis (1 Corinthiens 15:10).

● l’ennemi de Satan (1 Pierre 5:8).

● revêtu de justice (Éphésiens 4:24).

● la demeure de Dieu (1 Corinthiens 3:16).

● un membre d’une race élue, d’un sacerdoce royal, d’une nation sainte, et d’un peuple que Dieu s’est acquis (1 Pierre 2:9-10).

En Christ, je… ● suis entièrement pardonné (Romains 5:1).

● suis grandement béni (Éphésiens 1:3).

● suis choisi pour être saint (Éphésiens 1:4).

● suis scellé par son Esprit (Éphésiens 1:13).

● suis prédestiné à être son enfant (Éphésiens 1:5).

● ai Christ en moi (Colossiens 1:27).

● suis rendu complet (Colossiens 2:10).

● suis racheté de Satan (Éphésiens 1:7).

● suis assis dans les lieux célestes (Éphésiens 2:6).

● suis libéré de toute condamnation (Romains 8:1).

● ai un accès direct à Dieu (Éphésiens 2:18).

● peux m’approcher de Dieu avec assurance (Éphésiens 3:12).

Pour une liste plus complète, lisez votre Bible !

Autrefois, il y avait un remède simple à la plupart des petits maux : « Prenez donc deux aspirines et allez vous coucher ! » Aujourd’hui, j’ai un remède simple à proposer pour la plupart des petites attaques de l’ennemi.

Prenez chaque jour deux des passages ci-dessus et méditez-les. Votre foi deviendra bientôt forte, et les flèches enflammées seront moins efficaces contre vous.

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La clé dans ma main Gareth Evans

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