Chapitre 10 · 16 min de lecture
L’âme blessée
La Bible nous présente clairement les ruses de Satan, telles qu’on les voit dans : ● Le lion rugissant, qui affecte nos émotions.
● Les flèches du mensonge, qui affectent nos pensées.
● Les « singes » de l’offense, qui affectent notre paix.
Cependant, sa ruse la plus efficace n’est pas aussi clairement comprise. Il vous a pris pour cible dès avant votre naissance. Il n’est pas omniscient ; il ne sait donc pas si vous deviendrez un croyant et un adversaire dans le combat, aussi a-t-il tenté de vous blesser avant même que vous ayez conscience du moindre combat. Cela est manifeste dans le grand nombre de personnes « dysfonctionnelles » dans nos Églises, mais je crois qu’elles sont bien plus nombreuses encore à lutter sans avoir conscience de leur blessure.
Une nouvelle créature
Lorsque je devins croyant, on m’enseigna que « si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17). On se servait de ce verset pour m’interpeller au sujet des petites choses de la vieille nature qui étaient encore présentes dans ma vie. Naturellement, on me faisait me sentir coupable. J’apaisais ma culpabilité en me disant que mes vieilles habitudes n’étaient pas aussi mauvaises que certaines de celles que je voyais chez les autres. Nous étions très prompts à condamner ceux qui étaient moins capables que nous de vaincre leurs vieilles habitudes, en particulier ces « péchés » évidents que sont le tabac et la boisson, sans parler de la danse et de la fréquentation de ceux qui font de telles choses ! Je suis heureux d’en être venu à mieux comprendre ce verset, et à comprendre un peu mieux la grâce de Dieu.
Dieu merci, en Christ nous sommes pleinement acceptés et réconciliés avec le Père — nous sommes justifiés, pardonnés et faits nouvelles créatures. Cependant, mes dents ne perdirent pas leurs plombages ni ne retrouvèrent l’éclat intact de ma jeunesse lorsque je fus converti. De fait, mon corps n’a pas été fait nouvelle créature ; au contraire, il continue de mourir jour après jour.
La « nouvelle créature » désigne cette partie de moi qui était autrefois morte — mon esprit. Je sais qu’il règne une grande confusion sur la différence entre l’âme et l’esprit, mais, pour les besoins de ce livre, j’appellerai esprit cette partie de moi qui, désormais vivante pour Dieu, me distingue d’une personne non convertie, dont l’esprit est mort, si noble ou religieuse soit-elle. Comme moi, elle a un corps dont la santé est plus ou moins bonne, mais qui mourra assurément un jour, à moins que le Seigneur ne vienne auparavant.
Nous avons aussi une âme — notre intelligence, notre volonté et nos émotions.
Même l’homme non chrétien a une âme vivante. À la conversion, celle-ci n’est pas faite nouvelle créature ; elle porte bien des blessures du passé et offre à Satan un champ de bataille fertile. Il connaît les blessures — après tout, ses armées furent très actives à les infliger ! Trop longtemps, nous avons fait sentir à bien des nouveaux croyants (et à quelques plus anciens) qu’ils étaient incapables dans le combat, en leur demandant d’être plus mûrs que leur âme blessée ne le leur permettait. Nous les avons pressés de courir alors que leur âme était estropiée — de combattre alors que leurs muscles s’étaient atrophiés ! Au lieu de cela, nous aurions dû prendre soin de leurs douleurs et de leurs blessures, apportant la guérison par l’enseignement biblique, puisque le Seigneur nous a confié le ministère de la réconciliation (2 Corinthiens 5:18-19).
Les meurtrissures de l’âme
Bien des gens ont été soumis, la majeure partie de leur vie, à des critiques continuelles et à des violences verbales, venant peut-être d’un parent ou de frères et sœurs. Leur tempérament effacé invite les autres à poursuivre ces mauvais traitements à l’école ou au travail, puis ils entrent dans l’âge adulte avec de grandes « meurtrissures » sur l’âme. On les accuse souvent d’être trop sensibles, et ils le sont en effet, en conséquence de ces mauvais traitements. Ils fonctionnent assez bien jusqu’à ce qu’ils soient de nouveau critiqués, moment où ils se retrouvent incapables de supporter la douleur. De nouvelles meurtrissures se forment, et chaque nouvelle critique, réelle ou imaginaire, est comme un coup porté sur la meurtrissure.
Peter avait été élevé dans un foyer austère, quoique chrétien. Il était fils unique et avait peu d’amis. On ne l’autorisait pas à ramener des camarades de l’école à la maison parce qu’ils étaient « du monde », et il n’y avait pas d’autres jeunes de son âge qui fréquentaient la petite Église où allait sa famille. Il ne parvenait jamais tout à fait à répondre aux attentes ou aux exigences de son père et était incapable de garder un emploi bien longtemps. On ne lui donna jamais le sentiment d’être assez bien pour être accepté. Vers le milieu de la trentaine, il quitta la maison et alla travailler pour une mission chrétienne, où trois autres hommes se lièrent d’amitié avec lui. Il commença à apprécier son travail et ses amis et devint un membre bien accepté de ce ministère, jusqu’à ce que, un peu plus d’un an après y avoir commencé, chacun de ses trois amis annonce qu’il partirait bientôt travailler ailleurs.
Au lieu de la tristesse habituelle à laquelle on se serait attendu, Peter se mit à agir d’étrange manière. Il entreprit délibérément de se faire détester par ses amis sur le départ. Par exemple, il empruntait quelque chose à l’un d’eux et le cassait exprès, en prétendant que c’était un accident. Chacun de ces amis quitta la mission offensé par Peter.
Pourquoi donc agissait-il ainsi ? Il me raconta que cela avait commencé juste après son retour de vacances — passées à la maison. Ce n’avait pas été un bon moment, et il avait été heureux de retourner à la mission. Lorsque je lui suggérai que ce surcroît de critiques vécu à la maison avait ravivé les meurtrissures de son âme, et que le départ de ses amis avait été comme des coups portés sur ces meurtrissures, Peter s’effondra et pleura. « C’est exactement ce que je ressens, déclara-t-il ; leur départ n’a fait qu’ajouter à mon sentiment d’être indigne d’amour et d’acceptation. » Aujourd’hui, Peter marche dans une liberté nouvelle, connaissant sa valeur en Christ.
Les coups de poignard
Pour d’autres, la blessure a pu être causée par un seul acte — une blessure semblable à un coup de poignard. Un exemple classique, bien sûr, est celui de l’enfant victime d’abus sexuels de la part d’un être aimé et digne de confiance. Dans cet exemple, l’enfant ne comprend pas qu’il est la victime et non le coupable. Il a peur de parler de l’incident, choisissant plutôt de l’enfouir dans sa mémoire.
Quelque temps plus tard, la blessure se recouvre et ne remonte pas aisément à la surface pour être affrontée, même à l’âge adulte.
Le « pansement » dont la blessure fut recouverte est devenu une entrave qui affecte d’autres domaines de la personnalité de l’adulte. Une telle âme a besoin de guérison !
Lorsque je demandai à Alec pourquoi il ne savait ni lire ni écrire, il me raconta une triste histoire. Pendant quatre ans, sa mère l’avait choyé, lui son unique enfant, après que son père les eut abandonnés. Puis un autre père entra en scène — un homme qui n’aimait pas Alec et ne voulait pas de lui dans son entourage. Il connut bientôt la douleur profonde du rejet.
À l’âge de cinq ans, Alec entra à l’école primaire, où il s’asseyait au fond de la classe, perdu dans ses rêveries. Il se souvient bien du jour où un enseignant irréfléchi lui cria dessus : « Alec, tu n’es qu’un crétin ! » La petite âme blessée se dit en elle-même : « Si c’est ce que tu penses que je suis, c’est ce que je serai ! » Tout jeune enfant, il résolut de ne jamais étudier pour faire plaisir à cet enseignant… et devint ainsi un adolescent analphabète !
Alec était-il assez intelligent pour avoir pu apprendre ? À peine un mois après notre conversation, Alec lisait toutes les nouvelles sportives du quotidien ! Il s’était épris d’une jeune femme et était motivé à marcher vers la guérison. Je me servis de sa connaissance des personnalités sportives et de leurs photographies dans les journaux pour l’encourager à lire les mots qui expliquaient les images.
Bientôt, il n’eut plus besoin d’images, et je vis son estime de soi grandir à mesure qu’il se mettait à lire en comprenant. Tant d’enseignants, de parents et d’autres encore ne mesureront jamais la portée néfaste des blessures que leurs paroles irréfléchies ont infligées, tels des coups de poignard, à tant de jeunes âmes. Bien des adultes portent aujourd’hui encore les croûtes et les cicatrices de ces blessures sur leur âme !
Les écorchures
Il y a ensuite les blessures du genre écorchure. Elles ne laissent généralement ni cicatrice ni entrave permanente, mais peuvent saigner abondamment au moment de la blessure. Si elles ne sont pas soignées correctement, cependant, elles peuvent s’envenimer et provoquer alors une bien plus grave lésion. Je vois de telles blessures de l’âme survenir lorsqu’on éprouve du découragement ou une grande déception. Cela s’accompagne de sentiments d’insuffisance et de solitude, et les défenses spirituelles sont abaissées.
C’est le moment où nous devons nous rassembler pour entourer d’un soutien plein de tendresse celui qui souffre. C’est le temps de l’empathie et de la compréhension.
Marie était tombée malade de la « maladie d’Epstein-Barr », ou « grippe des yuppies », largement connue comme la maladie des années quatre-vingt-dix. Il était pénible de ne pas savoir combien de temps elle risquait d’être malade, car les médecins n’avaient pas de remède tout prêt. Les membres de son Église priaient pour elle, mais elle aurait souhaité que quelqu’un vienne lui rendre visite. Personne ne vint, invoquant pour raison qu’ils n’étaient pas sûrs qu’une telle maladie fût contagieuse. Cela était dur à accepter, mais Marie l’accepta avec grâce. Puis, un jour, elle reçut un appel téléphonique qui fit beaucoup « saigner » son âme. Sa plus proche amie appela pour lui dire que l’Église avait cessé de prier pour Marie, puisqu’il était évident qu’elle n’exerçait pas la foi. Son raisonnement était que, si elle l’avait fait, elle aurait déjà été guérie.
Les fractures
Poursuivons nos métaphores. Existe-t-il des blessures telles que des fractures dans l’âme ? Oui, et bien des croyants avancent dans la vie en boitant à cause de quelque expérience traumatisante. Il peut s’agir de la mort d’un être aimé, d’une rupture de fiançailles, ou de quelque accident de la vie. Ils ont été estropiés par l’expérience et n’ont jamais réappris à marcher.
Melinda eut une dispute avec sa mère, au cours de laquelle elle l’avait repoussée avec une certaine force. Quelques mois plus tard, on diagnostiqua chez sa mère un cancer du sein, et en moins d’un an, elle mourut. Aucun raisonnement ne put convaincre Melinda que sa poussée n’avait pas provoqué le cancer chez sa mère. Elle ne voulait pas se pardonner et ne pouvait accepter le pardon du Seigneur. C’était une femme brisée lorsque je la rencontrai, et jusqu’à ce jour, elle demeure estropiée.
Il restaure mon âme
Je suis convaincu que bien des croyants ont aujourd’hui l’âme blessée. Je suis également convaincu que le Seigneur veut guérir ces blessures — restaurer l’âme. Le psalmiste David s’était rendu coupable d’adultère et de meurtre ; il portait de terribles blessures de l’âme, et pourtant il pouvait dire encore : « L’Éternel est mon berger… Il restaure mon âme » (Psaume 23:3).
Il y a aussi des blessures que nous créons par nos propres actes. Il me semble que, lorsque nous agissons délibérément à l’encontre de la Parole explicite de Dieu, nous créons nos propres blessures. Les relations sexuelles hors mariage et le divorce créeront toujours des âmes blessées qui ont besoin de guérison par la grâce de Dieu. Soyez bien certain que c’est son désir d’apporter une telle guérison. De fait, j’y vois la véritable œuvre de la sanctification — la seconde partie du salut.
La justification, c’est lorsqu’on a été libéré de la peine du péché : le salut pour l’esprit. Le Saint-Esprit a déjà accompli cette œuvre.
La sanctification, c’est lorsqu’on a été libéré de la puissance du péché : le salut pour l’âme. C’est là l’œuvre présente du Saint-Esprit.
La glorification, c’est lorsqu’on a été libéré de la présence du péché : le salut pour le corps. C’est là l’œuvre que le Saint-Esprit doit encore accomplir.
Pour ces raisons, nous l’appelons Sauveur !
Le pêcheur à la ligne
Nous avons comparé Satan à un lion rugissant et à un archer ; il me semble cependant que sa ruse de guerre la plus efficace ressemble à l’hameçon et à la canne d’un pêcheur à la ligne — il sait exactement où se trouvent les blessures de notre âme. Après tout, il a contribué à les créer. Lorsque nous nous apprêtons à entrer dans le combat dans les lieux célestes, il lance alors sa ligne, l’accroche dans la blessure et manipule l’âme jusqu’à la rendre inefficace.
Une histoire personnelle
Au début de l’année 1990, je m’engageai étroitement dans une nouvelle œuvre de Dieu parmi les peuples autochtones de l’ouest du Canada. Le combat spirituel était intense. Au même moment, je cessai aussi de dormir. Mon médecin essaya de nombreux médicaments différents pour me faire dormir, mais il fallut plusieurs semaines avant qu’on trouve un moyen de m’éviter de rester éveillé toute la nuit. Beaucoup pensaient que j’étais sous une malédiction indienne, et je recevais des lettres et des appels téléphoniques d’encouragement de tout le nord-ouest de l’Amérique et du Canada. Je demandai à Charles et Claudia, un autre pasteur et sa femme, de prier pour moi ; c’est alors qu’elle me dit qu’elle percevait sur moi un « terrible esprit d’abandon ». Je ne comprenais nullement ce qu’elle voulait dire.
Peu après, je fus invité à passer une semaine dans une retraite anglicane pour ecclésiastiques et leurs épouses. On me dit là qu’une part de mes émotions était manquante et que cela avait beaucoup à voir avec la mort de ma mère. Ma mère était morte lorsque j’étais adolescent, et bien que je n’eusse pas pleuré à l’époque dans un deuil normal, je pensais avoir très bien surmonté sa mort. Et voilà qu’on me disait que cela avait un rapport avec mon insomnie ? Je ne comprenais toujours pas.
Au bout de quatre mois, je proposai de démissionner de mon poste à l’Église, mais les anciens et les membres ne voulurent pas me laisser faire. Au contraire, ils me témoignèrent beaucoup d’amour, ainsi que l’ensemble du corps ecclésial de notre ville.
Au bout de huit mois, j’entrai à l’hôpital universitaire de Vancouver comme patient de la clinique du sommeil, où l’on diagnostiqua une défaillance physique dans la production, par mon corps, des substances neurochimiques qui induisent le sommeil. Le spécialiste attribua cela au stress. La semaine suivante, je pus démissionner de l’Église, dont la fréquentation était désormais tombée à soixante pour cent de ce qu’elle était au début de l’année.
Le mardi suivant, je me trouvais avec un groupe de mes amis les plus proches, d’autres pasteurs qui se réunissaient chaque semaine pour prier. Comme nous terminions notre petit-déjeuner, l’un d’eux me dit : « Gareth, je perçois sur toi un affreux esprit d’abandon ! » C’étaient les mêmes mots que j’avais entendus près de neuf mois plus tôt. De retour chez moi, j’appelai Claudia pour lui demander de m’expliquer précisément ce qu’elle avait voulu dire par sa remarque. Elle me dit de m’asseoir ce soir-là et de repasser ma vie en revue, en cherchant les moments où le petit garçon en moi avait pu se sentir abandonné.
Ma femme Anne et moi fûmes stupéfaits en considérant les différentes périodes de ma vie — il y avait eu tant de moments où j’avais ressenti la douleur de l’abandon, dont, et non des moindres, la mort de ma mère alors que je n’avais que quatorze ans. Je n’avais pas pleuré à ce moment-là, mais pendant quelque temps ensuite, j’avais fait mon deuil. Plus tard ce même soir, je me détendis en lisant un roman sur les croisades du treizième siècle.
Deux chevaliers conduisaient leurs hommes au combat dans les plaines de France. Soudain, ils se retrouvèrent face à face ; mais Sire Rufus avait été blessé et était affaissé sur sa selle, son épée pendant à son côté. Son ennemi, Sire Nigel, chevaucha rapidement vers lui, levant sa puissante épée pour abattre son adversaire. Au moment même où il allait porter le coup fatal, neuf flèches, tirées par les archers de Sire Rufus, fendirent l’air pour atteindre leur cible sous l’aisselle de Sire Nigel. Elles furent inefficaces contre son armure, mais très efficaces sur son point faible, là où aucune armure ne pouvait être portée. Je sentis que l’Esprit du Seigneur me parlait.
« Gareth, tu revêts peut-être l’armure de Dieu, mais lorsque tu pars au combat contre l’ennemi, sache qu’il connaît exactement l’endroit de tes points les plus faibles — et le tien est celui de l’abandon. Ils doivent être guéris si tu veux être efficace dans le combat ! »
Je commençai alors à comprendre pourquoi les gens s’étaient peu à peu éloignés de notre Église au cours des deux années précédentes. Trois anciens étaient partis à cause d’une mutation professionnelle et avaient été remplacés par trois autres hommes de valeur ; le nouveau conseil des anciens, toutefois, n’avait pas les dons nécessaires pour maintenir les programmes lancés par les précédents, et bientôt commença un lent exode hors de l’Église. Je croisais dans la rue des gens qui se précipitaient vers moi pour me dire qu’ils m’aimaient, mais qu’ils avaient commencé à fréquenter une autre Église « parce que nos enfants aiment tellement leur travail avec les jeunes ». Les raisons étaient nombreuses, mais peu avaient eu la grâce de venir me faire part de leurs intentions. Je leur aurais volontiers remis des lettres de recommandation si j’avais su qu’ils souhaitaient partir ailleurs.
Puis, à mesure que je m’épuisais davantage, je ne nourrissais ni ne conduisais mon troupeau comme il en avait l’habitude, si bien que d’autres se mirent à partir. Au lieu de l’épanouissement dont j’avais l’habitude, j’avais la douleur, presque chaque semaine, de voir un banc de plus rester vide. Comme j’étais très attaché à mes gens, chaque départ était comme un petit divorce. Je suis certain qu’aucune de ces personnes n’aurait voulu me blesser délibérément, mais leurs actes étaient utilisés par l’ennemi comme des hameçons dans mes blessures d’abandon. Rien d’étonnant à ce que le médecin ait parlé de stress, alors même que je me vantais de ne jamais rapporter chez moi les problèmes de mon Église !
Une note personnelle pour les lecteurs qui envisageraient éventuellement de quitter leur Église locale : faites-le de la bonne manière, de façon éthique. Faites part de vos intentions à votre pasteur, car vous seriez surpris si vous saviez à quel point il nous est facile de nous blesser les uns les autres.