Le Roseau froissé (Pour ados)
Le combat que tu gagneras

Chapitre 13 · 3 min de lecture · 4 min d’écoute

Le combat que tu gagneras

« Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! » — 1 Corinthiens 15:57

Sibbes est honnête : la vie chrétienne est un combat. « Il ne peut y avoir de victoire là où il n’y a point de lutte », dit-il. Quand le Christ commence à régner dans le cœur de quelqu’un, le péché contre-attaque. Il y a, dit-il, « une armée de convoitises » qui se mutine contre lui.

Ça peut être décourageant. Tu deviens chrétien et tu t’attends à ce que tout soit facile, et puis tu découvres que la tentation est toujours là, que les vieilles habitudes te tirent encore en arrière et que, parfois, tu perds.

Mais le dernier chapitre de Sibbes est plein d’espérance. Voici la clé :

« La victoire ne repose pas sur nous, mais sur le Christ, qui s’est chargé de vaincre pour nous comme de vaincre en nous. »

L’issue ne dépend pas de ta force. Si c’était le cas, dit-il, nous aurions bien raison d’avoir peur. Elle dépend du Christ, qui a promis d’achever l’œuvre qu’il a commencée. Tes péchés sont ses ennemis autant que les tiens, et il prendra ton parti contre eux.

Alors Sibbes dit : ne regarde pas tant tes ennemis que ton Capitaine. Ne t’arrête pas sur ce dont ils te menacent, mais sur ce qu’il te promet. « Nous avons plus de forces pour nous que contre nous. » Et puis, avec un sourire, il demande : « Quel lâche ne combattrait, quand il est sûr de la victoire ? »

Il ajoute un défi : « Nul n’est vaincu ici, sinon celui qui ne veut pas combattre. » La seule façon de perdre, c’est d’abandonner. Continue à te battre, même quand tu es fatigué, parce que le résultat est certain.

Sibbes termine son livre par une prière que tu peux lui emprunter : « Seigneur Jésus, tu as promis de ne pas éteindre le lumignon qui fume, de ne pas briser le roseau froissé ; entretiens en moi ta propre grâce, ne m’abandonne pas à moi-même, la gloire sera tienne. »

Sibbes mourut à Londres en 1635. Une semaine plus tôt, il avait prêché sur ces paroles de Jésus : « Que votre cœur ne se trouble point. » Quand quelqu’un lui demanda comment allait son âme, il répondit qu’il ferait grand tort à Dieu s’il ne disait pas : très bien. L’écrivain Izaak Walton a dit de lui : « Le ciel était en lui avant qu’il ne fût au ciel. »

Et sa phrase la plus célèbre résume tout le livre :

« Il y a plus de miséricorde dans le Christ que de péché en nous. »

Quoi que tu portes, si faible que soit ta foi, peu importe combien de fois tu es tombé, c’est toujours vrai. Jésus ne te brisera pas. Il ne t’éteindra pas. Il continuera d’avancer avec toi jusqu’à ce que la victoire soit remportée.

Une chose à faire cette semaine : recopie la prière de Sibbes sur une carte ou dans les notes de ton téléphone : « Seigneur Jésus, tu as promis de ne pas éteindre le lumignon qui fume, de ne pas briser le roseau froissé ; entretiens en moi ta propre grâce, ne m’abandonne pas à moi-même, la gloire sera tienne. » Prie-la chaque matin de la semaine.

Questions pour réfléchir

Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.

D’après Sibbes, à qui revient la tâche de remporter la victoire sur le péché ?

Au Christ : il s’est chargé de vaincre pour nous et en nous.

Que veut dire Sibbes par « Nul n’est vaincu ici, sinon celui qui ne veut pas combattre » ?

La seule façon de perdre, c’est d’abandonner ; quiconque continue à combattre avec le Christ gagnera.

Quelle est la phrase la plus célèbre de Sibbes ?

« Il y a plus de miséricorde dans le Christ que de péché en nous. »

Chapitre 13 terminé

Le combat que tu gagneras

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