Pensées (Pour ados)
Ce qu’on se dit à soi-même

Chapitre 11 · 3 min de lecture · 4 min d’écoute

Ce qu’on se dit à soi-même

« Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. » — Philippiens 4:8

Pascal avait remarqué quelque chose sur la petite voix dans notre tête bien avant qu’on parle de « discours intérieur » :

« L’homme est ainsi fait, qu’à force de lui dire qu’il est un sot, il le croit ; et, à force de se le dire à soi-même, on se le fait croire ; car l’homme fait lui seul une conversation intérieure, qu’il importe de bien régler. »

Pense à tout ce que tu te dis à toi-même en une journée. « Je suis trop nul. » « Personne ne m’aime. » « Je rate toujours tout. » « Je ne serai jamais à la hauteur. » Pascal dit que ce qu’on se répète sans cesse, on finit par le croire.

Alors, dit-il, nous devons « bien régler » notre conversation intérieure. Cela veut dire y faire attention et choisir ce dont on la nourrit. Son conseil est de ne s’entretenir que de Dieu, « qu’on sait être la vérité », et ainsi de se persuader soi-même de la vérité.

Ce n’est pas la même chose que d’avoir simplement des pensées positives. Il s’agit de te dire ce qui est vrai. Si tu as mal agi, il est vrai que tu as péché, et il est vrai aussi que Jésus pardonne. Si tu te sens sans valeur, il est vrai que tu es créé à l’image de Dieu et qu’il t’aime. La Bible nous donne des mots à nous dire à nous-mêmes quand nos propres mots sont cruels ou faux.

Pascal voyait aussi quelque chose d’humiliant dans notre façon de recevoir les critiques. Il disait qu’on a bien de l’obligation à ceux qui nous avertissent de nos défauts. Ça fait mal, mais ça nous aide à grandir. Un vrai ami qui te dit quelque chose de difficile te fait un cadeau.

Mais remarque l’équilibre. Écouter une correction honnête et pleine d’amour, ce n’est pas la même chose qu’encaisser sans cesse les rabaissements de gens qui veulent te faire sentir tout petit. Si quelqu’un te répète sans arrêt que tu es nul ou que tu ne vaux rien, ce n’est pas une correction. C’est un mal qu’on te fait, et tu devrais en parler à un adulte de confiance. Et si la voix dans ta propre tête est dure sans relâche et ne s’arrête pas, cela vaut aussi la peine d’en parler à quelqu’un. Avoir besoin d’aide n’est pas une faiblesse.

Les paroles de Paul en tête de ce chapitre nous donnent un filtre pour nos pensées : ce qui est vrai, honorable, juste, pur, aimable, ce qui mérite l’approbation. Fais passer ton discours intérieur par ce filtre. Ce que tu te dis est-il vrai ? Est-ce la façon dont Dieu parle de toi ?

Une chose à faire cette semaine : note trois choses que tu te dis souvent dans ta tête. Pour chacune, demande-toi : est-ce vrai ? Est-ce ainsi que Dieu me voit ? Puis écris une phrase vraie pour remplacer celles qui sont fausses, et redis-la-toi chaque matin.

Questions pour réfléchir

Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.

Que se passe-t-il, selon Pascal, quand on se répète sans cesse quelque chose ?

On finit par le croire ; notre conversation intérieure façonne ce que nous tenons pour vrai.

De quoi Pascal nous conseille-t-il de nous entretenir avec nous-mêmes ?

De Dieu, qu’on sait être la vérité, afin de nous persuader nous-mêmes de la vérité.

En quoi une correction honnête est-elle différente de rabaissements constants ?

Une correction pleine d’amour nous aide à grandir et c’est un cadeau ; les rabaissements constants destinés à nous faire sentir tout petits nous font du mal, et il faut en parler à un adulte de confiance.

Chapitre 11 terminé

Ce qu’on se dit à soi-même

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