Mary Slessor (Pour les enfants)
« Priez pour moi ! »

Chapitre 3 · 2 min de lecture · 3 min d’écoute

« Priez pour moi ! »

« Me voici, envoie-moi. » — d’après Ésaïe 6

Mary avait un petit frère qui s’appelait John. Leur maman espérait qu’il deviendrait missionnaire un jour. Mais John est tombé malade. Il est parti en bateau pour la Nouvelle-Zélande, en espérant que le climat plus chaud le guérirait, et il est mort peu après son arrivée.

Mary était très triste. Une petite pensée a commencé à grandir dans son cœur : pourrait-elle aller en Afrique à la place de John ? Pendant longtemps, elle n’en a parlé à personne.

À cette époque, on appelait l’Afrique de l’Ouest « le tombeau de l’homme blanc », parce que beaucoup de gens venus d’Europe y attrapaient des fièvres et y mouraient. Mais une amie se souvenait que Mary disait que, justement parce que Calabar était un endroit dangereux, c’était un honneur d’y aller. Peu de gens se porteraient volontaires, alors elle, elle irait.

En 1874, on a appris que le célèbre explorateur David Livingstone était mort en Afrique. Toute l’Écosse en a été bouleversée, et Mary a décidé que le moment était venu. Ses sœurs travaillaient maintenant, et elle comptait envoyer de l’argent d’Afrique pour prendre soin de sa maman. Sa maman a dit oui de tout cœur. En mai 1875, Mary s’est proposée à son église, et elle a été acceptée comme institutrice pour Calabar. Elle avait vingt-six ans ; c’était une ouvrière d’usine qui était à peine allée à l’école.

Le soir avant qu’elle quitte Dundee pour aller se former à Édimbourg, une amie l’a trouvée en train de pleurer à la porte de l’immeuble où elle habitait. « Au revoir », a dit Mary. Et puis, de tout son cœur : « Priez pour moi ! »

Le 5 août 1876, elle est partie de Liverpool sur un bateau qui s’appelait l’Ethiopia. Deux amis sont venus lui dire au revoir. Ils ont vu qu’on chargeait sur le bateau des tonneaux d’alcool fort, pour les vendre en Afrique de l’Ouest. Mary savait ce que la boisson avait fait à sa propre famille. « Des dizaines de tonneaux ! a-t-elle dit. Et un seul missionnaire ! »

Mary ne se sentait ni courageuse ni intelligente. Mais elle savait combien Dieu l’aimait, et elle voulait lui dire : « Me voici. Envoie-moi. » Toi aussi, tu peux dire cela à Dieu, où que tu sois.

Cher Dieu, merci de m’aimer autant. Me voici. S’il te plaît, sers-toi de moi pour aider d’autres personnes à te connaître. Amen.

Parlons-en ensemble

Posez d’abord les questions, puis touchez-en une pour voir une note destinée aux adultes.

Pourquoi Mary a-t-elle commencé à penser à partir en Afrique ?

Son frère John, dont leur maman espérait qu’il deviendrait missionnaire, est mort. Mary s’est demandé si elle pourrait partir à sa place.

Qu’a dit Mary quand elle a vu qu’on chargeait des tonneaux d’alcool sur son bateau ?

« Des dizaines de tonneaux ! Et un seul missionnaire ! » Elle savait tout le mal que la boisson pouvait faire.

Où penses-tu que Dieu pourrait vouloir t’envoyer, même pour quelque chose de petit ?

Toute réponse sincère convient ici. Ce que nous apprend ce chapitre : nous n’avons pas besoin de nous sentir courageux ou intelligents pour dire à Dieu « Me voici ». Il nous suffit de savoir qu’il nous aime.

Chapitre 3 terminé

« Priez pour moi ! »

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