Saint en Christ ·La Sainteté et la Révélation

Chapitre 5 · 16 min de lecture

La Sainteté et la Révélation

« L’Éternel vit qu’il se détournait pour voir; et Dieu l’appela du milieu du buisson, et dit: Moïse! Moïse! Et il répondit: Me voici! Dieu dit: N’approche pas d’ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu. »—Exode 3:4-6.

Et pourquoi était-ce une terre sainte ? Parce que Dieu y était venu et l’avait occupée. Là où Dieu est, là est la sainteté ; c’est la présence de Dieu qui rend saint. C’est la vérité que nous avons rencontrée dans le Paradis, lorsque l’homme venait d’être créé ; ici, où l’Écriture emploie le mot Saint pour la seconde fois, elle est répétée et affermie. Une étude attentive de ce mot à la lumière du buisson ardent en ouvrira davantage la profonde signification. Voyons ce que l’histoire sacrée, ce que la révélation de Dieu, et ce que Moïse nous enseignent de cette terre sainte.

1. Remarquez la place que cette première révélation directe de Dieu à l’homme comme le Saint occupe dans l’histoire sacrée. Dans le Paradis, nous avons trouvé le mot Saint employé du septième jour. Depuis ce temps-là, vingt-cinq siècles se sont écoulés. Nous avons trouvé, dans la sanctification que Dieu fit du jour du repos, la promesse d’une dispensation nouvelle — la révélation du Créateur Tout-Puissant devant être suivie de celle du Saint qui rend saint. Et pourtant, dans tout le livre de la Genèse, le mot ne reparaît jamais ; c’est comme si la Sainteté de Dieu était en suspens ; ce n’est que dans l’Exode, avec l’appel de Moïse, qu’elle fait de nouveau son apparition. C’est là un fait d’une profonde portée. De même qu’un parent ou un maître cherche, dans la première enfance, à imprimer une leçon à la fois, ainsi Dieu procède dans l’éducation de la race humaine. Après avoir, dans le déluge, manifesté son juste jugement contre le péché, il appelle Abraham à être le père d’un peuple élu. Et comme fondement de tous ses rapports avec ce peuple, il lui enseigne, à lui et à sa postérité, avant tout la leçon de la confiance d’enfant — confiance en lui comme le Tout-Puissant, pour qui rien n’est trop merveilleux, et confiance en lui comme le Fidèle, dont le serment ne pouvait être rompu. Avec la croissance d’Israël en un peuple, nous voyons la révélation s’avancer à une nouvelle étape. La simplicité de l’enfance fait place aux égarements de la jeunesse, et Dieu doit maintenant intervenir par la discipline et la contrainte de la loi. Ayant acquis droit à une place dans leur confiance comme le Dieu de leurs pères, il les prépare à une révélation ultérieure. Du Dieu d’Abraham, l’attribut principal était qu’il était le Tout-Puissant ; du Dieu d’Israël, l’Éternel, qu’il est le Saint.

Et quelle doit être la marque particulière de la période nouvelle qui va maintenant être inaugurée, et qui est introduite par le mot saint ? Dieu dit à Moïse qu’il va maintenant se révéler dans un caractère nouveau. Il avait été connu d’Abraham comme le Dieu Tout-Puissant, le Dieu de la Promesse (Exode 6:3). Il allait maintenant se manifester comme l’Éternel, le Dieu de l’Accomplissement, spécialement dans la rédemption et la délivrance de son peuple hors de l’oppression qu’il avait annoncée à Abraham. Le Dieu Tout-Puissant est le Dieu de la Création : Abraham crut en Dieu, « qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient ». L’Éternel est le Dieu de la Rédemption et de la Sainteté. Chez Abraham, il n’y avait pas un mot de péché ni de faute, et donc pas de rédemption ni de sainteté. À Israël, la loi doit être donnée, pour convaincre de péché et préparer le chemin de la sainteté ; c’est l’Éternel, le Saint d’Israël, le Rédempteur, qui paraît maintenant. Et c’est la présence de ce Saint qui fait la terre sainte.

2. Et comment cette Présence se révèle-t-elle ? Dans le buisson ardent, Dieu se fait connaître comme demeurant au milieu du feu. Ailleurs dans la Sainte Écriture, le lien entre le feu et la Sainteté de Dieu est clairement exprimé : « La lumière d’Israël deviendra un feu, Et son Saint une flamme. » La nature du feu peut être ou bienfaisante ou destructrice. Le soleil, ce grand feu central, peut donner la vie et la fécondité, ou bien brûler jusqu’à la mort. Tout dépend de la position que l’on occupe, du rapport dans lequel on se tient à son égard. Et ainsi, partout où Dieu le Saint se révèle, nous trouverons les deux côtés ensemble : la Sainteté de Dieu comme jugement contre le péché, détruisant le pécheur qui y demeure, et comme Miséricorde en délivrant son peuple. Le Jugement et la Miséricorde vont toujours ensemble. Parmi les éléments de la nature, il n’en est aucun d’une énergie aussi spirituelle et aussi puissante que le Feu : ce qu’il consume, il le prend et le change en sa propre nature spirituelle, rejetant comme fumée et cendres ce qui ne peut être assimilé. Et ainsi la Sainteté de Dieu est cette infinie Perfection par laquelle il se garde libre de tout ce qui n’est pas divin, et pourtant a communion avec la créature et la prend en union avec lui-même, détruisant et rejetant tout ce qui ne veut pas se livrer à lui.

C’est ainsi, comme Celui qui demeure dans le feu, qui est un feu, que Dieu se révèle à l’ouverture de cette nouvelle période de rédemption. Avec Abraham et les patriarches, comme nous l’avons dit, il y avait eu peu d’enseignement sur le péché ou la rédemption ; c’était la proximité et l’amitié de Dieu qui avaient été révélées. Maintenant, la loi va être donnée, le péché va être rendu manifeste, la distance d’avec Dieu va être ressentie, afin que l’homme, en apprenant à se connaître lui-même et sa condition de pécheur, apprenne à connaître Dieu et à aspirer à ce qu’il le rende saint. Dans toute la révélation que Dieu fait de lui-même, nous trouverons la combinaison des deux éléments, l’un qui repousse, l’autre qui attire. Dans sa maison, il habitera au milieu d’Israël, et pourtant ce sera dans la redoutable solitude inaccessible et les ténèbres du lieu très saint, au-dedans du voile. Il s’approchera d’eux, et pourtant les tiendra à distance. À mesure que nous étudierons la Sainteté de Dieu, nous verrons avec une clarté croissante comment, semblable au feu, elle repousse et attire, comment elle unit en une seule chose son infinie distance et son infinie proximité.

3. Mais la distance sera ce qui ressort d’abord et le plus fortement. Nous le voyons en Moïse : il se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu. La première impression que produit la Sainteté de Dieu est celle de la crainte et de l’effroi. Jusqu’à ce que l’homme, à la fois comme créature et comme pécheur, apprenne combien Dieu est élevé au-dessus de lui, combien il est différent et éloigné de Dieu, la Sainteté de Dieu n’aura que peu de valeur ou d’attrait réels. Moïse cachant son visage nous montre l’effet de l’approche du Saint, et le chemin vers sa révélation ultérieure.

Combien ceci ressort distinctement des propres paroles de Dieu : « N’approche pas d’ici, ôte tes souliers de tes pieds. » Oui, Dieu s’était approché, mais Moïse ne le peut pas. Dieu s’approche : l’homme doit se tenir en arrière. Dans le même souffle, Dieu dit : Approche, et : N’approche pas. Il ne peut y avoir de connaissance de Dieu ni de proximité de lui, là où nous n’avons pas d’abord entendu son : N’approche pas. Le sens du péché, de l’inaptitude à la présence de Dieu, est le fondement de la vraie connaissance ou du vrai culte de lui comme le Saint. « Ôte tes souliers de tes pieds. » Les souliers sont le moyen de commerce avec le monde, les auxiliaires par lesquels la chair ou la nature fait sa volonté, va et vient et accomplit son œuvre. En se tenant sur une terre sainte, tout cela doit être écarté. C’est les pieds nus, nu et dépouillé de tout vêtement, que l’homme doit se prosterner devant un Dieu saint. Notre entière inaptitude à nous approcher du Saint ou à avoir affaire à lui est la toute première leçon que nous ayons à apprendre, si jamais nous devons participer à sa Sainteté. Ce Dépouille-toi ! doit exercer sa puissance condamnatrice à travers tout notre être, jusqu’à ce que nous en venions à réaliser toute l’étendue de son sens dans le grand : « Dépouillez-vous du vieil homme ; revêtez-vous du Seigneur Jésus », et ce qu’est « le dépouillement du corps de la chair, dans la circoncision de Christ ». Oui, tout ce qui est de la nature et de la chair, tout ce qui est de notre propre faire, vouloir ou travailler — notre vie même, doit être dépouillé et livré à la mort, si Dieu, comme le Saint, doit se faire connaître à nous.

Nous avons vu précédemment que la Sainteté est plus que la bonté ou l’absence de péché : la nature même non déchue n’est pas sainte. La Sainteté est cette redoutable gloire par laquelle la Divinité est séparée de tout ce qui est créé. C’est pourquoi les séraphins eux-mêmes voilent leur face de leurs ailes lorsqu’ils chantent le Trois fois Saint. Mais oh ! lorsque la distance et la différence ne sont pas seulement celles de la créature, mais du pécheur, qui peut exprimer, qui peut réaliser l’humiliation, la crainte, la honte avec lesquelles nous devrions nous prosterner devant la voix du Saint ? Hélas ! c’est là l’un des plus terribles effets du péché : il nous aveugle. Nous ne savons pas combien le péché et la nature pécheresse sont impurs, combien abominables aux yeux de Dieu. Nous avons perdu la faculté de reconnaître la Sainteté de Dieu : la philosophie païenne n’avait pas même l’idée d’employer ce mot pour exprimer le caractère moral de ses dieux. En perdant la lumière de la gloire de Dieu, nous avons perdu la faculté de savoir ce qu’est le péché. Et maintenant, la première œuvre de Dieu en s’approchant de nous est de nous faire sentir que nous ne pouvons nous approcher tels que nous sommes ; qu’il faudra un dépouillement très réel et très solennel, et même une livraison à la mort, de tout ce qui paraît le plus légitime et le plus nécessaire. Non seulement nos souliers sont souillés par le contact avec cette terre impure ; notre face même doit être couverte et nos yeux fermés, en signe que les yeux de notre cœur, toute notre sagesse et notre intelligence humaines, sont incapables de contempler le Saint. La première leçon à l’école de la sainteté personnelle est de craindre et de cacher notre face devant la Sainteté de Dieu. « Ainsi parle le Très-Haut, Dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint: J’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté; Mais je suis avec l’homme contrit et humilié. » La contrition, le brisement de l’esprit, la crainte et le tremblement sont la première exigence de Dieu envers ceux qui voudraient voir sa Sainteté.

Moïse devait être le premier prédicateur de la Sainteté de Dieu. De la pleine communication de la Sainteté de Dieu à nous en Christ, sa première révélation à Moïse était le type et le gage. Des lèvres de Moïse, le peuple d’Israël, de sa plume, l’Église de Christ devaient recevoir le message : « Soyez saints : je suis saint : je rends saint. » Sa préparation pour être le messager du Saint fut ici, où il cacha sa face parce qu’il craignait de regarder Dieu. C’est la face dans la poussière, c’est dans le dépouillement non seulement des souliers, mais de tout ce qui a été en contact avec le monde, avec soi et avec le péché, que l’âme s’approche du feu dans lequel Dieu demeure, et qui brûle mais ne consume pas. Oh ! que tout croyant qui cherche à témoigner de Dieu comme du Saint puisse ainsi apprendre comment l’accomplissement du type du Buisson ardent est le Christ crucifié, et comment, en mourant avec lui, nous recevons ce Baptême de Feu qui révèle en chacun de nous ce qu’il signifie : le Saint demeurant dans un Buisson ardent. Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons apprendre ce que c’est que d’être saints, comme il est saint.

Soyez saints, car je suis saint.

Dieu Très-Saint ! je t’ai vu, toi qui demeures dans le feu. J’ai entendu ta voix : N’approche pas d’ici, ôte tes souliers de tes pieds. Et mon âme a craint de regarder Dieu, le Saint.

Et pourtant, ô mon Dieu ! il faut que je te voie. Tu m’as créé à ta ressemblance. Tu as enseigné que cette ressemblance est ta Sainteté : « Soyez saints, car je suis saint. » Ô mon Dieu ! comment saurai-je être saint, à moins que je ne puisse te voir, toi le Saint ? Pour être saint, je dois regarder Dieu.

Je te bénis pour la révélation de toi-même dans les flammes du buisson d’épines, dans le feu de l’arbre maudit. Je me prosterne dans l’étonnement et le profond abaissement devant ce grand spectacle : ton Fils, dans la faiblesse de sa nature humaine, dans le feu, brûlant mais non consumé. Ô mon Dieu ! dans la crainte et le tremblement, je me suis livré comme un pécheur pour mourir comme lui. Oh ! que le feu consume tout ce qui est impur en moi ! Fais que moi aussi je te connaisse comme le Dieu qui demeure dans le feu, pour fondre, purger et détruire ce qui n’est pas de toi, pour sauver et prendre dans ta propre Sainteté ce qui est à toi.

Ô Saint Seigneur Dieu ! je me prosterne dans la poussière devant ce grand mystère. Révèle-moi ta Sainteté, afin que moi aussi je sois son témoin et son messager sur la terre. Amen.

1. La Sainteté comme le feu de Dieu. Loué soit Dieu de ce qu’il existe une Puissance qui peut consumer ce qui est vil et la scorie, une Puissance qui ne le laissera pas en repos. « Le buisson qui brûle sans se consumer » n’est pas seulement la devise de l’Église au temps de la persécution ; c’est le mot d’ordre de toute âme dans l’œuvre sanctifiante de Dieu.

2. Il est une nouvelle Théologie qui ne parle de l’amour de Dieu que tel qu’il se voit à la croix. Elle ne voit pas la gloire de sa Justice ni son juste jugement. Ce n’est pas là le Dieu de l’Écriture. « Notre Dieu est aussi un feu dévorant » : voilà la Théologie du Nouveau Testament. « Rendre à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte » : voilà la religion du Nouveau Testament. Dans la Sainteté, le Jugement et la Miséricorde se rencontrent.

3. La Sainteté comme la crainte de Dieu. Cacher sa face devant Dieu par crainte, n’osant ni regarder ni parler — voilà le commencement du repos en Dieu. Ce n’est pas encore le vrai repos, mais le chemin qui y mène. Que Dieu nous donne une profonde crainte de tout ce qui pourrait l’attrister ou l’irriter. Ayons une profonde crainte de nous-mêmes et de tout ce qui est de l’ancienne nature, la nature condamnée, de peur qu’elle ne se relève. « L’Esprit de la crainte de l’Éternel » est la première manifestation de l’esprit de sainteté, et prépare le chemin à la joie de la sainteté. « Marchant dans la crainte du Seigneur, et dans l’assistance du Saint-Esprit » : voilà les deux côtés de la vie chrétienne.

4. La Sainteté de Dieu fut révélée à Moïse afin qu’il en fût le messager. L’Église n’a besoin de rien tant aujourd’hui que d’hommes et de femmes capables de témoigner de la Sainteté de Dieu. Voulez-vous en être ?

REMARQUE.

Le lien entre la crainte de Dieu et la sainteté est des plus intimes. Il en est qui cherchent la sainteté avec le plus grand sérieux, et pourtant ne la manifestent jamais sous un jour qui attire le monde ou même les croyants, parce que cet élément fait défaut. C’est la crainte de l’Éternel qui produit cette douceur et cette bonté, cette délivrance de la confiance en soi et de la conscience de soi, qui forment le vrai fondement d’un caractère saint. Les passages de la Parole de Dieu où les deux mots sont liés ensemble méritent bien une étude attentive. « Qui est comme toi parmi les dieux, ô Éternel? Qui est comme toi magnifique en sainteté, Digne de louanges, Opérant des prodiges? » « Je me prosterne dans ton saint temple avec crainte. » « Craignez l’Éternel, vous ses saints! » « Prosternez-vous devant l’Éternel avec des ornements sacrés. Tremblez devant lui, vous tous, habitants de la terre! » « Qu’on célèbre ton nom grand et redoutable! Il est saint! » « Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel; Et la science des saints, c’est l’intelligence. » « C’est l’Éternel des armées que vous devez sanctifier, C’est lui que vous devez craindre et redouter. » « en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. » « puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints; et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’œuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage. » Et ainsi de suite à travers toute l’Écriture, depuis le Cantique de Moïse jusqu’au Cantique de l’Agneau : « Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom? Car seul tu es saint. » Si nous nous livrons à l’impression de tels passages, nous sentirons plus profondément que la crainte de Dieu, la tendre crainte de l’offenser en quoi que ce soit, la crainte surtout d’entrer dans sa sainte présence avec ce qui est humain et charnel, avec quelque chose de notre propre sagesse et de notre propre effort, est de l’essence même de la sainteté que nous devons poursuivre. C’est cette crainte de Dieu qui nous fera, comme Moïse, tomber à terre et cacher notre face en la présence de Dieu, et attendre que son propre Saint-Esprit ouvre en nous les yeux, et respire en nous les pensées et l’adoration avec lesquelles nous nous approchons de lui, le Saint. C’est dans cette sainte crainte qu’est opérée cette tranquillité de l’âme qui la conduit à se reposer en Dieu, et qui ouvre le chemin à ce que nous avons vu dans le Paradis être le secret de la sainteté : Dieu gardant son sabbat, et sanctifiant l’âme en laquelle il se repose.


Cinquième jour.


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Saint en Christ Andrew Murray

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