Chapitre 9 · 17 min de lecture
Le cœur parfait
« Car l’Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui. » — 2 Chroniques 16:9 Ce passage se trouve dans l’histoire d’Asa, l’un des rois les plus pieux et les plus dévoués qui aient jamais occupé le trône de Juda. Le quatorzième chapitre nous apprend qu’il commença son règne en s’appliquant à détruire l’idolâtrie dans laquelle toute la nation avait été entraînée par son ancien souverain, et à rétablir le culte et le service du Dieu d’Israël. Il s’employa à ramener la nation à son obéissance et à sa fidélité envers Dieu ; et son succès est un grand encouragement pour quiconque entreprendra, seul et d’un cœur parfait envers Dieu, de le faire dans quelque milieu et en quelque circonstance que ce soit.
Il réussit. Dieu le bénit dans ses efforts pour purifier son royaume au-dedans, et Dieu le délivra aussi de ses ennemis au-dehors, et lui donna par sa puissance de vaincre le roi d’Éthiopie, qui marcha contre lui avec une armée extrêmement nombreuse, parce que le roi Asa avait le cœur parfait envers Dieu.
Quand ce roi monta contre lui, Asa alla crier à l’Éternel, et se jeta sur son Dieu, se confiant en lui pour le délivrer ; et jamais Dieu n’a déçu personne, ni avant ni depuis les jours d’Asa, qui ait agi ainsi. Dieu livra ses ennemis entre ses mains et fit de lui un roi heureux et prospère à la tête d’un peuple florissant et grandissant.
Mais peu à peu, après bien des années — car Asa eut le cœur parfait envers l’Éternel pendant de longues années de son long règne —, était-ce, hélas ! comme il arrive trop souvent, qu’une vie de facilité et de prospérité produisit chez Asa les effets d’un relâchement partiel, nous ne le savons pas ; mais les années passant, une autre guerre fut déclarée, et cette fois ce fut le roi d’Israël qui monta contre le roi de Juda. Que fit Asa ? Alla-t-il, comme auparavant, crier à l’Éternel et remettre son combat entre ses mains ? Non, il ne le fit pas. Il avait abandonné son premier amour ; il était devenu, dans une certaine mesure, infidèle à l’Éternel, le Dieu d’Israël. Il oublia où résidait sa force ; ses perceptions spirituelles s’étaient obscurcies ; il avait perdu la conscience de la capacité de Dieu à l’aider et à le délivrer de la main de ses ennemis, et il se rabattit sur une politique mondaine. Il descendit en Syrie et rechercha les faveurs de Ben-Hadad, roi de Syrie, et dit : « Viens à mon secours, afin que mes ennemis se retirent, car je suis dans une grande détresse. » Ah ! quel tableau des âmes qui rétrogradent.
En une autre occasion, lorsque Josaphat conclut une alliance impie, un prophète vint à sa rencontre et lui dit : « Doit-on secourir le méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Éternel ? » Jamais personne n’a agi ainsi sans être sévèrement châtié, comme le fut le pauvre Asa. Il réussit, il est vrai, dans la bataille, et remporta la victoire.
Le but était licite, mais il l’atteignit par des moyens illicites. Il remporta la victoire, et, j’ose le dire, il se félicitait et se caressait la barbe avec complaisance quand, voyez ! le prophète vient lui remettre le message de Dieu, et il dit : « Parce que tu t’es appuyé sur le roi de Syrie et que tu ne t’es pas appuyé sur l’Éternel, ton Dieu, l’armée du roi de Syrie s’est échappée de tes mains. »
« Les Éthiopiens et les Libyens ne formaient-ils pas une grande armée, avec des chars et une multitude de cavaliers ? Et cependant l’Éternel les a livrés entre tes mains, parce que tu t’étais appuyé sur lui. »
« Car l’Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui. Tu as agi en insensé dans cette affaire, car dès à présent tu auras des guerres. » — 2 Chroniques 16:7-9 — précisément ce qu’il était allé tâcher d’éviter en Syrie. Il voulait la paix, non la guerre, et il était descendu en Syrie afin de pouvoir passer le reste de ses jours en paix quand, voyez ! la parole de Dieu retentit : « Tu auras des guerres. » Il fut châtié dans la chose même pour laquelle il s’était vendu, lui et son Dieu. « Sachez que votre péché vous atteindra. » C’est la manière de Dieu de corriger ses enfants par les choses mêmes dans lesquelles ils trahissent ses intérêts. « Tu auras des guerres. »
Mais nous voulons nous arrêter particulièrement sur la leçon que le prophète tire de cet événement ; car il dit : « Pourquoi es-tu allé en Syrie ? Pourquoi as-tu péché contre Dieu ? As-tu oublié qui était le Dieu d’Israël ? Ne savais-tu pas que les regards de l’Éternel parcourent toute la terre ? »
Il t’aurait secouru aujourd’hui, Asa, autant qu’autrefois. Il secourra quiconque est tout entier à lui — quiconque se confie en lui. Or, je le dis, telle est la leçon que le prophète tire, non seulement pour Asa, mais pour tous les Asa venus depuis ses jours, et pour ceux qui sont encore à venir, pour tout homme et toute femme qui fait profession d’être un serviteur de Dieu ; le prophète proclame, à travers les âges, que « l’Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui ».
Or, qu’est-ce que ce cœur parfait ? « Ah ! direz-vous, voilà la question. » Oui, voilà la question, et nous allons tâcher de montrer quelle sorte de cœur c’est. Ce doit être un cœur différent des cœurs ordinaires ; tous les cœurs ne sont pas parfaits envers Dieu, sinon ses regards n’auraient pas à parcourir la terre en tous sens pour les trouver. Ils seraient assez nombreux s’ils étaient de l’espèce commune, mais de toute évidence ce sont des cœurs d’une autre sorte que les cœurs ordinaires ; et une autre chose est évidente à la lecture du texte : que cette sorte de cœur est très précieuse aux yeux de Dieu.
Il y prend plaisir ; il en estime un seul plus que des milliers des autres sortes de cœurs, dont il y a tant. Je le dis, ces deux leçons, quiconque a le sens commun les admettra aussitôt : que ces cœurs ne sont pas les cœurs ordinaires, et qu’ils sont très précieux aux yeux de Dieu.
Or, quel est le sens de ce terme « cœur parfait », appliqué aux cœurs des enfants de Dieu tout au long de la Bible ? Comme vous le savez, j’aime établir mes points par la bouche de deux ou trois témoins ; je vous donnerai deux ou trois textes, afin que nous découvrions le sens que Dieu attache à ce terme, puis nous vous en donnerons l’interprétation la plus basse, celle sur laquelle tous s’accordent, car je ne veux pas de controverse. Regardons simplement le Psaume 37:37 : « Observe celui qui est intègre, et regarde celui qui est droit; Car il y a une postérité pour l’homme de paix. » — Psaume 37:37 Il existe des gens tels que Dieu les entend dans ce verset.
« Pour tirer en cachette sur l’innocent » — Psaume 64:5 eux qui ont toujours été la cible favorite du diable. Il ne tire guère sur ceux dont le cœur n’est pas parfait envers le Seigneur. C’est sur ces âmes parfaites qu’il tire.
« Ils tirent sur lui à l’improviste, et n’ont aucune crainte » — Psaume 64:5 peut-être pendant qu’il les croit ses amis.
« Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » — Matthieu 5:48 Cela signifie quelque chose. Nous allons tâcher de découvrir ce que cela veut dire.
« Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. » — Matthieu 19:21 Et encore, en 1 Corinthiens 2:6 — « c’est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits » — 1 Corinthiens 2:6 Et 2 Timothée 3:17 — « afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. » — 2 Timothée 3:17 Il y en a bien d’autres, mais ce sont là des exemples, et je suppose que tous les chrétiens attachent quelque sens à ces termes. Ce doivent être des termes qui marquent une grande différence entre les personnes dont on parle et les hommes et les femmes ordinaires. Or, que signifient-ils ? Eh bien, l’interprétation la plus basse de tous les savants et de toutes les écoles est celle-ci : qu’ils signifient sincérité et entièreté. Eh bien, c’est tout ce que je demande. Donnez-moi une personne sincère et entière dans son amour, et c’est tout ce que je demande ; cela s’étendra à tous les domaines de son existence ; cela ira jusqu’au bout de ses doigts et de ses orteils, à travers ses yeux et sa langue, jusqu’à son conjoint, à sa famille, à sa boutique, à ses affaires et à son cercle dans le monde. Voilà ce que j’entends par sainteté ! Ainsi, en prenant la traduction la plus basse, cela signifie qu’une personne est tout entière dans l’amour, et pleinement dévouée dans le service ! Amen. Pour cette personne ainsi parfaite envers Dieu, Dieu se montrera en effet fort de plus d’une manière !
Cela ne peut désigner un cœur simplement naturel ; ce doit être un cœur renouvelé, car il n’existe pas de cœurs parfaits par nature. Il n’y a personne, en ce sens, qui fasse le bien et ne pèche point, car chaque enfant d’Adam s’est égaré comme une brebis perdue, a fait les choses qu’il n’aurait pas dû faire et laissé de côté celles qu’il aurait dû faire, et le monde entier est devenu coupable devant Dieu.
Il n’existe pas de cœurs naturellement parfaits. Cela doit donc désigner un cœur renouvelé par le Saint-Esprit, remis en règle avec Dieu, puis maintenu en règle. Un cœur ne peut être maintenu en règle avant d’avoir été remis en règle, et voilà le secret de l’échec de quelques-uns d’entre vous. Vous essayez de produire du fruit avant que l’arbre ne soit planté. Vous cherchez les fruits d’un cœur parfait avant d’en avoir obtenu un. Vous risquez fort d’être déçus. Il vous faut faire renouveler votre cœur, puis le faire maintenir en règle par la puissance du Saint-Esprit.
Alors, qu’implique ce cœur parfait ?
1. Un cœur parfait dans sa loyauté envers Dieu, entièrement livré au parti de Dieu, sans égard aux conséquences — loyal. Voilà les cœurs que Dieu désire. Telle était la différence entre David et Saül. Il n’y avait pas tant de différence dans la plus grande partie de la vie extérieure de Saül comparée à celle de David. Seul le prophète Samuel, peut-être, connaissait la différence, et quelques observateurs attentifs ; mais la différence était que David était loyal envers Dieu, et Dieu l’appelle, pour cette raison, un homme selon son cœur.
Depuis le premier appel de David, tiré des bergeries, jusqu’à la fin, à une ou deux exceptions près, durant toute sa vie il fut loyal envers Dieu ; et si vous examinez soigneusement son histoire, vous constaterez que dans toutes ses guerres, dans tous ses rapports avec les nations d’alentour, et avec les responsables des affaires de son propre royaume — en tout, David fut loyal envers Dieu. C’étaient les intérêts du royaume de Dieu qui tenaient au cœur de David — non son propre honneur, son aise ou son avancement — non sa propre renommée, ni ses richesses, ni la construction d’une maison pour lui-même — c’était la maison de son Dieu qui lui était chère. Il était loyal ; tandis que Saül n’était loyal qu’aussi longtemps que cela servait ses propres desseins et intérêts. Oh ! combien de tels Saül il y a de nos jours. Quand les commandements de Dieu allaient à l’encontre de ses idées, il méprisait ouvertement Dieu et agissait à sa guise. Il sacrifiait les intérêts de Dieu aux siens. Il était déloyal de cœur, aussi était-il un traître, et jamais il ne put apprendre la voie du Seigneur. Il ne fut jamais parfait envers l’Éternel, son Dieu, et, à la fin, Dieu le rejeta, et Samuel de même, et vous savez quelle fut sa fin. Voilà toute la différence entre les deux — loyal et déloyal.
Un cœur parfait envers Dieu ! Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire — 2. Parfait dans son obéissance. Cet homme ou cette femme qui a cette sorte de cœur cesse de trier parmi les commandements de Dieu ceux qu’il obéira et ceux qu’il n’obéira pas — ils cessent d’avoir leur volonté propre, quoique parfois ils puissent avoir à lutter contre leur propre volonté, et le chemin où Dieu peut les appeler à marcher peut leur sembler dangereux ou hasardeux, et ils peuvent attendre un peu pour être pleinement convaincus ; mais une fois convaincus que c’est la voie de Dieu, le véritable enfant n’hésitera pas. Ils ne consultent ni la chair ni le sang, mais ils vont de l’avant, sans égard aux conséquences. Telle était l’obéissance de Paul. Il ne consultait ni la chair ni le sang ; il regardait toutes choses comme de la boue et une perte, et il continua d’agir ainsi jusqu’à la fin — entier dans son obéissance.
Des gens viennent à nous et veulent savoir ce qu’ils doivent faire ; ils sentent qu’ils ne sont qu’à demi dévoués au service de Dieu ; ils n’ont ni joie ni puissance, et disent : « Que dois-je faire ? » et nous prenons, comme Dieu nous y aide, le bistouri et cherchons à découvrir la difficulté. Nous les amenons sous l’éclat de la lumière du Saint-Esprit et cherchons à les sonder pour trouver où ils sont dans l’erreur. Peut-être le Seigneur nous conduit-il au point douloureux, et nous montrons la difficulté, mais, au lieu d’obéir, ils se dérobent.
Ils regardent devant eux, et ils voient qu’obéir à la lumière entraînera une perte quelconque — peut-être la réputation, la fortune, les relations de famille, l’aise, ou la perte d’amis, la perte des consolations temporelles, la perte d’un bon commerce. La perte est là, à l’arrière-plan, et ils la voient. Ils savent où nous les conduisons, et ils reculent ; ils ne veulent pas voir, et pourtant ils ne veulent pas se croire malhonnêtes, aussi détournent-ils la tête et refusent-ils de regarder du côté de la lumière, arrangeant tout et chantant : « Le monde entier de la nature fût-il mien, ce serait une offrande bien trop petite », etc.
Ce n’est pas là un cœur parfait, mais un cœur partagé envers l’Éternel Dieu.
Le cœur partagé, si commun, hélas, de nos jours, veut servir Dieu un peu. Il consent à faire un bout de chemin avec Dieu, mais non tout le chemin ; de sorte que, même en prenant l’interprétation la plus basse, ce n’est pas là un cœur parfait envers le Seigneur. Peut-on attendre que le Seigneur se montre fort en faveur de telles personnes ? Le feriez-vous, à votre avis, si vous étiez Dieu ?
Supposez que vous soyez roi, et que vous ayez un prince ou un homme d’État qui vous serve avec beaucoup de vaillance et de dévouement tant que cela le sert lui-même ; mais supposez que la situation se retourne, que vous soyez détrôné et jeté en exil, votre nom traîné à travers la nation où vous régniez jadis comme roi, dans la disgrâce et le déshonneur ; supposez que cet homme d’État vous abandonne et dise : « Oh ! je vais me ranger du côté du monarque régnant. J’étais très dévoué à cet homme tant qu’il régnait, mais je ne puis me permettre de lui rester dévoué maintenant que ses intérêts traînent dans la poussière ; je dois être du côté du vainqueur. »
Que penseriez-vous d’un tel homme ? Et si vous étiez rétabli dans votre royaume et votre pouvoir, vous montreriez-vous fort en faveur d’un tel homme ? Non ; vous vous souviendriez, comme le fit David, de l’homme qui vous a maudit. Mais si vous aviez un prince ou un homme d’État qui vous eût suivi en exil, qui vous eût servi en secret, qui eût cherché à soutenir vos intérêts, qui eût plaidé pour votre droiture et votre justice, et soutenu votre nom, et tâché de faire voir au peuple que vous étiez un homme bon et vrai, qui se fût attaché à vous quand toute la nation vous traitait de traître — si vous reveniez sur votre trône, ne vous montreriez-vous pas fort en faveur de cet homme ? Bien sûr que si. Le Seigneur dit qu’il se montrera fort en faveur de ceux qui ont un tel cœur envers lui.
Vous, maîtres ici présents, vous avez un serviteur — un homme habile et intelligent ; vous savez combien il peut bien vous servir, et combien il peut être précieux, et le serait s’il était fidèle ; mais vous avez lieu de croire qu’il n’ira avec vous qu’autant que ce sera pour son propre intérêt ; il vous servira pour autant qu’il puisse se servir lui-même aussi, mais s’il peut s’élever en vous abaissant, vous pouvez rester à terre. Que diriez-vous d’un tel homme ? Vous diriez : « Je ne me montrerai jamais fort pour lui. » Ainsi Dieu n’est guère disposé à se montrer fort pour des gens qui n’ont pas un cœur parfait. Une dame me dit : « Je fais ceci et cela depuis des années, mais je n’ai aucune puissance ; pourquoi n’en ai-je pas ? » Je répondis : « Parce que vous n’êtes pas vraie envers Dieu. Il la donnera à quiconque est vrai envers lui, et il voit dans votre cœur, et sait que vous ne l’êtes pas. » Pourquoi ne se montrera-t-il pas fort en votre faveur ? Parce que vous ne vous montrez pas entière en sa faveur. À l’instant où vous vous montrerez entière, à cet instant il se montrera fort pour vous.
Si vous aviez été à la place de Daniel, vous n’auriez pas fait comme lui. Daniel était l’un des hommes au cœur parfait ; il servait son Dieu quand il était dans la prospérité. Il ouvrait sa fenêtre chaque jour.
Puis ses ennemis persuadèrent le roi de rendre un décret défendant à quiconque de prier qui que ce soit sinon ce roi durant tant de jours. « Maintenant, dirent-ils, nous le tenons. » Mais Daniel fit simplement comme il avait coutume de faire ; il alla prier, sa fenêtre ouverte. Vous dites : « C’était là une religion ostentatoire, c’était provoquer l’opposition. Quel besoin avait-il de faire cet étalage ; ne pouvait-il fermer la fenêtre et entrer dans une chambre intérieure ? C’est bien là votre genre, à vous, gens de l’Armée du Salut, vous faites toujours une démonstration. Pourquoi ne pouvait-il entrer dans une pièce retirée et prier ? » Parce qu’il voulait être entier pour son Dieu dans l’adversité, à la face de ses ennemis, tout comme il l’était dans la prospérité. Il alla donc prier, la fenêtre ouverte, vers le Dieu des cieux, et parce qu’il est le Dieu des cieux, il est capable de prendre soin des siens. Son cœur était parfait envers l’Éternel, son Dieu.
3. Ce cœur parfait est parfait dans sa confiance — et peut-être cela aurait-il dû venir en premier, car c’est la racine même de tout.
Oh, que Abraham était beau aux yeux de Dieu ; comme Dieu se glorifiait en lui. Comment sais-je qu’Abraham avait un cœur parfait envers Dieu ? Parce qu’il se confia en lui. Aucune autre preuve — aucune moindre preuve — n’aurait servi à rien. J’ose dire qu’il était entouré de faiblesses, qu’il avait bien des vues erronées, du côté des hommes et de la terre, mais son cœur était parfait envers Dieu. Pensez-vous que Dieu aurait manqué à sa promesse envers Abraham ? Abraham se confia en lui presque jusqu’au sang d’Isaac, et Dieu se montra fort en sa faveur, et le délivra, et fit de lui le père des croyants ; il le couronna d’un honneur éternel, en sorte que son nom, de génération en génération, a été une colonne de force pour le peuple du Seigneur, et une couronne de gloire pour son Dieu.