La piété ·La repentance

Chapitre 2 · 18 min de lecture

La repentance

Matthieu 3:2 « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » Matthieu 4:17 « Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » « En conséquence, roi Agrippa, je n’ai point résisté à la vision céleste : à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance. » — Actes 26:19-20.

Par la bouche de trois témoins — Jean-Baptiste, Jésus-Christ et l’apôtre Paul — cette parole sera établie : à savoir que la repentance est une condition indispensable pour entrer dans le royaume de Dieu.

Les gens, en général, sont fort confus sur ce sujet, comme s’ils voulaient soutenir que la repentance est une disposition arbitraire de la part de Dieu. Je crois que Dieu a rendu le salut de l’homme aussi facile que l’esprit tout-puissant et infini pouvait le faire. Mais il y a en la matière une nécessité : que nous devions « nous repentir et nous convertir à Dieu ». Il est tout aussi nécessaire que mes sentiments soient changés et amenés à la repentance envers Dieu, qu’il est nécessaire que le garçon méchant et désobéissant voie ses sentiments ramenés en harmonie avec son père avant de pouvoir être pardonné. Ce sont exactement les mêmes lois de l’âme qui entrent en jeu dans les deux cas, et il y a dans les deux la même nécessité.

S’il y a ici un père qui a un fils prodigue, je lui demande : comment se fait-il que tu ne sois pas réconcilié avec ton fils ? Tu l’aimes — tu l’aimes intensément. Sans doute as-tu plus conscience de ton amour pour lui que pour aucun autre de tes enfants. Ton cœur se languit de lui chaque jour ; tu pries pour lui nuit et jour ; tu rêves de lui la nuit ; ton cœur se languit de ton fils, et tu dis, avec David : « Absalom, Absalom, mon fils, mon fils ! » Pourquoi n’es-tu pas réconcilié ? Pourquoi ne pas lui caresser la tête, ou lui effleurer le visage, et lui dire : « Mon cher garçon, je suis content de toi. Je t’aime avec délices ; je t’accorde mon approbation » ? Pourquoi le réprimandes-tu sans cesse ? Pourquoi es-tu obligé de le tenir à distance ? Pourquoi ne peux-tu vivre en bons termes avec lui ? Pourquoi ne peux-tu le laisser aller et venir, et vivre avec toi aux mêmes conditions que la fille affectueuse et obéissante ?

« Oh ! » dis-tu, « le cas est différent ; je ne le peux pas. Ce n’est pas “je ne le voudrais pas”, mais “je ne le peux pas”.

« Avant que cela puisse se faire, il faut que les sentiments du garçon changent à mon égard. Il est en guerre avec moi ; il se fait de moi de fausses idées ; il me croit dur, cruel, exigeant et sévère. J’ai fait tout ce qu’un père pouvait faire, mais il voit les choses autrement qu’elles ne sont, et il a nourri ces sentiments amers contre moi jusqu’à me haïr, et il persistera à défier ma volonté. » Tu dis : « C’est une nécessité que, en père sage et juste, j’exige de lui un changement. Je ne puis le recevoir comme fils tant qu’il n’est pas venu à mes pieds. Il doit confesser son péché et me demander pardon. Alors, oh ! avec quelle joie mon affection paternelle jaillira ! Comme je courrais à sa rencontre, et lui jetterais les bras autour du cou ! mais il y a un “ne peux pas” dans le cas. » Il en est justement ainsi. Ce n’est pas qu’il ne t’aime pas, ô pécheur ; ce n’est pas que le grand cœur bienveillant de Dieu n’ait, pour ainsi dire, versé sur toi des larmes de sang ; ce n’est pas qu’il ne mettrait pas à l’instant même ses bras d’amour autour de toi, si seulement tu venais à ses pieds, confessant que tu avais tort, et implorant son pardon ; mais, autrement, il ne le peut — il ne le peut pas.

Les lois de son univers s’opposent à ce qu’il le fasse. Le bien, peut-être, de millions d’êtres immortels, est en jeu. Il n’ose pas, et il ne le peut pas, tant qu’il n’y a pas en toi un changement de disposition. Tu dois te repentir. Luc 13:3 : « Si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. » Or, si la repentance est une condition indispensable du salut, arrêtons-nous-y un instant et cherchons à découvrir ce qu’est réellement la repentance ; et, oh ! combien le monde et l’Église sont pleins de confusion sur ce sujet !

Je le dis parce que je le sais par mes entretiens avec des centaines de personnes. Que le Saint-Esprit nous vienne en aide ! Eh bien, d’abord, la repentance n’est pas simplement la conviction du péché. Oh ! si elle n’était que cela, quel monde différent nous aurions ce soir, car il y a des dizaines de milliers de gens dont l’Esprit de Dieu a fait son œuvre dans les cœurs en les convainquant de péché. Je crains que nous ne soyons parfaitement alarmés, stupéfaits, confondus, si nous avions la moindre idée des multitudes que Dieu a convaincues de péché, comme il le fit d’Agrippa et de Festus. Oh ! je ne saurais te dire le nombre de gens qui, dans nos réunions d’âmes en peine, m’ont saisi la main en disant : « Oh ! que ne donnerais-je pour éprouver ce que j’ai éprouvé jadis !

« Il fut un temps, il y a quinze, dix-sept ou vingt ans », et ainsi de suite, « où j’étais si profondément convaincu de péché que je pouvais à peine dormir ou manger — où je ne trouvais aucun repos ; mais, au lieu de poursuivre jusqu’à trouver la paix, je me suis laissé distraire, je me suis refroidi, et maintenant je me sens dur comme la pierre. »

Je crains qu’il n’y ait des dizaines de milliers de gens dans cet état — jadis convaincus de péché. Il y en a des milliers d’autres qui sont convaincus maintenant. Ils disent : « Oui, c’est vrai ce que dit le prédicateur. Je sais que je devrais déposer les armes de ma guerre contre Dieu ; je sais que je devrais couper cette main droite et arracher cet œil droit. » Ils sont convaincus de péché, mais ils ne vont pas plus loin. Cela n’est pas la repentance. Ils vivent cette semaine comme la semaine passée. Il n’y a aucune réponse à l’Esprit ; ils résistent au Saint-Esprit. La repentance n’est pas non plus une simple tristesse au sujet du péché. J’ai vu des gens pleurer amèrement, se tordre et lutter, tout en s’accrochant à leurs idoles, et c’est en vain qu’on essaie de les en arracher.

Oh ! Si Jésus-Christ voulait les sauver avec ces idoles, ils n’y verraient aucune objection.

S’ils avaient pu franchir la porte étroite avec cette idole particulière, il y a longtemps qu’ils l’auraient franchie ; mais se séparer de celle-là — voilà autre chose. De telles gens pleureront comme votre enfant obstiné, lorsque vous voulez qu’il fasse une chose qu’il ne veut pas faire. Il pleurera, et quand vous appliquerez la verge il pleurera plus fort, mais il ne cédera pas. Quand il cède, il devient pénitent ; mais, jusque-là, il n’est qu’un pécheur convaincu. Quand Dieu applique la verge de son Esprit, la verge de sa providence, la verge de sa Parole, les pécheurs pleureront, tressailliront, gémiront, et vous feront croire qu’ils prient et veulent être sauvés, alors que tout ce temps ils tiennent leur cou aussi raide que le fer. Ils ne veulent pas se soumettre. Dès l’instant où ils se soumettent, ils deviennent de vrais pénitents et sont sauvés. Il n’est pas d’erreur plus commune que de s’imaginer pénitent quand on ne l’est pas. Il y en a parmi vous qui sont dans cet état, je le sais. Je crains que vous ne soyez tout à fait dans l’erreur — vous n’êtes pas des pénitents.

Dieu est vrai, quand même tout homme serait menteur ; et, si tu avais cherché, comme tu le dis, et comme peut-être tu le penses ; si tu avais été sincère et honnête avec Dieu, tu aurais été sauvé depuis des années. Oh ! Que Dieu, le Saint-Esprit, t’aide à sortir et à être HONNÊTE. C’est cela que Dieu veut — que tu sois honnête. « Oh, dit-il, pourquoi couvrez-vous mon autel de larmes et apportez-vous vos vaines offrandes ? Soyez seulement honnêtes, et je serai honnête avec vous et je vous bénirai ; mais tant que vous venez devant moi pleurer et faire profession, et amener ce qui est boiteux, mutilé et aveugle, malédiction sur vous ! » Il te regarde de loin. Sois honnête. La repentance n’est pas une simple tristesse au sujet du péché. Tu peux être on ne peut plus affligé, et jusque dans la mort te cramponner à quelque possession défendue, comme le fit le jeune homme riche. Cela n’est pas la repentance. La repentance n’est pas non plus la promesse que tu renonceras au péché à l’avenir. Oh ! si elle l’était, il y aurait ce soir beaucoup de pénitents ici.

Il n’y a guère de pauvre ivrogne qui ne promette, en lui-même, ou à sa pauvre femme, ou à quelqu’un, qu’il renoncera à la boisson. Il n’y a guère de sorte de pécheur qui ne promette continuellement de renoncer à son péché et de servir Dieu, mais il ne le fait pas. Qu’est-ce donc que la repentance ?

La repentance, c’est simplement renoncer au péché — se détourner des ténèbres pour aller à la lumière — de la puissance de Satan à Dieu. C’est abandonner le péché dans ton cœur, dans ton dessein, dans ton intention, dans ton désir, en te résolvant à renoncer à toute chose mauvaise, et à LE FAIRE MAINTENANT. Bien sûr, cela implique de la tristesse, car comment un homme sensé se détournerait-il d’une voie pour en prendre une autre, s’il ne se repent pas de l’avoir prise ? Cela implique aussi la haine du péché. Il hait la voie qu’il suivait autrefois, et il s’en détourne. Il est comme le prodigue : lorsqu’il était assis dans la porcherie, parmi les gousses et l’ordure, il prit une pleine résolution, et enfin il agit. Il partit, et ce fut là l’épreuve de sa pénitence ! Il aurait pu rester assis à se résoudre et à promettre jusqu’à maintenant, s’il avait vécu aussi longtemps, et jamais il n’aurait reçu le baiser du père, l’accueil du père, s’il ne s’était pas mis en route ; mais il partit. Il quitta l’ordure, la porcherie, les gousses — il les foula aux pieds ; il quitta l’habitant de ce pays-là, abandonna tous ses faux-fuyants et ses excuses, et alla honnêtement vers son père, et dit : « J’ai péché ! » — ce qui, dans son langage d’alors, impliquait bien davantage que dans le nôtre aujourd’hui. « J’ai péché contre le ciel et contre toi » ; et vient alors la preuve de sa soumission : « je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires » — mets-moi dans une écurie, ou charge-moi de cirer les bottes, pourvu que je sois dans ta famille et que j’aie ton sourire. Voilà la repentance — la belle illustration que Jésus-Christ lui-même donne de la vraie pénitence. As-tu fait cela ? As-tu abandonné la chose maudite ? As-tu retranché cette chose particulière que le Saint-Esprit t’a révélée ?

Est-ce le « mais » qui fait obstacle et te tient hors du Royaume ? Tu sais ce que c’est, et jamais tu ne seras sauvé avant d’y avoir renoncé. La soumission est l’épreuve de la pénitence. Mon enfant peut être disposé à faire cent cinquante autres choses, mais, s’il n’est pas disposé à se soumettre sur l’unique point de litige, c’est un rebelle, et il le reste jusqu’à ce qu’il cède. Or, voilà justement la différence entre une fausse repentance et une repentance véritable. Je crains que nous n’ayons dans nos Églises des milliers de gens qui ont eu une fausse repentance : ils étaient convaincus de péché — ils en étaient affligés ; ils voulaient mener une vie meilleure, aimer Dieu d’une manière assez générale ; mais ils ont esquivé le vrai point de litige avec Dieu ; ils l’ont caché à leur pasteur, peut-être, et aux diacres, et aux gens qui s’entretenaient avec eux.

Or, je le dis, Abraham aurait pu être disposé à renoncer à tout ce qu’il possédait d’autre ; mais, s’il n’avait pas été disposé à renoncer à Isaac, tout le reste eût été inutile. C’est ton Isaac que Dieu veut. Tu as un Isaac, tout comme le jeune homme riche avait ses biens. Tu tiens à quelque chose que le Saint-Esprit te dit de lâcher, et tu dis : « Je ne peux pas. » Fort bien ; alors tu dois rester hors du royaume. Je vous en supplie, ne vous abusez pas en vous imaginant que vous vous repentez, car vous ne le faites pas ; mais, oh ! mes chers amis, laissez-moi vous supplier de vous repentir.

L’apôtre dit : « Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes » ; et c’est là, je crois, la plus grande œuvre du ministère. Faire quoi ? Persuader les hommes de se soumettre. Nous parlons sans cesse à des milliers de gens qui savent exactement ce que Dieu attend d’eux. Nous ne pouvons apporter à beaucoup d’entre eux aucune lumière nouvelle ni aucun Évangile nouveau. Ils savent tout cela. Ils me le disaient si souvent que j’en venais à souhaiter une assemblée de païens, que j’ai trouvée depuis. En conséquence, lorsqu’ils entendent l’Évangile, comme les publicains et les pécheurs d’autrefois, ils entrent dans le royaume, tandis que certains d’entre vous, qui êtes les enfants naturels du royaume, en êtes exclus, parce qu’eux, lorsqu’ils entendent, reçoivent, se soumettent et obéissent, alors que vous restez dehors, cramponnés à vos idoles, à raisonner, à ergoter et à rejeter ! Mes chers amis, laissez-moi vous persuader de fouler aux pieds cette idole, de renverser ce refuge de mensonge, et de venir à Dieu honnêtement, en disant : « Seigneur, me voici, pour être un serviteur, pour n’être rien, pour tout faire, pour tout souffrir. Je sais que je serai plus heureux avec ton sourire et ta bénédiction que tout ce que ces choses mauvaises font maintenant de moi sans toi. »

Quand vous en viendrez à un plein abandon, mes amis, vous obtiendrez ce que certains d’entre vous cherchent depuis des années. Mais alors une autre difficulté surgit, et les gens disent : « Je n’ai pas le pouvoir de me repentir. » Oh ! si, tu l’as. C’est là une grande erreur. Tu as le pouvoir, sinon Dieu ne le commanderait pas. Tu peux te repentir. Tu peux, en ce moment même, lever les yeux vers le Ciel et dire, avec le prodigue : « Mon père, j’ai péché, et je renonce à mon péché. » Tu ne peux peut-être pas pleurer — nulle part Dieu ne l’exige ni ne l’ordonne ; mais tu es capable, en ce moment même, de renoncer au péché, dans ton dessein, dans ta résolution, dans ton intention. Attention, ne confonds pas le renoncement au péché avec le pouvoir de t’en sauver toi-même. Si tu y renonces, Jésus viendra t’en sauver. Comme l’homme à la main sèche — Jésus voulait guérir cet homme. D’où devait venir la puissance pour le guérir ? De Jésus, bien sûr. La bienveillance, l’amour qui poussaient à cette guérison venaient tous de Jésus ; mais Jésus voulait une condition. Laquelle ? La réponse de la volonté de l’homme ; et c’est pourquoi il dit : « Étends ta main. » S’il avait été comme certains d’entre vous, il aurait répondu : « Quel commandement déraisonnable ! Tu sais que je ne puis le faire — je ne le puis pas. » Certains d’entre vous disent cela ; mais moi je dis que tu le peux, et que tu devras le faire, sinon tu seras perdu. Que voulait Jésus ? Il voulait ce « Je le veux, Seigneur » au-dedans de l’homme — la réponse de sa volonté. Il voulait qu’il dise : « Oui, Seigneur » ; et, dès l’instant où il le dit, Jésus lui fournit la force, il étendit sa main, et vous savez ce qui arriva. Ne regarde pas en avant en disant : « Je n’aurai pas la force » ; ce n’est pas ton affaire — c’est la sienne. Il te soutiendra ; il en est capable, dès que tu te seras remis à lui. Maintenant donc, dis : « Je le veux. » Peu importe ce que tu souffres — cela se fera. Il versera l’huile et le baume. Sa glorieuse et bienheureuse présence fera plus pour toi en une heure que toutes tes luttes, tes prières et tes combats en toutes ces années pénibles. Il te retirera de la fosse.

Tu es maintenant dans la fange, et plus tu te débats, plus tu t’enfonces ; mais lui te tirera de là, mettra tes pieds sur le roc, et alors tu tiendras ferme. Étends ta main sèche, quelle qu’elle soit ; dis : « Je le veux, Seigneur. » Tu as le pouvoir, et, retiens-le bien, tu as l’obligation, qui est universelle et immédiate. Dieu « annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir », et à croire à l’Évangile. Quel tyran il serait s’il commandait cela tout en sachant que tu n’en as pas le pouvoir ! Maintenant, te repens-tu ? Prends garde au vieux piège. Non pas : pleures-tu ? Le sentiment viendra après l’abandon. Or, ne dis pas : « Je ne sens pas assez. » Sens-tu assez pour être disposé à abandonner ton péché ? voilà le point. Toute âme qui ne se repent pas assez pour abandonner son péché n’est pas du tout pénitente ! Quand tu te repens assez pour abandonner ton péché, à cet instant ta repentance est sincère, et tu peux saisir Jésus d’une main ferme. Tu as le droit de t’approprier la promesse ; alors c’est « regarde et vis ». « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé. »

Veux-tu en venir à ce point maintenant ? Ne te mets pas à chercher des excuses. Maintenant — tous les hommes, en tous lieux — maintenant ! Oh, mon ami, et si tu avais fait cela il y a dix ans ? Depuis lors, tu as accumulé péché, condamnation et jugement. Durant toutes ces années, Dieu t’a appelé à te repentir et à croire à l’Évangile, et pourtant te voici. Combien de sermons as-tu entendus ? Combien d’invitations as-tu rejetées ? À combien de tendres exhortations et de convictions du Saint-Esprit as-tu résisté ? Combien de la grâce de Dieu as-tu reçue en vain ?

Je tremble en songeant au fardeau des occasions gaspillées, des privilèges négligés et de l’influence perdue dont les hommes auront un jour à répondre. Qu’on parle de l’enfer — le poids de ces choses est déjà assez terrible. Bien des gens semblent indifférents à la manière dont ils traitent Dieu. Souvent, on est très conscient du tort que l’on fait aux autres. On reconnaît plus aisément le péché de blesser son prochain que celui d’offenser Dieu. Pourtant il dit : Malachie 3:8 « Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez. »

Ne vois-tu pas la grave condamnation qui découle du fait de tarder, de rejeter, de résister, d’hésiter et de vaciller quand Dieu dit : « Maintenant » ?

Il a eu un droit légitime sur chaque souffle que tu as pris, sur chaque influence que tu as exercée, et sur chaque heure de chaque jour tout au long de ta vie. N’est-il pas temps de mettre fin à ce conflit ?

Il peut te traiter comme il a traité ceux qui, avant toi, lui ont résisté à maintes reprises, et dont il est écrit : Hébreux 3:11 « Je jurai donc dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos ! »

Ne le provoques-tu pas comme ils le provoquèrent ?

Oh, mon ami, laisse-toi persuader de te repentir aujourd’hui. Lâche ton péché et viens aux pieds de Jésus.

Pour ton propre bien, laisse-toi persuader. Pour la paix, la joie, la force, la gloire et l’allégresse qui découlent d’une vie pleinement consacrée à Dieu et dépensée au service d’autrui, cède-toi à lui. Mais surtout, soumets-toi à cause de son grand amour pour toi.

Un homme grand et rude, profondément convaincu, disait à mon mari il y a quelques semaines, en regardant vers l’endroit où d’autres trouvaient le salut : « Monsieur Booth, je n’irais pas là-bas pour cent livres ! »

Mon mari répondit avec calme : « Voudrais-tu y aller par amour ? »

Après un moment d’hésitation, l’homme essuya ses larmes, se leva et le suivit.

Veux-tu venir par amour — l’amour de Jésus ? Veux-tu venir à cause du grand amour dont il t’a aimé et dont il s’est livré lui-même pour toi ?

Veux-tu venir à cause de l’ardent désir avec lequel ton Père céleste t’a poursuivi durant toutes ces années ? Pour l’amour de lui, veux-tu venir ?

Prosterne-toi à ses pieds et soumets-toi à lui.

Que le Seigneur te vienne en aide.

Amen.

Sommaire

La piété Catherine Booth

Page 1 / 1 · 18 min restantes dans le chapitre