George Müller de Bristol
Introduction de M. James Wright

Chapitre 1 · 4 min de lecture · 5 min d’écoute

Introduction de M. James Wright

TRÈS peu de temps après le décès de mon beau-père bien-aimé, je commençai à recevoir des lettres qui me pressaient de faire paraître au plus tôt un mémoire sur lui et sur son œuvre.

L’autobiographie bien connue, intitulée « Récit des voies du Seigneur envers George Müller », avait été, et était encore, si grandement employée par Dieu à l’édification des croyants et à la conversion des incrédules que j’hésitais à favoriser toute tentative de la remplacer, ou même de la compléter. Mais tandis que, dans la prière, je réfléchissais à la question, plusieurs considérations s’imposèrent à moi :

1°. Le dernier volume du Récit s’arrête à l’année 1885, de sorte qu’il n’existe aucun récit des treize dernières années de la vie de M. Müller, hormis ce que renferment les rapports annuels de « l’Institution pour la connaissance des Écritures ».

2°. Les trois derniers volumes du Récit, n’étant pour l’essentiel qu’un résumé des rapports annuels de la période qu’ils embrassent, contiennent beaucoup de répétitions inévitables.

3°. Un livre de quatre cent cinquante pages environ, renfermant la substance des quatre volumes du Récit et poursuivant l’histoire jusqu’à la date du décès du fondateur de l’institution, répondrait au désir d’un grand nombre de lecteurs.

4°. Plusieurs brèves esquisses de la carrière de M. Müller étaient sorties de presse dans les quelques jours qui suivirent les funérailles ; et l’une d’elles (écrite par M. F. Warne et publiée par W. F. Mack & Co., à Bristol), esquisse très exacte et pleine d’une sincère appréciation, avait été largement diffusée ; mais les lettres qui me parvenaient me convainquirent qu’un mémoire plus complet était réclamé, et qu’il serait produit ; aussi fus-je conduit à prier tout particulièrement pour être dirigé, afin qu’un tel livre fût confié à l’auteur que Dieu aurait rendu propre à l’entreprendre.

En attendant la réponse à cette requête précise, et bien que vivement pressé par des éditeurs d’aller de l’avant, je refusai fermement de faire un seul pas avant d’avoir reçu une lumière plus claire. De plus, j’étais personnellement occupé, en mai et en juin, à préparer le Rapport annuel de « l’Institution pour la connaissance des Écritures », et je ne pouvais accorder à l’autre affaire l’attention qu’elle méritait.

C’est alors que j’appris du docteur Arthur T. Pierson, de Brooklyn (New York), qu’il avait été conduit à entreprendre la rédaction d’un mémoire sur M. Müller à l’intention des lecteurs américains ; il sollicitait mon aide pour lui fournir certains matériaux nécessaires à ce travail.

Ayant accédé à cette demande, je reçus du docteur Pierson un plan exposant la méthode et le contenu de l’ouvrage qu’il projetait.

Plus je réfléchissais à la question, plus j’acquérais la conviction qu’on ne pourrait trouver personne de plus apte que cet ami bien connu et bien-aimé à entreprendre l’ouvrage que l’on réclamait aussi de ce côté-ci de l’Atlantique.

Il avait eu, il y a vingt ans aux États-Unis, puis plus récemment lors de ses visites en Grande-Bretagne, des occasions exceptionnelles de connaître intimement M. Müller, les principes selon lesquels l’orphelinat et les autres branches de « l’Institution pour la connaissance des Écritures » étaient dirigés, et bien des détails de leur fonctionnement. Je savais que le docteur Pierson adhérait de tout son cœur à ces principes, comme étant conformes à la pensée de Dieu révélée dans sa parole ; et qu’il pourrait donc présenter non seulement l’histoire des faits extérieurs et des fruits de la vie et des travaux de M. Müller, mais qu’il pourrait aussi, et voudrait, avec l’aide de Dieu, dévoiler avec l’ardeur et la force de la conviction, les sources secrètes de cette vie et de ces travaux.

Je fis donc savoir à mon cher ami que, pourvu qu’il me permît de lire le manuscrit et d’avoir ainsi l’occasion de faire toutes les suggestions qui me paraîtraient nécessaires, j’accorderais volontiers à son ouvrage, en qualité d’exécuteur testamentaire et de représentant de mon beau-père bien-aimé, ma caution comme mémoire autorisé, à l’intention des lecteurs britanniques aussi bien qu’américains.

Le docteur Pierson y consentit sans hésiter ; et maintenant, après avoir soigneusement examiné l’ensemble, je recommande avec confiance ce livre aux lecteurs estimés des deux côtés de l’Atlantique, avec l’ardente prière que le résultat, à l’égard du sujet de ce mémoire, soit le même que celui que produisit le récit de la « conduite » de l’apôtre Paul sur les Églises de Judée qui étaient en Christ (Gal. 1:24), à savoir :

« Elles glorifiaient Dieu » à son sujet.
JAMES WRIGHT.
13 CHARLOTTE STREET, PARK STREET,
BRISTOL, ANGLETERRE, mars 1899.

Chapitre 1 terminé

Introduction de M. James Wright

Page 1 / 1 · 4 min restantes dans le chapitre
Suivant