Une foi toujours grandissante
La puissance du Nom

Chapitre 3 · 21 min de lecture · 27 min d’écoute

La puissance du Nom

Lecture biblique — Actes 3:1-16.

Tout est possible par le nom de Jésus. Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse. Il y a dans le nom de Jésus la puissance de tout vaincre dans le monde. Je me réjouis d’avance d’une union merveilleuse par le nom de Jésus. Il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

Je veux vous pénétrer du sentiment de la puissance, de la vertu et de la gloire de ce nom. Six personnes entrèrent un jour dans la maison d’un malade pour prier pour lui. C’était un pasteur épiscopalien, couché dans son lit, totalement impuissant, sans même la force de s’aider lui-même. Il avait lu un petit traité sur la guérison et entendu parler de gens qui priaient pour les malades, et il avait fait venir ces amis qui, pensait-il, sauraient faire la prière de la foi. Il fut oint selon Jacques 5:14, mais, comme il ne vit aucune manifestation immédiate de guérison, il pleura amèrement. Les six personnes sortirent de la chambre, plutôt déconfites de voir cet homme couché là, dans le même état.

Une fois dehors, l’un des six dit: « Il y a une chose que nous aurions pu faire. J’aimerais que vous reveniez tous avec moi pour l’essayer. » Ils retournèrent et se réunirent tous en groupe. Ce frère dit: « Murmurons le nom de Jésus. » Au début, quand ils murmuraient ce nom si digne, rien ne semblait se passer. Mais comme ils continuaient à murmurer: « Jésus! Jésus! Jésus! », la puissance commença à tomber. Voyant que Dieu commençait à agir, leur foi et leur joie grandirent, et ils murmurèrent le nom de plus en plus fort. Pendant ce temps, l’homme se leva de son lit et s’habilla. Le secret était tout simplement celui-ci: ces six personnes avaient détourné les yeux du malade, elles étaient tout occupées du Seigneur Jésus lui-même, et leur foi avait saisi la puissance qui est dans son nom. Oh, si les gens savaient seulement apprécier la puissance qu’il y a dans ce nom, on ne saurait dire ce qui arriverait!

Je sais que par son nom, et par la puissance de son nom, nous avons accès auprès de Dieu. Le visage même de Jésus remplit tout le lieu de gloire. Dans le monde entier, il y a des gens qui magnifient ce nom, et oh, quelle joie c’est pour moi de le prononcer!

Un jour, je montai sur la montagne pour prier. J’eus une journée merveilleuse. C’était l’une des hautes montagnes du pays de Galles. J’avais entendu parler d’un homme qui était monté sur cette montagne pour prier, et l’Esprit du Seigneur l’avait rencontré d’une manière si merveilleuse que son visage brillait comme celui d’un ange quand il redescendit. Tout le village en parlait. Tandis que je montais sur cette montagne et passais la journée en la présence du Seigneur, sa merveilleuse puissance sembla m’envelopper, me pénétrer et me remplir.

Deux ans auparavant, deux garçons du pays de Galles étaient venus chez nous. C’étaient des garçons tout ordinaires, mais ils devinrent très zélés pour Dieu. Ils vinrent à notre mission et virent quelques-unes des œuvres de Dieu. Ils me dirent: « Nous ne serions pas surpris que le Seigneur vous amène au pays de Galles pour ressusciter notre Lazare. » Ils m’expliquèrent que le responsable de leur assemblée était un homme qui avait passé ses journées à travailler dans une mine d’étain et ses nuits à prêcher; il avait fini par s’effondrer, il était devenu tuberculeux, et depuis quatre ans il était un invalide impuissant qu’il fallait nourrir à la cuillère.

Pendant que j’étais là-haut, au sommet de cette montagne, la scène de la transfiguration me revint à l’esprit, et je sentis que le seul but du Seigneur, en nous faisant entrer dans la gloire, était de nous rendre plus utiles dans la vallée.

Langues et interprétation: « Le Dieu vivant nous a choisis pour son héritage divin, et c’est lui qui nous prépare pour notre ministère, afin qu’il soit de Dieu et non de l’homme. »

Ce jour-là, au sommet de la montagne, le Seigneur me dit: « Je veux que tu ailles ressusciter Lazare. » Je le dis au frère qui m’accompagnait, et, quand nous fûmes redescendus dans la vallée, j’écrivis une carte postale: « Pendant que je priais aujourd’hui sur la montagne, Dieu m’a dit que je devais aller ressusciter Lazare. » J’adressai la carte à l’homme de l’endroit dont les deux garçons m’avaient donné le nom. Arrivés sur place, nous allâmes trouver l’homme à qui j’avais adressé la carte. Il me regarda et dit: « C’est vous qui avez envoyé ceci? » Je répondis: « Oui. » Il dit: « Croyez-vous que nous croyons à cela? Tenez, reprenez-la. » Et il me la jeta.

L’homme appela un domestique et dit: « Emmène cet homme et montre-lui Lazare. » Puis il me dit: « Dès que vous le verrez, vous serez prêt à rentrer chez vous. Rien ne vous retiendra. » Tout ce qu’il disait était vrai, du point de vue naturel. L’homme était impuissant. Ce n’était plus qu’un tas d’os recouverts de peau. On n’y voyait aucune vie. Tout en lui parlait de décomposition.

Je lui dis: « Voulez-vous pousser un cri de victoire? Souvenez-vous qu’à Jéricho le peuple a poussé des cris alors que les murailles étaient encore debout. Dieu a pour vous une victoire semblable, si seulement vous voulez croire. » Mais je ne pus l’amener à croire. Il n’y avait pas un atome de foi en lui. Il était résolu à ne rien recevoir.

C’est une chose bénie que d’apprendre que la parole de Dieu ne peut jamais faillir. N’écoutez jamais les plans humains. Dieu peut agir puissamment quand vous persistez à le croire, malgré les découragements du point de vue humain. Quand je revins chez l’homme à qui j’avais envoyé la carte postale, il me demanda: « Êtes-vous prêt à partir maintenant? »

Je ne suis pas ému par ce que je vois. Je ne suis ému que par ce que je crois. Je sais ceci — aucun homme ne regarde aux apparences s’il croit. Aucun homme ne considère ce qu’il ressent s’il croit. L’homme qui croit Dieu possède la chose. Tout homme qui entre dans l’expérience de la Pentecôte peut rire de toutes choses et croire Dieu. Il y a dans l’œuvre pentecôtiste quelque chose de différent de tout le reste au monde. D’une manière ou d’une autre, dans la Pentecôte, on sait que Dieu est une réalité. Partout où le Saint-Esprit a le champ libre, les dons de l’Esprit se manifestent; et là où ces dons ne se manifestent jamais, je me demande s’il est présent. Les pentecôtistes sont gâtés: plus rien ne leur convient que les réunions pentecôtistes. Nous ne voulons aucun des divertissements que proposent les Églises. Quand Dieu vient, il nous divertit lui-même. Divertis par le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs! Oh, c’est merveilleux.

Les conditions étaient difficiles dans ce village gallois, et il semblait impossible d’amener les gens à croire. « Prêt à rentrer chez vous? » me demandait-on. Mais un homme et une femme nous invitèrent à venir loger chez eux. Je dis: « Je veux savoir combien d’entre vous savent prier. » Personne ne voulait prier. Je demandai si je pourrais trouver sept personnes pour prier avec moi pour la délivrance de ce pauvre homme. Je dis aux deux personnes qui allaient nous héberger: « Je compte sur vous deux; il y a aussi mon ami et moi-même, et il nous en faut trois autres. » Je dis aux gens que j’espérais que certains d’entre eux s’éveilleraient à leur privilège et viendraient le matin se joindre à nous pour prier pour la résurrection de Lazare. Il ne faut jamais céder aux opinions humaines. Si Dieu dit une chose, vous devez la croire.

Je dis aux gens que je ne mangerais rien ce soir-là. Quand je fus au lit, il me sembla que le diable essayait de mettre sur moi tout ce qu’il avait mis sur ce pauvre homme dans son lit. À mon réveil, j’avais une toux et toute la faiblesse d’un tuberculeux. Je roulai de mon lit sur le plancher et je criai à Dieu de me délivrer de la puissance du diable. Je criai assez fort pour réveiller toute la maison, mais personne ne fut dérangé. Dieu me donna la victoire, et je me recouchai aussi libre que je l’aie jamais été de ma vie. À 5 heures, le Seigneur me réveilla et me dit: « Ne romps pas le pain avant de le rompre autour de ma table. » À 6 heures, il me donna ces paroles: « Et je le relèverai. » Je donnai un coup de coude au gars qui dormait avec moi. Il fit: « Hein! » Je lui donnai un autre coup de coude et lui dis: « Tu entends? Le Seigneur dit qu’il le relèvera. »

À 8 heures, on me dit: « Prenez donc un petit quelque chose. » Mais j’ai trouvé dans la prière et le jeûne la plus grande joie, et vous le trouverez toujours ainsi quand vous êtes conduits par Dieu. Quand nous allâmes à la maison où vivait Lazare, nous étions huit en tout. Personne ne peut me prouver que Dieu ne répond pas toujours à la prière. Il fait toujours plus que cela. Il donne toujours infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons.

Je n’oublierai jamais comment la puissance de Dieu tomba sur nous quand nous entrâmes dans la chambre de ce malade. Oh, que c’était beau! Comme nous faisions cercle autour du lit, je demandai à un frère de tenir l’une des mains du malade, et je tins l’autre; et chacun de nous tenait la main de son voisin. Je dis: « Nous n’allons pas prier, nous allons simplement user du nom de Jésus. » Nous nous agenouillâmes tous et murmurâmes ce seul mot: « Jésus! Jésus! Jésus! » La puissance de Dieu tomba, puis se retira. Cinq fois la puissance de Dieu tomba, puis elle demeura. Mais l’homme couché dans le lit restait inerte. Deux ans auparavant, quelqu’un était venu et avait essayé de le relever, et le diable s’était servi de cet échec pour décourager Lazare. Je dis: « Peu m’importe ce que dit le diable; si Dieu dit qu’il vous relèvera, il doit en être ainsi. Oubliez tout le reste, sauf ce que Dieu dit de Jésus. »

À la sixième fois, la puissance tomba, et les lèvres du malade se mirent à remuer et ses larmes à couler. Je lui dis: « La puissance de Dieu est ici, c’est à vous de l’accepter. » Il dit: « J’ai eu de l’amertume dans mon cœur, et je sais que j’ai attristé l’Esprit de Dieu. Me voici impuissant. Je ne peux pas lever les mains, ni même porter une cuillère à ma bouche. » Je dis: « Repentez-vous, et Dieu vous entendra. » Il se repentit et s’écria: « Ô Dieu, que ceci soit pour ta gloire. » Au moment où il disait cela, la vertu du Seigneur le traversa de part en part.

J’ai demandé au Seigneur de ne jamais me laisser raconter cette histoire autrement qu’elle s’est passée, car je sais que Dieu ne peut pas bénir les exagérations. Comme nous disions de nouveau: « Jésus! Jésus! Jésus! », le lit trembla, et l’homme trembla. Je dis aux personnes qui étaient avec moi: « Vous pouvez tous descendre tout de suite. C’est entièrement l’œuvre de Dieu. Je ne vais pas l’aider. » Je m’assis et regardai cet homme se lever et s’habiller. Nous chantâmes le cantique de louange tandis qu’il descendait l’escalier. Je lui dis: « Maintenant, racontez ce qui s’est passé. »

Le bruit se répandit bientôt que Lazare avait été relevé, et les gens vinrent de Llanelly et de toute la région alentour pour le voir et entendre son témoignage. Et Dieu apporta le salut à beaucoup. Cet homme raconta ouvertement, en plein air, ce que Dieu avait fait, et beaucoup furent ainsi convaincus de péché et convertis. Tout cela arriva par le nom de Jésus, par la foi en son nom; oui, c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de tous.

Pierre et Jean étaient impuissants, ils étaient illettrés, ils n’avaient fait aucune étude. Ils avaient été avec Jésus. Une merveilleuse révélation de la puissance du nom de Jésus leur avait été donnée. Ils avaient distribué le pain et les poissons après que Jésus les eut multipliés. Ils s’étaient assis à table avec lui, et Jean avait souvent contemplé son visage. Pierre avait souvent dû être repris, mais à travers tout cela Jésus lui manifesta son amour. Oui, il aimait Pierre, l’inconstant. Oh, comme il sait aimer merveilleusement! J’ai été inconstant, j’ai été entêté, j’avais autrefois un caractère impossible à maîtriser, mais quelle patience il a eue envers moi! Je suis ici pour vous dire qu’il y a en Jésus et en son nom merveilleux une puissance capable de transformer n’importe qui, de guérir n’importe qui.

Si vous voulez le voir comme l’Agneau de Dieu, comme le Fils bien-aimé de Dieu sur qui a été mise l’iniquité de nous tous., si seulement vous voulez voir que Jésus a payé tout le prix de notre rédemption afin que nous soyons libres, vous pouvez entrer dans l’héritage qu’il vous a acquis: le salut, la vie et la puissance.

Pauvre Pierre, et pauvre Jean! Ils n’avaient pas d’argent! Mais ils avaient la foi, ils avaient la puissance du Saint-Esprit, ils avaient Dieu. Vous pouvez avoir Dieu même si vous n’avez rien d’autre. Même si vous avez perdu votre réputation, vous pouvez avoir Dieu. J’ai vu les pires des hommes sauvés par la puissance de Dieu.

Un jour, je prêchais sur le nom de Jésus, et un homme adossé à un réverbère écoutait. Il lui fallait un réverbère pour tenir sur ses jambes. Nous avions terminé notre réunion en plein air, et l’homme était toujours adossé au réverbère. Je lui demandai: « Êtes-vous malade? » Il me montra sa main, et je vis sous son manteau qu’il avait un poignard à manche d’argent. Il me dit qu’il était en route pour tuer sa femme infidèle, mais qu’il m’avait entendu parler de la puissance du nom de Jésus et ne pouvait plus s’en aller. Il dit qu’il se sentait tout simplement impuissant. Je lui dis: « Mettez-vous à genoux. » Et là, sur la place, au milieu des passants qui allaient et venaient, il fut sauvé.

Je l’emmenai chez moi et lui mis un costume neuf. Je voyais qu’il y avait dans cet homme quelque chose dont Dieu pouvait se servir. Le lendemain matin, il me dit: « Dieu m’a révélé Jésus; je vois que tout a été mis sur Jésus. » Je lui prêtai un peu d’argent, et il eut bientôt monté un merveilleux petit foyer. Sa femme infidèle vivait avec un autre homme, mais il l’invita à revenir dans le foyer qu’il lui avait préparé. Elle revint; et, là où il y avait eu l’inimitié et la haine, toute la situation fut transformée par l’amour. Dieu fit de cet homme un ministre partout où il allait. Il y a de la puissance dans le nom de Jésus, partout. Dieu peut sauver parfaitement.

Il me revient une réunion que nous avons eue à Stockholm et que je garderai toujours en mémoire. Il y avait là un foyer pour incurables, et l’un des pensionnaires fut amené à la réunion. Il était paralytique et tremblait de tout son corps. Il se leva devant 3 000 personnes et vint à l’estrade, soutenu par deux autres. La puissance de Dieu tomba sur lui pendant que je l’oignais au nom de Jésus. Au moment où je le touchai, il laissa tomber sa béquille et se mit à marcher au nom de Jésus. Il descendit les marches et fit le tour de ce grand bâtiment sous les yeux de tout le monde. Il n’y a rien que notre Dieu ne puisse faire. Il fera tout, si vous osez croire.

Quelqu’un me dit: « Voulez-vous venir dans ce Foyer pour incurables? » On m’y emmena mon jour de repos. On fit sortir les malades dans un grand couloir, et en une heure le Seigneur en délivra une vingtaine.

Le nom de Jésus est si merveilleux. Pierre et Jean n’avaient aucune idée de tout ce que contenait ce nom; l’homme boiteux de naissance, qu’on plaçait tous les jours à la porte, n’en avait pas davantage; mais ils eurent la foi pour dire: « Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. » Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes, et il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Dieu veut que vous voyiez davantage de choses de ce genre. Comment cela peut-il se faire? Par son nom, par la foi en son nom, par la foi qui vient de lui.

Réveils en Scandinavie

L’auteur de ces lignes a eu le privilège, l’an dernier, d’être pendant trois mois au cœur des réunions de M. Smith Wigglesworth, en Suède et au Danemark. Ce fut un temps de visitation d’en haut. J’ose dire que des centaines de personnes ont reçu Jésus comme leur Sauveur, que des milliers ont été guéris de toutes sortes de maladies, que des milliers de croyants se sont aussi éveillés à une vie nouvelle, et que beaucoup, beaucoup ont reçu le baptême du Saint-Esprit comme au jour de la Pentecôte. Pour tout cela, nous rendons gloire à Jésus. Voici quelques exemples de miracles que mes yeux ont vus.

C’était à Orebro (Suède), où se tenait alors une convention pentecôtiste. J’étais venue chercher du secours pour moi-même, épuisée par un long service ininterrompu dans l’œuvre du Seigneur. Le lendemain, il y eut une réunion de guérison. Après la prédication, je passai dans l’autre salle et je fus surprise de voir, en quelques minutes, une foule me suivre. La salle fut bientôt pleine de centaines d’hommes et de femmes qui attendaient patiemment une touche de Dieu par son serviteur, et, gloire à Dieu, nous ne fûmes pas déçus. Quand on m’imposa les mains, la puissance de Dieu me traversa d’une manière puissante. Je fus immédiatement guérie.

Il était merveilleux d’observer, à mesure que le ministère se poursuivait, l’effet produit sur les gens lorsque la puissance du Seigneur venait sur eux. Certains levaient les mains en criant: « Je suis guéri! Je suis guéri! » Certains tombaient sur l’estrade, terrassés par la puissance de l’Esprit, et il fallait les aider à descendre. D’autres s’en allaient comme dans un rêve; d’autres comme ivres de vin nouveau, perdus à tout sauf à Dieu; mais tous avaient le visage comme transfiguré par la gloire du Seigneur, et magnifiaient Jésus. Une jeune aveugle, pendant qu’on priait pour elle, s’écria: « Oh, qu’il y a de fenêtres dans cette salle! » Pendant les trois semaines que dura la réunion, la grande chapelle fut comble chaque jour; des multitudes furent guéries et beaucoup furent sauvés. Les réunions de témoignages furent merveilleuses. L’un dit: « J’étais sourd, ils ont prié, et Jésus m’a guéri. » Un autre: « J’étais tuberculeux, et je suis libre. » Et ainsi de suite.

À Skofde, dans la petite salle réservée à ceux qui recherchaient le baptême du Saint-Esprit, je n’oublierai jamais ce spectacle: les gens attendaient, les yeux fermés et le cœur élevé vers Dieu. Le Saint-Esprit est-il tombé sur eux? Bien sûr que oui. Là aussi, beaucoup furent guéris. Dans un autre endroit, il y avait un jeune homme dont le corps avait été ruiné par le péché, mais le Seigneur est miséricordieux envers les pécheurs. Il fut oint, et quand on lui imposa les mains, la puissance de Dieu passa puissamment sur lui. Il dit: « Je suis guéri », mais, brisé, il pleura comme un petit enfant en confessant son péché; au même moment, le Seigneur le sauva. Gloire à Dieu! Il alla dans la grande salle et témoigna de son salut et de sa guérison.

À Stockholm, de longues files attendaient des heures pour entrer. La salle contenait 1 800 personnes. À presque chaque réunion, des foules ne pouvaient entrer dans le bâtiment, mais elles attendaient, souvent des heures et des heures, la chance de prendre la place de quiconque sortirait. Voici un homme avec deux béquilles, le corps tout entier secoué par la paralysie, que l’on soulève sur l’estrade. (Derrière lui, cinq ou six cents autres attendent du secours.) Cet homme est oint, et on lui impose les mains au Nom de Jésus. Il tremble toujours. Puis il laisse tomber une béquille, et peu après l’autre. Son corps tremble toujours, mais il fait le premier pas PAR LA FOI. Est-ce possible? Il lève un pied, puis l’autre, et fait le tour de l’estrade. Les spectateurs se réjouissent avec lui. Maintenant, il fait le tour de la salle. Alléluia!

Pendant cette réunion, une femme se mit à crier et à crier. Le prédicateur lui dit de se taire, mais au lieu de cela elle sauta sur une chaise, agitant les bras et criant: « Je suis guérie! Je suis guérie! J’avais un cancer dans la bouche, et je n’étais pas sauvée; mais pendant la réunion, tandis que j’écoutais la Parole de Dieu, le Seigneur m’a sauvée et m’a guérie du cancer de la bouche. » Elle crie encore: « Je suis sauvée! Je suis sauvée! Je suis guérie du cancer! » Elle était tout hors d’elle-même. Les gens riaient et pleuraient ensemble.

Voici une autre femme, incapable de marcher, assise sur une chaise pendant qu’on priait pour elle. Elle vécut la même chose que des centaines d’autres. Elle se leva, regardant autour d’elle, se demandant si après tout ce n’était pas un rêve. Soudain, elle rit et dit: « Ma jambe est guérie. » Ensuite, elle dit: « Je ne suis pas sauvée », et des torrents de larmes coulèrent sur son visage. On pria pour elle, et plus tard elle quitta la réunion guérie, sauvée et pleine de joie. Nous avons un Sauveur merveilleux; gloire à son saint Nom!

Parmi tant et tant de miracles en Norvège, j’en cite deux tirés du journal du pasteur Barratt, « Korsets Seir » (la Victoire de la Croix). Un homme et son fils vinrent à la réunion en taxi. Tous deux avaient des béquilles. Le père était alité depuis deux ans et ne pouvait poser la jambe à terre. On pria pour lui. Il laissa tomber ses deux béquilles, marchant et louant Dieu. Quand le fils vit cela, il s’écria: « Aidez-moi aussi », et peu après, le père et le fils, sans béquilles et sans taxi, s’en allèrent ensemble de la salle. Cette parole se manifeste de nouveau: le même Jésus, le Jésus qui fait des merveilles, est toujours le même aujourd’hui.

Et maintenant Copenhague, ma patrie! Pendant trois semaines, des milliers de personnes assistèrent chaque jour aux réunions. Chaque matin, on priait pour la guérison de deux ou trois cents personnes. Chaque soir, l’estrade était entourée. Encore et encore, à mesure qu’une foule se retirait, une autre s’avançait, cherchant le salut. Là, beaucoup furent baptisés du Saint-Esprit. Les réunions de témoignages furent merveilleuses.

Je terminerai par une vision qu’eut un frère qui assistait à ces réunions. Il était absorbé dans l’intercession pour les centaines de malades qui attendaient qu’on prie pour leur guérison. Il vit une ouverture qui allait de l’estrade, où se trouvaient les malades, jusque dans la gloire. Il vit des êtres merveilleux, en forme d’hommes, au repos, qui regardaient avec intérêt. Il regarda de nouveau l’estrade et vit un Être céleste vêtu de blanc qui, tout le temps, était plus actif que tout autre pour aider les malades, et quand IL les touchait, l’effet était merveilleux. Les corps courbés se redressaient, les yeux brillaient, ils se mettaient à glorifier et à louer le Seigneur. Une Voix dit: « Les guérisons sont le plus petit des dons; ce n’est qu’une goutte d’eau dans le seau au regard de ce que Dieu réserve à ses enfants. Vous en ferez de plus grandes. »

Je prie pour que le Seigneur soit magnifié par ce témoignage rendu aux signes, aux prodiges et aux miracles, et pour qu’il y ait une multiplication dans tous les pays, qui tourne à la gloire de Dieu. — Anna Lewini, dans « Confidence ».

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