Chapitre 1 · 14 min de lecture · 18 min d’écoute
Ayez foi en Dieu
« Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir » (Marc 11:23,24).
Nous vivons des jours où nous avons besoin que notre foi soit fortifiée, des jours où nous avons besoin de connaître Dieu. Dieu a voulu que le juste vive par la foi. N’importe quel homme peut être changé par la foi, quelles que soient les chaînes qui le lient. Je sais que la parole de Dieu suffit. Une seule parole de sa part peut changer une nation. Sa parole demeure d’éternité en éternité. C’est par l’entrée de cette Parole éternelle, de cette semence incorruptible, que nous naissons de nouveau et que nous entrons dans ce merveilleux salut. L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. C’est là la nourriture de la foi. « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. »
Partout, des hommes cherchent à discréditer la Bible et à lui ôter tout ce qu’elle a de miraculeux. Un prédicateur dit : « Voyez-vous, Jésus s’était arrangé d’avance pour que cet ânon soit attaché là où il était, et pour que ces hommes disent exactement ce qu’ils ont dit. » Je vous le dis : Dieu peut tout arranger sans même s’approcher. Il peut faire des plans pour vous, et quand il fait des plans pour vous, tout est paix. Tout est possible si vous voulez croire.
Un autre prédicateur disait : « Il était facile pour Jésus de nourrir la foule avec cinq pains. Les pains étaient si gros en ce temps-là qu’on pouvait sans peine couper chacun d’eux en mille morceaux. » Mais il oubliait qu’un petit garçon avait apporté ces cinq pains tout ce chemin-là dans son panier à provisions. Rien n’est impossible à Dieu. Toute l’impossibilité est de notre côté, quand nous mesurons Dieu aux limites de notre incrédulité.
Nous avons un Dieu merveilleux, un Dieu dont les voies sont insondables, et dont la grâce et la puissance sont sans limites. J’étais un jour à Belfast, et je rencontrai l’un des frères de l’assemblée. Il me dit : « Wigglesworth, je suis troublé. J’ai eu bien du chagrin ces cinq derniers mois. J’avais dans mon assemblée une femme qui savait toujours faire descendre par la prière la bénédiction du ciel sur nos réunions. C’est une vieille femme, mais sa présence est toujours une source d’inspiration. Or, il y a cinq mois, elle est tombée et s’est cassé le fémur. Les médecins lui ont mis un plâtre, et au bout de cinq mois ils ont ôté le plâtre. Mais les os n’avaient pas été bien remis, si bien qu’elle est tombée et s’est cassé la cuisse une seconde fois. »
Il m’emmena chez elle, et il y avait là une femme couchée dans un lit, sur la droite de la chambre. Je lui dis : « Eh bien, où en êtes-vous maintenant ? » Elle répondit : « Ils m’ont renvoyée chez moi comme incurable. Les médecins disent que je suis si vieille que mes os ne se ressouderont pas. Il n’y a plus rien pour nourrir mes os, ils ne pourront jamais rien faire pour moi, et ils disent que je devrai rester couchée pour le reste de ma vie. » Je lui demandai : « Pouvez-vous croire Dieu ? » Elle répondit : « Oui ; depuis que j’ai appris que vous étiez venu à Belfast, ma foi s’est ranimée. Si vous priez, je croirai. Je sais qu’il n’y a aucune puissance sur la terre qui puisse ressouder les os de ma cuisse, mais je sais que rien n’est impossible à Dieu. » Je lui dis : « Croyez-vous qu’il va vous rejoindre maintenant ? » Elle répondit : « Oui, je le crois. »
C’est magnifique de voir des gens croire Dieu. Dieu savait tout de cette jambe, et qu’elle était cassée à deux endroits. Je dis à la femme : « Quand je prierai, quelque chose va se passer. » Son mari était assis là ; il était cloué dans son fauteuil depuis quatre ans et ne pouvait pas faire un pas. Il s’écria : « Je ne crois pas. Je ne veux pas croire. Vous ne me ferez jamais croire. » Je dis : « Très bien », et j’imposai les mains à sa femme au nom du Seigneur Jésus. Au moment même où les mains furent posées sur elle, la puissance de Dieu la traversa de part en part, et elle s’écria : « Je suis guérie ! » Je dis : « Je ne vais pas vous aider à vous lever. Dieu fera tout. » Elle se leva et marcha de long en large dans la chambre en louant Dieu.
Le vieil homme était stupéfait de ce qui était arrivé à sa femme, et il s’écria : « Faites-moi marcher, faites-moi marcher ! » Je lui dis : « Vieux pécheur, repentez-vous. » Il s’écria : « Seigneur, tu sais que je ne pensais pas ce que je disais. Tu sais que je crois. » Je ne crois pas qu’il pensait ce qu’il avait dit ; en tout cas, le Seigneur fut plein de compassion. S’il tenait compte de nos péchés, où en serait chacun de nous ? Si nous remplissons les conditions, Dieu viendra toujours à notre rencontre. Si nous croyons, tout est possible. Je lui imposai les mains, et la puissance traversa le corps du vieil homme ; et ces jambes, pour la première fois depuis quatre ans, reçurent la force de porter son corps, et il marcha de long en large, entra et sortit. Il dit : « Oh ! quelles grandes choses Dieu a faites pour nous ce soir ! »
« Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. » Ayez des désirs tournés vers Dieu, et vous recevrez des désirs qui viennent de Dieu ; et il vous rejoindra sur la ligne même de ces désirs, quand vous tendrez la main vers lui avec une foi simple.
Dans l’une de mes réunions, un homme vint me trouver ; il avait vu d’autres personnes guéries et voulait être guéri, lui aussi. Il m’expliqua que son bras était bloqué dans une certaine position depuis bien des années et qu’il ne pouvait pas le bouger. « Avez-vous de la foi ? » lui demandai-je. Il me dit qu’il avait beaucoup de foi. Après la prière, il put faire tourner son bras dans tous les sens. Mais il n’était pas satisfait et se plaignit : « Je sens encore une petite gêne juste là », en montrant un endroit précis. Je lui dis : « Savez-vous quel est votre problème ? » Il répondit : « Non. » Je dis : « Une foi imparfaite. » « Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. »
Avez-vous cru avant d’être sauvé ? Tant de gens voudraient être sauvés, mais ils veulent d’abord se sentir sauvés. Il n’y a jamais eu un homme qui se soit senti sauvé avant d’avoir cru. Le plan de Dieu est toujours celui-ci : si vous croyez, vous verrez la gloire de Dieu. Je crois que Dieu veut nous amener tous à un point précis, à une foi inébranlable et à une pleine confiance en lui.
Jésus emploie ici l’image d’une montagne. Pourquoi parle-t-il d’une montagne ? Parce que, si la foi peut déplacer une montagne, elle peut déplacer n’importe quoi. Le plan de Dieu est si merveilleux que, si seulement vous croyez, tout est possible.
Il y a une expression particulière sur laquelle je veux attirer votre attention : « s’il ne doute point en son cœur ». Le cœur est le grand ressort. Voyez ce jeune homme et cette jeune femme. Ils sont tombés amoureux au premier regard. En peu de temps naît une profonde affection, un solide amour du cœur, de l’un pour l’autre. Qu’est-ce qu’un cœur aimant ? Un cœur qui a la foi. La foi et l’amour sont parents. Dans la mesure où ce jeune homme et cette jeune femme s’aiment, ils sont fidèles. L’un peut partir au nord et l’autre au sud, mais à cause de leur amour ils resteront fidèles l’un à l’autre.
Il en est de même quand il y a dans le cœur un profond amour pour le Seigneur Jésus-Christ. Dans cette vie nouvelle où Dieu nous a introduits, Paul nous dit que nous avons été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que nous appartenions à un autre, à celui qui est ressuscité des morts. Dieu nous amène dans un lieu d’amour parfait et de foi parfaite. Un homme qui est né de Dieu est amené à une affection intérieure, à une loyauté envers le Seigneur Jésus qui recule devant tout ce qui est impur. Vous voyez la pureté d’un homme et d’une femme quand il y a entre eux une profonde affection naturelle ; ils rejettent avec mépris la seule pensée que l’un d’eux puisse être infidèle. Je dis que, dans la mesure où un homme a foi en Jésus, il est pur. Celui qui croit que Jésus est le Christ triomphe du monde. C’est une foi qui est agissante par l’amour.
Tant que nous avons avec notre Seigneur une communion de cœur, notre foi ne peut pas être ébranlée. Nous ne pouvons pas douter dans notre cœur. À mesure que nous avançons avec Dieu, il se forme une merveilleuse union, une communication de sa vie même et de sa nature au-dedans de nous. Quand nous lisons sa Parole et que nous croyons les promesses qu’il nous a si gracieusement données, nous sommes rendus participants de son essence même et de sa vie. Le Seigneur devient pour nous un Époux, et nous sommes son épouse. Ses paroles sont pour nous esprit et vie ; elles nous transforment et nous changent, chassant ce qui est naturel et faisant entrer ce qui est divin.
Il est impossible de comprendre l’amour de Dieu tant que nous raisonnons de manière naturelle. Il nous faut la révélation de l’Esprit de Dieu. Dieu donne libéralement. Celui qui demande reçoit. Dieu veut nous accorder tout ce qui contribue à la vie et à la piété. Oh ! c’est l’amour de Dieu qui nous a donné Jésus. Et c’est ce même amour qui vous aide, vous et moi, à croire. Dans chaque faiblesse, Dieu sera votre force. Vous qui avez besoin qu’il vous touche, souvenez-vous qu’il vous aime. Regarde, toi le malheureux, l’impuissant, le malade, détourne les yeux vers le Dieu de toute grâce, dont l’essence même est l’amour, qui prend plaisir à donner libéralement tout l’héritage de vie, de force et de puissance dont tu as besoin.
Quand j’étais en Suisse, le Seigneur agissait avec bonté et guérissait beaucoup de gens. Je logeais chez le frère Reuss, à Goldiwil, et deux policiers furent envoyés pour m’arrêter. L’accusation portait que je guérissais les gens sans autorisation. M. Reuss leur dit : « Je suis désolé, il n’est pas ici en ce moment. Il tient une réunion à environ deux miles d’ici ; mais avant que vous l’arrêtiez, j’aimerais vous montrer quelque chose. »
Le frère Reuss emmena ces deux policiers dans l’un des quartiers les plus bas de la région, dans une maison qu’ils connaissaient bien, car ils y étaient souvent allés pour arrêter une certaine femme qui était régulièrement jetée en prison parce qu’elle était sans cesse mêlée à des bagarres d’ivrognes. Il les conduisit auprès de cette femme et leur dit : « Voici l’un des nombreux cas de bénédiction qui sont venus par le ministère de l’homme que vous êtes venus arrêter. Cette femme est venue à notre réunion en état d’ivresse. Son corps était brisé, car elle avait une hernie à deux endroits. Alors qu’elle était ivre, l’évangéliste lui a imposé les mains et a demandé à Dieu de la guérir et de la délivrer. » La femme ajouta : « Oui, et Dieu m’a sauvée, et je n’ai plus touché une goutte d’alcool depuis. » Les policiers avaient un mandat d’arrêt contre moi, mais ils dirent avec dégoût : « Que les médecins s’occupent de ce genre de choses ! » Ils firent demi-tour et s’en allèrent, et ce fut la dernière fois que nous entendîmes parler d’eux.
Nous avons un Jésus qui guérit ceux qui ont le cœur brisé, qui rend la liberté aux captifs, qui sauve les pires d’entre les hommes. Oserez-vous, oserez-vous mépriser ce glorieux Évangile de Dieu pour l’esprit, l’âme et le corps ? Oserez-vous mépriser cette grâce ? Je me rends compte que ce plein Évangile a été dans une large mesure caché, cet Évangile qui apporte la liberté, cet Évangile qui fait sortir les âmes de la servitude, cet Évangile qui apporte au corps une santé parfaite, cet Évangile du salut complet. Écoutez encore cette parole de celui qui a quitté la gloire pour nous apporter ce grand salut : « Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là… il le verra s’accomplir. » Quoi que ce soit !
Je me rends compte que Dieu ne peut jamais nous bénir si nous avons le cœur dur, si nous sommes critiques ou si nous refusons de pardonner. Rien n’entrave la foi plus vite que cela. Je me souviens d’une réunion où des gens attendaient le baptême — ils recherchaient la purification, car au moment même où une personne est purifiée, l’Esprit descend. Il y avait là un homme dont les yeux étaient rougis d’avoir pleuré amèrement. Il me dit : « Il faut que je parte. Cela ne sert à rien que je reste si je ne règle pas certaines choses. J’ai écrit une lettre à mon beau-frère, je l’ai remplie de paroles dures, et il faut d’abord que cette affaire soit réglée. » Il rentra chez lui et dit à sa femme : « Je vais écrire une lettre à ton frère pour lui demander de me pardonner de lui avoir écrit comme je l’ai fait. » « Imbécile ! » dit-elle. « Peu importe, répondit-il, c’est une affaire entre Dieu et moi, et il faut que ce soit réglé. » Il écrivit la lettre et revint, et aussitôt Dieu le remplit de l’Esprit.
Je crois qu’il y a un grand nombre de gens qui seraient guéris, mais ils gardent dans leur cœur des choses qui sont comme une rouille qui ronge. Laissez aller ces choses. Pardonnez, et le Seigneur vous pardonnera. Il y a beaucoup de braves gens, des gens bien intentionnés, mais ils n’ont aucune puissance pour faire quoi que ce soit pour Dieu. Il y a simplement une petite chose qui est entrée dans leur cœur il y a des années, et depuis lors leur foi est paralysée. Amenez tout à la lumière. Dieu balaiera tout cela si vous le laissez faire. Laissez le sang précieux de Christ vous purifier de tout péché. Si seulement vous croyez, Dieu viendra à votre rencontre et fera entrer dans votre vie le soleil de son amour.
Guérisons en Nouvelle-Zélande
Nous avons reçu quelques témoignages de personnes guéries lors des réunions tenues par le frère Smith Wigglesworth à Wellington, en Nouvelle-Zélande. Mme E. Curtis, de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, souffrait d’une septicémie. Elle n’était plus qu’un squelette et les médecins ne pouvaient rien pour elle. Elle endurait des douleurs atroces jour et nuit. Elle fut guérie dès qu’on eut prié pour elle. Elle déclare que, ces seize dernières années, elle a été martyrisée par la douleur, mais qu’elle se porte maintenant merveilleusement bien. Une autre personne a témoigné avoir été guérie de surdité, d’un goitre, de végétations et d’une mauvaise vue. Une autre a témoigné avoir été guérie d’une double déviation de la colonne vertébrale dont elle souffrait depuis sa petite enfance, d’une coxalgie, d’un cœur faible ; sa jambe s’est allongée de trois pouces et est devenue normale comme l’autre jambe. Elle avait aussi trois pouces de moins de circonférence. Elle portait une grosse chaussure, mais elle marche maintenant d’un pas égal, la grosse chaussure ayant été mise au rebut. Une autre encore a été guérie d’un goitre au moyen d’un mouchoir.— Pentecostal Evangel.
Chapitre 1 terminé
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