Chapitre 8 · 33 min de lecture
Août
1er août
« Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps » (2 Corinthiens 5:10).
Ce ne sera pas toujours le jour du labeur et de l’épreuve. Un jour, nous entendrons nos noms proclamés devant l’univers, et l’on lira le récit de choses que nous avions depuis longtemps oubliées. Comme nos cœurs frémiront, comme nos têtes s’inclineront, lorsque nous entendrons appeler nos propres noms, et que le Maître rappellera les victoires et les services que nous-mêmes avions oubliés! Et peut-être fera-t-il sortir des rangs des rachetés les âmes que nous aurons gagnées à Christ, et les âmes qu’elles-mêmes, à leur tour, auront gagnées; et, voyant l’aboutissement de choses qui nous avaient peut-être semblé insignifiantes sur le moment, nous tomberons devant le trône en disant: « Non pas à nous, Éternel, non pas à nous, Mais à ton nom donne gloire! »
Bien-aimés, les pages s’impriment chaque jour pour le livre de notre vie. C’est nous-mêmes qui composons les caractères, par chacun de nos actes, à chaque instant. Des mains invisibles en fondent les clichés, et bientôt le registre sera arrêté, puis lu devant l’assemblée de l’univers, au milieu des enjeux de l’éternité.
2 août
« Ta douceur m’a fait grand » (Psaumes 18:36).
Le bienheureux Consolateur est doux, tendre, plein de patience et d’amour. Comme les voies de Dieu sont douces, même envers les pécheurs! Comme sa longanimité est patiente! Comme sa discipline est tendre envers ses propres enfants égarés! Comme il a conduit Jacob, Joseph, Israël, David, Élie et tous ses serviteurs d’autrefois, jusqu’à ce qu’ils puissent dire en vérité: « Ta douceur m’a fait grand. »
Le cœur où habite le Saint-Esprit se reconnaîtra toujours à sa douceur, à son humilité, à sa paix, à sa mansuétude et à sa patience. L’esprit rude et sarcastique, les manières brusques, la riposte acérée, le mot qui blesse — tout cela appartient à la chair, et n’a rien de commun avec le doux enseignement du Consolateur.
La sainte Colombe se retire devant l’esprit bruyant, agité, fébrile et vindicatif, et trouve sa demeure dans le cœur humble de l’âme paisible. « Le fruit de l’Esprit, c’est la douceur, la mansuétude. »
Seigneur, rends-moi doux. Apaise mon esprit. Affine mes manières. Que Christ soit dans mon attitude et jusque dans le ton de ma voix, aussi bien que dans mon cœur.
3 août
« Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu » (1 Pierre 5:6).
La pression des lieux difficiles nous fait apprécier la vie. Chaque fois que notre vie nous est rendue au sortir d’une telle épreuve, c’est comme un nouveau commencement; nous apprenons mieux ce qu’elle vaut, et nous en faisons davantage pour Dieu et pour les hommes.
La pression nous aide à comprendre les épreuves des autres, et nous rend capables de les secourir et de compatir à leur peine.
Il existe une nature légère et superficielle qui s’empare à la légère d’une théorie ou d’une promesse, et qui parle avec beaucoup d’aisance de la défiance de ceux qui reculent devant chaque épreuve; mais l’homme ou la femme qui a beaucoup souffert ne fait jamais cela: il est très tendre et très doux, et sait ce que souffrir veut vraiment dire.
C’est ce que Paul voulait dire quand il écrivait: « la mort agit en nous, et la vie agit en vous. » Les épreuves et les lieux difficiles sont nécessaires pour nous pousser en avant; de même que les feux des chaudières, dans la cale de ce puissant navire, fournissent la force qui meut le piston, fait tourner la machine et propulse ce grand vaisseau à travers la mer, contre les vents et les vagues.
4 août
« Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Romains 8:9).
Un homme spirituel n’est pas tant un homme doté d’un fort caractère spirituel qu’un homme rempli du Saint-Esprit. C’est pourquoi l’apôtre disait: « vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. »
La gloire de la nouvelle création n’est donc pas seulement de recréer l’esprit humain, mais de le rendre propre à devenir la demeure de Dieu lui-même, et de le rendre dépendant du soleil, comme l’enfant l’est de sa mère. La plus haute spiritualité est donc la plus totale impuissance, la dépendance la plus entière et la possession la plus complète par le Saint-Esprit. Aussi le beau geste de Christ soufflant sur ses disciples, et leur communiquant de ses propres lèvres l’Esprit même qui était déjà en lui, exprimait-il de la manière la plus saisissante la gloire suprême de la nouvelle création. Et quand le Saint-Esprit nous possède ainsi, il remplit chaque partie de notre être.
5 août
« Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apocalypse 3:20).
Certains d’entre nous meurent de faim, et se demandent pourquoi le Saint-Esprit ne les remplit pas. Nous recevons en abondance, mais nous ne donnons pas. Donnez la bénédiction que vous avez, formez de plus vastes projets de service et de bénédiction, et vous découvrirez bientôt que le Saint-Esprit vous devance: il viendra « vous prévenir par les bénédictions de sa grâce », et il vous donnera tout ce qu’il peut vous confier pour le donner aux autres.
Il y a dans la nature un fait admirable qui a ses parallèles spirituels. Aucune musique n’est aussi céleste que celle de la harpe éolienne; or la harpe éolienne n’est rien d’autre qu’un jeu de cordes musicales accordées entre elles, puis abandonnées au toucher des doigts invisibles des vents errants. Et quand le souffle du ciel passe sur les cordes, on dit que des notes presque divines s’élèvent dans l’air, comme si un chœur d’anges errait alentour en effleurant les cordes.
De même, il nous est possible de garder nos cœurs si ouverts au toucher du Saint-Esprit qu’il puisse en jouer à son gré, tandis que nous attendons paisiblement sur le chemin de son service.
6 août
« tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Romains 8:14).
Le bienheureux Saint-Esprit est notre Guide, notre Conducteur et notre lieu de repos. Il y a des moments où il nous pousse en avant, dans la prière, dans le service, dans la souffrance, dans des expériences nouvelles, des devoirs nouveaux, de nouvelles exigences de la foi, de l’espérance et de l’amour; mais il y a aussi des moments où il arrête notre activité, nous fait reposer sous l’ombre de ses ailes et nous apaise dans la retraite du Très-Haut, pour nous enseigner quelque leçon nouvelle, nous insuffler une force ou une plénitude plus profonde, puis nous conduire de nouveau en avant, sur son seul ordre. Il est le vrai Guide du croyant et le vrai Conducteur de l’Église, notre admirable Conseiller, notre Ami qui ne se trompe jamais; et celui qui voudrait nier la direction personnelle du Saint-Esprit afin d’honorer la Parole de Dieu comme notre unique guide doit nécessairement déshonorer cette autre parole de promesse: que ses brebis connaîtront sa voix, et que ses enfants attentifs et obéissants entendront derrière eux une voix qui dira: « Voici le chemin, marchez-y! »
7 août
« sachant que notre vieil homme a été crucifié » (Romains 6:6).
C’est purement une affaire de foi; or la foi et la vue diffèrent toujours, de sorte qu’à vos sens il ne semble pas en être ainsi, mais votre foi doit néanmoins le tenir pour vrai. C’est une attitude très difficile à garder, et ce n’est qu’en croyant Dieu pleinement que nous pouvons ainsi compter sur sa Parole et sur son action; mais à mesure que nous le faisons, la foi changera cela en fait, et il en sera réellement ainsi.
Ces deux mots, « se livrer » et « se regarder comme mort », sont les mots de passe qui ouvrent la vie de résurrection. Ils sont comme les deux tranchants de « l’épée de l’Esprit » par laquelle nous entrons dans la crucifixion avec Christ.
Cet acte d’abandon et ce regard de la foi sont reconnus dans le Nouveau Testament comme marquant une crise très nette dans la vie spirituelle. Cela ne signifie pas que nous devions passer par une mort continuelle, mais qu’il doit y avoir un acte de mort très précis, puis une habitude constante de nous regarder comme morts, et d’affronter toutes choses à partir de ce point de vue.
« Regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. »
8 août
« Soyez comme les colombes » (Jérémie 48:28).
« Simples comme les colombes »: telle est l’interprétation que Christ donne de ce bel emblème. Ainsi l’Esprit de Dieu est la pureté même. Il ne peut habiter dans un cœur impur. Il ne peut demeurer dans l’esprit naturel. Il était dit de l’onction d’autrefois: « On n’en répandra point sur le corps d’un homme. »
La pureté qu’apporte le Saint-Esprit est semblable à cette petite plante blanche et immaculée qui pousse sur un tas de fumier ou dans la terre noire, sans qu’une seule parcelle d’impureté adhère à sa surface cristalline, immaculée comme l’aile d’un ange.
Ainsi le Saint-Esprit donne une pureté de cœur qui porte en elle sa propre protection, car elle est foncièrement différente des choses mauvaises qui croissent autour d’elle. Elle peut être environnée de mal de tous côtés, elle n’en demeure pas moins intacte et pure, parce que sa nature même est essentiellement sainte et divine. Comme le plumage de la colombe, elle ne peut être souillée, mais sort de la mare bourbeuse sans tache et sans souillure des eaux sombres, parce qu’elle est protégée par ce revêtement huileux qui rejette toute impureté et la rend imperméable au contact de toute tache.
9 août
« Il posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché » (Lévitique 16:21).
Dès qu’un mal se présente, et que la conscience de quelque chose d’impur touche nos sens intérieurs, nous avons le privilège de le remettre aussitôt au Saint-Esprit et de le déposer sur Jésus, comme une chose déjà crucifiée avec lui; et, comme autrefois pour le sacrifice d’expiation, elle sera emportée hors du camp et réduite en cendres.
Il peut y avoir une souffrance profonde, une douleur prolongée, une épreuve intensément réelle; mais à travers tout cela il y aura un sentiment très doux et très sacré de la présence de Dieu, une pureté intense dans tout notre esprit, et la conscience d’être séparés du mal qui est en train d’être consumé. Oui, il sera emporté hors du camp, sans même que l’odeur des flammes s’attache à nos vêtements.
Qu’il est bon de laisser le Saint-Esprit mettre les choses à mort! Aucune épée autre que la sienne ne peut passer si parfaitement entre nous et le mal, de sorte qu’il consume le péché sans toucher l’esprit.
Seigneur Jésus, mon sacrifice pour le péché, je dépose mon péché, mon moi, toute ma nature, sur ta croix. Consume-moi par ton saint feu, et fais-moi mourir à tout, sauf à toi!
10 août
« Il n’y a point de tache en toi » (Cantique des cantiques 4:7).
Le bienheureux Saint-Esprit, qui possède le cœur consacré, se soucie intensément de notre vie la plus haute, et veille sur nous avec un amour sensible, jaloux même. Elle est très belle, la traduction exacte de ce passage familier de l’épître de Jacques: « L’Esprit qui habite en nous nous aime jusqu’à la jalousie. »
Le cœur du Saint-Esprit est intensément attaché à nous préserver de toute tache et de toute souillure, et à nous amener jusqu’aux plus hautes possibilités de la volonté de Dieu.
Le céleste Époux veut que son Église soit non seulement exempte de toute tache, mais encore sans « ride, ni rien de semblable ». La tache est la marque du péché, mais la ride est le signe de la faiblesse, de l’âge et du déclin, et il ne veut aucune de ces flétrissures sur les traits sacrés de sa Bien-aimée; c’est pourquoi le Saint-Esprit, qui est l’Exécuteur de sa volonté et le divin Messager qu’il envoie pour appeler, mettre à part et ramener son Épouse, a le souci jaloux d’accomplir en nous toute la volonté du Maître.
Seigneur, ôte de moi toute souillure et toute marque de faiblesse et de déclin, et fais de moi ton Épouse sans tache.
11 août
« tout le pays que tu vois » (Genèse 13:15).
Les dons réels de sa grâce naissent de la vision intérieure.
Celui qui a mis dans le cœur de cet oiseau l’instinct de traverser le continent à la recherche du soleil de l’été, sous ces climats du Sud, est trop bon pour le tromper; et aussi sûrement qu’il a mis cet instinct en lui, il a aussi placé là-bas les brises embaumées et le soleil printanier pour l’accueillir à son arrivée.
Celui qui donna à Abraham la vision de la Terre promise lui dit aussi, dans une vérité et un amour infinis: « Tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi. » Celui qui souffle dans nos cœurs l’espérance céleste ne nous trompera pas et ne nous fera pas défaut quand nous avancerons vers sa réalisation. Il n’y a rien d’infidèle en celui qui a dit: « Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit »; et nous pouvons savoir qu’il ne nous trompera jamais et ne nous fera jamais défaut, mais que tout ce qu’il révèle par son Saint-Esprit, il le fera nôtre, à mesure que nous avancerons pour y entrer et en prendre possession.
Seigneur, donne-moi d’abord la vision, puis la victoire. Montre-moi tout mon héritage, puis donne-le-moi tout entier en Jésus-Christ.
12 août
« Non pas nous-mêmes, mais Jésus-Christ » (2 Corinthiens 4:5).
Votre influence chrétienne, votre réputation d’ouvrier de Dieu et votre rang parmi vos frères peuvent être une idole à laquelle vous devez mourir, avant de pouvoir être libre de vivre pour lui seul.
Si vous avez jamais observé les caractères d’une page imprimée, vous avez dû remarquer que le petit « i » porte toujours un point au-dessus de lui, et que c’est ce point qui l’élève au-dessus des autres lettres de la ligne.
Or chacun de nous est un petit i, et au-dessus de chacun de nous il y a un petit point d’importance personnelle, de volonté propre, d’intérêt personnel, de confiance en soi, de complaisance envers soi-même, ou de quelque chose à quoi nous nous accrochons et pour quoi nous luttons, et qui révèle la vie du moi aussi sûrement que s’il s’agissait d’une montagne d’une réelle importance.
Ce i est un rival de Jésus-Christ, l’ennemi du Saint-Esprit, de notre paix et de notre vie; c’est pourquoi Dieu a décrété sa mort, et le Saint-Esprit, avec son épée flamboyante, attend de le détruire, afin que nous puissions entrer par les portes et parvenir à l’arbre de vie. Seigneur, chasse-moi par ta plénitude, comme la gloire de l’Éternel ne laissait plus de place à Moïse dans le tabernacle.
13 août
« Les nuages et l’obscurité l’environnent » (Psaumes 97:2).
La présence de nuages dans votre ciel et d’épreuves sur votre chemin est la meilleure preuve que vous suivez la colonne de nuée et que vous marchez en la présence de Dieu. Il fallut aux disciples entrer dans la nuée avant de contempler la gloire de la transfiguration; un peu plus tard, cette même nuée devint le char qui reçut le Seigneur montant au ciel, et elle attend encore, comme le char qui accompagnera son glorieux avènement.
Il reste vrai pourtant que, tandis que « les nuages et l’obscurité environnent son trône, la bonté et la fidélité » sont toujours au milieu d’eux, et « marchent devant sa face ».
L’usage le plus beau et le plus bienfaisant de la nuée était peut-être d’abriter Israël du soleil brûlant. Comme un grand parasol, la majestueuse colonne déployait son dais au-dessus du camp et devenait une ombre protectrice contre la chaleur ardente, dans le désert sans arbres. Celui qui n’a jamais senti un soleil d’Orient ne peut apprécier pleinement tout ce que signifie ceci: une ombre contre la chaleur.
Ainsi le Saint-Esprit s’interpose entre nous et les rayons ardents et brûlants du chagrin et de la tentation.
14 août
« Ne touchez pas à mes oints, Et ne faites pas de mal à mes prophètes » (Psaumes 105:15).
J’aimerais mieux jouer avec la foudre fourchue, ou prendre dans mes mains des fils sous tension, avec leur courant de feu, que de prononcer une parole inconsidérée contre un serviteur de Christ, ou de répéter à la légère les traits calomnieux que des milliers de chrétiens lancent contre les autres, au détriment de leur propre âme et de leur propre corps.
Vous vous demandez peut-être souvent pourquoi votre maladie n’est pas guérie, pourquoi votre esprit n’est pas rempli de la joie du Saint-Esprit, ou pourquoi votre vie n’est pas bénie et prospère. Il se peut que quelque trait lancé par vous d’une voix irritée, ou dans une heure oisive de bavardage irréfléchi, vous poursuive dans sa course, décrivant le cercle qui ramène toujours à sa source chaque flèche d’amertume et chaque parole vaine et mauvaise.
Souvenons-nous que, lorsque nous persécutons ou blessons les enfants de Dieu, c’est lui que nous persécutons, et c’est nous-mêmes que nous blessons bien davantage.
Seigneur, rends-moi aussi sensible aux sentiments et aux droits des autres que je l’ai souvent été aux miens, et fais-moi vivre et aimer comme toi.
15 août
« il vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16:13).
Le Saint-Esprit ne vient pas nous donner des manifestations extraordinaires, mais sa vie et sa lumière; et plus nous nous approchons de lui, plus son illumination et sa direction seront simples. Il vient « nous conduire dans toute la vérité ». Il vient éclairer nos propres cœurs et nous montrer à nous-mêmes. Il vient révéler Christ, donner puis éclairer les saintes Écritures, et rendre les réalités divines vivantes et claires à notre intelligence spirituelle. Il vient comme un Esprit de sagesse et de révélation dans la connaissance de Christ, pour « illuminer les yeux de notre cœur, pour que nous sachions quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force ».
Esprit de puissance, feu des cieux, Revêts nos âmes, inspire nos voix; Étends ta main puissante, Rends-nous les dons de Pentecôte, Et fais briller encore ta force En tout pays, sur toute terre.16 août
« je suis avec vous tous les jours » (Matthieu 28:20).
Oh! combien cela nous aide et nous console, dans la marche laborieuse de la vie, de savoir que nous avons avec nous le Christ qui passa les trente premières années de sa vie dans l’atelier de charpentier de Nazareth, maniant le marteau, couvert de sueur et de poussière, physiquement las comme nous le sommes souvent, et capable de comprendre toutes nos expériences de corvée et de labeur! Celui qui aime encore partager nos tâches ordinaires et nous équiper pour nos difficiles entreprises de la main et de l’esprit!
Oui, humble sœur, il vous aidera devant la planche à laver et l’évier de la cuisine aussi volontiers qu’à l’heure de la prière. Oui, artisan affairé, il ira avec vous et vous aidera à manier le marteau, à tenir la scie ou à conduire la charrue dans le labeur de la vie; et vous serez un meilleur artisan, un ouvrier plus habile et un homme qui réussit mieux, parce que vous prenez sa sagesse pour les affaires ordinaires de la vie. Il n’est aucun lieu ni aucun moment où il ne puisse et ne veuille marcher à nos côtés, agir par nos mains et notre esprit, s’unir à nous dans une association pleine d’amour et parfaitement suffisante pour tous nos besoins, nos tâches et nos épreuves, et se montrer notre pleine suffisance en toutes choses.
17 août
« Vous parlerez en leur présence au rocher » (Nombres 20:8).
Le Saint-Esprit est d’une grande sensibilité, comme l’est toujours l’amour. On peut dompter une bête sauvage par les coups et les chaînes, mais on ne conquiert pas ainsi le cœur d’une femme, et l’on ne gagne pas de cette manière l’amour d’une nature sensible; il faut la courtiser par les touches délicates de la confiance et de l’affection. De même, le Saint-Esprit doit être accueilli par une foi aussi délicate et sensible que le cœur tendre qu’il vient toucher. Une seule pensée d’incrédulité, une seule parole de méfiance impatiente ou de crainte, arrêtera aussitôt la pleine liberté de son action, aussi sûrement qu’un souffle de gel flétrirait les pétales de la rose ou du lis le plus délicat.
Parlez au rocher, ne le frappez pas. Croyez au Saint-Esprit, traitez-le avec la confiance la plus tendre et l’assurance la plus inébranlable, et il vous répondra aussitôt, confiance pour confiance.
Bien-aimés, êtes-vous venus au rocher de Kadès? Avez-vous ouvert tout votre être à la plénitude de l’Esprit, et puis, avec la confiance de l’enfant envers sa mère, de l’épouse envers son époux, de la fleur envers le soleil, avez-vous reçu par la foi, et buvez-vous de sa vie bénie?
18 août
« Les trois cents hommes sonnèrent encore de la trompette » (Juges 7:22).
Nous ne soupçonnons guère, parfois, ce qu’une parole irréfléchie, un propos étourdi, un acte imprudent, ou un aveu d’incrédulité et de crainte peuvent faire pour entraver notre plus haute utilité, ou pour la détourner de quelque grande occasion que Dieu préparait pour nous.
Bien que le Saint-Esprit se serve d’hommes faibles, il ne veut pas qu’ils restent faibles une fois qu’il les a choisis et appelés. Bien qu’il se serve des choses folles du monde pour confondre les sages, il ne veut pas que nous restions insensés une fois qu’il est venu nous donner sa sagesse et sa grâce. Il se sert de la folie de la prédication, mais pas nécessairement de la folie des prédicateurs. Il en va comme du courant électrique, qui peut fournir la force de mille hommes: encore faut-il qu’il ait un bon conducteur, et un tout petit fil vaut mieux qu’une très grosse corde.
Dieu veut des instruments adaptés à sa puissance — des volontés abandonnées, des cœurs confiants, des vies conséquentes et des lèvres obéissantes à sa volonté; alors il peut se servir des armes les plus faibles et les rendre puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses.
19 août
« Ayez foi en Dieu » (Marc 11:22).
Il exige de nous une foi parfaite, et il nous dit que si nous croyons sans douter, nous aurons tout ce que nous demanderons. La moindre trace d’incrédulité suffit à neutraliser notre confiance.
Mais comment aurons-nous une foi aussi parfaite? Est-elle possible à la nature humaine? Non, mais elle est possible à la nature divine, elle est possible au Christ qui est en nous. Il est possible à Dieu de la donner, et Dieu la donne. Car Christ est le chef et le consommateur de la foi, et il nous invite à avoir la foi de Dieu; et comme nous la recevons par la communication de l’Esprit de Christ, nous croyons comme lui-même croit.
Nous prions en son nom, et dans sa nature même, et nous vivons dans la foi au Fils de Dieu, qui nous a aimés et qui s’est livré lui-même pour nous. L’amour qu’il exige de nous n’est pas un simple amour humain, ni même la mesure d’amour exigée dans l’Ancien Testament, mais quelque chose de bien plus élevé. Le commandement nouveau est: Aimez-vous les uns les autres, non comme vous-mêmes, mais comme je vous ai aimés.
Comment un tel amour deviendra-t-il possible? C’est en cela que l’amour est parfait en nous, car tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde. Notre amour n’est rien d’autre que son amour produit en nous et communiqué par l’Esprit.
20 août
« C’est ainsi que mon Père sera glorifié » (Jean 15:8).
La vraie manière de glorifier Dieu, c’est que Dieu montre sa gloire à travers nous, qu’il resplendisse à travers nous comme à travers des vases vides qui reflètent la plénitude de sa grâce et de sa puissance.
Le soleil est glorifié lorsqu’il peut faire passer sa lumière à travers la vitre de cristal, ou la faire refléter par le miroir sans tache ou la mer lisse comme le verre.
Rien ne glorifie Dieu autant qu’un homme ou une femme faible et impuissant qui peut triompher, par sa force, là où les plus hautes qualités humaines nous feraient défaut, et traverser avec une puissance divine toutes les formes de labeur et de souffrance: un esprit naturellement faible, irrésolu, égoïste et pécheur, transformé en douceur, en pureté, en puissance, et demeurant victorieux au milieu de circonstances auxquelles ses qualités naturelles le rendraient totalement impropre. Une intelligence qui n’est par nature ni sage ni forte, dirigée par une sagesse divine, entraînée dans la ligne d’un grand et puissant dessein, et employée à accomplir des œuvres prodigieuses pour Dieu et pour les hommes — voilà ce qui glorifie Dieu.
Qu’ainsi je glorifie mon Seigneur en ce jour, et que je fasse honorer en tout la doctrine de Dieu.
21 août
« Ce ne sera pas vous qui combattrez » (2 Chroniques 20:15).
L’essentiel est de tenir le combat pour celui de Dieu. « Ce ne sera pas vous qui combattrez, ce sera Dieu. » « Vous n’aurez point à combattre en cette affaire. » Tant que nous tenons les dangers et les responsabilités pour les nôtres, nous serons tourmentés par la crainte; mais quand nous comprenons qu’il s’est engagé à prendre soin de nous, parce que nous sommes son bien et ses représentants, nous éprouvons un soulagement et une sécurité infinis.
Si j’envoie mon serviteur faire un long voyage, je réponds de ses dépenses et de sa protection; et si Dieu m’envoie quelque part, c’est lui qui en répond. Si nous appartenons à Dieu, et si nous avons remis entre ses mains notre vie, notre famille et tout ce que nous avons, nous pouvons être sûrs qu’il prendra soin de nous.
Si notre corps lui appartient, il est de son intérêt de nous garder en bonne santé, tout autant qu’il est de l’intérêt du berger que ses brebis soient bien nourries, bien soignées, et lui fassent honneur.
« Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher. »
Debout, debout pour Jésus, Debout dans sa seule force; Le bras de chair vous trahira, N’osez vous fier au vôtre.22 août
« Moi, l’Éternel, le premier Et le même jusqu’aux derniers âges » (Ésaïe 41:4).
Des milliers de personnes échouent après s’être embarquées pour le grand voyage de la sainteté, parce qu’elles se sont appuyées sur l’expérience plutôt que sur celui qui en est l’auteur. Elles avaient cru être délivrées entièrement et pour toujours de tout péché, et dans l’extase de leur première expérience, elles s’imaginent qu’elles ne seront plus jamais éprouvées et tentées comme auparavant; puis, lorsqu’elles se trouvent aux prises avec la réalité de la vie chrétienne et qu’elles se voient faillir et tomber, elles sont stupéfaites et désemparées. Elles en concluent qu’elles ont dû se tromper sur leur expérience; alors elles tentent de nouveau la même chose, et tombent encore, jusqu’à ce qu’enfin, épuisées par l’expérience, elles concluent que tout cela n’est qu’une illusion, ou du moins que ce n’était pas pour elles; et ainsi elles retombent dans l’ancienne voie, et leur dernière condition est pire que la première.
Ce dont les hommes et les femmes ont besoin aujourd’hui, ce n’est pas de connaître la sanctification comme un état, mais Christ comme une Personne vivante.
Seigneur Jésus, donne-moi ton cœur, ta foi, ta vie, toi-même.
23 août
« Comme lui-même est pur » (1 Jean 3:3).
Dieu cherche maintenant à reproduire en nous le modèle qui est déjà apparu en Jésus-Christ, le Fils de Dieu. La vie chrétienne n’est pas une imitation de Christ, mais une création nouvelle, directe, en Christ; et l’union avec Christ est si complète qu’il nous communique sa propre nature et vit sa propre vie en nous. Dès lors, ce n’est plus une imitation, mais simplement l’épanouissement de la nature implantée au-dedans de nous.
Nous vivons comme Christ parce que nous avons la vie de Christ. Dieu ne se contente de rien de moins que de la perfection. Il l’a exigée de son Fils. Il l’exige de nous, et, dans l’œuvre de la grâce, il n’abaisse pas la mesure, mais il nous élève jusqu’à elle. Il ne rabaisse pas la justice de la loi, mais il exige de nous une justice qui surpasse de loin celle des scribes et des pharisiens, et ensuite il nous la communique. Il nous tient pour justes dans la sanctification, et il dit de la nouvelle création: « Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste. »
Seigneur, vis en moi ta vie même.
24 août
« Que votre douceur soit connue de tous les hommes » (Philippiens 4:5).
La vraie pierre de touche de la consécration, c’est d’être disposés non seulement à abandonner les choses mauvaises, mais à abandonner nos droits, à accepter d’être soumis. Quand Dieu commence à soumettre une âme, il nous demande souvent de céder sur des choses de peu d’importance en elles-mêmes, afin de briser ainsi notre raideur et de dompter notre esprit.
Aucun ouvrier chrétien ne peut être employé par Dieu tant que l’orgueilleuse volonté propre n’est pas brisée, et que le cœur n’est pas prêt à céder à chaque touche de Dieu, quel que soit celui par qui elle vient.
Beaucoup de gens veulent que Dieu les conduise dans leur propre chemin, et ne souffrent aucune autorité ni aucune contrainte. Ils donneront leur argent, mais ils veulent dicter la manière dont il sera dépensé. Ils travailleront tant qu’on les laissera faire à leur guise; mais qu’une pression survienne, et l’on se heurte aussitôt non pas à la grâce de la résignation, mais à une lettre de démission: ils se retirent de quelque charge importante, et soulèvent toute une communauté d’amis critiques, également disposés à avoir sur la question leurs propres opinions et leur propre volonté. Cela détruit toute puissance véritable.
25 août
« Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois » (Ézéchiel 36:27).
C’est beaucoup plus qu’un cœur nouveau. C’est un cœur rempli du Saint-Esprit, l’Esprit divin, la puissance qui nous fait marcher dans les commandements de Dieu.
C’est la plus grande crise de la vie d’un chrétien, lorsque dans l’esprit renouvelé à la conversion, Dieu lui-même vient habiter, en faire sa demeure permanente, et le garder par sa grande puissance dans la sainteté et la justice.
Or, après que cela s’est produit, on pourrait supposer que nous serions élevés à un état d’esprit beaucoup plus confiant et exubérant; mais le prophète trace un tableau tout différent. Il dit que, lorsque cela arrivera, nous nous prendrons nous-mêmes en dégoût à nos propres yeux.
La révélation de Dieu donne un sentiment profond de notre propre néant et de notre indignité, et nous couche la face dans la poussière, dans le renoncement à nous-mêmes.
La venue du Saint-Esprit détrône le moi et le couvre de honte pour toujours, et la plus haute sainteté consiste à marcher dans le renoncement à soi-même.
26 août
« Ta servante n’a rien du tout à la maison qu’un vase d’huile » (2 Rois 4:2).
Il lui demanda: « Qu’as-tu à la maison? » Et elle répondit: « Rien qu’un vase d’huile. » Mais ce vase d’huile suffisait à tous ses besoins, si seulement elle avait su s’en servir.
En vérité, il représentait le Saint-Esprit, et la grande leçon de cette parabole, c’est que le Saint-Esprit suffit à tous nos besoins, si seulement nous savons faire appel à lui.
Tout ce qu’il lui fallait, c’était se procurer assez de vases pour recevoir le surplus, puis verser jusqu’à ce que tous soient remplis.
De même, le Saint-Esprit n’est limité que par notre capacité à le recevoir, et quand Dieu veut que nous ayons une plus grande plénitude, il doit lui faire place en créant de plus grands besoins.
Dieu nous envoie de nouveaux vases à remplir de son Saint-Esprit dans les besoins qui surviennent et les épreuves qui nous atteignent. Ce sont là, pour Dieu, des occasions de nous donner davantage de lui-même, et à mesure que nous y faisons face, il vient à nous dans une plénitude plus grande pour chaque nouvelle nécessité.
Seigneur, aide-moi à te voir dans toutes mes situations éprouvantes, et à en faire des vases qui contiennent davantage de ta grâce.
27 août
« Ne vous inquiétez pas pour votre vie » (Matthieu 6:25).
Le Seigneur se sert encore des choses méprisées. Les noms mêmes de Nazaréen et de chrétien furent autrefois des termes de mépris. Nul ne peut recevoir la plus haute pensée de Dieu et être populaire auprès de sa propre génération. Les hommes les plus décriés sont souvent ceux dont Dieu se sert le plus.
Il y a de bien plus grands malheurs que d’être impopulaire et incompris. Il y a bien pire que de se trouver dans la minorité. Bien des bénédictions parmi les plus grandes que Dieu nous réserve se trouvent derrière les épouvantails que le diable dresse: le préjugé et la calomnie. Le Saint-Esprit n’a pas honte de se servir de gens impopulaires. Et s’il se sert d’eux, que leur importent les hommes?
Oh! ayons seulement sa reconnaissance, et l’attention des hommes comptera pour peu de chose; et il nous donnera tout ce dont nous avons besoin en fait d’aide et de louange humaines. Ne cherchons que sa volonté, sa gloire, son approbation. Partons pour lui vers les missions les plus rudes, et accomplissons les tâches les plus humbles. C’est bien assez d’honneur qu’il se serve de nous et nous envoie. N’ayons pas peur, en ce jour, de le suivre hors du camp, en portant son opprobre, et bientôt il reconnaîtra notre nom sans valeur devant les myriades de la terre et du ciel.
28 août
« Par la puissance qui agit en nous » (Éphésiens 3:20).
Lorsque nous parvenons à l’union avec Dieu, par l’Esprit Saint qui habite en nous, nous entrons en possession de l’héritage des bénédictions extérieures et dans le pays qui est notre possession. Alors notre santé et notre force physiques nous viennent par la puissance de notre vie intérieure; alors s’accomplit la prière qui demande que nous prospérions à tous égards et soyons en bonne santé, comme prospère l’état de notre âme. Alors, avec le royaume de Dieu et sa justice au-dedans de nous, toutes choses nous sont données par-dessus.
L’action extérieure de Dieu va toujours de pair avec la puissance qui agit en nous. Quand Dieu est intronisé dans une âme humaine, le diable et le monde s’en aperçoivent bien vite. Nous n’avons pas besoin de faire valoir notre puissance. Jésus ne put rester caché, et une âme remplie de la puissance et de la pureté divines deviendra un centre d’attraction pour les cœurs affamés et les vies souffrantes.
Recevons-le et reconnaissons-le dans la gloire de sa présence en nous, et alors nous nous approprierons tout ce que cela signifie pour notre vie, dans toute sa plénitude. Seigneur, donne-moi « le lieu où se cache ta puissance », et que Christ soit glorifié en moi.
29 août
« L’obéissance vaut mieux que les sacrifices » (1 Samuel 15:22).
Notre guérison est ainsi présentée comme une récompense particulière de l’obéissance. Si donc nous voulons plaire au Seigneur et recevoir la récompense de ceux qui lui plaisent, il n’est pas de service qui lui soit aussi agréable que notre louange.
Allons toujours au-devant de lui avec un cœur joyeux et reconnaissant, et il le reflétera sur la santé de notre visage, dans une vie allègre et une santé jaillissante, qui ne sont que l’écho d’un cœur joyeux.
De plus, la reconnaissance est la meilleure préparation à la foi. La confiance croît spontanément dans le cœur qui loue. La reconnaissance prend le côté ensoleillé de la rue et regarde le côté lumineux de Dieu, et ce n’est qu’ainsi que nous pouvons nous confier en lui. L’incrédulité regarde nos difficultés, et, bien sûr, elles paraissent des montagnes, et la foi se décourage à cette perspective. Un esprit reconnaissant trouvera toujours quelque sujet de réconfort, tandis qu’un esprit sombre trouvera un nuage dans le ciel le plus radieux et une mouche dans le parfum le plus suave. Cultivons un esprit de gaieté, et nous trouverons en Dieu et dans nos vies tant de sujets d’encouragement qu’il ne restera plus de place pour le doute ni pour la crainte.
30 août
« Vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez » (Jean 13:17).
Vous savez bien peu quel repos procurent la volonté soumise, le choix abandonné, le monde délaissé, le cœur doux et humble qui laisse passer le monde et qui sait qu’il héritera la terre qu’il a refusée! Vous savez bien peu quelle saveur cela donne à la bénédiction que d’avoir faim et soif de la justice et d’être rassasié d’une satisfaction que les délices du monde ne peuvent offrir, puis de s’élever jusqu’à la béatitude plus haute des miséricordieux, de ceux qui pardonnent, des cœurs qui ont appris qu’« il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir », et des vies qui découvrent que « lâcher prise, c’est posséder deux fois », et que bénir les autres, c’est être doublement béni!
Mais il y a encore un joyau plus éclatant que tous les autres dans cette couronne des béatitudes. C’est la larme cristallisée en diamant, la goutte de sang transfigurée en rubis de la couronne éternelle du ciel. C’est la joie de souffrir avec Jésus, puis d’oublier toute la douleur dans une joie débordante, jusqu’à ce que, avec le céleste Pascal, nous ne sachions plus lequel dire en premier, et qu’ainsi nous les disions tous deux ensemble: « Larmes sur larmes, joie sur joie ».
31 août
« Conduis-moi sur la voie de l’éternité » (Psaumes 139:24).
Il n’y a souvent, en apparence, que peu de différence, entre deux vies distinctes, entre la victoire constante et la victoire fréquente. Mais cette petite différence fait tout un monde de succès ou d’échec. L’une est divine, l’autre humaine; l’une est la voie de l’éternité, l’autre est passagère et imparfaite. Dieu veut nous conduire sur la voie de l’éternité, nous affermir et nous rendre inébranlables comme lui. Nous savons bien peu la gravité de la moindre capitulation. Elle n’est que le premier pas d’une pente descendante, et Dieu seul sait où elle s’arrêtera.
Ne soyons « pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme ».
Votre victoire d’aujourd’hui ne fait que préparer une victoire plus grande demain, et votre capitulation d’aujourd’hui ouvre la porte à une défaite plus terrible dans les jours à venir. Quoi que nous ayons réclamé de notre Maître béni, remettons-le donc à sa garde, et comptons sur lui pour nous affermir et nous tenir fermement, afin que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions.
Chapitre 8 terminé
Août