Des jours du ciel sur la terre
Mars

Chapitre 3 · 33 min de lecture

Mars

1er mars

« Attends-toi à l’Éternel » (Psaumes 27:14).

Combien de fois la Bible le dit, et combien peu on le comprend! C’est ce que le vieux moine appelle « la pratique de la présence de Dieu ». C’est l’habitude de la prière. C’est cette communion continuelle qui ne se contente pas de demander, mais qui reçoit. Souvent, on nous demande de prier pour soi, et nous devons répondre: « Mais Dieu a déjà exaucé notre prière pour vous; il vous faut maintenant prendre la réponse. Elle vous attend, et vous la prendrez en vous attendant à l’Éternel. »

C’est là ce qui renouvelle la force, jusqu’à ce que nous prenions le vol comme les aigles, que nous courions sans nous lasser et que nous marchions sans nous fatiguer. Sa plénitude est trop vaste pour que nos cœurs la reçoivent d’un seul souffle. Il nous faut vivre dans l’atmosphère de sa présence jusqu’à ce que nous soyons pénétrés de sa vie même. Voilà le secret de la profondeur et du repos spirituels, de la puissance et de la plénitude, de l’amour et de la prière, de l’espérance et d’une sainte utilité. « Attends-toi, dis-je, à l’Éternel. »

Je m’attends, en communion, devant le bienheureux propitiatoire, Je m’attends, doucement je m’attends au Seigneur; Je m’abreuve à sa plénitude; je suis assis à ses pieds; J’écoute les murmures de sa parole.

2 mars

« Garde le bon dépôt, par le Saint-Esprit » (2 Timothée 1:14).

Dieu nous donne au-dedans une puissance qui gardera nos cœurs dans la victoire et la pureté. « Garde le bon dépôt, par le Saint-Esprit qui habite en nous. » C’est le Saint-Esprit; et lorsqu’une pensée ou une suggestion mauvaise s’élève dans notre cœur, la conscience vigilante peut aussitôt faire appel au Saint-Esprit pour la chasser, et il l’expulsera sur l’ordre de la foi ou de la prière, et nous gardera aussi purs que nous voulons bien être gardés. Mais quand la volonté cède et consent au mal, le Saint-Esprit ne l’expulsera pas. Dieu nous demande donc de nous tenir dans une sainte vigilance, et il fera pour nous infiniment au-delà de ce que nous demandons, tandis que nous retenons ce qui est bon; et il sera aussi en nous un esprit de vigilance, nous montrant le mal, nous rendant capables de le discerner et de le lui apporter pour qu’il le chasse et le détruise.

« Ô Esprit de Jésus, remplis-nous jusqu’à ce qu’il n’y ait plus en nous de place que pour toi! »

Oh! viens comme le feu qui sonde les cœurs, Oh! viens comme le flot qui lave le péché; Consume-nous d’un saint désir, Et remplis-nous de la plénitude de Dieu.

3 mars

« Tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard » (Hébreux 12:11).

Dieu semble aimer agir par paradoxes et par contraires. Dans les transformations de la grâce, l’amer est le fondement du doux, la nuit est la mère du jour, et la mort est la porte de la vie.

Beaucoup de gens désirent la puissance. Or, comment la puissance se produit-elle? L’autre jour, nous passions devant la grande usine qui fournit l’électricité aux tramways. Nous entendions le bourdonnement et le grondement de roues innombrables, et nous avons demandé à notre ami: « Comment produisent-ils l’énergie? » « Eh bien, répondit-il, simplement par la rotation de ces roues et le frottement qu’elles produisent. C’est le frottement qui crée le courant électrique. »

C’est très simple, et la moindre expérience suffira à le prouver à n’importe qui.

De même, lorsque Dieu veut faire entrer plus de puissance dans votre vie, il y met plus de pression. Il produit de la force spirituelle par de rudes frottements. Certains d’entre nous n’aiment pas cela. Certains ne comprennent pas, et nous cherchons à fuir la pression, au lieu de recevoir la puissance et de nous en servir pour nous élever au-dessus de ce qui nous fait souffrir.

4 mars

« Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit » (Actes 2:4).

Secret bienheureux de la pureté, de la victoire et de la joie spirituelles, de la vie et de la guérison du corps, et de toute puissance pour le service. Remplis de l’Esprit, il n’y a plus de place pour le moi ni pour le péché, pour l’agitation ni pour le souci. Remplis de l’Esprit, nous repoussons les germes de maladie qui sont dans l’air, comme le fer rougi au feu repousse l’eau qui le touche. Remplis de l’Esprit, nous sommes toujours prêts pour le service, et Satan se détourne quand il trouve le Saint-Esprit qui nous revêt de ses vêtements de sainte flamme. Non pas à moitié remplis, mais remplis de l’Esprit: telle est la place de la victoire et de la puissance.

Ce n’est pas seulement un privilège, c’est un commandement, et celui qui l’a donné nous rendra capables de l’accomplir si nous le lui apportons avec un cœur vide, sincère et confiant, et si nous réclamons notre privilège au nom de Jésus et pour la gloire de Dieu.

Saint-Esprit, je te souhaite la bienvenue; Viens et sois mon saint Hôte; Céleste Colombe en mon sein, Fais ta demeure et bâtis ton nid; Conduis-moi dans toute ta plénitude, Amène-moi dans ton repos promis, Saint-Esprit, je te souhaite la bienvenue, Viens et sois mon saint Hôte.

5 mars

« J’ai vaincu le monde » (Jean 16:33).

Christ a vaincu pour nous chacun de nos quatre terribles ennemis: le Péché, la Maladie, la Tristesse et Satan. Il a porté notre péché, et nous pouvons tout déposer sur lui, jusqu’à notre nature pécheresse elle-même. « J’ai vaincu pour toi. » Il a porté nos maladies, et nous pouvons nous détacher de nos anciennes infirmités et nous élever dans sa vie et sa force glorieuses. Il a porté nos douleurs, et nous ne devons même plus porter un seul souci, mais nous réjouir toujours, et même nous glorifier aussi des tribulations. Et il a aussi vaincu Satan pour nous: il l’a laissé cloué à la croix, dépouillé, déshonoré, n’étant plus que l’ombre de lui-même. Désormais, il nous suffit de réclamer sa pleine expiation et d’affirmer notre victoire, et ainsi de « le vaincre à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de notre témoignage ».

Bien-aimés, remportons-nous la victoire sur le péché? Sur la maladie? Sur la tristesse? Sur Satan?

Ne crains pas, si long que soit le combat; Ne faiblis pas, si fort que soit l’ennemi; Confie-toi en la puissance de ton glorieux Capitaine; Veille avec lui une petite heure, Entends-le qui t’appelle: « Suis-moi. » « J’ai vaincu pour toi. »

6 mars

« Ne t’appuie pas sur ta sagesse » (Proverbes 3:5).

La foi est entravée quand on s’appuie sur la sagesse humaine, la nôtre ou celle des autres. Le premier appât que le diable présenta à Ève fut une offre de sagesse, et pour elle, elle vendit sa foi. « Vous serez comme des dieux », dit-il, « connaissant le bien et le mal »; et dès l’heure où elle commença à savoir, elle cessa de se confier. Ce sont les espions qui firent perdre à Israël, autrefois, la Terre promise. C’est leur folle proposition d’explorer le pays et de vérifier par enquête si Dieu avait dit vrai ou non, qui provoqua cette terrible explosion d’incrédulité qui ferma les portes de Canaan à toute une génération. Il est très significatif que les noms de ces espions évoquent presque tous la sagesse, la grandeur et la renommée humaines.

De même, aux jours de Christ, c’est l’esclavage des Juifs à l’égard des traditions de leurs pères et des opinions des hommes qui les empêcha de le recevoir. « Comment pouvez-vous croire », demandait-il, « vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul? »

Confions-nous en lui de tout notre cœur, et ne nous appuyons pas sur notre propre sagesse.

7 mars

« Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Actes 20:35).

Comment reconnaître la différence entre l’amour terrestre et l’amour céleste? Le premier aboutit à nous-mêmes: c’est en partie notre moi qui cherche sa propre satisfaction. L’autre s’élance vers Dieu et vers les autres, et trouve sa joie à le glorifier et à les bénir. L’amour, c’est l’oubli de soi, et l’amour qui ne s’oublie pas lui-même n’est pas divin. Combien prions-nous pour les autres, et combien pour nous-mêmes? Quel est le centre de notre être? Nous-mêmes, ou notre Seigneur, son peuple et son œuvre? Que le Seigneur nous aide à mieux comprendre le sens de cette grande vérité: « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » « Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la conservera pour la vie éternelle. »

Avez-vous trouvé quelque précieux trésor, Faites-le passer. Avez-vous trouvé quelque sainte joie, Faites-la passer. Donner, c’est posséder deux fois, L’amour doublera chaque bénédiction, Toujours plus haut dans le service, Faites-le passer.

8 mars

« Priez donc » (Luc 10:2).

La prière est le puissant moteur qui doit faire avancer l’œuvre missionnaire. « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. »

Nous demandons à Dieu de toucher chaque jour le cœur des hommes par le Saint-Esprit, afin qu’ils se sentent contraints de partir au loin prêcher l’Évangile. Nous lui demandons de les réveiller la nuit avec la conviction solennelle que les païens périssent et que leur sang retombera sur leur âme; et Dieu répond à cette prière en nous envoyant chaque jour des personnes qui « sentent que l’ordre du Roi est pressant ».

Bien-aimés, priez, priez, priez; et tandis que l’encens montera vers le ciel, « il y aura dans le ciel un silence » de plus d’une demi-heure, et les charbons de feu seront répandus sur la terre, et la venue du Seigneur commencera à s’approcher. Priez jusqu’à ce que le maître de la moisson pousse des ouvriers dans sa moisson.

Envoie les charbons du feu céleste, De l’autel des cieux; Remplis nos cœurs d’un ardent désir, Jusqu’à ce que nos prières montent comme l’encens.

9 mars

« Comment vous devez vous conduire et plaire à Dieu » (1 Thessaloniciens 4:1).

Combien de chers chrétiens sont à la place que le Seigneur leur a assignée, et pourtant le diable tourmente leur vie par le sentiment vague de ne pas tout à fait plaire au Seigneur. S’ils pouvaient simplement s’établir dans la place que Dieu leur a donnée, et la remplir pour lui avec douceur et amour, il y aurait plus de joie dans leur cœur et plus de puissance dans leur vie. Dieu nous veut tous à des places diverses, et le secret pour accomplir le plus pour lui est de recevoir notre place de sa main et de considérer que notre service en elle lui est agréable. Dans une grande usine, dans une machine, il y a une place pour la plus petite vis et le plus petit rivet, aussi bien que pour la grande roue motrice et le piston; de même, Dieu a ses petites vis, dont la seule tâche est de rester là où il les a mises, et de croire qu’il les veut là et qu’il tire le meilleur parti de leur vie dans les petits espaces qu’elles remplissent pour lui.

Il y a quelque chose que tous peuvent faire, Même si vous n’êtes ni sage ni fort; Vous pouvez être un vrai soutien, Vous pouvez tenir bon quand les amis sont rares, Quelque cœur solitaire a besoin de vous, Vous pouvez aider en chemin.

10 mars

« La paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées » (Philippiens 4:7).

Ce n’est pas la paix avec Dieu, mais la paix de Dieu. « La paix qui surpasse toute intelligence » est le souffle même de Dieu dans l’âme. Lui seul peut la garder, et il peut la garder de telle sorte que « rien ne nous fera trébucher ». Bien-aimés, en êtes-vous là?

Le repos de Dieu n’est venu qu’après que son œuvre fut achevée, et il en sera de même du nôtre. Nous commençons notre vie chrétienne en travaillant, en essayant et en luttant, dans l’énergie de la chair, pour nous sauver nous-mêmes. Enfin, lorsque nous sommes capables de cesser nos propres œuvres, Dieu entre avec son repos bienheureux et accomplit en nous ses propres œuvres divines.

Oh! avez-vous entendu la glorieuse parole D’espérance et de sainte allégresse; Du ciel, ses accents d’amour Résonnent encore à mon oreille; Le bienheureux Consolateur est venu, Et Christ sera bientôt ici. Ô cœurs qui soupirez, le secours est proche, Le Consolateur est là; Il vient nous conduire à notre Roi, Et nous préparer à paraître. Je suis heureux que le Consolateur soit venu, Et Christ sera bientôt ici.

11 mars

« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, … un peuple acquis » (1 Pierre 2:9).

Nous avons beaucoup réfléchi, ces derniers temps, à la manière étrange dont Dieu appelle un peuple hors d’un peuple déjà appelé. Le mot ecclesia, ou Église, signifie « appelés hors de », mais Dieu appelle hors de l’Église un corps plus choisi encore, pour être son épouse: ceux qui sont spécialement préparés pour son retour.

Nous en voyons une belle figure dans l’histoire de Gédéon. Lorsqu’il sonna pour la première fois de la trompette, les Abiézérites se rassemblèrent auprès de lui, plus de trente mille hommes; mais il fallait les trier. On appliqua donc une première épreuve, qui faisait appel à leur courage, et tous s’en retournèrent, sauf dix mille. Mais il devait y avoir une élection au sein de l’élection, et l’on appliqua une seconde épreuve, qui faisait appel à leur prudence, à leur vigilance et à la droiture de leur intention, et tous furent écartés, sauf trois cents. Avec cette petite troupe choisie, il leva l’étendard contre les Madianites et, par la puissance de Dieu, remporta sa glorieuse victoire. De même, en nos jours, le Maître choisit ses trois cents, et par eux il gagnera encore le monde à lui-même. Assurons-nous que nous appartenons au peuple de ceux qui sont « entièrement » à lui.

12 mars

« Ils erraient dans le désert, ils marchaient dans la solitude » (Psaumes 107:4).

Tous ceux qui livrent les combats du Seigneur doivent consentir à mourir à toutes les opinions favorables des hommes et à toutes les flatteries de la louange humaine. Vous ne pouvez pas faire d’exception en faveur de la bonne opinion des enfants de Dieu. Il est très facile pour l’adversaire insidieux de faire de cela aussi un appel à la chair. Il est tout à fait bien que Dieu nous accorde l’approbation de nos semblables, mais nous ne devons jamais en faire un motif de notre vie; il faut nous contenter de marcher « dans la solitude » et du « désert » solitaire.

Tous ces motifs sont un poison, et vous dérobent la force par laquelle vous devez rendre gloire à Dieu. Il n’est pas vrai que tous ceux qui voient la face du Seigneur se voient les uns les autres.

L’homme de Dieu doit marcher seul avec Dieu. Il doit se contenter de ce que le Seigneur sait, de ce que Dieu sait. Il est si doux à l’homme naturel qui est en nous de se rabattre sur des visages humains, sur des pensées et des sympathies humaines, que nous nous faisons souvent illusion et appelons cela « amour fraternel », alors que nous nous reposons simplement sur la sympathie terrestre de quelque autre vermisseau comme nous!

13 mars

« Maintenez-vous dans l’amour de Dieu » (Jude 1:21).

Il y a quelque temps, nous contemplions un coucher de soleil d’une beauté extraordinaire. Le ciel d’occident ressemblait à un vaste archipel d’îles dorées, dont les masses, au loin, s’élevaient en immenses montagnes de gloire. La teinte du ciel était si splendide qu’elle semblait se refléter dans toute l’atmosphère, tandis que nous regardions de l’ouest vers l’horizon oriental. La terre entière rayonnait de gloire. Les champs avaient pris une étrange et riche couleur rouge, et la terre semblait baignée de la rosée du ciel.

Il en est ainsi lorsque l’amour de Dieu illumine tout notre ciel intérieur: il recouvre tout ce qui est en bas, et la vie devient rayonnante de sa lumière. Ce qui était dur devient facile. Ce qui était âpre devient doux. Le travail perd son fardeau, et la tristesse s’ourle d’un liseré d’argent d’espérance et d’allégresse.

Il y a deux manières de vivre dans son amour. L’une est la confiance constante, l’autre l’obéissance constante, et sa propre Parole donne le message pour l’une et pour l’autre. « Si vous gardez mes commandements, vous vivrez dans mon amour, de même que je garde ceux de mon Père, et que je vis dans son amour. »

14 mars

« Nous sommes son ouvrage » (Éphésiens 2:10).

Christ nous envoie le servir, non dans notre propre force, mais dans ses ressources et sa puissance. « Nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » Nous n’avons pas à les préparer, mais à les revêtir comme des vêtements faits sur mesure pour chaque circonstance de notre vie.

Nous devons les recevoir par la foi et avancer dans son œuvre, croyant qu’il est avec nous et en nous, comme notre entière suffisance pour la sagesse, la foi, l’amour, la prière, la puissance, et pour toute grâce et tout don que notre œuvre exige. Dans cette œuvre de foi, il nous faudra nous sentir faibles et impuissants, et même n’avoir que peu conscience de notre puissance. Mais si nous croyons et allons de l’avant, il sera la puissance et il enverra les fruits.

Les services les plus utiles que nous rendons sont ceux qui, comme les doux fruits du désert, naissent d’heures de stérilité. « Je veux l’attirer et la conduire au désert… Là, je lui donnerai ses vignes. » Apprenons à travailler par la foi aussi bien qu’à marcher par la foi; alors nous obtiendrons le but de notre foi, le salut d’âmes précieuses, et notre vie portera un fruit qui se manifestera pendant toute l’éternité.

15 mars

« Demeurez dans mon amour » (Jean 15:9).

Il y a bien des atmosphères dans lesquelles nous pouvons vivre. Certaines personnes vivent dans une atmosphère de pensée. Leur visage est réfléchi, leur esprit intellectuel. Elles vivent dans leurs idées, leurs conceptions de la vérité, leurs goûts et leur sensibilité esthétique. D’autres vivent dans leur nature animale, dans la convoitise de la chair et des yeux, dans l’atmosphère grossière et basse d’une vie sensuelle, ou pire encore. D’autres encore vivent dans un monde de devoir. Le trait dominant de leur vie est la conscience, qui entraîne avec elle une sorte de crainte ombrageuse ôtant à la vie sa simple liberté et sa joie; mais il y a chez elles une droiture, une rectitude, une rigueur d’intention et de conduite qu’on ne saurait contester ni mettre en doute.

Mais Christ nous invite à vivre dans une atmosphère d’amour. « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. » Dans l’original, c’est: « Vivez dans mon amour. » L’amour est l’atmosphère dans laquelle il voudrait que nous vivions toujours, c’est-à-dire en croyant qu’il nous aime toujours, et en réclamant sa douce approbation et sa tendre sollicitude. C’est là une vie d’amour.

16 mars

« L’Éternel donne la grâce et la gloire » (Psaumes 84:12).

L’Éternel donne la grâce et la gloire. Ce mot gloire est très difficile à traduire, à définir et à expliquer; mais il y a dans la conscience spirituelle du chrétien vivifié quelque chose qui l’interprète. C’est le débordement de la grâce; c’est le vin de la vie; c’est l’avant-goût du ciel; c’est un éclair venu du trône et un souffle venu du cœur de Dieu, que nous pouvons posséder et dans lequel nous pouvons vivre. « Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée », a prié le Maître pour nous. Saisissons-la et vivons-y. David disait: « Réveille-toi, ma gloire! » Demandez à Dieu de réveiller votre gloire et de vous rendre capables de prendre le vol comme les aigles, d’habiter dans les hauteurs et de vous asseoir avec Christ dans les lieux célestes.

Prenant le vol comme les aigles, Nous élevant en nous attendant au Seigneur, Échangeant la force, renouvelant la vie, Comme notre esprit s’envole vers le ciel! Puis nos pieds agiles, redescendant, Foulent le sentier du saint; Nous courrons sans nous lasser, Nous marcherons sans jamais faiblir.

17 mars

« Il se rappelle à toujours son alliance » (Psaumes 105:8).

Tant que vous vous débattez sous la loi, c’est-à-dire par vos propres efforts, le péché dominera sur vous; mais dès l’instant où vous sortez de l’ombre du Sinaï, où vous vous jetez sur la simple grâce de Christ et sur son don gratuit et absolu de la justice, et où vous le recevez pour qu’il soit pour vous ce qu’il s’est engagé à être, votre justice dans vos pensées et vos sentiments, et pour qu’il vous garde, en dépit de tout ce qui pourra jamais se dresser contre vous, dans sa volonté et sa paix parfaites, le combat est pratiquement terminé. Bien-aimé, savez-vous vraiment, et croyez-vous, que c’est là la promesse même de l’Évangile, l’essence même de la nouvelle alliance: Christ s’engage à mettre sa loi dans votre cœur, à vous faire marcher selon ses ordonnances, à vous faire observer et pratiquer ses lois? Savez-vous que c’est là le serment qu’il a juré à Abraham, de nous accorder « qu’après avoir été délivrés de la main de nos ennemis et de tous ceux qui nous haïssent, nous le servions sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie. » Il a juré de faire cela pour vous, et celui qui a fait la promesse est fidèle. Confiez-vous en lui, toujours.

18 mars

« Aucun fléau n’approchera de ta tente » (Psaumes 91:10).

Nous savons ce que c’est qu’être à l’épreuve du feu, à l’épreuve de l’eau; mais c’est une chose plus grande encore que d’être à l’épreuve du péché. Il est possible d’être si rempli de l’Esprit et de la présence de Jésus que tous les traits de l’ennemi glissent sur notre armure céleste; que toutes les bardanes et tous les chardons qui poussent au bord du chemin ne parviennent pas à s’accrocher à nos vêtements célestes; que toutes les vapeurs malsaines de l’abîme se dissipent devant le souffle chaud du Saint-Esprit, et que nous marchions comme sous une protection invincible, même à travers la vallée de l’ombre de la mort. Le fer chauffé au rouge repousse l’eau qui le touche et les doigts qui voudraient jouer avec lui; et, si nous sommes embrasés du Saint-Esprit, Satan gardera ses doigts loin de nous, et l’eau froide qu’il déverse sur nous roulera sur nous et nous laissera indemnes: « car celui qui est né de Dieu nous garde, et le malin ne nous touche pas. »

On dit qu’avant d’entrer dans une région où sévit la malaria, il est bon de fortifier son organisme par une nourriture substantielle. De même, nous devrions être nourris et remplis de la vie de Christ de telle sorte que le mal n’atteigne pas réellement notre vie.

19 mars

« Avance en pleine eau » (Luc 5:4).

Bien des difficultés et des perplexités de notre vie chrétienne se régleraient au mieux par une décision simple et hardie de notre volonté: aller de l’avant avec la lumière que nous avons, et laisser à plus tard les spéculations et les théories que nous ne pouvons trancher. Ce qu’il nous faut, c’est agir, et agir selon la meilleure lumière dont nous disposons; et à mesure que nous nous avançons dans le devoir présent et dans une pleine obéissance, bien des choses s’éclairciront, qu’il est inutile d’attendre pour trancher.

Bien-aimé, tranchez le nœud gordien, comme Alexandre, avec l’épée de la décision. Avancez en pleine eau d’un plongeon hardi, et Christ réglera pour vous toutes les questions que vous débattez en ce moment; plus probablement encore, il vous en montrera l’insignifiance et vous fera voir que la seule manière de les régler est de passer par-dessus. Ce sont de petits pièges de Satan pour vous faire perdre votre temps et vous tenir hésitant quand vous devriez marcher en avant.

La miséricorde de Dieu est un océan divin, Un flot sans limite et sans fond; Avance en pleine eau, largue les amarres du rivage, Et perds-toi dans la plénitude de Dieu.

20 mars

« Ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront dans la vie » (Romains 5:17).

Des âmes précieuses livrent parfois de terribles combats pour parvenir à la justice dans des situations éprouvantes. Peut-être le cœur s’est-il égaré sur quelque point où l’on a laissé la tentation l’emporter, ou du moins le détourner de sa droiture devant Dieu; et le conflit est terrible lorsqu’il cherche à se redresser et à être en règle avec Dieu, et qu’il se trouve tenu en échec par ses propres ennemis spirituels, par sa propre impuissance, sa perplexité et sa perversité. Que la lutte est sombre et morne, et combien elle paraît souvent impuissante et vaine en de tels moments! Il est presque inévitable qu’il lutte dans l’esprit de la loi, et le résultat est toujours, et sera toujours, la condamnation et l’échec. Chaque désobéissance est accueillie par un coup de colère et par le découragement, et l’âme sombre presque dans le désespoir. Oh, si celui qui est tenté et qui lutte pouvait seulement comprendre, ou se rappeler ce qu’il a peut-être appris auparavant, que Christ est notre justice, et que ce n’est pas par la loi mais par la grâce seule: « Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. » Voilà le secret de tout le combat.

21 mars

« Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis » (1 Pierre 5:7).

Il est des choses que Dieu ne tolérera pas en nous. Nous devons les abandonner. Néhémie refusa de discuter avec Sanballat de ses accusations et de ses menaces; il refusa simplement d’avoir quoi que ce soit à faire avec cette affaire, et même d’aller dans le temple pour prier à ce sujet. Qu’elles sont peu nombreuses, les choses dont nous avons réellement à nous occuper dans la vie! Si seulement nous laissions tomber toutes les choses inutiles pour faire simplement celles qui nous concernent vraiment et réclament notre attention du matin au soir, nous découvririons combien le fil de la vie est mince et ténu; mais nous y enfilons mille perles imaginaires qui ne viennent jamais, et nous nous chargeons de soucis et d’agitations qui, si nous avions fait davantage confiance, n’auraient jamais eu besoin d’occuper notre attention. Elle était bien sage, cette chère vieille sainte qui disait, en repassant sa vie: « J’ai eu beaucoup d’épreuves dans ma vie, surtout celles qui ne sont jamais venues. »

Confie-toi, repose, le cœur demeurant en lui, Comme un oisillon dans son nid; Caché sous ses plumes, Replie tes ailes, confie-toi, repose. Confie-toi, repose, confie-toi, repose, Dieu fait tout concourir au meilleur.

22 mars

« Pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions » (Hébreux 3:6).

L’attitude de la foi est une confiance toute simple. C’est Élie disant à Achab: « Il se fait un bruit qui annonce la pluie. » Mais vient ensuite, d’ordinaire, une expérience plus profonde, où la prière est travaillée au-dedans de nous; c’est Élie sur la montagne, le visage entre les genoux, comme en travail d’enfantement pour la bénédiction promise. Il l’a crue, et maintenant il doit la saisir. La première, c’est Joas tirant la flèche par la fenêtre; la seconde, c’est Joas frappant le sol et prolongeant sa foi par la persévérance et une épreuve victorieuse.

C’est à ce second stade que beaucoup d’entre nous restent en deçà. Nous demandons beaucoup à Dieu, et quand Dieu entreprend de nous le donner, nous ne nous montrons pas à la hauteur de ce qu’il attend. Nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement, et que nous nous confiions en lui à travers tout.

Soldat du Seigneur qui défailles, Écoute sa douce parole qui ranime: « J’ai vaincu tous tes ennemis. J’ai souffert toutes tes douleurs; Soldat qui luttes, confie-toi en moi, J’ai vaincu pour toi. »

23 mars

« Il est une nouvelle créature » (2 Corinthiens 5:17).

Ressuscités, et non pas élevés. Il y a tant de choses dans cette distinction. L’enseignement de la philosophie humaine est que nous devons élever l’humanité à un plan supérieur. Ce n’est pas là l’Évangile. Au contraire, l’enseignement de la croix est que l’humanité doit mourir et disparaître, puis être ressuscitée, et non pas élevée. La résurrection n’est pas une amélioration. Ce n’est pas une élévation, mais une vie nouvelle et surnaturelle qui nous tire du néant pour nous porter en Dieu et nous rend participants de la nature divine. C’est une création nouvelle. C’est une élévation infinie au-dessus du plan le plus haut. Ne nous contentons de rien de moins que de la vie de résurrection.

Je suis crucifié avec Jésus, Et la croix m’a rendu libre; Je suis ressuscité avec Jésus, Et il vit et règne en moi. Telle est l’histoire du Maître: Par la croix il atteignit le trône; Et comme lui, notre chemin vers la gloire Passe toujours par la mort seule.

Seigneur, enseigne-moi la vie qui naît de la mort. Seigneur, fais-moi vivre dans la puissance de ta résurrection!

24 mars

« Je le répète, réjouissez-vous » (Philippiens 4:4).

C’est une bonne chose que de se réjouir dans le Seigneur. Peut-être avez-vous trouvé la première dose sans effet. Continuez à prendre votre remède, et quand vous ne ressentez aucune joie, quand il n’y a aucun élan, aucun réconfort ni encouragement apparent, réjouissez-vous quand même, et regardez cela comme un sujet de joie complète. Même lorsque vous êtes exposé à diverses épreuves, comptez-le pour joie et pour délice, et Dieu rendra votre compte véritable. Pensez-vous que votre Père vous laissera porter la bannière de sa victoire et de sa joie jusqu’au front de la bataille, pour ensuite se tenir froidement à l’écart et vous regarder être capturé ou repoussé par l’ennemi? Jamais! le Saint-Esprit vous soutiendra dans votre marche hardie, il remplira votre cœur de joie et de louange, et vous trouverez votre cœur tout ranimé et rafraîchi par la plénitude du cœur qui est au-dedans de vous.

Seigneur, apprends-moi à me réjouir en toi, et à me réjouir toujours.

La joie du Seigneur est la force de son peuple. Le soleil qui dissipe sa tristesse et sa nuit; La source qui jaillit au désert de la peine, Et répand sur la solitude l’allégresse et les fleurs.

25 mars

« La beauté de la sainteté » (Psaumes 29:2).

Quelqu’un a fait remarquer un jour qu’il ne connaissait pas de gens plus désagréables que les chrétiens sanctifiés. Il voulait sans doute parler de gens qui ne font que professer la sanctification. Il existe un type de caractère chrétien anguleux, dur, sans charme, qui n’est pas la vraie sainteté; du moins, pas sa forme la plus haute. C’est le squelette sans la chair qui le recouvre; c’est le rocher nu sans les vignes et le feuillage qui adoucissent ses flancs escarpés. Jésus n’était pas seulement vertueux et pur, mais il était aussi beau, et plein du doux attrait de l’amour.

Nous lisons qu’il y a deux sortes de grâces: d’abord, « Tout ce qui est juste, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation. » Il y a mille petites grâces dans la vie chrétienne que nous ne pouvons pas nous permettre de négliger. En fait, les dernières étapes de toute œuvre d’art sont toujours les touches finales; ne nous étonnons donc pas si Dieu passe beaucoup de temps à nous enseigner les petites choses que beaucoup considéreraient comme des bagatelles.

Dieu veut que son Épouse soit sans tache, et même sans une ride.

26 mars

« Jésus, le chef et le consommateur de la foi » (Hébreux 12:2).

Ajoutez à votre foi; n’ajoutez pas à vous-même. C’est là que nous commettons l’erreur. Nous ne devons pas seulement entrer par la foi, mais avancer par la foi à chaque pas du chemin. À chaque nouvelle étape, nous nous trouverons aussi incapables et aussi impuissants qu’auparavant face à la pression, et il nous faudra prendre la grâce et la victoire simplement par la foi. S’agit-il de courage? Nous nous trouverons à court du courage nécessaire; nous devons le réclamer par la foi. S’agit-il d’amour? Notre propre amour sera insuffisant; mais nous devons prendre son amour, et nous le trouverons donné. S’agit-il de la foi elle-même? Il nous faut la foi de Dieu, et Christ en nous sera l’esprit de foi, aussi bien que la bénédiction que la foi réclame. Ainsi toute notre vie, du commencement à la fin, n’est autre que Christ en nous, dans l’infinie richesse de sa grâce; et notre cantique éternel sera: Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi.

Qu’il est doux de marcher avec Jésus, Pas à pas et jour après jour, Posant mes pieds dans ses traces mêmes, Marchant avec lui tout le long du chemin.

27 mars

« Quand je suis dans la crainte, En toi je me confie » (Psaumes 56:4).

Nous n’oublierons jamais la remarque que fit un jour M. George Müller en réponse à un monsieur qui lui demandait quel était le meilleur moyen d’avoir une foi forte. « Le seul moyen, répondit le patriarche de la foi, d’apprendre une foi forte, c’est d’endurer de grandes épreuves. J’ai appris ma foi en tenant ferme au milieu de rudes épreuves. » C’est bien vrai. Le moment de se confier, c’est quand tout le reste fait défaut. Cher ami, si vous mesurez à peine la valeur de l’occasion présente, si vous traversez de grandes afflictions, vous êtes au cœur même de la foi la plus forte; et si seulement vous lâchez prise, il vous apprendra, en ces heures-là, la prise la plus puissante sur ce trône que vous puissiez jamais connaître. « Ne crains pas, crois seulement »; et si vous avez peur, levez simplement les yeux et dites: « Quand je suis dans la crainte, En toi je me confie », et vous rendrez encore grâces à Dieu pour l’école de la douleur, qui aura été pour vous l’école de la foi.

Ô frère, prends garde à l’avertissement, Et obéis à sa voix aujourd’hui. L’Esprit t’appelle, Oh! ne l’attriste pas, ne l’éloigne pas.

28 mars

« Le fruit de l’Esprit consiste en toute sorte de bonté » (Galates 5:22).

La bonté est un fruit de l’Esprit. La bonté, c’est tout simplement ce qui vient de Dieu. C’est être semblable à Dieu. Et la bonté qui ressemble à celle de Dieu se rapporte tout particulièrement à la bienveillance agissante de Dieu. L’apôtre nous montre la différence entre la bonté et la justice dans ce passage de l’épître aux Romains: « A peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. » Le juste est l’homme d’une droiture raide et inflexible; mais il peut être aussi dur que le flanc de granit d’une montagne. L’homme de bien, c’est ce même flanc de montagne tout couvert d’une mousse de velours et de fleurs, où ruissellent cascades et sources. La bonté recherche « tout ce qui est aimable ». C’est la gentillesse, l’affection, la bienveillance, la sympathie; c’est se réjouir avec ceux qui se réjouissent et pleurer avec ceux qui pleurent. Seigneur, remplis-nous de toi-même, et fais de nous des hommes de Dieu et des hommes de bien, afin que nous représentions ainsi ta bonté.

Il est des cœurs seuls à chérir, Tandis que passent les jours; Il est des âmes lasses qui périssent, Tandis que passent les jours.

29 mars

« Il gardera les pas de ses bien-aimés » (1 Samuel 2:9).

Des périls aussi bien que des privilèges accompagnent la vie chrétienne supérieure. Plus nous nous approchons de Dieu, plus les armées des ténèbres dans les lieux célestes se font nombreuses. Le lieu sûr se trouve dans l’obéissance à la Parole de Dieu, dans un cœur sans partage et dans une sainte vigilance.

Quand des chrétiens parlent de se tenir dans un lieu où ils n’ont plus besoin de veiller, ils sont en grand danger. Marchons dans une douce et sainte confiance, et pourtant avec une vigilance sainte et humble, et « Il gardera les pas de ses bien-aimés ». Et « Or, à celui qui peut nous préserver de toute chute et nous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles, à Dieu seul, notre Sauveur, soient gloire, majesté, force et puissance, maintenant et dans tous les siècles! Amen! »

Que faire? nous demandons-nous souvent, Cherchant un mot d’ordre sûr; Voici la réponse que Dieu donne: Que ferait Jésus? Quand les traits de la tentation farouche Nous poursuivent de leurs dards enflammés, Voici quelle sera ton armure céleste: Que ferait Jésus?

30 mars

« Je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme » (3 Jean 1:2).

La vie est dans le sentier de la justice, et dans le chemin qu’elle trace il n’y a point de mort. Voilà le secret de la guérison. Soyez en règle avec Dieu. Restez-le. Vivez dans la conscience de cette réalité, et rien ne pourra vous nuire. Sur la cuirasse de la justice glisseront tous les traits enflammés du diable, et la foi sortira plus forte de chaque assaut furieux. Comme elle est vraie, cette parole: « Qui vous maltraitera, si vous êtes zélés pour le bien? » Et comme il est vrai aussi: « En gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. »

Et encore: « Si tu écoutes attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu, et si tu observes toutes ses lois et tous ses commandements, je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les Égyptiens; car je suis l’Éternel, qui te guérit. »

Il est une question que Dieu pose À toute conscience devant lui; Laisse-la sonder le fond de ton être: Tout est-il en règle avec Dieu, tout à fait en règle?

31 mars

« Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir » (Marc 11:24).

La foi ne consiste pas à se forger, à force de volonté, une sorte de certitude que quelque chose va arriver; elle consiste à voir comme un fait réel que Dieu a dit que cette chose arrivera, et que c’est vrai, puis à se réjouir de savoir que c’est vrai, et simplement à s’y reposer et à y entrer parce que Dieu l’a dit. La foi change la promesse en prophétie. Tant qu’elle n’est qu’une promesse, elle dépend de notre coopération; elle peut s’accomplir ou non. Mais quand la foi la réclame, elle devient une prophétie, et nous avançons avec le sentiment que c’est une chose qui doit se faire, parce que Dieu ne peut mentir.

La foi, c’est la réponse du trône qui dit: « C’en est fait! » La foi est l’écho de la voix de Dieu. Recueillons-le d’en haut. Répétons-le, et avançons pour triompher dans sa glorieuse puissance.

Écoute la réponse du trône, Saisis la promesse, toi qui doutes; Dieu a parlé: « C’en est fait. » La foi a répondu: « C’en est fait »; La prière est finie, la louange commence, Alléluia! C’en est fait.
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