Chapitre 11 · 33 min de lecture
Novembre
1er novembre
« Nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14:23).
Cette idée de chercher à acquérir une sainteté qui nous soit propre, pour que Christ nous en récompense ensuite, n’est pas son enseignement. Oh non! Christ est la sainteté; c’est lui qui apporte la sainteté, et qui vient habiter dans le cœur pour toujours.
Quand l’un de nos millionnaires achète un terrain sur lequel se trouve une vieille baraque, il ne se met pas à réparer la vieille baraque; il fait venir un brocanteur, si celui-ci en veut bien, pour la démolir, et il bâtit une demeure somptueuse à sa place. Ce dont vous avez besoin, ce n’est pas de retaper la maison, mais de donner à Christ le terrain vide; il creusera sous notre vieille vie et bâtira une maison où il habitera pour toujours.
Voilà ce que nous voulons dire quand nous affirmons que Christ sera lui-même la préparation à la bénédiction, et qu’il frayera le chemin de sa propre venue. Il en est comme d’un grand roi d’Assyrie qui se mettait en marche. Il n’ordonnait pas au peuple de construire une route, mais il envoyait en avant ses propres hommes, qui abattaient les arbres, comblaient les creux et aplanissaient les montagnes. Ainsi fera-t-il, si nous le laissons faire: il sera le Roi qui vient, le chef et le consommateur de la foi.
2 novembre
« Nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Corinthiens 10:5).
Si nous voulons demeurer en Christ, nous ne devons avoir aucune confiance en nous-mêmes. Le renoncement à soi doit toujours être la condition première de la plénitude et de l’efficacité divines. Vous savez avec quelle promptitude vous vous précipitez au premier rang dès que survient une situation pressante. Lorsqu’une affaire qui vous intéresse se présente, vous dites ce que vous pensez sous le coup d’une impulsion soudaine, et ensuite vous passez peut-être des semaines à retirer votre pensée pour prendre celle du Seigneur à la place. Ce n’est que lorsque nous nous ôtons du chemin du Seigneur qu’il peut se servir de nous. Sortez donc de vous-mêmes, suspendant toujours votre volonté en toute chose jusqu’à ce que vous l’ayez considérée et que vous ayez dit: « Seigneur, quelle est ta volonté? Quelle est ta pensée à ce sujet? »
Ceux qui demeurent ainsi en Christ ont l’habitude de la réserve et du calme; ce ne sont pas des bavards étourdis et inconsidérés; ils n’auront pas toujours une opinion sur tout, et ne sauront pas toujours ce qu’ils vont faire. Il y aura chez eux une retenue respectueuse du jugement, et une marche humble avec Dieu. C’est notre esprit impétueux et impulsif qui nous empêche si constamment d’entendre le Seigneur et de le suivre.
3 novembre
« Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami » (Cantique des cantiques 5:16).
Il est notre Ami. « Lequel d’entre vous a un ami au milieu de la nuit? » Ces mots ont une profonde signification dans l’expérience de chacun de nous. Qui n’a pas eu un ami, et, à certains égards, plus qu’un ami, plus même qu’un père?
Il existe des intimités qui ne sont pas nées des liens du sang et qui forment les attaches d’amour terrestre les plus intenses et les plus durables. Passons-les en revue une à une; rappelons-nous chaque geste et chaque lien d’amour, pensons à tout ce pour quoi nous pouvons compter sur eux et à toutes les fois où ils se sont tenus à nos côtés; puis, rassemblant tout le poids de nos souvenirs et de notre affection, mettons Dieu à cette place de confiance, et disons-nous qu’il est tout cela, et infiniment plus.
Notre Ami! Celui qui s’intéresse personnellement à nous; qui a mis son cœur en nous; qui s’est approché de nous dans l’intimité tendre et délicate d’une communion ineffable; qui nous a donné des gages et des promesses d’un prix inestimable; qui a tant fait pour nous, et qui est toujours prêt à prendre n’importe quelle peine ou à faire n’importe quelle dépense pour nous secourir: c’est vers lui que nous venons dans la prière, vers notre Ami céleste.
4 novembre
« L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel? » (1 Samuel 15:22).
Bien des âmes prient pour leur sanctification, mais n’entrent pas dans la bénédiction, parce qu’elles ne comprennent pas avec intelligence et n’acceptent pas avec foi le moyen que Dieu a établi: Jésus-Christ et la présence intérieure de l’Esprit. Bien des prières pour le salut des autres sont entravées parce que l’ami même qui prie prend le mauvais chemin pour obtenir l’exaucement, et recourt à des moyens tout à fait propres à faire échouer son juste dessein.
Nous connaissons bien des épouses qui plaident pour l’âme de leur mari, et qui espèrent le gagner en évitant tout ce qui pourrait l’offenser et en cédant à tous ses goûts mondains, dans le vain espoir de l’attirer à Christ. Une attitude de fidélité envers Dieu et un témoignage sans crainte rendu à son nom, que Dieu pourrait bénir, seraient bien plus efficaces.
Bien des assemblées se demandent pourquoi elles sont si pauvres et si peinent à subsister. On découvrirait peut-être que leurs méthodes financières sont entièrement contraires à l’Écriture, et souvent indignes du simple respect de soi.
Quand nous demandons à Dieu une bénédiction, quelle qu’elle soit, nous devons le laisser diriger les démarches qui doivent amener l’exaucement.
5 novembre
« Moi en eux, et toi en moi » (Jean 17:23).
Si nous voulons être élargis à la pleine mesure du dessein de Dieu, efforçons-nous de saisir quelque chose de notre propre capacité à être remplis de lui.
Nous connaissons bien peu la grandeur d’une âme et d’un esprit humains. Jamais, avant qu’il ne renouvelle, ne purifie et n’habite le cœur, nous ne pouvons concevoir justement les possibilités de l’être que Dieu a fait à sa propre image, et qu’il renouvelle maintenant sur le modèle du Seigneur Jésus lui-même.
Nous savons pourtant que Dieu a fait l’âme humaine pour être son temple et sa demeure, et qu’il sait bâtir la maison capable de contenir sa plénitude infinie. Nous en savons quelque chose lorsque toute notre nature s’éveille à une vie printanière à la venue du Saint-Esprit, et lorsque, de temps à autre, de nouveaux baptêmes réveillent des facultés et des sensibilités endormies que nous ne nous savions pas posséder.
Oh! donnons-lui le droit de faire de nous ce qu’il y a de meilleur, et, remplis d’émerveillement, nous contemplerons un jour le temple glorieux qu’il aura élevé, et nous dirons: « Seigneur, qu’est-ce que l’homme, pour que tu en fasses tant de cas? »
6 novembre
« Mon âme, bénis l’Éternel » (Psaumes 103:1).
Mon âme, bénis l’Éternel, et que tout ce qui est en moi s’éveille pour magnifier son saint nom. « Mon âme, bénis l’Éternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies; C’est lui qui délivre ta vie de la fosse, Qui te couronne de bonté et de miséricorde; C’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle. » Qui peut chanter ce cantique d’actions de grâces mieux que nous, qui nous réjouissons, pour la plupart, nous l’espérons, de ce plein salut, et qui louons Dieu pour la santé glorieuse d’un Seigneur ressuscité et pour une jeunesse continuelle?
Ce psaume, avec ses premiers versets, se trouve au centre même des Écritures, selon un compte exact des lettres et des versets. Qu’il tienne la même place dans notre vie, tandis que nous regardons en arrière, en avant et en haut dans une reconnaissance joyeuse, et que nous chantons avec ses accents finals: « Mon âme, bénis l’Éternel! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom! » Seigneur, fixe mon cœur en toi, dans un esprit d’amour et de louange.
7 novembre
« Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens » (Ésaïe 41:10).
Dieu a trois manières de nous aider. Premièrement, il dit: « Je te fortifie »; c’est-à-dire: je te rendrai toi-même un peu plus fort. Deuxièmement: « je viens à ton secours »; c’est-à-dire: j’ajouterai ma force à ta force, mais c’est toi qui conduiras et moi qui t’aiderai. Mais troisièmement, quand tu seras prêt: « Je te soutiens de ma droite triomphante »; c’est-à-dire: je te soulèverai tout entier et te porterai complètement, et ce ne sera plus ni ta force ni mon aide, mais mon soutien total. Il doit donc être tout à fait vrai que, lorsque nous arrivons au bout de notre force, nous arrivons au commencement de la sienne, et qu’en lui les plus faibles sont les plus forts, et les plus impuissants les plus secourus. « Il donne de la force à celui qui est fatigué », mais à « ceux qui n’ont point de vigueur », absolument aucune, « il augmente la force »; et sa parole est pour toujours: « Ma grâce te suffit. » La réponse est un paradoxe fait de contradictions, et pourtant ce sont les vérités les plus pratiques: « Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. »
8 novembre
« La loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi » (Romains 8:2).
Il existe une loi naturelle du péché et de la maladie, et si nous nous laissons simplement aller, entraînés par le cours des circonstances, nous descendrons et succomberons sous la puissance du tentateur. Mais il y a une autre loi, celle de la vie spirituelle et de la vie physique en Jésus-Christ, à laquelle nous pouvons nous élever et par laquelle nous pouvons contrebalancer et vaincre l’autre loi qui nous entraîne vers le bas. Mais pour cela, il faut une réelle énergie spirituelle, un dessein arrêté, une attitude ferme et une habitude constante de la foi. Il en est exactement de même lorsque nous captons la force motrice dans notre usine. Il faut mettre la courroie en place et l’y maintenir. La force est là, mais nous devons maintenir la connexion; et tant que nous le faisons, la loi de cette puissance supérieure agit, et toute la machinerie est en mouvement. Il y a une loi spirituelle qui consiste à choisir, à croire, à demeurer et à se tenir ferme dans notre marche avec Dieu, et elle est essentielle à l’action du Saint-Esprit, que ce soit dans notre sanctification ou dans notre guérison.
Il est un mot qui sauve l’âme: « Je me confierai »; Il rend la santé au malade et au souffrant. « Je me confierai. »9 novembre
« Car je vis, et vous vivrez aussi » (Jean 14:19).
Après avoir été ajustés à notre Chef vivant, source de notre vie, notre affaire est désormais de demeurer, d’absorber et de croître, en nous appuyant sur sa force, en buvant sa vie, en nous nourrissant de lui comme du Pain vivant, et en puisant en lui toutes nos ressources dans une dépendance et une communion continuelles. Le Saint-Esprit sera le grand Maître et le grand Ministre de cette œuvre bénie. Il prendra de ce qui est à Christ et nous l’annoncera, et il nous le communiquera par tous les canaux et toutes les fonctions de notre organisme spirituel. À mesure que nous nous abandonnons à lui, il fera monter en nous sa propre prière de communion, attirant nos cœurs en aspirations et en faims qui sont elles-mêmes le gage de leur accomplissement, nous appelant à l’écart dans une prière silencieuse et sans paroles, et ouvrant chaque pore, chaque organe, chaque sens et chaque sensibilité de notre être spirituel pour qu’il reçoive sa vie. Comme les poumons absorbent l’oxygène de l’air, comme les sens respirent les doux parfums du jardin, ainsi le cœur reçoit instinctivement l’affection et la communion du Bien-aimé qui est à nos côtés, et s’en réjouit. Ainsi nous devenons comme un arbre planté près d’un courant d’eau.
10 novembre
« Mais l’Église ne cessait d’adresser pour lui des prières à Dieu » (Actes 12:5).
Mais la prière est le lien qui nous unit à Dieu. C’est le pont qui enjambe tous les gouffres et nous fait passer par-dessus tous les abîmes du danger ou du besoin. Qu’elle est significative, l’image de l’Église apostolique: Pierre en prison, les Juifs triomphants, Hérode tout-puissant, l’arène du martyre attendant le lever du jour pour boire le sang de l’apôtre, tout le reste contre elle. « Mais l’Église ne cessait d’adresser des prières à Dieu. » Et quelle fut la suite? La prison ouverte, l’apôtre libre, les Juifs déjoués, le roi impie rongé par les vers, spectacle d’un châtiment effroyable, et la Parole de Dieu poursuivant sa course dans une victoire plus grande encore.
Connaissons-nous la puissance de notre arme surnaturelle? Osons-nous nous en servir avec l’autorité d’une foi qui commande autant qu’elle demande? Que Dieu nous baptise d’une sainte audace et d’une confiance divine! Ce ne sont pas de grands hommes qu’il cherche, mais des hommes qui oseront prouver la grandeur de leur Dieu.
Mais Dieu! Mais la prière!
11 novembre
« Regardez-vous comme réellement morts » (Romains 6:11).
Notre vie d’entre les morts doit se prolonger désormais par l’habitude et l’attitude qui en sont la conséquence logique. « Regardez-vous comme réellement morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus-Christ, et donnez-vous vous-mêmes à Dieu », non pour mourir à nouveau chaque jour, « mais comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. »
De plus, sa vie de résurrection nous est donnée pour nous rendre propres à « la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort ».
Elle est destinée à nous rendre capables de peiner et de souffrir dans la joie et dans la victoire. Nous sommes de ceux qui « prennent le vol comme les aigles », afin de redescendre pour la course et pour la marche, où « Ils courent, et ne se lassent point, Ils marchent, et ne se fatiguent point ».
Mais ne nous méprenons pas sur ces souffrances. Il ne s’agit pas de nos souffrances, mais des siennes. Ce ne sont pas nos luttes pour atteindre la sainteté, ni nos maladies et nos douleurs, mais ces souffrances plus élevées que nous portons avec lui pour les autres, pour une Église souffrante et pour un monde qui se meurt. Que Dieu nous aide désormais à ne plus jamais avoir de chagrin pour nous-mêmes, et qu’il nous rende libres, dans la puissance de sa résurrection, pour porter ses fardeaux et boire sa coupe.
12 novembre
« Les arrhes de l’Esprit dans nos cœurs » (2 Corinthiens 1:22).
Une vie ardente et sérieuse. Quel spectacle rare, quel spectacle glorieux! Nous le voyons chez le Fils de Dieu, nous le voyons chez son apôtre, nous le voyons dans toute vie noble, consacrée et véritablement féconde. Sans cette ardeur, il peut y avoir mille bonnes choses, mais il leur manque le fil d’or qui les relie toutes en une chaîne de puissance et de durée. Elles sont comme une poignée de perles belles et précieuses sur un fil rompu: elles s’éparpillent en désordre et finissent par se perdre, faute du lien qui seul pouvait les unir en une vie d’une puissance constante et durable. Oh! que vienne le baptême de feu! Oh! que nous soient donnés « l’ardeur, l’esprit »! Oh! des vies qui n’aient qu’une seule chose à faire ou à cœur! Oh! la profondeur et la force éternelle du cœur de Christ dans notre poitrine, pour aimer, pour nous sacrifier, pour réaliser, pour persévérer, pour vivre et mourir comme lui!
Nous partons, chargés d’un dépôt si sacré, Et d’une vérité si divine et profonde, Avec un message clair et une œuvre si glorieuse, Et un dépôt, oh! quel dépôt, à garder. Que ta plus grande joie soit, mon frère, Que le Seigneur puisse compter sur toi; Et si tout le reste devait faiblir et chanceler, Reste toujours fidèle à ton dépôt.13 novembre
« Fais de l’Éternel tes délices » (Psaumes 37:4).
Le cœur de Daniel était rempli de l’amour de Dieu pour son œuvre et pour son royaume, et ses prières furent les forces les plus puissantes de son temps; par elles, Dieu lui accorda le retour d’Israël dans son propre pays, et la reconnaissance, par les maîtres du monde, du Dieu dont il rendait témoignage et pour lequel il vivait.
Il y a une belle promesse dans le trente-septième psaume: « Fais de l’Éternel tes délices, Et il te donnera ce que ton cœur désire »; il est peut-être légitime de la comprendre ainsi: elle ne signifie pas seulement l’accomplissement de nos désirs, mais l’inspiration même de nos désirs, le souffle de ses pensées en nous, de sorte que nos prières soient en accord avec sa volonté et nous rapportent ainsi l’exaucement infaillible de sa puissante providence.
Enseigne-moi tes pensées, ô Dieu! Pense toi-même en moi, Et je ne penserai plus jamais Que tes propres pensées après toi. Enseigne-moi tes pensées, ô Dieu! Montre-moi ton plan divin: Délivre-moi de tous mes plans et de mes œuvres, Et conduis-moi dans les tiens.14 novembre
« Les choses visibles sont passagères » (2 Corinthiens 4:18).
Que le piège des choses visibles est puissant, et combien il est nécessaire que Dieu nous garde dans les choses invisibles! Si Pierre doit marcher sur l’eau, il faut qu’il marche; s’il veut nager, il faut qu’il nage, mais il ne peut pas faire les deux. Si l’oiseau veut voler, il doit se tenir loin des clôtures et des arbres, et se fier à ses ailes légères. Mais s’il cherche à rester à portée du sol, il volera bien mal.
Dieu dut amener Abraham au bout de sa propre force et lui faire voir que, dans son propre corps, il ne pouvait rien faire. Il lui fallut considérer son propre corps comme déjà mort, puis prendre Dieu pour l’œuvre tout entière; et quand il détourna les yeux de lui-même pour se confier en Dieu seul, alors il eut la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir.
Voilà ce que Dieu nous enseigne, et il doit tenir à distance les résultats encourageants jusqu’à ce que nous apprenions à nous confier sans eux; alors il aime rendre sa parole réelle dans les faits aussi bien que dans la foi.
Regardons à lui seul aujourd’hui, pour qu’il fasse toutes choses comme il le voudra et de la manière qu’il voudra.
15 novembre
« Ô homme de désirs » (en marge) (Daniel 10:11).
Tel est le caractère divin qui fut attribué autrefois à Daniel. Notre version le traduit par « homme bien-aimé ». Mais cela signifie littéralement: « Ô homme de désirs! » C’est là un élément nécessaire de toutes les forces spirituelles. C’est l’un des secrets de la prière efficace: « Tout ce que vous désirez, quand vous priez, croyez que vous l’avez reçu. » L’élément du désir ardent donne de l’élan à nos desseins et à nos prières. L’indifférence est un état malsain; l’indolence et l’apathie sont odieuses à Dieu comme à la nature.
Et ainsi, dans notre vie spirituelle, Dieu doit souvent nous réveiller par des circonstances éprouvantes, et nous pousser vers de nouveaux lieux de confiance par des forces qu’il nous faut vaincre, sous peine de succomber sous leur puissance. Il n’est pas de facteur plus efficace dans la prière que l’amour. Si nous nous intéressons intensément à une cause ou à une personne, nos requêtes deviennent comme des forces vivantes: non seulement elles portent à Dieu les besoins de ceux pour qui nous prions, mais, en un sens, elles leur rapportent le secours de Dieu.
Que Dieu nous remplisse aujourd’hui du cœur de Christ, afin que nous brûlions du feu divin d’un saint désir.
16 novembre
« Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour » (Matthieu 25:13).
Jésus illustre la soudaineté de son retour par l’image d’un voleur qui entre dans une maison en l’absence du maître. Comme la nuit chez les anciens Juifs, la vie peut se diviser en trois veilles: la jeunesse, l’âge mûr, la vieillesse. L’appel à comparaître devant Dieu peut nous atteindre dans n’importe laquelle de ces veilles. Un auteur raconte ce qu’il a vécu avec un groupe de campeurs dont il faisait partie, et qui, dit-il, organisait toujours des tours de garde la nuit. « Nous sommes devenus particulièrement vigilants après ce que je vais raconter. La première nuit, du coucher au lever du soleil, nous avions tour à tour soigneusement gardé notre camp. Mais la nuit suivante, tant le voisinage nous avait paru paisible et bien réglé, nous avons conclu qu’aucune garde n’était nécessaire avant l’heure du coucher. Sous notre grande tente, la soirée se passa à raconter des histoires, à chanter et à nous divertir. Quand vint l’heure de se retirer, on découvrit que nos autres tentes avaient été pillées et que tout ce qui avait de la valeur avait été volé. Le coup avait été fait avant que nous jugions une garde nécessaire. » Il n’est jamais trop tôt pour commencer à veiller contre le péché.
17 novembre
« L’arche de l’alliance de l’Éternel partit devant eux » (Nombres 10:33).
Dieu nous donne bien des impressions, mais non pour que nous agissions sur elles en tant que simples impressions. Si l’impression vient de Dieu, il fournira lui-même des preuves suffisantes pour l’établir au-delà de toute possibilité de doute.
Qu’il est beau de lire, dans l’histoire de Jérémie, l’impression qui lui vint au sujet de l’achat du champ d’Anathoth! Pourtant Jérémie n’agit pas sur cette impression avant le lendemain, quand le fils de son oncle vint le trouver et lui apporta une preuve extérieure en lui proposant cet achat. Alors Jérémie dit: « Je reconnus que c’était la parole de l’Éternel. »
Il attendit que Dieu confirme l’impression par une providence, et alors il agit à la pleine lumière des faits, qui pouvaient convaincre les autres aussi bien que lui-même.
Dieu veut que nous agissions selon sa pensée.
Nous ne devons pas négliger la voix personnelle du Berger, mais, comme Paul et ses compagnons à Troas, nous devons écouter toutes les voix qui parlent, et tirer de toutes les circonstances, comme eux, en « concluant », la pleine pensée du Seigneur.
18 novembre
« Et celui qui était assis sur le trône dit: C’est fait! » (Apocalypse 21:5, 6).
Grande est la différence entre une action et une transaction. Nous pouvons agir sans cesse sans rien accomplir, mais une transaction est une action qui franchit le point de non-retour et devient un engagement permanent. Le salut est une transaction entre l’âme et Christ, dans laquelle l’affaire passe au-delà de tout retour possible. La sanctification est une grande transaction dans laquelle nous nous abandonnons entièrement, nous nous consacrons irrévocablement et nous nous remettons tout entiers au Saint-Esprit; alors il vient, il scelle la transaction et il se charge de l’œuvre. Notre alliance pour la guérison que donne notre Seigneur devrait être tout aussi explicite, précise et irrévocable. Et il en est de même des alliances auxquelles Dieu conduit ses enfants de temps à autre, touchant d’autres domaines d’obéissance et de service. Dieu veuille qu’en ce jour sacré bien des vies consacrées puissent dire, avec une portée et une permanence nouvelles: « C’en est fait, la grande transaction est faite. »
Car le Cep vivant, c’est Jésus, En sa plénitude cachons-nous; Nous y trouvons vie et fécondité En demeurant en lui.19 novembre
« Nous voudrions voir Jésus » (Jean 12:21).
Quand une grande bénédiction nous attend, le diable ne manque pas de chercher à nous la rendre si désagréable que nous passions à côté. Il est bon de le connaître comme menteur, et de nous souvenir, quand il s’efforce de nous prévenir fortement contre une cause, que c’est très probablement là que se trouve la plus grande bénédiction de notre vie. Spurgeon a dit un jour que la meilleure preuve que Dieu est de notre côté, c’est le grognement du diable, et nous ne risquons généralement pas grand-chose à suivre une chose en proportion de l’aversion que Satan a pour elle. Bien-aimés, prenez garde que, précisément là où vos préjugés vous éloignent du peuple de Dieu et de la vérité de Dieu, vous ne manquiez les trésors de votre vie. Prenez les trésors du ciel de quelque manière qu’ils vous viennent, même s’ils vous arrivent comme viennent d’ordinaire les trésors de la terre: telle l’amande dans sa coque rugueuse, ou la pierre précieuse au sein du roc dur.
J’ai vu Jésus, et mon cœur est mort à tout le reste, J’ai vu Jésus, et tous mes besoins sont, en lui, comblés. J’ai vu Jésus, et mon cœur, enfin, est satisfait, Depuis que j’ai vu Jésus.20 novembre
« Le disciple que Jésus aimait s’était penché sur sa poitrine » (Jean 21:20).
Un Américain rendit un jour visite au saint homme Albert Bengel. Il désirait vivement l’entendre prier. Un soir donc, il s’attarda près de sa porte, espérant surprendre ses dévotions de la fin du jour. Les chambres étaient contiguës et les portes entrouvertes. Le saint homme acheva ses études, ferma ses livres, s’agenouilla un instant et dit simplement: « Cher Seigneur Jésus, tout est toujours pareil entre nous », puis il s’endormit paisiblement. Sa communion avec son Seigneur était si intime que le travail ne l’interrompait pas et que la prière n’était pas nécessaire pour la renouveler. C’était une présence incessante, presque inconsciente, comme le parfum d’un jardin en été, ou comme la présence d’un être cher à nos côtés, présence que nous sentons d’une manière ou d’une autre, même lorsque les heures affairées s’écoulent sans qu’un mot soit échangé.
« Ô bienheureuse communion divine, Ô joie d’une suprême douceur, La compagnie de Jésus ici-bas Remplit la vie de bonheur; Ô grâce merveilleuse, ô joie sublime, J’ai Jésus avec moi en tout temps. »21 novembre
« Considérez comment croissent les lis » (Matthieu 6:28).
On raconte qu’une mère trouva un jour son petit garçon debout près d’un grand tournesol, les pieds enfoncés dans la terre. Comme elle lui demandait: « Mais que fais-tu donc là? », il répondit naïvement: « Eh bien, j’essaie de grandir pour devenir un homme. »
Sa mère rit de bon cœur à l’idée qu’il se soit planté dans la terre pour grandir comme le tournesol; puis, lui tapotant doucement la tête: « Voyons, Harry, ce n’est pas ainsi qu’on grandit. On ne peut jamais devenir plus grand à force d’essayer. Rentre donc, mange beaucoup de bonne nourriture, joue tout ton soûl, et tu seras bientôt un homme sans te donner tant de peine. »
Eh bien, la mère de Harry avait raison. Mme H. W. Smith n’a jamais rien dit de plus doux que lorsqu’elle a répondu à la question: « Comment croissent les lis? » en ajoutant simplement: « Ils croissent sans essayer. »
Notre plus douce vie spirituelle est cette vie d’oubli de soi par laquelle nous devenons si unis à Christ que nous vivons continuellement de sa vie, nourris, rassasiés et constamment remplis de son Esprit, de sa présence et de toute la plénitude de sa vie communiquée.
22 novembre
« Ôte premièrement la poutre de ton œil » (Matthieu 7:5).
Plus grave que la faute que vous condamnez et critiquez est le péché de critiquer et de condamner. Il n’est pas de domaine où nous ayons autant besoin de grâce que lorsque nous avons affaire à quelqu’un qui s’égare. Une dame passa un jour chez nous, en route pour aller dire ses quatre vérités à une sœur qui s’égarait. Nous lui conseillâmes d’attendre de pouvoir l’aimer un peu plus. Seul celui qui a assez aimé les pécheurs pour mourir pour eux peut s’occuper de ceux qui s’égarent. Nous ne voyons jamais le cœur tout entier. Lui le voit, et il peut convaincre sans condamner, reprendre sans décourager. Oh! qu’il nous soit donné davantage du cœur de Christ! Prenez garde, mon frère, à la manière dont vous parlez de la faute d’un autre. Avant que vous le sachiez, vous pourriez tomber sous la même condamnation, ou sous une plus lourde encore. Il est très significatif que le Maître dise que l’homme qui voit une paille dans l’œil de son frère a d’ordinaire une poutre dans le sien! L’un des deux péchés impardonnables de la Bible, c’est l’absence d’amour qui refuse de pardonner.
« Donne-moi un cœur comme le tien, Donne-moi un cœur comme le tien, Par ta merveilleuse puissance, Par ta grâce à toute heure, Donne-moi un cœur comme le tien. »23 novembre
« C’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil » (Romains 13:11).
L’un des plus grands ennemis de la foi est l’indolence. Il est bien plus facile de rester couché et de souffrir que de se lever et de vaincre; bien plus facile de s’endormir sur un banc de neige pour ne jamais se réveiller, que de se secouer, de rejeter la léthargie et de surmonter la torpeur. La foi est un art énergique; la prière est un travail intense; « la prière fervente du juste a une grande efficace ».
Satan cherche à nous endormir, comme il l’a fait pour les disciples dans le jardin; mais « ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres », persévérant dans la prière et y veillant avec une entière persévérance, nous réveillant nous-mêmes pour nous saisir de sa force, « ne nous relâchant point, mais imitant ceux qui, par la persévérance, héritent des promesses ». C’est le vent qui fait avancer le navire sur les vagues; mais le vent est impuissant si la main du marin ne tient pas fermement le gouvernail, et si ce gouvernail n’est pas mis bien à contre-vent. De même, nous tenons le gouvernail, et Dieu gonfle les voiles. Ce n’est pas le gouvernail qui fait avancer le navire; mais c’est le gouvernail qui prend le vent qui le fait avancer; ainsi Dieu nous garde dans une paix parfaite tandis que nous nous appuyons sur lui.
24 novembre
« Je puis tout par Christ » (Philippiens 4:13).
Une chère sœur disait un jour: « J’ai tant de travail à faire que je n’ai pas le temps de m’attendre au Seigneur pour recevoir la force de le faire. » C’était assurément faire des briques sans paille, et même si c’était au nom du Seigneur et de l’Église, c’était la servitude du diable. Dieu n’envoie pas ses serviteurs à leurs propres frais; mais « il peut nous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous nos besoins, nous ayons encore en abondance pour toute bonne œuvre ». La vieille histoire de ce chef de clan qui, fuyant ses ennemis et sur le point d’être rattrapé, s’arrêta au milieu de sa fuite pour faire ferrer son cheval afin de fuir plus sûrement, est pour les ouvriers chrétiens une vraie figure et une vraie leçon.
La vieille devise latine festina lente, « hâte-toi lentement », renferme pour nous une grande leçon. Plus nous avons de travail, plus nous devons souvent poser la tête sur notre bureau et attendre un peu le secours et l’amour d’en haut, puis aller de l’avant avec une force nouvelle. Une heure baignée dans l’amour du Saint-Esprit vaut dix heures de lutte contre vents et marées sans la vie céleste.
25 novembre
« Ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur » (1 Corinthiens 4:5).
Rien n’arrête plus sûrement l’œuvre de l’Esprit dans le cœur que l’esprit de critique. À la fin d’une réunion, un jeune pasteur s’avança et nous parla de la grande bénédiction qu’il avait reçue cet après-midi-là, et du baptême du Saint-Esprit qui était entré dans son cœur et dans tout son être, le libérant d’une servitude de plusieurs années. Puis il ajouta: « Tout cela est venu de votre réponse à cette question: “Un esprit de critique empêche-t-il le Saint-Esprit de remplir le cœur?” »
Au moment où la question fut posée et reçut sa réponse, dit-il, « j’étais assis dans l’église, critiquant bien des choses qui s’y passaient, trouvant à redire à ceci et à cela, reprenant les expressions, les louanges et les témoignages, et me sentant profondément malheureux. Le Seigneur appliqua la réponse à mon cœur et me convainquit de mon péché; sur-le-champ, je l’abandonnai et je commençai à voir le bien au lieu du mal. La bénédiction descendit sur moi, mon âme fut remplie de joie et de louange, et je vis où était mon erreur: depuis des années, j’essayais de voir la vérité avec ma tête au lieu de mon cœur. »
26 novembre
« Il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit » (Jean 15:2).
Un jour, nous passions devant un jardin. Le jardinier avait terminé sa taille, et les blessures du couteau et de la scie commençaient à se cicatriser, tandis que le chaud soleil d’avril ranimait doucement la plante meurtrie, lui rendant vie et vigueur. En regardant cette plante, nous pensions combien il serait cruel de recommencer la semaine suivante à la tailler de nouveau. Elle en perdrait toute sa sève et mourrait. Désormais, l’affaire du jardinier est de la ranimer et de la nourrir pour qu’elle vive. Sa vocation n’est pas de mourir, mais de vivre. Il en est de même, pensions-nous, de la discipline de l’âme. Elle aussi a son heure de mort; mais elle ne doit pas être toujours en train de mourir. Regardons-nous plutôt comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur.
Souffle ton propre souffle dans tout mon être mortel, Aide-moi à saisir ta vie de résurrection, Qui, parmi tous les changements, demeure toujours la même, Et conduis-moi dans la voie éternelle. Donne-moi ici l’avant-goût du ciel, je t’en prie; Que la foi devance le jour éternel, Et, marchant dans sa gloire tout le long du chemin, Oh! conduis-moi dans la voie éternelle!27 novembre
« Ce qui lui reste d’huile ... sur la tête » (Lévitique 14:18).
Dans le récit de la purification du lépreux hébreu se trouve une belle image: on touche ses oreilles, ses mains et ses pieds avec le sang qui rachète et l’huile qui consacre, en signe que ses facultés d’intelligence, de service et de conduite étaient mises à part pour Dieu et divinement revêtues de puissance pour l’œuvre et la volonté du Maître.
Mais, après tout cela, il nous est dit de façon significative que « le reste de l’huile » devait être répandu sur sa tête.
La première onction se faisait avec l’huile contenue dans la main du sacrificateur, mais la seconde devait se faire avec le log, c’est-à-dire le vase d’huile lui-même. Celui-ci devait être littéralement vidé sur lui, jusqu’à ce qu’il fût baigné de tout son contenu.
C’est une image du baptême large et sans limites du Saint-Esprit. Elle parle de quelque chose de plus encore que les expériences ordinaires du chrétien consacré. Elle nous dit la provision abondante et surabondante que Dieu a pour nous dans son illimitée plénitude.
Avons-nous reçu « le reste de l’huile »? Sommes-nous remplis de l’Esprit, et laissons-nous le trop-plein bénir les autres?
28 novembre
« Sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:5).
Combien puis-je faire pour Christ? Nous avons coutume de répondre: autant que je peux. Avons-nous jamais pensé que nous pouvons faire plus que nous ne pouvons?
Cette pensée nous a été suggérée récemment par les paroles d’une amie chrétienne, qui racontait comment Dieu lui avait mis à cœur de faire pour sa cause quelque chose qui dépassait ses forces; lorsqu’elle osa lui obéir, il lui donna l’assurance de sa puissance et de ses ressources, et il répondit si merveilleusement à sa foi qu’elle put faire plus qu’elle ne l’aurait pu autrement, accomplir le désir de son cœur et voir s’achever une œuvre à laquelle ses ressources ne suffisaient pas.
L’apôtre dit: « Je puis tout par Christ qui me fortifie », et pourtant il dit aussi que nous ne sommes pas capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes.
Ô bienheureuse insuffisance! Ô bienheureuse Toute-Suffisance! Ô bienheureux néant, qui nous apporte toutes choses! Ô bienheureuse foi, dont la riche dot est: « Tout est possible à celui qui croit »!
Oh! être trouvé par lui en paix, Sans tache et irrépréhensible.29 novembre
« Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi! » (Matthieu 26:40.)
Une jeune fille dont les parents étaient morts alors qu’elle était encore tout enfant avait été prise en charge avec bonté par un cher ami de la famille. Avant qu’elle fût en âge de le connaître, il partit pour l’Europe. Pendant toutes ses années d’absence, il lui écrivit régulièrement et ne manqua jamais de lui envoyer de l’argent pour tous ses besoins. Enfin, on apprit qu’au cours d’une certaine semaine il reviendrait lui rendre visite. Il ne fixa ni le jour ni l’heure. Elle reçut plusieurs invitations à faire d’agréables excursions avec ses amis pendant cette semaine-là. L’une d’elles était si attrayante qu’elle ne put résister à l’accepter. Pendant son excursion, il vint, s’enquit de son absence et repartit. À son retour, elle trouva ce billet: « Ma vie a été un combat pour vous; n’auriez-vous pas pu m’attendre une semaine? » Elle n’en entendit jamais davantage, et sa vie d’abondance devint une vie de privation. Jésus n’a pas fixé le jour ni l’heure de son retour, mais il a dit: « Veillez »; et s’il venait aujourd’hui, nous trouverait-il absorbés dans une dissipation insouciante? Puissions-nous être trouvés chaque jour dans l’attitude de ceux qui attendent la venue d’un être aimé.
30 novembre
« Que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes » (Philippiens 2:3).
Quand l’apôtre parle « des profondeurs de Dieu », il veut dire plus qu’une vérité spirituelle profonde. Il faut qu’il y ait quelque chose avant cela. Il faut qu’il y ait un sol profond et un fondement solide.
Une grande part de notre enseignement spirituel échoue parce que ceux à qui nous le donnons sont si superficiels. Leur nature profonde n’a jamais été remuée.
Les béatitudes commencent au fond des choses: les pauvres en esprit, ceux qui pleurent, les cœurs affamés. La souffrance est essentielle à une vie spirituelle profonde. Nous n’avons pas besoin d’aller dans un monastère ou dans une léproserie pour la trouver. La première vraie occasion d’être désintéressé fera entrer dans votre vie l’angoisse de la crucifixion, à moins que vous ne soyez né d’une autre race que celle d’Adam.
C’est parce que les hommes et les femmes n’ont pas affronté cela qu’ils connaissent si peu la souffrance et la mort. Il nous faut des convictions profondes. La vérité doit être pour nous une nécessité, et le principe une partie de notre être même. Seigneur, rends-moi pauvre en esprit. Seigneur, aide-moi à être tel que tu étais sur la terre, toujours le plus humble, et par conséquent « souverainement élevé ».
Chapitre 11 terminé
Novembre