Le carnet de chèques de la banque de la foi ·Le mois de juin

Chapitre 7 · 39 min de lecture

Le mois de juin

1er juin

LA PROMESSE DE DIEU TIENT BON

« Jette ton pain sur la face des eaux, car avec le temps tu le retrouveras. » Ecclésiaste 11:1

Nous ne devons pas nous attendre à voir une récompense immédiate pour tout le bien que nous faisons ; et nous ne devons pas non plus toujours borner nos efforts aux lieux et aux personnes qui semblent devoir payer notre peine. L’Égyptien jette sa semence sur les eaux du Nil, où l’on croirait n’avoir affaire qu’à un pur gaspillage de blé. Mais, le temps venu, la crue s’abaisse, le riz ou quelque autre grain s’enfonce dans le limon fertile, et une moisson se lève rapidement. Faisons aujourd’hui du bien aux ingrats et aux méchants. Instruisons les insouciants et les obstinés. Des eaux peu prometteuses peuvent recouvrir une terre pleine d’espérance. Nulle part notre travail ne sera vain dans le Seigneur.

C’est à nous de jeter notre pain sur la face des eaux ; c’est à Dieu qu’il appartient d’accomplir la promesse : « Tu le retrouveras. » Il ne laissera pas faillir sa parole. La bonne parole que nous avons dite vivra, elle sera retrouvée, et retrouvée par nous. Peut-être pas tout de suite, mais un jour nous récolterons ce que nous avons semé. Il nous faut exercer notre patience ; car peut-être le Seigneur veut-il l’éprouver. « Avec le temps », dit l’Écriture, et bien souvent ces jours-là se comptent en mois et en années, et pourtant la Parole demeure vraie. La promesse de Dieu tiendra bon ; veillons, nous, à garder le précepte, et à le garder aujourd’hui même.

2 juin

UNE DÉLIVRANCE IMMÉDIATE

« Je briserai maintenant son joug de dessus toi, et je romprai tes liens. » Nahum 1:13

L’Assyrien fut autorisé, pour un temps, à opprimer le peuple du Seigneur ; mais vint l’heure où sa puissance devait être brisée. Ainsi, bien des cœurs sont tenus en servitude par Satan et gémissent douloureusement sous le joug. Oh ! qu’à de tels prisonniers de l’espérance vienne aussitôt la parole du Seigneur, selon le texte : « Je briserai maintenant son joug de dessus toi, et je romprai tes liens » !

Voyez ! Le Seigneur promet une délivrance présente : « Je briserai maintenant son joug de dessus toi. » Crois pour une liberté immédiate, et selon ta foi il te sera fait, à cette heure même. Quand Dieu dit « maintenant », que nul ne dise « demain ».

Voyez combien le sauvetage doit être complet : car le joug ne sera pas seulement ôté, mais brisé ; et les liens ne seront pas déliés, mais rompus. Voilà un déploiement de la force divine qui garantit que l’oppresseur ne reviendra pas. Son joug est brisé : nous ne pouvons plus être courbés sous son poids. Ses liens sont rompus : ils ne peuvent plus nous retenir. Oh ! croire en Jésus pour une émancipation complète et éternelle ! « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » Viens, Seigneur, et mets en liberté tes captifs, selon ta parole.

3 juin

LE PIED ASSURÉ

« L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; il rend mes pieds semblables à ceux des biches, et il me fait marcher sur mes lieux élevés. » Habacuc 3:19

Cette assurance de l’homme de Dieu équivaut à une promesse ; car ce dont la foi est persuadée est le dessein de Dieu. Le prophète devait traverser les bas-fonds de la pauvreté et de la famine, mais il descendit la pente sans glisser, car le Seigneur lui donna un ferme appui. Bientôt il fut appelé aux hauteurs des collines du combat ; et il n’eut pas plus peur de monter qu’il n’en avait eu de descendre.

Voyez ! Le Seigneur lui prêta sa force. Bien plus, l’Éternel lui-même était sa force. Songez-y : le Dieu tout-puissant en personne devient notre force !

Remarquez que le Seigneur lui donna aussi la sûreté du pied. Les biches bondissent par-dessus le roc et l’escarpement, sans jamais manquer leur appui. Notre Seigneur nous donnera la grâce de suivre les sentiers du devoir les plus difficiles sans un faux pas. Il sait ajuster notre pied aux escarpements, de sorte que nous serons chez nous là où, loin de Dieu, nous péririons.

Un de ces jours, nous serons appelés à des hauteurs plus grandes encore. Là-haut nous monterons, jusqu’à la montagne de Dieu, ces lieux élevés où sont rassemblés les êtres resplendissants. Oh ! quels pieds que les pieds de la foi, par lesquels, suivant la Biche de l’aurore, nous gravirons la colline du Seigneur !

4 juin

INFINIMENT PRÉCIEUX

« Ils seront à moi, dit l’Éternel des armées, ils m’appartiendront, au jour que je prépare. » Malachie 3:17

Un jour vient où les joyaux de la couronne de notre grand Roi seront comptés, afin que l’on voie s’ils répondent à l’inventaire que son Père lui a remis. Ô mon âme, seras-tu parmi les choses précieuses de Jésus ? Tu lui es précieuse s’il t’est précieux, et tu seras à lui « au jour qu’il prépare » s’il est à toi en ce jour.

Aux jours de Malachie, les élus du Seigneur avaient coutume de s’entretenir ainsi les uns avec les autres, de sorte que leur Dieu lui-même prêtait l’oreille à leurs propos. Il y prenait tant de plaisir qu’il en tint note ; oui, et il en fit un livre, qu’il déposa dans ses archives. Charmé de leur entretien, il l’était aussi d’eux-mêmes. Arrête-toi, mon âme, et demande-toi : si Jésus écoutait tes propos, y prendrait-il plaisir ? Servent-ils à sa gloire et à l’édification de la fraternité ? Dis-le, mon âme, et prends bien garde de dire la vérité.

Mais quel honneur ce sera pour de pauvres créatures que nous sommes d’être comptées par le Seigneur parmi les joyaux de sa couronne ! Cet honneur, tous les saints l’ont. Jésus ne dit pas seulement : « Ils sont à moi », mais : « Ils seront à moi. » Il nous a achetés, cherchés, ramenés, et il nous a déjà si bien façonnés à son image qu’il combattra pour nous de toute sa puissance.

5 juin

Y A-T-IL UNE DIFFÉRENCE ?

« Mais parmi tous les enfants d’Israël, depuis les hommes jusqu’aux animaux, pas même un chien ne remuera sa langue, afin que vous sachiez quelle différence l’Éternel fait entre l’Égypte et Israël. » Exode 11:7

Quoi ! Dieu a-t-il pouvoir sur la langue des chiens ? Peut-il empêcher les roquets d’aboyer ? Oui, il en est bien ainsi. Il peut même empêcher un chien d’Égypte de tourmenter l’un des agneaux du troupeau d’Israël. Dieu fait-il taire les chiens, et ceux qui, parmi les hommes, ont l’humeur d’un chien, et le grand chien à la porte de l’enfer ? Alors avançons notre chemin sans crainte.

S’il laisse les chiens remuer leur langue, il peut pourtant leur arrêter les dents. Ils peuvent faire un vacarme effroyable et ne nous causer cependant aucun mal réel. Et pourtant, que le calme est doux ! Qu’il est délicieux d’aller et venir au milieu de ses ennemis et de s’apercevoir que Dieu les met en paix avec nous ! Comme Daniel dans la fosse aux lions, nous demeurons intacts parmi les destructeurs.

Oh ! qu’aujourd’hui cette parole du Seigneur à Israël soit vraie pour moi ! Le chien me tourmente-t-il ? J’en parlerai à mon Seigneur. Seigneur, il ne se soucie pas de mes supplications ; dis, toi, la parole de puissance, et il faudra qu’il se couche. Donne-moi la paix, ô mon Dieu, et fais-moi voir ta main si distinctement en cela que je discerne très clairement la différence que ta grâce a faite entre moi et l’impie !

6 juin

IL ÉCOUTE TOUJOURS

« L’Éternel exauce mes supplications, l’Éternel accueille ma prière. » Psaume 6:10

L’expérience consignée ici est la mienne. Je puis apposer mon sceau à cette vérité que Dieu est fidèle. De manières bien merveilleuses, il a répondu aux prières de son serviteur maintes et maintes fois. Oui, et il exauce ma supplication présente, et il ne détourne pas de moi son oreille. Béni soit son saint nom !

Quoi donc ? Assurément, la promesse qui repose, endormie, dans la confiance croyante du psalmiste, est aussi la mienne. Que je la saisisse par la main de la foi : « L’Éternel accueille ma prière. » Il la recevra, il y songera, et il l’exaucera de la manière et au moment que sa tendre sagesse jugera les meilleurs. J’apporte ma pauvre prière dans ma main au grand Roi, et il me donne audience et reçoit avec grâce ma requête. Mes ennemis ne veulent pas m’écouter, mais mon Seigneur le veut. Ils tournent en ridicule mes prières baignées de larmes, mais mon Seigneur non ; il reçoit ma prière dans son oreille et dans son cœur.

Quel accueil pour un pauvre pécheur ! Nous recevons Jésus, et alors le Seigneur nous reçoit, nous et nos prières, à cause de son Fils. Béni soit ce nom si cher qui affranchit nos prières, en sorte qu’elles passent librement jusqu’au-dedans des portes d’or. Seigneur, apprends-moi à prier, puisque tu écoutes mes prières.

7 juin

LE LIEU LE PLUS SÛR

« Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. » Jean 10:28

Nous croyons à la sécurité éternelle des saints. D’abord, parce qu’ils sont à Christ, et qu’il ne perdra jamais les brebis qu’il a achetées de son sang et reçues de son Père.

Ensuite, parce qu’il leur donne la vie éternelle ; et si elle est éternelle, eh bien, elle est éternelle, et il ne saurait y avoir de fin pour elle, à moins qu’il n’y ait une fin pour l’enfer, pour le ciel et pour Dieu. Si la vie spirituelle pouvait s’éteindre, ce ne serait manifestement pas une vie éternelle, mais une vie temporaire. Or le Seigneur parle de vie éternelle, et cela exclut effectivement toute possibilité de fin.

Observez encore que le Seigneur dit expressément : « Elles ne périront jamais. » Aussi longtemps que les mots ont un sens, cela garantit les croyants contre la perdition. L’incrédulité la plus obstinée ne saurait arracher ce sens à cette phrase.

Puis, pour rendre la chose complète, il déclare que son peuple est dans sa main, et il défie tous leurs ennemis de les en arracher. Assurément, c’est là chose impossible, même pour le démon de l’enfer. Nous devons être en sûreté dans l’étreinte d’un Sauveur tout-puissant.

À nous de rejeter la crainte charnelle aussi bien que la confiance charnelle, et de reposer paisiblement au creux de la main du Rédempteur.

8 juin

LA SAGESSE POUR QUI LA DEMANDE

« Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. » Jacques 1:5

« Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse. » Il n’y a pas de « si » qui tienne, car je suis sûr d’en manquer. Que sais-je, moi ? Comment guider ma propre voie ? Comment en diriger d’autres ? Seigneur, je suis un amas de folie, et de sagesse je n’ai point.

Tu dis : « Qu’il la demande à Dieu. » Seigneur, je la demande maintenant. Ici, à ton marchepied, je demande à être pourvu de la sagesse céleste pour les perplexités de ce jour, oui, et pour les simplicités de ce jour ; car je sais que je puis faire des choses fort sottes, même dans les affaires les plus claires, à moins que tu ne me préserves du mal.

Je te rends grâce de ce que tout ce que j’ai à faire, c’est de demander. Quelle grâce de ta part, que je n’aie qu’à prier avec foi, et que tu me donnes la sagesse ! Tu me promets ici une éducation libérale, et cela sans précepteur irrité ni surveillant grondeur. Cela encore, tu l’accorderas sans honoraires — tu l’accorderas à un insensé qui manque de sagesse. Ô Seigneur, je te rends grâce de cette parole positive et expresse : « Elle lui sera donnée. » Je la crois. Tu feras aujourd’hui connaître à ton petit enfant la sagesse cachée que les prudents selon la chair n’apprennent jamais. Tu me conduiras par ton conseil, puis tu me recevras dans la gloire.

9 juin

UN NOM DIGNE DE CONFIANCE

« Je laisserai au milieu de toi un peuple humble et petit, qui trouvera son refuge dans le nom de l’Éternel. » Sophonie 3:12

Quand la vraie religion est prête à s’éteindre chez les riches, elle trouve un foyer chez les pauvres de ce monde, riches en foi. Le Seigneur a, aujourd’hui encore, son reste fidèle. En suis-je ?

Peut-être est-ce parce que les hommes sont affligés et pauvres qu’ils apprennent à se confier dans le nom de l’Éternel. Celui qui n’a point d’argent doit voir ce qu’il peut faire sur crédit. Celui dont le propre nom ne vaut rien à ses propres yeux agit sagement en se reposant sur un autre nom, ce nom qui est le meilleur de tous, le nom de l’Éternel. Dieu aura toujours un peuple qui se confie en lui, et ce sera un peuple affligé et pauvre. Si peu que le monde fasse cas de lui, sa présence au milieu d’une nation est le canal de bénédictions sans nombre pour elle. Nous avons là le sel qui conserve et qui tient en échec la corruption qui règne dans le monde par la convoitise.

De nouveau la question revient frapper chacun de nous : En suis-je ? Suis-je affligé par le péché qui est en moi et autour de moi ? Suis-je pauvre en esprit, spirituellement pauvre à mon propre jugement ? Est-ce dans le Seigneur que je me confie ? Voilà l’essentiel. Jésus révèle le nom, le caractère, la personne de Dieu ; est-ce en lui que je me confie ? S’il en est ainsi, je suis laissé dans ce monde pour un dessein. Seigneur, aide-moi à l’accomplir.

10 juin

UN BERGER LES MET EN SÛRETÉ

« Ils paîtront, ils se reposeront, et personne ne les troublera. » Sophonie 3:13

Hier, nous avons pensé au peuple affligé et pauvre que le Seigneur a laissé pour être une semence vivante dans un monde mort. Le prophète dit de ces gens-là qu’ils ne commettront point d’iniquité et ne diront point de mensonges. Ainsi, tandis qu’ils n’avaient ni rang ni richesses pour les garder, ils étaient aussi tout à fait incapables d’user de ces armes dans lesquelles les méchants placent tant de confiance : ils ne pouvaient se défendre ni par le péché ni par la ruse.

Quoi donc ? Seraient-ils détruits ? Nullement ! Ils devaient à la fois paître et se reposer, et n’être pas seulement à l’abri du danger, mais même tranquilles quant à la crainte du mal. Les brebis sont des créatures bien faibles, et les loups de terribles ennemis ; pourtant, à cette heure, les brebis sont plus nombreuses que les loups, et la cause des brebis va toujours l’emportant, tandis que celle des loups va toujours déclinant. Un jour, des troupeaux de brebis couvriront les plaines, et pas un loup ne restera. Le fait est que les brebis ont un berger, et cela leur donne la pâture, la protection et la paix. « Personne » — c’est-à-dire pas un seul, sous forme humaine ou diabolique — « ne les troublera. » Qui terrifiera le troupeau du Seigneur quand il est proche ? Nous nous couchons dans de verts pâturages, car Jésus lui-même est la nourriture et le repos de nos âmes.

11 juin

AUCUN SUJET DE ROUGIR

« Ne crains pas, car tu ne seras point confondue ; ne rougis pas, car tu ne seras pas déshonorée. » Ésaïe 54:4

Nous n’aurons pas à rougir de notre foi. Des critiques chagrins pourront assaillir les Écritures sur lesquelles nous fondons notre croyance, mais chaque année le Seigneur rendra de plus en plus manifeste que, dans son Livre, il n’y a ni erreur, ni excès, ni omission. Ce n’est point un déshonneur que d’être un simple croyant ; la foi qui ne regarde qu’à Jésus est une couronne d’honneur sur la tête de tout homme, et vaut mieux qu’une étoile sur sa poitrine.

Nous n’aurons pas à rougir de notre espérance. Il en sera comme le Seigneur l’a dit. Nous serons nourris, conduits, bénis et mis au repos. Notre Seigneur viendra, et alors les jours de notre deuil prendront fin. Comme nous nous glorifierons dans le Seigneur qui, le premier, nous a donné une espérance vivante, puis nous a donné ce que nous espérions !

Nous n’aurons pas à rougir de notre amour. Jésus est pour nous le tout aimable, et jamais, non jamais, nous n’aurons à rougir d’avoir livré nos cœurs à lui. La vue de notre glorieux Bien-aimé justifiera l’attachement le plus enthousiaste. Nul ne blâmera les martyrs d’être morts pour lui. Quand les ennemis de Christ seront revêtus d’un mépris éternel, ceux qui aiment Jésus se verront honorés par tous les êtres saints, parce qu’ils ont choisi l’opprobre de Christ plutôt que les trésors de l’Égypte.

12 juin

HABITER EN SÛRETÉ, À PART

« Israël est en sécurité dans sa demeure, la source de Jacob est à part dans un pays de blé et de moût, et son ciel distille la rosée. » Deutéronome 33:28

Plus nous habitons à part, plus nous serons en sûreté. Dieu veut son peuple séparé des pécheurs. Son appel à eux, c’est : « Sortez du milieu d’eux. » Un monde chrétien est une monstruosité que les Écritures n’envisagent jamais. Un chrétien mondain est spirituellement malade. Ceux qui composent avec les ennemis de Christ pourront bien être comptés avec eux.

Notre sûreté ne consiste pas à traiter avec l’ennemi, mais à habiter à part avec notre meilleur Ami. Si nous faisons ainsi, nous habiterons en sûreté, malgré les sarcasmes, les calomnies et les railleries du monde. Nous serons à l’abri de l’influence funeste de son incrédulité, de son orgueil, de sa vanité, de sa souillure.

Dieu aussi nous fera habiter en sûreté, à part, au jour où le péché sera visité sur les nations par les guerres et les famines.

Le Seigneur fit sortir Abram d’Ur en Chaldée, mais il s’arrêta à mi-chemin. Il n’eut aucune bénédiction jusqu’à ce que, s’étant mis en route pour le pays de Canaan, au pays de Canaan il parvînt. Il était en sûreté, seul, même au milieu des ennemis. Lot n’était pas en sûreté dans Sodome, quoique dans un cercle d’amis. Notre sûreté est d’habiter à part avec Dieu.

13 juin

LA CULTURE DIVINE

« Moi l’Éternel, j’en suis le gardien, je l’arrose à chaque instant ; de peur qu’on ne l’attaque, nuit et jour je la garde. » Ésaïe 27:3

Quand le Seigneur parle lui-même en sa propre personne, plutôt que par un prophète, la parole a un poids singulier pour les esprits croyants. C’est l’Éternel lui-même qui est le gardien de sa propre vigne ; il ne la confie à nul autre, mais il en fait l’objet de son soin personnel. Ne sont-ils pas bien gardés, ceux que Dieu lui-même garde ?

Nous devons recevoir un arrosement plein de grâce, non seulement chaque jour et chaque heure, « mais à chaque instant ». Comme nous devrions grandir ! Comme chaque plant devrait être frais et fécond ! Quelles riches grappes les ceps devraient porter !

Mais des troubleurs viennent : les petits renards et le sanglier. C’est pourquoi le Seigneur lui-même est notre Gardien, et cela à toute heure, « nuit et jour ». Qu’est-ce donc qui peut nous nuire ? Pourquoi avons-nous peur ? Il soigne, il arrose, il garde ; que nous faut-il de plus ?

Deux fois dans ce verset le Seigneur dit : « Je. » Quelle vérité, quelle puissance, quel amour, quelle immuabilité nous trouvons dans le grand « je » de l’Éternel ! Qui peut résister à sa volonté ? S’il dit « je le ferai », quelle place reste-t-il pour le doute ? Avec un « je le ferai » de Dieu, nous pouvons affronter toutes les armées du péché, de la mort et de l’enfer. Ô Seigneur, puisque tu dis : « Je te garderai », je réponds : « Je te louerai ! »

14 juin

IL DEMEURE CONSTAMMENT

« L’Éternel n’abandonnera point son peuple, à cause de son grand nom, car l’Éternel a résolu de faire de vous son peuple. » 1 Samuel 12:22

Le choix que Dieu fait de son peuple est la raison pour laquelle il demeure auprès de lui et ne l’abandonne pas. Il l’a choisi par amour, et il l’aime à cause de son choix. Son propre bon plaisir est la source de leur élection, et son élection est la raison de la continuité de son bon plaisir en eux. Ce serait déshonorer son grand nom que de les abandonner, puisque cela montrerait ou bien qu’il s’est trompé dans son choix, ou bien qu’il a été inconstant dans son amour. L’amour de Dieu a cette gloire de ne jamais changer, et cette gloire, il ne la ternira jamais.

Par tous les souvenirs des bontés passées du Seigneur, tenons pour assuré qu’il ne nous abandonnera pas. Celui qui est allé jusqu’à faire de nous son peuple ne défera pas l’ouvrage de sa grâce. Il n’a pas opéré pour nous de telles merveilles pour nous délaisser après tout cela. Son Fils Jésus est mort pour nous, et nous pouvons être certains qu’il n’est pas mort en vain. Peut-il abandonner ceux pour qui il a versé son sang ? Puisqu’il a jusqu’ici pris plaisir à nous choisir et à nous sauver, ce sera encore son plaisir de nous bénir. Notre Seigneur Jésus n’est pas un amant changeant. Ayant aimé les siens, il les aime jusqu’à la fin.

15 juin

LES BÉNÉDICTIONS DU FOYER ÉTENDUES

« L’Éternel te bénira de Sion, et tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie. » Psaume 128:5

C’est là une promesse pour l’homme craignant Dieu qui marche avec un soin sérieux dans les voies de la sainteté. Il aura la félicité domestique ; sa femme et ses enfants seront pour lui une source d’un grand bonheur au foyer. Mais alors, comme membre de l’Église, il désire voir la cause prospérer, car il a autant à cœur la maison du Seigneur que la sienne propre. Quand le Seigneur bâtit notre maison, il est bien juste que nous désirions voir bâtir la maison du Seigneur. Nos biens ne sont pas vraiment bons si nous ne les employons à promouvoir le bien de l’Église élue du Seigneur.

Oui, tu recevras une bénédiction quand tu monteras aux assemblées de Sion ; tu y seras instruit, ranimé et consolé, là où montent la prière et la louange, et où l’on rend témoignage au grand Sacrifice. « L’Éternel te bénira de Sion. »

Et tu ne seras pas seul à en profiter ; l’Église elle-même prospérera ; les croyants se multiplieront, et leur œuvre sainte sera couronnée de succès. Certains hommes de grâce voient cette promesse s’accomplir pour eux aussi longtemps qu’ils vivent. Hélas ! quand ils meurent, la cause souvent languit. Soyons de ceux qui apportent de bonnes choses à Jérusalem tous les jours de leur vie. Seigneur, par ta miséricorde, fais de nous de tels hommes ! Amen.

16 juin

POSSÉDER, NON SEULEMENT PROFESSER

« Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance. » Matthieu 13:12

Quand le Seigneur a donné à un homme beaucoup de grâce, il lui en donnera davantage. Une petite foi est comme un œuf que l’on couve ; une foi plus grande viendra s’y ajouter. Mais alors, il ne faut pas que ce soit une foi apparente, mais une foi réelle et véritable. Quelle nécessité s’impose à nous de faire en religion œuvre solide, et de ne pas beaucoup professer tout en ne possédant rien ! Car, un de ces jours, la profession elle-même nous sera ôtée, si c’est là tout ce que nous avons. La menace est aussi vraie que la promesse.

Béni soit le Seigneur, c’est sa manière, une fois qu’il a commencé, de continuer à répandre les grâces de son Esprit, jusqu’à ce que celui qui n’avait que peu — mais qui possédait vraiment ce peu — soit amené à posséder l’abondance. Oh ! cette abondance ! L’abondance de grâce est chose à convoiter. Il serait bon de beaucoup connaître, mais meilleur de beaucoup aimer. Il serait délicieux d’avoir une grande habileté pour servir Dieu, mais meilleur encore d’avoir une grande foi pour se confier au Seigneur, et pour l’habileté et pour tout le reste.

Seigneur, puisque tu m’as donné le sentiment du péché, approfondis ma haine du mal. Puisque tu m’as amené à me confier en Jésus, élève ma foi jusqu’à la pleine assurance. Puisque tu m’as fait t’aimer, fais-moi être emporté par une affection véhémente pour toi !

17 juin

NOTRE CHAMP DE BATAILLE

« Car l’Éternel, votre Dieu, marche avec vous, pour combattre vos ennemis, pour vous sauver. » Deutéronome 20:4

Nous n’avons d’autres ennemis que les ennemis de Dieu. Nos combats ne sont pas contre les hommes, mais contre les méchancetés spirituelles. Nous faisons la guerre au diable, ainsi qu’au blasphème, à l’erreur et au désespoir qu’il amène sur le champ de bataille. Nous luttons contre toutes les armées du péché — l’impureté, l’ivrognerie, l’oppression, l’infidélité et l’impiété. Contre elles nous combattons avec ardeur, mais non avec l’épée ou la lance ; les armes de notre guerre ne sont pas charnelles.

L’Éternel, notre Dieu, a en horreur tout ce qui est mauvais, et c’est pourquoi il marche avec nous pour combattre pour nous en cette croisade. Il nous sauvera, et il nous donnera la grâce de mener un bon combat et de remporter la victoire. Nous pouvons compter là-dessus : si nous sommes du côté de Dieu, Dieu est de notre côté. Avec un allié si auguste, le conflit n’est jamais douteux le moins du monde. Ce n’est pas que la vérité soit puissante et doive l’emporter, mais que la puissance repose auprès du Père qui est tout-puissant, auprès de Jésus qui a tout pouvoir dans le ciel et sur la terre, et auprès du Saint-Esprit qui accomplit sa volonté parmi les hommes.

Soldats de Christ, ceignez votre armure. Frappez droit au but, au nom du Dieu de sainteté, et par la foi saisissez son salut. Que ce jour ne se passe pas sans que vous ayez porté un coup pour Jésus et pour la sainteté.

18 juin

DIEU LUI-MÊME AGIRA

« Maintenant je me lèverai, dit l’Éternel, maintenant je serai exalté, maintenant je serai élevé. » Ésaïe 33:10

Quand les dévastateurs eurent rendu le pays aussi désolé que s’il avait été dévoré par les sauterelles, et que les guerriers qui avaient défendu la contrée s’assirent et pleurèrent comme des femmes, alors le Seigneur vint au secours. Quand les voyageurs eurent déserté les routes de Sion, et que Basan et le Carmel furent comme des vignes dont le fruit a manqué, alors le Seigneur se leva. Dieu est exalté au milieu d’un peuple affligé, car il cherche sa face et se confie en lui. Il l’est plus encore lorsque, en réponse à leurs cris, il se lève lui-même pour les délivrer et renverser leurs ennemis.

Est-ce pour nous un jour de tristesse ? Attendons-nous à voir le Seigneur glorifié dans notre délivrance. Sommes-nous portés à une prière fervente ? Crions-nous à lui jour et nuit ? Alors le temps fixé pour sa grâce est proche. Dieu se lèvera à la saison propice. Il se lèvera au moment où ce sera le plus pour le déploiement de sa gloire. Nous désirons sa gloire plus encore que nous n’aspirons à notre propre délivrance. Que le Seigneur soit exalté, et notre désir principal est obtenu.

Seigneur, secours-nous de telle sorte que nous voyions que c’est toi-même qui agis. Puissions-nous te magnifier au plus profond de nos âmes. Fais que tous ceux qui nous entourent voient combien tu es un Dieu bon et grand.

19 juin

UN CŒUR INTÈGRE

« Que mon cœur soit sincère dans tes statuts, afin que je ne sois pas couvert de honte ! » Psaume 119:80

Nous pouvons regarder cette prière inspirée comme renfermant en elle-même l’assurance que ceux qui se tiennent près de la Parole de Dieu n’auront jamais sujet d’en avoir honte.

Voyez, la prière demande la sincérité du cœur. Un credo sain est une bonne chose, un jugement sain à son sujet est meilleur, mais un cœur sincère envers la vérité est le meilleur de tout. Nous devons aimer la vérité, la sentir et lui obéir, sans quoi nous ne sommes pas vraiment sincères dans les statuts de Dieu. Y en a-t-il beaucoup, en ces jours mauvais, qui soient sincères ? Oh ! que celui qui écrit et celui qui lit soient deux de cette sorte !

Beaucoup seront couverts de honte au dernier grand jour, quand tous les différends seront tranchés. Alors ils verront la folie de leurs inventions, et seront remplis de remords à cause de leur orgueilleuse incrédulité et de leur défi obstiné envers le Seigneur ; mais celui qui a cru ce que le Seigneur enseignait, et fait ce que le Seigneur commandait, se tiendra debout, justifié dans ce qu’il a fait. Alors les justes resplendiront comme le soleil. Des hommes fort calomniés et outragés verront, en ce jour-là, leur honte changée en gloire.

Prions la prière de notre texte, et nous pouvons être sûrs que sa promesse s’accomplira pour nous. Si le Seigneur nous rend sincères, il nous gardera en sûreté.

20 juin

LE SEIGNEUR, NOTRE COMPAGNON

« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent. » Psaume 23:4

Que ces paroles sont douces pour décrire l’assurance d’un lit de mort ! Combien les ont redites à leurs dernières heures avec un intense ravissement !

Mais le verset s’applique tout aussi bien aux angoisses de l’esprit au milieu de la vie. Quelques-uns d’entre nous, comme Paul, mourons chaque jour par une tendance à l’abattement de l’âme. Bunyan place la Vallée de l’ombre de la mort bien plus tôt dans le pèlerinage que le fleuve qui roule au pied des collines célestes. Certains d’entre nous ont traversé plusieurs fois le sombre et redoutable défilé de « l’ombre de la mort », et nous pouvons témoigner que le Seigneur seul nous a rendus capables de tenir bon au milieu de ses pensées farouches, de ses horreurs mystérieuses, de ses terribles abattements. Le Seigneur nous a soutenus, et nous a gardés au-dessus de toute crainte réelle du mal, alors même que notre esprit était accablé. Nous avons été pressés et opprimés, mais pourtant nous avons vécu, car nous avons senti la présence du grand Berger, et nous avons eu la confiance que sa houlette empêcherait l’ennemi de nous porter une blessure mortelle.

Si le temps présent est de ceux qu’assombrissent les ailes noires d’un grand chagrin, glorifions Dieu par une paisible confiance en lui.

21 juin

LA GUERRE D’UNE FEMME

« L’Éternel livrera Sisera entre les mains d’une femme. » Juges 4:9

Texte plutôt inhabituel, mais il peut y avoir dans le monde des âmes qui aient assez de foi pour le saisir. Barak, l’homme, quoique appelé à la guerre, n’avait guère de cœur au combat à moins que Débora n’allât avec lui ; aussi le Seigneur résolut-il d’en faire la guerre d’une femme. Par ce moyen, il reprit la nonchalance de l’homme, s’acquit à lui-même plus de renom, et jeta plus de honte sur les ennemis de son peuple.

Le Seigneur peut encore se servir d’instruments faibles. Pourquoi pas moi ? Il peut employer des personnes qui ne sont pas communément appelées à de grandes entreprises publiques. Pourquoi pas toi ? La femme qui tua l’ennemi d’Israël n’était pas une Amazone, mais une épouse qui demeurait sous sa tente. Ce n’était pas une oratrice, mais une femme qui trayait les vaches et faisait le beurre. Le Seigneur ne peut-il se servir de n’importe lequel d’entre nous pour accomplir son dessein ? Quelqu’un peut venir aujourd’hui à la maison, comme Sisera vint à la tente de Jaël. À nous, non de le tuer, mais de le sauver. Recevons-le avec une grande bonté, puis mettons en avant la bienheureuse vérité du salut par le Seigneur Jésus, notre grand Substitut, et pressons ce commandement : « Crois, et vis. » Qui sait si quelque pécheur au cœur endurci ne sera pas terrassé aujourd’hui par l’Évangile ?

22 juin

LUI AVEC NOUS ; NOUS AVEC LUI

« La crainte de l’Éternel augmente les jours, mais les années des méchants sont abrégées. » Proverbes 10:27

Il n’y a là aucun doute. La crainte de l’Éternel conduit à des habitudes vertueuses, et celles-ci préviennent ce gaspillage de la vie qui vient du péché et du vice. Le saint repos qui jaillit de la foi au Seigneur Jésus aide aussi grandement l’homme quand il est malade. Tout médecin se réjouit d’avoir un malade dont l’esprit est pleinement en paix. Le souci tue, mais la confiance en Dieu est comme un remède qui guérit.

Nous avons donc toutes les dispositions pour une longue vie, et si vraiment c’est pour notre bien, nous verrons une belle vieillesse et nous parviendrons à notre tombe comme des gerbes de blé en leur saison. Ne nous laissons pas gagner par l’attente subite de la mort dès que nous avons mal à un doigt, mais attendons-nous plutôt à devoir travailler encore durant un temps considérable.

Et quand bien même nous serions bientôt appelés à la sphère supérieure ? Assurément, il n’y aurait rien à déplorer dans un tel appel, mais tout sujet de nous en réjouir. Vivants ou mourants, nous sommes au Seigneur. Si nous vivons, Jésus sera avec nous ; si nous mourons, nous serons avec Jésus.

Le plus vrai prolongement de la vie, c’est de vivre tandis que nous vivons, ne perdant aucun temps, mais employant chaque heure aux fins les plus élevées. Qu’il en soit ainsi ce jour-ci.

23 juin

L’ENNEMI FACE À FACE

« C’est pourquoi ainsi parle l’Éternel sur le roi d’Assyrie : Il n’entrera point dans cette ville, il n’y lancera point de traits, il ne lui présentera point de boucliers, et il n’élèvera point de retranchements contre elle. » 2 Rois 19:32

Aussi bien Sanchérib ne molesta-t-il pas la ville. Il s’était vanté à grand bruit, mais il ne put mettre ses menaces à exécution. Le Seigneur est capable d’arrêter les ennemis de son peuple dans l’acte même. Quand le lion tient l’agneau entre ses mâchoires, le grand Berger des brebis peut lui ravir sa proie. Notre extrémité ne fait que fournir l’occasion d’un plus grandiose déploiement de la puissance et de la sagesse divines.

Dans le cas qui nous occupe, le terrible ennemi ne parut même pas devant la ville qu’il brûlait de détruire. Nul trait fâcheux il ne put lancer par-dessus les murs, nulle machine de siège il ne put mettre en œuvre pour abattre les remparts, et nul retranchement il ne put élever pour enfermer les habitants. Peut-être, dans notre cas aussi, le Seigneur empêchera-t-il nos adversaires de nous faire le moindre mal. Assurément, il peut modifier leurs intentions, ou rendre leurs desseins si vains qu’ils y renonceront volontiers. Confions-nous dans le Seigneur et gardons sa voie, et il prendra soin de nous. Oui, il nous remplira d’une louange émerveillée quand nous verrons la perfection de sa délivrance.

Ne craignons pas l’ennemi avant qu’il vienne réellement, et alors confions-nous dans le Seigneur.

24 juin

LE « BIEN PLUS » DU SEIGNEUR

« Amatsia dit à l’homme de Dieu : Et comment agir à l’égard des cent talents que j’ai donnés à la troupe d’Israël ? L’homme de Dieu répondit : L’Éternel peut te donner bien plus que cela. » 2 Chroniques 25:9

Si tu as commis une erreur, supportes-en la perte ; mais n’agis pas contre la volonté du Seigneur. Le Seigneur peut te donner bien plus que tu ne risques de perdre ; et s’il ne le fait pas, vas-tu te mettre à marchander et à chicaner avec Dieu ? Le roi de Juda avait loué une armée à l’Israël idolâtre, et il lui fut commandé de renvoyer chez eux les hommes de guerre, parce que le Seigneur n’était pas avec eux. Il était disposé à congédier cette troupe ; seulement, il rechignait à payer les cent talents pour rien. Oh ! quelle honte ! Si le Seigneur veut donner la victoire sans les mercenaires, c’était assurément une bonne affaire que de payer leur solde et d’en être débarrassé.

Sois disposé à perdre de l’argent pour l’amour de la conscience, pour l’amour de la paix, pour l’amour de Christ. Tiens pour assuré que les pertes subies pour le Seigneur ne sont pas des pertes. Même en cette vie elles sont plus que compensées : en certains cas, le Seigneur empêche toute perte de survenir. Quant à notre vie immortelle, ce que nous perdons pour Jésus est placé dans le ciel. Ne t’inquiète pas d’un désastre apparent, mais écoute ce murmure : « L’Éternel peut te donner bien plus que cela. »

25 juin

UN ESCALIER VERS LE CIEL

« Et il lui dit : En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme. » Jean 1:51

Oui, pour notre foi, cette vision est claire aujourd’hui encore. Nous voyons bien le ciel ouvert. Jésus lui-même a ouvert ce royaume à tous les croyants. Nous plongeons le regard dans ce lieu de mystère et de gloire, car il nous l’a révélé. Nous y entrerons bientôt, car il est le chemin.

Maintenant nous voyons l’explication de l’échelle de Jacob. Entre la terre et le ciel s’exerce un saint commerce ; la prière monte, et les réponses descendent, par le chemin qu’est Jésus, le Médiateur. Nous voyons cette échelle quand nous voyons notre Seigneur. En lui, un escalier de lumière offre désormais un libre passage vers le trône du Très-Haut. Usons-en, et faisons-y monter les messagers de nos prières. Nous mènerons nous-mêmes la vie des anges si nous montons au ciel par l’intercession, et si nous saisissons les bénédictions de l’alliance, pour redescendre ensuite répandre ces dons parmi les fils des hommes.

Cette vision de choix, que Jacob ne vit qu’en songe, nous en ferons une éclatante réalité. Ce jour même, nous serons à monter et à descendre l’échelle à chaque heure ; montant dans la communion, et descendant dans le labeur pour sauver nos semblables. C’est là ta promesse, ô Seigneur Jésus ; que nous la voyions s’accomplir avec joie.

26 juin

CE NE SERA PAS LONG

« Vous aussi, soyez patients, affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche. » Jacques 5:8

Le dernier mot du Cantique de l’amour est : « Hâte-toi, mon bien-aimé » ; et parmi les dernières paroles de l’Apocalypse nous lisons : « L’Esprit et l’épouse disent : Viens » ; ce à quoi l’Époux céleste répond : « Oui, je viens bientôt. » L’amour aspire au glorieux avènement du Seigneur, et savoure cette douce promesse : « L’avènement du Seigneur est proche. » Cela affermit notre esprit quant à l’avenir. Nous portons nos regards au loin avec espérance par cette fenêtre.

Cette sacrée « fenêtre d’agate » laisse entrer un flot de lumière sur le présent, et nous met en bel état pour le travail ou la souffrance de l’heure. Sommes-nous éprouvés ? Alors la proximité de notre joie nous murmure la patience. Devenons-nous las de ne point voir la moisson de nos semailles ? De nouveau cette glorieuse vérité nous crie : « Soyez patients. » Nos tentations multipliées nous font-elles chanceler le moins du monde ? Alors l’assurance que, sous peu, le Seigneur sera ici nous prêche, depuis ce texte : « Affermissez vos cœurs. » Sois ferme, sois stable, sois constant, « ferme, inébranlable, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur ». Bientôt tu entendras les trompettes d’argent qui annoncent la venue de ton Roi. Ne crains rien du tout. Tiens le fort, car il vient ; oui, il peut paraître ce jour même.

27 juin

LE REMERCIER ; DEMEURER AGRÉÉS

« Oui, les justes célébreront ton nom, les hommes droits habiteront devant ta face. » Psaume 140:14

Oh ! que mon cœur soit droit, afin que je puisse toujours bénir le nom du Seigneur ! Il est si bon pour ceux qui sont bons, que je voudrais volontiers être des leurs, et me sentir rempli de reconnaissance chaque jour. Peut-être, pour un moment, les justes chancellent-ils quand leur intégrité aboutit à une épreuve sévère ; mais assurément viendra le jour où ils béniront leur Dieu de n’avoir pas cédé aux suggestions du mal ni adopté une politique changeante. À la longue, les hommes vrais rendront grâces au Dieu du droit de les avoir conduits par un droit chemin. Oh ! que je sois des leurs !

Quelle promesse est impliquée dans cette seconde proposition : « Les hommes droits habiteront devant ta face ! » Ils se tiendront agréés là où d’autres ne paraissent que pour être condamnés. Ils seront les courtisans du grand Roi, admis à l’audience toutes les fois qu’ils la désirent. Ils seront les favoris à qui l’Éternel sourit, et avec qui il s’entretient avec grâce. Seigneur, je convoite ce haut honneur, ce précieux privilège : ce sera pour moi le ciel sur la terre que d’en jouir. Rends-moi droit en toutes choses, afin qu’aujourd’hui, et demain, et chaque jour, je me tienne dans ta présence céleste. Alors je rendrai grâces à ton nom pour toujours. Amen.

28 juin

UN SEUL REGARD DU SEIGNEUR

« L’Éternel se tourna vers lui, et dit : Va avec cette force que tu as, et délivre Israël de la main de Madian ; n’est-ce pas moi qui t’envoie ? » Juges 6:14

Quel regard que celui que le Seigneur jeta sur Gédéon ! De ses découragements, il le tira par ce regard jusqu’à une sainte vaillance. Si notre regard vers le Seigneur nous sauve, que ne fera pas son regard sur nous ? Seigneur, regarde-moi aujourd’hui, et affermis-moi pour les devoirs et les combats de ce jour.

Quelle parole que celle que l’Éternel adressa à Gédéon ! « Va. » Il ne devait pas hésiter. Il aurait pu répondre : « Quoi, aller dans toute cette faiblesse ! » Mais le Seigneur écarta cette objection en disant : « Va avec cette force que tu as. » Le Seigneur, par son regard, avait mis la force en lui, et il n’avait plus rien d’autre à faire qu’à s’en servir, et à sauver Israël en frappant les Madianites. Il se peut que le Seigneur ait plus à faire par moi que je ne l’ai jamais rêvé. S’il m’a regardé, il m’a rendu fort. Que par la foi j’exerce la puissance qu’il m’a confiée. Jamais il ne me dit d’« oisiver mon temps avec cette force que j’ai ». Loin de là. Je dois « aller », parce qu’il me fortifie.

Quelle question que celle que le Seigneur me pose, comme il la posa à Gédéon ! « N’est-ce pas moi qui t’envoie ? » Oui, Seigneur, tu m’as envoyé, et j’irai dans ta force. À ton commandement je vais, et, en allant, je suis assuré que tu vaincras par moi.

29 juin

INVITATION À LA PRIÈRE

« Invoque-moi, et je te répondrai ; je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées, que tu ne connais pas. » Jérémie 33:3

Dieu nous encourage à prier. On nous dit que la prière est un pieux exercice sans autre influence que sur l’esprit qui s’y livre. Nous savons mieux. Notre expérience dément mille fois cette assertion d’incrédule. Ici, l’Éternel, le Dieu vivant, promet distinctement de répondre à la prière de son serviteur. Invoquons-le de nouveau, et n’admettons aucun doute sur la question de savoir s’il nous entend et nous exauce. Celui qui a fait l’oreille n’entendra-t-il pas ? Celui qui a donné aux parents un amour pour leurs enfants n’écoutera-t-il pas les cris de ses propres fils et de ses propres filles ?

Dieu répondra à son peuple suppliant dans son angoisse. Il a des merveilles en réserve pour lui. Ce qu’il n’a jamais vu, ni entendu, ni rêvé, Dieu le fera pour lui. Il inventera de nouvelles bénédictions s’il le faut. Il fouillera la mer et la terre pour le nourrir ; il enverra tous les anges du ciel à son secours, si sa détresse l’exige. Il nous étonnera par sa grâce, et nous fera sentir que jamais elle ne s’était déployée de cette façon. Tout ce qu’il nous demande, c’est de l’invoquer. Il ne peut nous demander moins. Rendons-lui donc de bon cœur, et sans tarder, nos prières.

30 juin

EN ARRIÈRE, PUIS EN AVANT

« Mais je me souviendrai de mon alliance avec toi au temps de ta jeunesse, et j’établirai avec toi une alliance éternelle. » Ézéchiel 16:60

Malgré nos péchés, le Seigneur demeure fidèle dans son amour envers nous. Il regarde en arrière. Voyez comme il se souvient de ces premiers jours où il nous prit en alliance avec lui-même, et où nous nous donnâmes à lui. Heureux jours que ceux-là ! Le Seigneur ne nous les jette pas au visage, et ne nous accuse pas d’avoir été insincères. Non, il regarde plutôt à son alliance avec nous qu’à notre alliance avec lui. Il n’y avait aucune hypocrisie dans ce pacte sacré, de sa part du moins. Que le Seigneur est plein de grâce, de regarder ainsi en arrière avec amour !

Il regarde aussi en avant. Il est résolu à ce que l’alliance ne faillisse pas. Si nous n’y tenons pas ferme, lui y tient. Il déclare solennellement : « J’établirai avec toi une alliance éternelle. » Il n’a aucune envie de revenir sur ses promesses. Béni soit son nom, il voit le sceau sacré, « le sang de l’alliance éternelle », et il se souvient de notre Garant, en qui il a ratifié cette alliance, savoir son propre Fils bien-aimé ; et c’est pourquoi il repose dans ses engagements d’alliance. « Il demeure fidèle ; il ne peut se renier lui-même. »

Ô Seigneur, dépose cette parole précieuse sur mon cœur, et aide-moi à m’en nourrir tout ce jour !

Sommaire

Le carnet de chèques de la banque de la foi Charles H. Spurgeon

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