Chapitre 7 · 4 min de lecture · 5 min d’écoute
Jour 6 — Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ?
« J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.… Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. »
— Romains 8:18, 22
Une inondation ravage un village. On diagnostique un cancer à la mère d’un ami. Tu fais défiler des images de guerre et tu n’arrives plus à te sortir les visages de la tête. Tôt ou tard, presque tout le monde se pose la question : Si Dieu est bon et puissant, pourquoi est-ce qu’il laisse arriver ça ?
C’est une question légitime, et la Bible ne la fuit pas. Des livres entiers de la Bible, comme Job et les Lamentations, se débattent avec elle. Le christianisme ne donne pas une réponse toute faite qui ferait disparaître la douleur. Mais il offre plus de prises que toute autre vision du monde.
Le monde est brisé, et il le sait. Paul dit que la création tout entière « soupire ». Les choses ne sont pas comme elles devaient être. La Bible fait remonter cela au moment où l’humanité s’est détournée de Dieu. Beaucoup de souffrances viennent directement de choix humains : l’avidité, la violence, la cruauté. Dieu nous a créés capables d’aimer, et l’amour exige une vraie liberté, ce qui veut dire la liberté de faire vraiment du mal. D’autres souffrances, comme la maladie et les catastrophes, viennent de ce que nous vivons dans un monde déboussolé.
Ton indignation pointe quelque part. Quand tu vois une injustice et que quelque chose en toi dit : C’est mal, tu mesures le monde à une norme de ce que les choses devraient être. D’où vient cette norme ? S’il n’y a pas de Dieu, la souffrance, c’est juste ce qui arrive. Mais tu ne ressens pas que c’est juste ce qui arrive. Tu ressens que c’est mal, et ce sentiment correspond à un monde créé par un Dieu bon, puis abîmé.
Dieu ne s’est pas tenu à l’écart. C’est le cœur de la question. La réponse de Dieu à la souffrance n’est pas d’abord une explication. C’est lui-même. Debout devant le tombeau de son ami Lazare, sachant qu’il allait le ressusciter, « Jésus pleura. » Ensuite, il est allé à la croix et a subi le pire que le mal puisse faire. Quoi que tu traverses, tu ne pries pas un Dieu qui n’a jamais souffert.
Cela ne durera pas toujours. Paul avait été battu, avait fait naufrage et avait été emprisonné, et il disait quand même que « les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous ». Ce soupir, dit-il, ressemble aux douleurs de l’accouchement : une vraie douleur, mais une douleur qui mène à une vie nouvelle. La Bible se termine avec Dieu qui essuie toute larme, et une mort qui n’existe plus.
Et même maintenant, Dieu n’est pas inactif. Paul a écrit dans le même chapitre : « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu ». Cela ne veut pas dire que les mauvaises choses sont bonnes en secret. Cela veut dire que Dieu peut faire sortir du bien même de celles-là.
Si tu portes quelque chose de lourd en ce moment, une perte ou une tristesse qui ne te quitte pas, s’il te plaît, ne le porte pas seul. Dis-le honnêtement à Dieu, et dis-le aussi à un parent ou à un adulte de confiance.
Réfléchis : Y a-t-il eu un moment où tu as vu Dieu faire sortir quelque chose de bon de quelque chose de douloureux, dans ta vie ou dans celle de quelqu’un d’autre ?
À toi de jouer : Pense à quelqu’un que tu connais qui traverse une période difficile. Prie pour cette personne en la nommant aujourd’hui, puis envoie-lui un petit message ou fais une chose gentille pour elle.
Pour aller plus loin : Le Dieu de toute consolation de Hannah Whitall Smith — après une vie marquée par de vrais deuils, Smith écrit que ces simples mots, « L’Éternel est bon », l’arrêtaient net chaque fois que les apparences la poussaient à penser que Dieu avait été dur ou négligent. Commence par le chapitre 7, « L’Éternel est bon ».
Dieu de toute consolation, je ne comprends pas pourquoi il y a tant de douleur dans le monde. Merci de ne pas en être loin, merci de ce que Jésus a pleuré et a souffert, lui aussi. Sois proche de tous ceux qui souffrent aujourd’hui, surtout des personnes auxquelles je pense maintenant. Aide-moi à croire que tu es bon, même quand je ne le vois pas. Au nom de Jésus, amen.
Chapitre 7 terminé
Jour 6 — Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ?