Chapitre 7 · 19 min de lecture
Après avoir commencé par l’Esprit
Les paroles sur lesquelles je désire vous entretenir, vous les trouverez dans l’épître aux Galates, au troisième chapitre, au troisième verset ; lisons aussi le second verset : « Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication de la foi ? Êtes-vous tellement dépourvus de sens ? » Puis vient mon texte : « Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair ? »
Quand nous parlons du réveil, de l’approfondissement ou de l’affermissement de la vie spirituelle, nous pensons à quelque chose qui est faible, mauvais et pécheur ; et c’est une grande chose que de prendre notre place devant Dieu avec cette confession :
« Ô Dieu, notre vie spirituelle n’est pas ce qu’elle devrait être ! »
Que Dieu opère cela dans votre cœur, lecteur.
Lorsque nous regardons autour de nous, dans l’Église, nous voyons tant de marques de faiblesse, d’échec, de péché et de manquement, que nous sommes contraints de demander : Pourquoi cela ? Y a-t-il quelque nécessité que l’Église de Christ vive dans un état si abaissé ? Ou bien est-il réellement possible que le peuple de Dieu vive toujours dans la joie et la force de son Dieu ?
Tout cœur croyant doit répondre : Cela est possible.
Vient alors la grande question : Pourquoi, comment expliquer que l’Église de Dieu, dans son ensemble, soit si faible, et que la grande majorité des chrétiens ne vivent pas à la hauteur de leurs privilèges ? Il doit y avoir une raison à cela. Dieu n’a-t-il pas donné Christ, son Fils tout-puissant, pour être le Gardien de chaque croyant, pour faire de Christ une réalité toujours présente, et pour nous transmettre et nous communiquer tout ce que nous avons en Christ ? Dieu a donné son Fils, et Dieu a donné son Esprit. Comment se fait-il que les croyants ne vivent pas à la hauteur de leurs privilèges ?
Nous trouvons dans plus d’une des épîtres une réponse très solennelle à cette question. Il y a des épîtres, comme la première aux Thessaloniciens, où Paul écrit aux chrétiens, en substance : « Je veux que vous croissiez, que vous abondiez, que vous progressiez de plus en plus. » Ils étaient jeunes, et il manquait certaines choses à leur foi, mais leur état était jusque-là satisfaisant et lui donnait une grande joie, et il écrit à maintes reprises : « Je prie Dieu que vous abondiez de plus en plus ; je vous écris de progresser de plus en plus » (1 Thessaloniciens 4.1,10). Mais il y a d’autres épîtres où il prend un ton très différent, surtout les épîtres aux Corinthiens et aux Galates, et il leur dit de bien des manières quelle était l’unique raison pour laquelle ils ne vivaient pas comme des chrétiens doivent vivre ; beaucoup étaient sous la puissance de la chair. Mon texte en est un exemple. Il leur rappelle que c’est par la prédication de la foi qu’ils avaient reçu le Saint-Esprit. Il leur avait prêché Christ ; ils avaient accepté ce Christ et avaient reçu le Saint-Esprit avec puissance. Mais qu’arriva-t-il ? Après avoir commencé par l’Esprit, ils essayèrent de parfaire par la chair, par leur propre effort, l’œuvre que l’Esprit avait commencée. Nous trouvons le même enseignement dans l’épître aux Corinthiens.
Or nous avons ici une découverte solennelle de ce qui manque grandement à l’Église de Christ. Dieu a appelé l’Église de Christ à vivre dans la puissance du Saint-Esprit, et l’Église vit pour la plupart dans la puissance de la chair humaine, de la volonté, de l’énergie et de l’effort, en dehors de l’Esprit de Dieu. Je ne doute pas qu’il en soit ainsi pour bien des croyants pris individuellement ; et oh, si Dieu veut se servir de moi pour vous donner un message de sa part, mon unique message sera celui-ci : « Si l’Église revient à reconnaître que le Saint-Esprit est sa force et son secours, et si l’Église revient à tout abandonner, et à s’attendre à Dieu pour être remplie de l’Esprit, ses jours de beauté et d’allégresse reviendront, et nous verrons la gloire de Dieu se révéler au milieu de nous. » Voici mon message à chaque croyant : « Rien ne vous aidera si vous n’en venez pas à comprendre que vous devez vivre chaque jour sous la puissance du Saint-Esprit. »
Dieu veut que vous soyez un vase vivant en qui la puissance de l’Esprit se manifeste à chaque heure et à chaque instant de votre vie, et Dieu vous rendra capable de l’être.
Essayons maintenant d’apprendre ce que cette parole aux Galates nous enseigne — quelques pensées très simples. Elle nous montre comment (1) le commencement de la vie chrétienne consiste à recevoir le Saint-Esprit. Elle nous montre (2) quel grand danger il y a d’oublier que nous devons vivre par l’Esprit, et non vivre selon la chair. Elle nous montre (3) quels sont les fruits et les preuves de notre recherche de la perfection dans la chair. Et puis elle nous suggère (4) le chemin de la délivrance de cet état.
Recevoir le Saint-Esprit
Tout d’abord, Paul dit : « Après avoir commencé par l’Esprit. » Souvenez-vous que l’apôtre n’a pas seulement prêché la justification par la foi, mais il a prêché quelque chose de plus. Il a prêché ceci — l’épître en est pleine — que les hommes justifiés ne peuvent vivre que par le Saint-Esprit, et que c’est pourquoi Dieu donne à tout homme justifié le Saint-Esprit pour le sceller. L’apôtre leur dit, en substance, plus d’une fois :
« Comment avez-vous reçu le Saint-Esprit ? Est-ce par la prédication de la loi, ou par la prédication de la foi ? »
Il pouvait rappeler ce temps où un puissant réveil avait eu lieu sous son enseignement. La puissance de Dieu s’était manifestée, et les Galates étaient contraints de confesser :
« Oui, nous avons reçu le Saint-Esprit : en acceptant Christ par la foi, c’est par la foi que nous avons reçu le Saint-Esprit. »
Or il est à craindre qu’il y ait beaucoup de chrétiens qui savent à peine que, lorsqu’ils ont cru, ils ont reçu le Saint-Esprit. Bien des chrétiens peuvent dire : « J’ai reçu le pardon et j’ai reçu la paix. » Mais si vous leur demandiez : « Avez-vous reçu le Saint-Esprit ? », ils hésiteraient, et beaucoup, s’ils disaient oui, le diraient avec hésitation ; et ils vous diraient qu’ils savaient à peine, depuis ce temps-là, ce que c’était que de marcher dans la puissance du Saint-Esprit. Essayons de saisir cette grande vérité : le commencement de la vraie vie chrétienne, c’est de recevoir le Saint-Esprit. Et l’œuvre de tout ministre chrétien est celle qui fut l’œuvre de Paul — rappeler à son peuple qu’il a reçu le Saint-Esprit, et qu’il doit vivre selon sa direction et dans sa puissance.
Si ces Galates qui avaient reçu le Saint-Esprit avec puissance étaient tentés de s’égarer par ce terrible danger de parfaire dans la chair ce qui avait été commencé dans l’Esprit, combien plus grand est le danger que courent ces chrétiens qui savent à peine qu’ils ont reçu le Saint-Esprit, ou qui, s’ils le savent à titre de croyance, n’y pensent presque jamais et n’en louent presque jamais Dieu !
Négliger le Saint-Esprit
Mais voyez maintenant, en second lieu, le grand danger.
Vous savez tous ce qu’est un aiguillage sur une voie ferrée. Une locomotive avec son train peut rouler dans une certaine direction, et les aiguilles, en quelque endroit, peuvent n’être pas bien ouvertes ou fermées, et, sans qu’on s’en aperçoive, le train est dévié vers la droite ou vers la gauche. Et si cela se produit, par exemple, dans une nuit obscure, le train va dans la mauvaise direction, et les voyageurs pourraient ne jamais s’en rendre compte avant d’avoir parcouru une certaine distance.
De même, Dieu donne aux chrétiens le Saint-Esprit dans cette intention : que chaque jour toute leur vie soit vécue dans la puissance de l’Esprit. Un homme ne peut vivre une seule heure une vie pieuse si ce n’est par la puissance du Saint-Esprit. Il peut vivre une vie convenable et cohérente, comme on l’appelle, une vie irréprochable, une vie de vertu et de service diligent ; mais pour vivre une vie agréable à Dieu, dans la jouissance du salut de Dieu et de l’amour de Dieu, pour vivre et marcher dans la puissance de la vie nouvelle — il ne le peut pas s’il n’est conduit par le Saint-Esprit chaque jour et à chaque heure.
Mais écoutez maintenant le danger. Les Galates avaient reçu le Saint-Esprit, mais ce qui avait été commencé par l’Esprit, ils essayèrent de le parfaire dans la chair. Comment ? Ils retombèrent sous des docteurs judaïsants qui leur disaient qu’ils devaient être circoncis. Ils se mirent à chercher leur religion dans des observances extérieures. C’est ainsi que Paul emploie cette expression au sujet de ces docteurs qui les faisaient circoncire, qu’« ils cherchaient à se glorifier dans la chair » (Galates 6.13).
Vous entendez parfois employer cette expression : la chair religieuse. Qu’entend-on par là ? C’est simplement une expression forgée pour exprimer cette pensée : ma nature humaine, ma volonté humaine et mon effort humain peuvent être très actifs dans la religion, et après avoir été converti, et après avoir reçu le Saint-Esprit, je puis me mettre, par ma propre force, à essayer de servir Dieu.
Je puis être très diligent et faire beaucoup, et pourtant, tout ce temps-là, c’est plus l’œuvre de la chair humaine que de l’Esprit de Dieu. Quelle pensée solennelle, que l’homme puisse, sans s’en apercevoir, être dévié de la voie du Saint-Esprit sur la voie de la chair ; qu’il puisse être des plus diligents et faire de grands sacrifices, et que pourtant tout cela se fasse dans la puissance de la volonté humaine ! Ah, la grande question que nous avons à poser à Dieu dans l’examen de nous-mêmes, c’est qu’il nous soit montré si notre vie religieuse est vécue plus dans la puissance de la chair que dans la puissance du Saint-Esprit. Un homme peut être prédicateur, il peut travailler avec la plus grande diligence dans son ministère, un homme peut être un ouvrier chrétien, et d’autres peuvent dire de lui qu’il fait de grands sacrifices, et pourtant vous pouvez sentir qu’il y manque quelque chose. Vous sentez qu’il n’est pas un homme spirituel ; il n’y a aucune spiritualité dans sa vie. Combien y a-t-il de chrétiens dont personne ne songerait jamais à dire : « Quel homme spirituel ! » Ah ! voilà la faiblesse de l’Église de Christ. Tout tient en ce seul mot : la chair.
Or la chair peut se manifester de bien des manières. Elle peut se manifester dans une sagesse charnelle. Mon esprit peut être des plus actifs à l’égard de la religion. Je puis prêcher, écrire, penser ou méditer, et me plaire à m’occuper des choses du Livre de Dieu et du Royaume de Dieu ; et pourtant la puissance du Saint-Esprit peut en être manifestement absente. Je crains que, si vous considérez la prédication dans toute l’Église de Christ et demandez pourquoi il y a, hélas ! si peu de puissance de conversion dans la prédication de la Parole, pourquoi il y a tant de travail et souvent si peu de fruit pour l’éternité, pourquoi la Parole a si peu de force pour édifier les croyants dans la sainteté et dans la consécration — la réponse viendra : c’est l’absence de la puissance du Saint-Esprit. Et pourquoi cela ? Il ne peut y avoir d’autre raison, sinon que la chair et l’énergie humaine ont pris la place que le Saint-Esprit devrait avoir. Cela était vrai des Galates, cela était vrai des Corinthiens. Vous savez que Paul leur disait : « Je n’ai pu vous parler comme à des hommes spirituels ; vous devriez être des hommes spirituels, mais vous êtes charnels. » Et vous savez combien de fois, au cours de ses épîtres, il lui fallut les reprendre et les condamner pour leurs querelles et leurs divisions.
Manquer du fruit du Saint-Esprit
Une troisième pensée : Quelles sont les preuves ou les marques qu’une Église comme celle des Galates, ou qu’un chrétien, sert Dieu dans la puissance de la chair — parfait dans la chair ce qui a été commencé dans l’Esprit ?
La réponse est très facile. L’effort religieux fait sur soi-même aboutit toujours à la chair pécheresse. Quel était l’état de ces Galates ? Ils s’efforçaient d’être justifiés par les œuvres de la loi. Et pourtant ils se querellaient et étaient en danger de se dévorer les uns les autres. Comptez les expressions dont l’apôtre se sert pour indiquer leur manque d’amour, et vous en trouverez plus de douze — l’envie, la jalousie, l’amertume, les querelles, et toutes sortes d’expressions. Lisez, aux quatrième et cinquième chapitres, ce qu’il dit à ce sujet. Vous voyez comment ils essayèrent de servir Dieu par leur propre force, et ils échouèrent complètement. Tout cet effort religieux aboutit à l’échec. La puissance du péché et de la chair pécheresse prit le dessus sur eux, et toute leur condition était l’une des plus tristes que l’on pût concevoir.
Cela nous atteint avec une solennité indicible. On se plaint partout, dans l’Église chrétienne, du manque d’un haut degré d’intégrité et de piété, même parmi les membres qui font profession d’appartenir aux Églises chrétiennes. Je me souviens d’un sermon que j’ai entendu prêcher sur la morale commerciale. Et, oh, si nous parlons non seulement de la morale ou de l’immoralité commerciale, mais si nous entrons dans les foyers des chrétiens, et si nous pensons à la vie à laquelle Dieu a appelé ses enfants, et qu’il leur rend capables de vivre par le Saint-Esprit, et si nous pensons à combien, néanmoins, il y a de manque d’amour, d’humeur, de dureté et d’amertume, et si nous pensons à combien il y a très souvent de querelles parmi les membres des Églises, et à combien il y a d’envie, de jalousie, de susceptibilité et d’orgueil, alors nous sommes contraints de dire : « Où sont les marques de la présence de l’Esprit de l’Agneau de Dieu ? » Elles manquent, elles manquent tristement !
Bien des gens parlent de ces choses comme si elles étaient le résultat naturel de notre faiblesse et qu’on n’y pouvait guère remédier. Bien des gens parlent de ces choses comme de péchés, et pourtant ont renoncé à l’espérance de les vaincre. Bien des gens parlent de ces choses dans l’Église qui les entoure, et ne voient pas la moindre perspective de les voir jamais changer. Il n’y a aucune perspective jusqu’à ce que vienne un changement radical, jusqu’à ce que l’Église de Dieu commence à voir que tout péché dans le croyant vient de la chair, d’une vie charnelle au milieu de nos activités religieuses, d’un effort personnel pour servir Dieu. Jusqu’à ce que nous apprenions à faire confession, et jusqu’à ce que nous commencions à voir qu’il nous faut, d’une manière ou d’une autre, ramener l’Esprit de Dieu avec puissance dans son Église, il nous faut échouer. Où l’Église a-t-elle commencé, à la Pentecôte ? Là, elle commença par l’Esprit. Mais, hélas, combien l’Église du siècle suivant se laissa aller à la chair ! Elle pensa parfaire l’Église dans la chair.
Ne pensons pas que, parce que la bienheureuse Réformation a restauré la grande doctrine de la justification par la foi, la puissance du Saint-Esprit ait alors été pleinement rétablie. Si notre foi est que Dieu va faire miséricorde à son Église en ces derniers âges, ce sera parce que la doctrine et la vérité touchant le Saint-Esprit seront non seulement étudiées, mais recherchées d’un cœur entier ; et non seulement parce que cette vérité sera recherchée, mais parce qu’on trouvera des ministres et des assemblées s’inclinant devant Dieu dans un profond abaissement, avec un seul cri : « Nous avons attristé l’Esprit de Dieu ; nous avons essayé d’être des Églises chrétiennes avec le moins possible de l’Esprit de Dieu ; nous n’avons pas cherché à être des Églises remplies du Saint-Esprit. »
Toute la faiblesse de l’Église tient au refus de l’Église d’obéir à son Dieu.
Et pourquoi en est-il ainsi ? Je connais votre réponse. Vous dites : « Nous sommes trop faibles et trop impuissants, et nous essayons d’obéir, et nous faisons vœu d’obéir, mais d’une façon ou d’une autre nous échouons. »
Ah, oui, vous échouez parce que vous n’acceptez pas la force de Dieu. Dieu seul peut accomplir sa volonté en vous. Vous ne pouvez accomplir la volonté de Dieu, mais son Saint-Esprit le peut ; et jusqu’à ce que l’Église, jusqu’à ce que les croyants saisissent cela, et cessent d’essayer par l’effort humain de faire la volonté de Dieu, et s’attendent au Saint-Esprit pour qu’il vienne avec toute sa puissance omnipotente et habilitante, l’Église ne sera jamais ce que Dieu veut qu’elle soit, et ce que Dieu est disposé à faire d’elle.
Se soumettre au Saint-Esprit
J’en viens maintenant à ma dernière pensée, la question : Quel est le chemin de la restauration ?
Ami bien-aimé, la réponse est simple et facile. Si ce train a été dévié, il n’y a rien d’autre à faire que de revenir au point où il a été détourné. Les Galates n’avaient d’autre voie, pour revenir, que de retourner là où ils s’étaient égarés, de revenir de tout effort religieux fait par leur propre force, et de la recherche de quoi que ce soit par leur propre œuvre, et de s’abandonner humblement au Saint-Esprit. Il n’y a pas d’autre voie pour nous en tant qu’individus.
Y a-t-il quelque frère ou quelque sœur dont le cœur a conscience : « Hélas ! ma vie ne connaît que bien peu de la puissance du Saint-Esprit » ? Je viens à vous avec le message de Dieu que vous ne pouvez avoir aucune idée de ce que serait votre vie dans la puissance du Saint-Esprit. Cela est trop élevé, trop béni et trop merveilleux, mais je vous apporte ce message : aussi véritablement que le Fils éternel de Dieu est venu dans ce monde et y a accompli ses œuvres merveilleuses, aussi véritablement que sur le Calvaire il est mort et a opéré votre rédemption par son sang précieux, tout aussi véritablement le Saint-Esprit peut venir dans votre cœur afin que, par sa puissance divine, il vous sanctifie et vous rende capable de faire la bienheureuse volonté de Dieu, et remplisse votre cœur de joie et de force. Mais, hélas ! nous avons oublié, nous avons attristé, nous avons déshonoré le Saint-Esprit, et il n’a pas pu accomplir son œuvre. Mais je vous apporte ce message : le Père qui est dans les cieux aime à remplir ses enfants de son Saint-Esprit. Dieu aspire à donner à chacun, individuellement, séparément, la puissance du Saint-Esprit pour la vie de chaque jour. Le commandement nous vient individuellement, collectivement. Dieu veut que nous, ses enfants, nous nous levions et placions nos péchés devant lui, et que nous l’invoquions pour obtenir miséricorde. Oh, êtes-vous tellement dépourvus de sens ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous parfaire dans la chair ce qui a été commencé dans l’Esprit ? Inclinons-nous dans la honte, et confessons devant Dieu combien notre religion charnelle, notre effort personnel et notre confiance en nous-mêmes ont été la cause de chaque échec.
De jeunes chrétiens m’ont souvent demandé : « Comment se fait-il que j’échoue ainsi ? J’ai fait vœu si solennellement, de tout mon cœur, et j’ai désiré servir Dieu ; pourquoi ai-je échoué ? »
À ceux-là je donne toujours la même réponse : « Mon cher ami, vous essayez de faire par votre propre force ce que Christ seul peut faire en vous. »
Et quand ils me disent : « Je suis sûr que je savais que Christ seul pouvait le faire, je ne me confiais pas en moi-même », ma réponse est toujours :
« Vous vous confiiez en vous-même, sinon vous n’auriez pas pu échouer. Si vous vous étiez confié en Christ, il n’aurait pas pu échouer. »
Oh, ce fait de parfaire dans la chair ce qui a été commencé dans l’Esprit s’enracine en nous bien plus profondément que nous ne le savons. Demandons à Dieu de nous révéler que ce n’est que lorsque nous sommes amenés à une honte et à un dénuement complets que nous serons préparés à recevoir la bénédiction qui vient d’en haut.
Et c’est ainsi que je viens avec ces deux questions. Vivez-vous, frère bien-aimé dans le ministère — je le demande à chaque ministre de l’Évangile — vivez-vous sous la puissance du Saint-Esprit ? Vivez-vous comme un homme oint, rempli de l’Esprit, dans votre ministère et dans votre vie devant Dieu ? Ô frères, notre place est redoutable. Nous avons à montrer aux gens ce que Dieu fera pour nous, non par nos paroles et notre enseignement, mais par notre vie. Que Dieu nous aide à le faire !
Je le demande à chaque membre de l’Église de Christ et à chaque croyant : Vivez-vous, jour après jour, une vie sous la puissance du Saint-Esprit, ou bien essayez-vous de vivre sans cela ? Souvenez-vous que vous ne le pouvez pas. Êtes-vous consacré, livré à l’Esprit pour qu’il agisse en vous et vive en vous ? Oh, venez et confessez chaque manquement d’humeur, chaque manquement de la langue, si petit soit-il, chaque manquement dû à l’absence du Saint-Esprit et à la présence de la puissance du moi. Êtes-vous consacré, êtes-vous livré au Saint-Esprit ?
Si votre réponse est non, alors je viens avec une seconde question : Êtes-vous disposé à être consacré ? Êtes-vous disposé à vous livrer à la puissance du Saint-Esprit ?
Vous savez bien que le côté humain de la consécration ne vous aidera pas. Je puis me consacrer cent fois avec toute l’intensité de mon être, et cela ne m’aidera pas. Ce qui m’aidera, c’est ceci : que Dieu, du haut du ciel, accepte et scelle la consécration.
Et maintenant, êtes-vous disposés à vous livrer au Saint-Esprit ? Vous pouvez le faire dès maintenant. Bien des choses peuvent encore être obscures et confuses, et au-delà de ce que nous comprenons, et vous pouvez ne rien ressentir ; mais venez. Dieu seul peut opérer le changement. Dieu seul, qui nous a donné le Saint-Esprit, peut restaurer le Saint-Esprit avec puissance dans notre vie. Dieu seul peut « nous fortifier avec puissance par son Esprit dans l’homme intérieur ». Et à tout cœur qui attend, qui veut faire le sacrifice, tout abandonner, et prendre le temps de crier et de prier Dieu, la réponse viendra. La bénédiction n’est pas loin. Notre Dieu prend plaisir à nous secourir. Il nous rendra capables de parfaire, non dans la chair, mais dans l’Esprit, ce qui a été commencé dans l’Esprit.