Chapitre 5 · 17 min de lecture
Impossible à l’homme, possible à Dieu
« Et il dit: Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » (Luc 18:27).
Le Christ avait dit au jeune homme riche: « Vends tout ce que tu as… et viens, suis-moi. » Le jeune homme s’en alla tout triste. Alors le Christ se tourna vers les disciples et dit: « Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu! » Les disciples, nous dit-on, furent très étonnés et répondirent: « S’il est si difficile d’entrer dans le royaume, qui donc peut être sauvé? » Et le Christ donna cette bienheureuse réponse:
« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. »
Ce texte renferme deux pensées: la première, que dans la religion, dans la question du salut et de la marche à la suite du Christ par une vie sainte, il est impossible à l’homme de l’accomplir. Et à côté de celle-là se trouve cette autre pensée: Ce qui est impossible à l’homme est possible à Dieu.
Ces deux pensées marquent les deux grandes leçons que l’homme doit apprendre dans la vie religieuse. Il faut souvent bien longtemps pour apprendre la première leçon: que dans la religion l’homme ne peut rien, que le salut est impossible à l’homme. Et souvent l’homme apprend cela, et pourtant il n’apprend pas la seconde leçon: que ce qui lui a été impossible est possible à Dieu. Heureux l’homme qui apprend ces deux leçons! Les apprendre marque des étapes dans la vie du chrétien.
L’homme ne peut pas
La première étape, c’est lorsqu’un homme s’efforce de faire tout son possible et échoue, lorsqu’il essaie de faire mieux et échoue encore, lorsqu’il essaie bien davantage et échoue toujours. Et pourtant, bien souvent, il n’apprend même pas alors la leçon: Il est impossible à l’homme de servir Dieu et le Christ. Pierre passa trois ans à l’école du Christ, et il n’apprit jamais ce C’est impossible, jusqu’à ce qu’il eût renié son Seigneur et fût sorti pour pleurer amèrement. Alors il l’apprit.
Considérez un instant un homme qui apprend cette leçon. D’abord il lutte contre elle; puis il s’y soumet, mais à contrecœur et dans le désespoir; enfin il l’accepte de bon gré et s’en réjouit. Au commencement de la vie chrétienne, le jeune converti n’a aucune idée de cette vérité. Il a été converti, il a la joie du Seigneur dans son cœur, il commence à courir la course et à combattre le combat; il est sûr de pouvoir vaincre, car il est sérieux et sincère, et Dieu l’aidera. Pourtant, on ne sait comment, il échoue bien vite là où il ne s’y attendait pas, et le péché prend le dessus sur lui. Il est déçu; mais il pense: « Je n’ai pas été assez vigilant, je n’ai pas pris des résolutions assez fermes. » Et de nouveau il fait des vœux, et de nouveau il prie, et pourtant il échoue. Il pensait: « Ne suis-je pas un homme régénéré? N’ai-je pas la vie de Dieu au-dedans de moi? » Et il pense encore: « Oui, et j’ai le Christ pour m’aider, je puis vivre la vie sainte. »
Plus tard, il parvient à un autre état d’esprit. Il commence à voir qu’une telle vie est impossible, mais il ne l’accepte pas. Il y a des multitudes de chrétiens qui en arrivent à ce point: « Je ne le puis »; et qui pensent alors que Dieu n’a jamais attendu d’eux ce qu’ils ne peuvent faire. Si vous leur dites que Dieu l’attend en effet, cela leur paraît un mystère. Bon nombre de chrétiens mènent une vie inférieure, une vie d’échec et de péché, au lieu du repos et de la victoire, parce qu’ils ont commencé à voir: « Je ne le puis, c’est impossible. » Et pourtant ils ne le comprennent pas pleinement, et ainsi, sous cette impression, je ne le puis, ils s’abandonnent au désespoir. Ils feront de leur mieux, mais ils n’espèrent jamais avancer bien loin.
Mais Dieu conduit ses enfants jusqu’à une troisième étape, lorsqu’un homme en vient à prendre ce C’est impossible, dans toute sa vérité, et pourtant dit en même temps: « Je dois le faire, et je le ferai — c’est impossible à l’homme, et pourtant je dois le faire »; lorsque la volonté renouvelée commence à exercer toute sa puissance et, dans un ardent désir et une ardente prière, se met à crier à Dieu: « Seigneur, que signifie cela? — comment serai-je délivré de la puissance du péché? »
C’est l’état de l’homme régénéré dans Romains 7. Là vous trouverez l’homme chrétien s’efforçant de tout son pouvoir de vivre une vie sainte. La loi de Dieu lui a été révélée comme atteignant jusqu’au plus profond des désirs du cœur, et l’homme peut oser dire:
« Je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur. Vouloir le bien, cela est à ma portée. Mon cœur aime la loi de Dieu, et ma volonté a choisi cette loi. »
Un tel homme peut-il échouer, le cœur tout rempli de plaisir dans la loi de Dieu et la volonté déterminée à faire ce qui est droit? Oui. C’est ce que nous enseigne Romains 7. Il faut quelque chose de plus. Non seulement je dois prendre plaisir à la loi de Dieu selon l’homme intérieur, et vouloir ce que Dieu veut, mais j’ai besoin d’une omnipotence divine pour l’opérer en moi. Et c’est ce qu’enseigne l’apôtre Paul dans Philippiens 2:13:
« C’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire. »
Remarquez le contraste. Dans Romains 7, l’homme régénéré dit: « Vouloir, cela est à ma portée, mais accomplir — je trouve que je ne le puis. Je veux, mais je ne puis exécuter. » Mais dans Philippiens 2, vous avez un homme qui a été conduit plus loin, un homme qui comprend que, lorsque Dieu a opéré la volonté renouvelée, Dieu donnera la puissance d’accomplir ce que cette volonté désire. Recevons ceci comme la première grande leçon de la vie spirituelle: « Cela m’est impossible, ô mon Dieu; qu’il soit mis fin à la chair et à toutes ses forces, fin au moi, et que ce soit ma gloire d’être sans force. »
Loué soit Dieu pour l’enseignement divin qui nous rend sans force!
Lorsque vous avez songé à l’abandon absolu à Dieu, n’avez-vous pas été amené au bout de vous-même, à sentir que vous ne pouviez voir comment vous pourriez réellement vivre en homme absolument abandonné à Dieu à chaque instant du jour — à votre table, dans votre maison, dans vos affaires, au milieu des épreuves et des tentations? Je vous en prie, apprenez la leçon maintenant. Si vous avez senti que vous ne pouviez le faire, vous êtes sur le bon chemin, pourvu que vous vous laissiez conduire. Acceptez cette position et maintenez-la devant Dieu: « Le désir et les délices de mon cœur, ô Dieu, c’est l’abandon absolu, mais je ne puis l’accomplir. Il m’est impossible de vivre cette vie. Elle est au-dessus de moi. » Prosternez-vous et apprenez que, lorsque vous êtes entièrement sans force, Dieu viendra opérer en vous non seulement le vouloir, mais aussi le faire.
Dieu le peut
Vient maintenant la seconde leçon. « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. »
J’ai dit il y a un instant qu’il est bien des hommes qui ont appris la leçon, C’est impossible aux hommes, et qui alors renoncent dans un désespoir impuissant, et mènent une misérable vie chrétienne, sans joie, ni force, ni victoire. Et pourquoi? Parce qu’ils ne s’humilient pas pour apprendre cette autre leçon: À Dieu tout est possible.
Votre vie religieuse doit être chaque jour une preuve que Dieu opère des impossibilités; votre vie religieuse doit être une suite d’impossibilités rendues possibles et réelles par la puissance toute-puissante de Dieu. Voilà ce dont le chrétien a besoin. Il a un Dieu tout-puissant qu’il adore, et il doit apprendre à comprendre qu’il n’a pas besoin d’un peu de la puissance de Dieu, mais qu’il a besoin — soit-il dit avec révérence — de toute l’omnipotence de Dieu pour le maintenir dans le droit chemin et pour vivre en chrétien.
Tout le christianisme est une œuvre de l’omnipotence de Dieu. Regardez la naissance du Christ Jésus. Ce fut un miracle de la puissance divine, et il fut dit à Marie: « Rien n’est impossible à Dieu. » C’était l’omnipotence de Dieu. Regardez la résurrection du Christ. On nous enseigne que ce fut selon l’infinie grandeur de sa puissance que Dieu ressuscita le Christ d’entre les morts.
Tout arbre doit croître sur la racine d’où il jaillit. Un chêne de trois cents ans croît tout le temps sur l’unique racine d’où il a eu son commencement. Le christianisme a eu son commencement dans l’omnipotence de Dieu, et dans chaque âme il doit avoir sa continuation dans cette omnipotence. Toutes les possibilités de la vie chrétienne supérieure ont leur origine dans une nouvelle compréhension de la puissance du Christ d’opérer en nous toute la volonté de Dieu.
Je veux vous appeler maintenant à venir adorer un Dieu tout-puissant. Avez-vous appris à le faire? Avez-vous appris à traiter d’assez près avec un Dieu tout-puissant pour savoir que l’omnipotence opère en vous? Dans l’apparence extérieure, il y en a souvent si peu de signe. L’apôtre Paul disait: « J’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement, et… ma prédication… se faisait dans une démonstration de l’Esprit et de puissance. » Du côté humain il y avait la faiblesse, du côté divin il y avait l’omnipotence divine. Et cela est vrai de toute vie pieuse; et si seulement nous apprenions mieux cette leçon, et nous y abandonnions d’un cœur entier et sans partage, nous apprendrions quelle félicité il y a à demeurer à chaque heure et à chaque instant avec un Dieu tout-puissant. Avez-vous jamais étudié dans la Bible l’attribut de l’omnipotence de Dieu? Vous savez que ce fut l’omnipotence de Dieu qui créa le monde, et fit sortir la lumière des ténèbres, et créa l’homme. Mais avez-vous étudié l’omnipotence de Dieu dans les œuvres de la rédemption?
Regardez Abraham. Lorsque Dieu l’appela à être le père de ce peuple d’où le Christ devait naître, Dieu lui dit: « Je suis le Dieu tout-puissant; marche devant ma face, et sois intègre. » Et Dieu forma Abraham à se confier en lui comme au Tout-Puissant; et que ce fût son départ vers un pays qu’il ne connaissait pas, ou sa foi de pèlerin au milieu des milliers de Cananéens — sa foi disait: Ceci est mon pays — ou que ce fût sa foi à attendre vingt-cinq ans un fils dans sa vieillesse, contre toute espérance, ou que ce fût le fait de recevoir Isaac comme ressuscité des morts sur le mont Morija lorsqu’il allait le sacrifier — Abraham crut Dieu. Il fut fort dans la foi, donnant gloire à Dieu, parce qu’il tenait pour capable de tenir sa promesse celui qui l’avait faite.
La cause de la faiblesse de votre vie chrétienne, c’est que vous voulez l’accomplir en partie, et laisser Dieu vous aider. Et cela ne se peut. Vous devez en venir à être entièrement sans force, à laisser Dieu agir, et Dieu agira glorieusement. Voilà ce dont nous avons besoin si nous voulons vraiment être des ouvriers pour Dieu. Je pourrais parcourir l’Écriture et vous prouver comment Moïse, lorsqu’il fit sortir Israël d’Égypte; comment Josué, lorsqu’il les fit entrer dans le pays de Canaan; comment tous les serviteurs de Dieu dans l’Ancien Testament comptèrent sur l’omnipotence de Dieu accomplissant des impossibilités. Et ce Dieu vit aujourd’hui, et ce Dieu est le Dieu de chacun de ses enfants. Et pourtant, quelques-uns d’entre nous voulons que Dieu nous donne un peu d’aide pendant que nous faisons de notre mieux, au lieu d’en venir à comprendre ce que Dieu veut, et de dire: « Je ne puis rien faire. Dieu doit tout faire et le fera. » Avez-vous dit: « Dans l’adoration, dans l’œuvre, dans la sanctification, dans l’obéissance à Dieu, je ne puis rien faire de moi-même, et ainsi ma place est d’adorer le Dieu tout-puissant, et de croire qu’il opérera en moi à chaque instant »? Oh, que Dieu nous l’enseigne! Oh, que Dieu, par sa grâce, vous montre quel Dieu vous avez, et à quel Dieu vous vous êtes confié — un Dieu tout-puissant, disposé de toute son omnipotence à se mettre à la disposition de chacun de ses enfants! Ne prendrons-nous pas la leçon du Seigneur Jésus et ne dirons-nous pas: « Amen; ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu »?
Souvenez-vous de ce que nous avons dit de Pierre, de sa confiance en soi, de sa force propre, de sa volonté propre, et comment il en vint à renier son Seigneur. Vous sentez: « Ah! voilà la vie du moi, voilà la vie de la chair qui domine en moi! » Et maintenant, avez-vous cru qu’il y a une délivrance de cela? Avez-vous cru que le Dieu tout-puissant est capable de révéler ainsi le Christ dans votre cœur, de laisser ainsi le Saint-Esprit régner en vous, que la vie du moi n’ait plus de pouvoir ni de domination sur vous? Avez-vous rapproché les deux, et, avec des larmes de repentance et une profonde humiliation et faiblesse, vous êtes-vous écrié: « Ô Dieu, cela m’est impossible; l’homme ne peut le faire, mais, gloire à ton nom, c’est possible à Dieu »? Avez-vous réclamé la délivrance? Faites-le maintenant. Remettez-vous de nouveau, dans un abandon absolu, entre les mains d’un Dieu d’amour infini; et aussi infinie que son amour est sa puissance de l’accomplir.
Dieu opère dans l’homme
Mais encore une fois, nous en sommes venus à la question de l’abandon absolu, et nous avons senti que c’est là ce qui manque dans l’Église du Christ, et que c’est pourquoi le Saint-Esprit ne peut nous remplir, et pourquoi nous ne pouvons vivre en gens entièrement séparés pour le Saint-Esprit; que c’est pourquoi la chair et la vie du moi ne peuvent être vaincues. Nous n’avons jamais compris ce que c’est que d’être absolument abandonné à Dieu comme Jésus l’était. Je sais que plus d’un dit avec sérieux et sincérité: « Amen, j’accepte le message de l’abandon absolu à Dieu »; et pourtant pense: « Cela sera-t-il jamais mien? Puis-je compter sur Dieu pour me faire un homme dont il sera dit au Ciel, sur la terre et en Enfer: il vit dans l’abandon absolu à Dieu? » Frère, sœur, « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu ». Croyez que, lorsqu’il vous prend en charge dans le Christ, il est possible à Dieu de faire de vous un homme d’abandon absolu. Et Dieu est capable de le maintenir. Il est capable de vous faire lever de votre lit chaque matin de la semaine avec cette bienheureuse pensée, directement ou indirectement: « Je suis à la charge de Dieu. Mon Dieu accomplit ma vie pour moi. »
Certains sont las de penser à la sanctification. Vous priez, vous l’avez ardemment désirée et réclamée, et pourtant elle paraissait si lointaine! La sainteté et l’humilité de Jésus — vous êtes si conscient de leur éloignement. Amis bien-aimés, la seule doctrine de la sanctification qui soit scripturaire, réelle et efficace, la voici: « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » Dieu peut sanctifier les hommes, et par sa puissance toute-puissante et sanctifiante Dieu peut les garder à chaque instant. Oh, puissions-nous nous rapprocher d’un pas de notre Dieu maintenant! Oh, que la lumière de Dieu resplendisse, et que nous connaissions mieux notre Dieu!
Je pourrais continuer et parler de la vie du Christ en nous — vivre comme le Christ, prendre le Christ pour notre Sauveur du péché, et pour notre vie et notre force. C’est Dieu dans le Ciel qui peut révéler cela en vous. Que dit cette prière de l’apôtre Paul: « afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire » — ce sera sûrement quelque chose de bien merveilleux si c’est selon la richesse de sa gloire — « d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur »? Ne voyez-vous pas que c’est un Dieu tout-puissant opérant par son omnipotence dans le cœur de ses enfants croyants, afin que le Christ puisse devenir un Sauveur qui demeure au-dedans? Vous avez essayé de le saisir et de vous en emparer, et vous avez essayé de le croire, et cela ne venait pas. C’était parce que vous n’aviez pas été amené à croire que « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu ».
Et ainsi, j’espère que la parole prononcée au sujet de l’amour a pu amener beaucoup à voir qu’il nous faut un afflux d’amour d’une manière tout à fait nouvelle; notre cœur doit être rempli d’une vie d’en haut, de la Source de l’amour éternel, s’il doit déborder tout le jour; alors il nous sera tout aussi naturel d’aimer nos semblables qu’il est naturel à l’agneau d’être doux et au loup d’être cruel. Jusqu’à ce que je sois amené à un tel état que, plus un homme me hait et médit de moi, plus il est déplaisant et peu aimable, plus je l’aimerai; jusqu’à ce que je sois amené à un tel état que, plus il y a d’obstacles, de haine et d’ingratitude, plus la puissance de l’amour puisse triompher en moi — jusqu’à ce que je sois amené à voir cela, je ne dis pas: « C’est impossible aux hommes. » Mais si vous avez été conduit à dire: « Ce message m’a parlé d’un amour tout à fait au-dessus de mon pouvoir; il est absolument impossible » — alors nous pouvons venir à Dieu et dire: « C’est possible avec toi. »
Certains crient à Dieu pour un grand réveil. Je puis dire que c’est là sans cesse la prière de mon cœur. Oh, si seulement Dieu voulait réveiller son peuple croyant! Je ne puis penser en premier lieu aux formalistes non convertis de l’Église, ni aux incrédules et aux sceptiques, ni à tous les misérables et les perdus autour de moi; mon cœur prie en premier lieu: « Mon Dieu, réveille ton Église et ton peuple. » Ce n’est pas pour rien qu’il y a, dans des milliers de cœurs, des aspirations vers la sainteté et la consécration: c’est un avant-coureur de la puissance de Dieu. Dieu produit le vouloir et ensuite il produit le faire. Ces aspirations sont un témoignage et une preuve que Dieu a produit le vouloir. Oh, croyons avec foi que le Dieu tout-puissant produira le faire parmi son peuple, plus que nous ne pouvons demander. « À celui, disait Paul, qui peut faire, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons… à lui soit la gloire. » Que nos cœurs le disent. Gloire à Dieu, le Tout-Puissant, qui peut faire au delà de ce que nous osons demander ou penser!
« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » Tout autour de vous, il y a un monde de péché et de douleur, et le Diable est là. Mais souvenez-vous: le Christ est sur le trône, le Christ est plus fort, le Christ a vaincu, et le Christ vaincra. Mais attendez-vous à Dieu. Mon texte nous abaisse: « Ce qui est impossible aux hommes »; mais finalement il nous élève bien haut — « est possible à Dieu. » Attachez-vous à Dieu. Adorez-le et confiez-vous en lui comme au Tout-Puissant, non seulement pour votre propre vie, mais pour toutes les âmes qui vous sont confiées. Ne priez jamais sans adorer son omnipotence, en disant: « Dieu puissant, je réclame ta toute-puissance. » Et la réponse à la prière viendra, et comme Abraham vous deviendrez fort dans la foi, donnant gloire à Dieu, parce que vous tenez pour capable de tenir sa promesse celui qui l’a faite.