Chapitre 4 · 2 min de lecture · 3 min d’écoute
Tu as le droit de trembler
« Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! » — Marc 9:24
Peut-être as-tu déjà prié quelque chose comme ça. Peut-être as-tu dit à Dieu, pendant un camp ou dans ta chambre, que tu voulais tout lui donner. Et ensuite tu t’es demandé : est-ce que je le pensais vraiment ? Est-ce que c’était absolu ? Je n’ai rien ressenti.
Murray dit que cela arrive tout le temps. Quand tu apportes ton abandon à Dieu, dit-il, il peut te sembler être « une chose fort imparfaite », et tu peux douter et demander : « Est-il absolu ? » C’est normal.
Il nous rappelle un père désespéré, dans les Évangiles, dont le fils était gravement malade. Jésus lui dit que tout est possible à celui qui croit. L’homme s’écria : « Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! » Moitié foi, moitié doute, entièrement honnête. Et Jésus guérit son fils.
Murray dit que ton abandon peut ressembler à cela. Même si tu viens « avec un cœur tremblant », sans ressentir ni puissance ni certitude, « cela réussira ». Et puis :
« Ne craignez pas, mais venez tel que vous êtes, et même au milieu de votre tremblement la puissance du Saint-Esprit agira. »
Il fait remarquer que c’est souvent ainsi que l’Esprit agit : avec une vraie puissance du côté de Dieu, alors que de notre côté tout paraît faible. Son plus grand exemple est Jésus lui-même dans le jardin de Gethsémané, dans l’angoisse et la tristesse, priant face à la croix. De l’extérieur, on ne voyait aucun signe de puissance, mais l’Esprit de Dieu était là, qui le rendait capable de se donner.
Ce qui compte, donc, ce n’est pas ce que tu ressens. C’est l’endroit où tu regardes. Murray insiste : « soyez occupés de Dieu. » Arrête de fixer ton propre cœur pour vérifier si ton abandon était assez fort, et regarde le Dieu qui le reçoit. Il écrit que lorsque tu lui dis oui en silence, il y a un Dieu présent « qui, à ce moment même, prend possession de vous. Vous pouvez ne pas le sentir, ne pas le réaliser, mais Dieu prend possession si vous voulez vous confier en lui. »
Tes sentiments sont réels, mais ils ne mesurent pas ce que Dieu est en train de faire. Tu as le droit de trembler. Tu as le droit de douter. Viens quand même.
Une chose à faire cette semaine : si tu as déjà dit à Dieu que tu voulais tout lui donner, remercie-le cette semaine de t’avoir entendu et de l’avoir accepté, même si tu n’as rien ressenti. Si tu ne l’as jamais fait, fais-le cette semaine, honnêtement, en tremblant s’il le faut.
Questions pour réfléchir
Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.
Que dit Murray d’un abandon qui paraît imparfait ou incertain ?
Qu’il est normal de le trouver imparfait et de se demander s’il est absolu, mais que même si tu viens avec un cœur tremblant, cela réussira.
Qu’a dit à Jésus le père de Marc 9, et pourquoi Murray parle-t-il de lui ?
« Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! » Murray s’en sert pour montrer qu’une foi honnête, mêlée de doute, est acceptée, et que Dieu agit à travers elle.
Où faut-il regarder, selon Murray, plutôt que vers nos propres sentiments ?
Vers Dieu : « soyez occupés de Dieu », en lui faisant confiance pour prendre possession de nous même quand nous ne le sentons pas.
Chapitre 4 terminé
Tu as le droit de trembler