L’abandon absolu (Pour ados)
Comme une plume dans la main

Chapitre 2 · 3 min de lecture · 3 min d’écoute

Comme une plume dans la main

« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? » — 1 Corinthiens 6:19

Pourquoi Dieu demanderait-il tout ? N’est-ce pas beaucoup ? La réponse de Murray commence par qui est Dieu. Il est « la Source de la vie, l’unique Source de l’existence, de la puissance et de la bonté ». Tout ce qui est bon vient de lui.

Puis Murray montre la nature. Le soleil, la lune, les étoiles, les fleurs et l’herbe : « ne sont-ils pas tous absolument abandonnés à Dieu ? » Un lis ne discute pas avec Dieu de la façon dont il doit pousser. Il le laisse simplement le rendre beau. Murray pose la question : si Dieu agit ainsi dans les fleurs, peut-il vraiment faire de son mieux dans ses enfants s’ils ne lui sont donnés qu’à moitié ?

Il prend une image simple, de tous les jours :

« J’ai une plume dans ma poche, et cette plume est absolument livrée à l’unique travail d’écrire, et cette plume doit être absolument livrée à ma main si je veux écrire correctement avec elle. Si un autre la tient en partie, je ne puis écrire correctement. »

Imagine que tu essaies d’écrire pendant que quelqu’un d’autre serre la même plume et la tire dans une autre direction. Ce serait un vrai gribouillis. Voilà, dit Murray, ce qui arrive quand nous donnons à Dieu une partie de notre vie mais que nous gardons fermement le reste en main. Il ne peut pas écrire l’histoire qu’il veut écrire.

Pense honnêtement à ta propre vie. La plupart d’entre nous donnent volontiers certains domaines à Dieu : l’église, la prière avant les repas, le fait d’être plutôt sympa. Mais nous gardons la main sur d’autres : notre téléphone, nos amitiés, nos projets d’avenir, une habitude que nous ne voulons pas lâcher, la façon dont nous dépensons notre argent ou nos week-ends.

Murray ne dit pas que Dieu veut t’enlever tout ce qui est bon. La plume ne perd rien à être tenue par celui qui écrit : c’est justement là qu’elle fait enfin ce pour quoi elle a été faite. Il dit que c’est « ce seul manque d’abandon absolu » qui « fait obstacle à Dieu », lui qui « prend plaisir à se communiquer à chaque enfant qui est prêt à le recevoir ». Dieu veut donner, pas arracher.

Paul dit que ton corps est le temple du Saint-Esprit et que tu ne t’appartiens pas à toi-même. Ce n’est pas une menace. C’est une invitation à laisser celui qui t’a fait accomplir en toi ce pour quoi il t’a fait.

Une chose à faire cette semaine : fais une liste rapide des grands domaines de ta vie : les cours, les amis, la famille, le téléphone, l’argent, les projets d’avenir, le temps libre. Coche ceux que tu as honnêtement donnés à Dieu, et mets un point d’interrogation à côté de ceux que tu serres encore dans ta main. Choisis un point d’interrogation et parles-en à Dieu.

Questions pour réfléchir

Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.

Pourquoi Murray dit-il que toute la nature est « absolument abandonnée » à Dieu ?

Parce que le soleil, les étoiles ou les fleurs laissent simplement Dieu agir en eux comme il lui plaît ; un lis laisse Dieu le rendre beau.

Où Murray veut-il en venir avec l’image de la plume ?

Une plume ne peut écrire correctement que si elle est entièrement livrée à la main de celui qui écrit. Si quelqu’un d’autre la tient en partie, l’écriture part de travers, et il en va de même de nos vies avec Dieu.

Dieu veut-il tout pour pouvoir nous enlever les bonnes choses ?

Non. Murray dit que Dieu prend plaisir à se donner à ceux qui sont prêts à le recevoir ; c’est notre réticence qui lui fait obstacle.

Chapitre 2 terminé

Comme une plume dans la main

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