S'attendre à Dieu ·Dans une sainte attente

Chapitre 28 · 4 min de lecture

Dans une sainte attente

Vingt-sixième jour. S’ATTENDRE À DIEU : Dans une sainte attente.

« Pour moi, je regarderai vers l’Éternel, je mettrai mon espérance dans le Dieu de mon salut ; mon Dieu m’exaucera. » — Michée 7:7.

Avez-vous jamais lu un beau petit livre, Expectation Corner ? Sinon, procurez-vous-le ; vous y trouverez l’un des meilleurs sermons sur notre texte. Il raconte l’histoire d’un roi qui prépara une cité pour quelques-uns de ses pauvres sujets. Non loin d’eux se trouvaient de grands magasins, où tout ce dont ils pouvaient avoir besoin leur était fourni pour peu qu’ils en fissent la demande. Mais à une condition : qu’ils fussent aux aguets de la réponse, de sorte que, lorsque les messagers du roi viendraient avec les dons qu’ils avaient désirés, on les trouvât toujours en attente et prêts à les recevoir. On raconte la triste histoire d’un homme découragé qui n’espérait jamais obtenir ce qu’il demandait, parce qu’il s’en jugeait trop indigne. Un jour, on le mena aux magasins du roi et là, à sa stupéfaction, il vit, portant son adresse, tous les paquets qui avaient été préparés pour lui et envoyés. Il y avait le vêtement de louange, et l’huile de joie, et le collyre, et bien davantage ; ils étaient venus jusqu’à sa porte, mais l’avaient trouvée close ; il n’était pas aux aguets. Dès lors, il comprit la leçon que Michée voudrait nous enseigner aujourd’hui : « Je regarderai vers l’Éternel, je mettrai mon espérance dans le Dieu de mon salut ; mon Dieu m’exaucera. »

Nous l’avons dit plus d’une fois : attendre la réponse à la prière n’est pas toute l’attente, mais seulement une partie. Aujourd’hui, nous voulons saisir cette vérité bénie : c’en est une partie, et une partie très importante. Lorsque nous avons des requêtes particulières à propos desquelles nous nous attendons à Dieu, notre attente doit se faire très nettement dans l’assurance confiante : « Mon Dieu m’exaucera. » Une sainte et joyeuse attente est de l’essence même d’une véritable attente. Et cela, non seulement à l’égard des requêtes variées que tout croyant a à présenter, mais tout spécialement à l’égard de l’unique grande requête qui devrait être la chose principale que tout cœur cherche pour lui-même : que la Vie de Dieu dans l’âme ait plein empire ; que Christ soit pleinement formé au-dedans ; et que nous soyons remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. Voilà ce que Dieu a promis. Voilà ce que le peuple de Dieu cherche trop peu, souvent parce qu’il ne le croit pas possible. Voilà ce que nous devrions chercher et oser espérer, parce que Dieu est capable de l’opérer en nous, et qu’il attend de le faire.

Mais c’est Dieu lui-même qui doit l’opérer. Et à cette fin, il faut que notre propre travail cesse. Nous devons voir combien pleinement cela doit être la foi en l’opération de Dieu qui a ressuscité Jésus d’entre les morts — tout autant que la résurrection, le parachèvement de la vie de Dieu dans nos âmes doit être directement son œuvre. Et l’attente doit devenir plus que jamais un séjour devant Dieu dans le silence de l’âme, comptant sur celui qui ressuscite les morts et appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient.

Remarquez seulement comment le triple emploi du nom de Dieu dans notre texte nous renvoie à lui-même comme à celui de qui seul vient notre attente. « Je regarderai vers l’Éternel ; je mettrai mon espérance dans le Dieu de mon salut ; mon Dieu m’exaucera. » Tout ce qui est salut, tout ce qui est bon et saint, doit être l’œuvre directe et puissante de Dieu lui-même au-dedans de nous. Pour chaque instant d’une vie dans la volonté de Dieu, il faut l’opération immédiate de Dieu. Et la seule chose que j’aie à faire est celle-ci : regarder vers l’Éternel ; mettre mon espérance dans le Dieu de mon salut ; tenir ferme l’assurance confiante : « Mon Dieu m’exaucera. »

Dieu dit : « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu. »

Il n’est point de silence pareil à celui du tombeau. Dans le tombeau de Jésus, dans la communion de sa mort, dans la mort au moi avec sa propre volonté et sa propre sagesse, sa propre force et sa propre énergie, il y a le repos. À mesure que nous cessons de nous-mêmes, et que notre âme devient silencieuse devant Dieu, Dieu se lèvera et se montrera. « Arrêtez, et sachez », alors vous saurez « que je suis Dieu ». Il n’est point de silence pareil au silence que Jésus donne lorsqu’il dit : « Silence ! Tais-toi ! » En Christ, dans sa mort, et dans sa vie, dans sa rédemption parachevée, l’âme peut se tenir en repos, et Dieu entrera, prendra possession et accomplira son œuvre parfaite.

« Oui, mon âme, confie-toi en Dieu ! »

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S'attendre à Dieu Andrew Murray

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