S'attendre à Dieu ·Comme un Dieu de jugement

Chapitre 21 · 4 min de lecture

Comme un Dieu de jugement

Dix-neuvième jour. S’ATTENDRE À DIEU : Comme un Dieu de jugement.

« Aussi nous t’attendons, ô Éternel ! sur la voie de tes jugements ; . . . car, lorsque tes jugements s’exercent sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice. » — Ésaïe 26:8, 9.

« L’Éternel est un Dieu juste : heureux tous ceux qui espèrent en lui ! » — Ésaïe 30:18.

DIEU est un Dieu de miséricorde et un Dieu de jugement. La miséricorde et le jugement sont toujours ensemble dans sa manière d’agir. Dans le déluge, dans la délivrance d’Israël hors d’Égypte, dans la destruction des Cananéens, nous voyons toujours la miséricorde au milieu du jugement. Dans le cercle intime de son propre peuple, nous la voyons aussi : le jugement punit le péché, tandis que la miséricorde sauve le pécheur. Ou plutôt, la miséricorde sauve le pécheur, non pas en dépit du jugement même qui est venu sur son péché, mais par le moyen de ce jugement. En nous attendant à Dieu, gardons-nous d’oublier ceci : tandis que nous attendons, nous devons l’attendre comme un Dieu de jugement.

« Aussi nous t’attendons, ô Éternel ! sur la voie de tes jugements. » Cela se vérifiera dans notre expérience intérieure. Si nous sommes sincères dans notre aspiration à la sainteté, dans notre prière d’être entièrement au Seigneur, sa sainte présence remuera et découvrira le péché caché, et nous abaissera très bas dans l’amère conviction du mal de notre nature, de son opposition à la loi de Dieu, de son impuissance à accomplir cette loi. Ces paroles se réaliseront : « Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Car il sera comme le feu du fondeur. » « Oh ! si tu descendais, comme s’allume un feu de bois sec ! » Dans une grande miséricorde, Dieu exécute, au sein de l’âme, ses jugements sur le péché, en lui faisant sentir sa méchanceté et sa culpabilité. Plus d’un cherche à fuir ces jugements : l’âme qui aspire à Dieu, et à la délivrance du péché, se courbe sous eux dans l’humilité et dans l’espérance. Dans le silence de l’âme, elle dit : « Lève-toi, Éternel ! et que tes ennemis soient dispersés ! Aussi nous t’attendons, ô Éternel ! sur la voie de tes jugements. »

Que nul de ceux qui cherchent à apprendre l’art béni de s’attendre à Dieu ne s’étonne si, au début, la tentative de s’attendre à lui ne fait que découvrir davantage son péché et ses ténèbres. Que nul ne désespère parce que des péchés non vaincus, ou de mauvaises pensées, ou de grandes ténèbres semblent cacher la face de Dieu. Dans son propre Fils bien-aimé, le don et le porteur de sa miséricorde au Calvaire, la miséricorde n’était-elle pas comme cachée et perdue dans le jugement ? Oh ! soumets-toi, et enfonce-toi profondément sous le jugement de chacun de tes péchés : le jugement prépare le chemin, et éclate en une miséricorde merveilleuse. Il est écrit : « Sion sera sauvée par la droiture. » Attends-toi à Dieu, dans la foi que sa tendre miséricorde opère en toi sa rédemption au milieu du jugement : attends-le, il te fera grâce.

Il y a encore une autre application, d’une solennité inexprimable. Nous attendons que Dieu, dans la voie de ses jugements, visite cette terre : nous l’attendons. Quelle pensée ! Nous connaissons ces jugements à venir ; nous savons qu’il y a des dizaines de milliers de nos chrétiens de profession qui vivent dans l’insouciance, et qui, si aucun changement ne survient, doivent périr sous la main de Dieu. Oh ! ne ferons-nous pas tout notre possible pour les avertir, pour plaider auprès d’eux et pour eux, afin que Dieu ait peut-être pitié d’eux ? Si nous sentons notre manque de hardiesse, notre manque de zèle, notre manque de puissance, ne commencerons-nous pas à nous attendre à Dieu plus résolument et plus persévéramment comme à un Dieu de jugement, lui demandant de se révéler dans les jugements qui viennent sur nos amis mêmes, afin que nous soyons animés d’une crainte nouvelle de lui et pour eux, et contraints de parler et de prier comme jamais encore ? En vérité, s’attendre à Dieu n’est pas destiné à être une complaisance spirituelle envers soi-même. Son but est de laisser Dieu et sa sainteté, Christ et l’amour qui est mort au Calvaire, l’Esprit et le feu qui brûle au ciel et qui est venu sur la terre, prendre possession de nous, pour avertir et réveiller les hommes par le message que nous attendons Dieu dans la voie de ses jugements. Ô chrétien ! prouve que tu crois réellement au Dieu de jugement.

« Mon âme, confie-toi en Dieu ! »

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S'attendre à Dieu Andrew Murray

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