La Vraie Vigne ·Aimez-vous les uns les autres

Chapitre 25 · 4 min de lecture

Aimez-vous les uns les autres

C’est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres—Jean 15:12

Dieu est amour. Sa nature et sa perfection tout entières sont amour ; il ne vit pas pour lui-même, mais pour dispenser la vie et la bénédiction. Dans son amour, il a engendré le Fils, afin de tout lui donner. Dans son amour, il a produit des créatures, afin de les rendre participantes de sa félicité.

Christ est le Fils de l’amour de Dieu, celui qui porte, révèle et communique cet amour. Sa vie et sa mort n’étaient qu’amour. L’amour est sa vie, et la vie qu’il donne. Il ne vit que pour aimer, pour vivre en nous sa vie d’amour, pour se donner à tous ceux qui veulent le recevoir. La toute première pensée du vrai cep est l’amour — ne vivre que pour communiquer sa vie aux sarments.

Le Saint-Esprit est l’Esprit d’amour. Il ne peut communiquer la vie de Christ sans communiquer son amour. Le salut n’est rien d’autre que l’amour qui triomphe et entre en nous ; nous n’avons de salut qu’autant que nous avons d’amour. Le plein salut, c’est l’amour parfait.

Rien d’étonnant à ce que Christ ait dit : « Je vous donne un commandement nouveau » ; « C’est ici mon commandement » — l’unique commandement qui embrasse tout — « Aimez-vous les uns les autres ». Le sarment n’est pas seulement un avec le cep, mais avec tous les autres sarments ; ils boivent un seul esprit, ils forment un seul corps, ils portent un seul fruit. Rien ne saurait être plus contre nature que de voir des chrétiens ne pas s’aimer les uns les autres, comme Christ les a aimés. La vie qu’ils ont reçue de leur Cep céleste n’est rien d’autre que l’amour. Voilà l’unique chose qu’il demande par-dessus toutes les autres. « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples… aimez-vous les uns les autres. » De même qu’on reconnaît l’espèce d’une vigne au fruit qu’elle porte, la nature du Cep céleste se juge à l’amour que ses disciples ont les uns pour les autres.

Veillez à obéir à ce commandement. Que votre « obéir et demeurer » se voie en ceci. Aimez vos frères, comme moyen de demeurer dans l’amour de votre Seigneur. Que votre vœu d’obéissance commence ici. Aimez-vous les uns les autres. Que vos rapports avec les chrétiens de votre propre famille soient un amour saint, tendre, semblable à celui de Christ. Que vos pensées à l’égard des chrétiens qui vous entourent soient, avant tout, dans l’esprit de l’amour de Christ. Que votre vie et votre conduite soient le sacrifice de l’amour — donnez-vous à penser à leurs péchés ou à leurs besoins, à intercéder pour eux, à les aider et à les servir. Soyez, dans votre Église ou votre cercle, l’incarnation de l’amour de Christ. La vie que Christ vit en vous est amour ; que la vie par laquelle vous la manifestez soit tout amour.

Mais, dira-t-on, vous écrivez comme si tout cela était si naturel, si simple et si facile. Est-il vraiment possible de vivre ainsi et d’aimer ainsi ? Ma réponse est celle-ci : Christ le commande ; vous devez obéir. Christ le veut réellement ; vous devez obéir, ou vous ne pouvez demeurer dans son amour.

Mais j’ai essayé et j’ai échoué. Je ne vois aucune perspective de vivre comme Christ. Ah ! c’est que vous n’avez pas saisi la première parole de la parabole : « Je suis le vrai cep : je vous donne tout ce dont vous avez besoin comme sarment, je donne tout ce que je possède moi-même. » Je vous en prie, laissez le sentiment de vos échecs passés et de votre faiblesse présente vous pousser vers le Cep. Il est tout amour. Il aime à donner. Il donne l’amour. Il vous enseignera à aimer, comme lui-même a aimé.

Aimez-vous les uns les autres. Cher Seigneur Jésus, tu es tout amour ; la vie que tu nous as donnée est amour ; ton commandement nouveau, et la marque de tes disciples, c’est : « Aimez-vous les uns les autres. » J’accepte cette charge : par l’amour dont tu m’aimes, et dont je t’aime, j’aimerai mes frères.

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La Vraie Vigne Andrew Murray

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