Pensées pour l’heure du recueillement
Février

Chapitre 2 · 14 min de lecture

Février

1er février

Persévérez dans la prière. Colossiens 4:2.

Ne manques-tu de rien ? Je crains alors que tu ne connaisses pas ta pauvreté. N’as-tu aucune grâce à demander à Dieu ? Que la miséricorde du Seigneur te montre alors ta misère. Une âme sans prière est une âme sans Christ. La prière est le babil du petit enfant qui croit, le cri du croyant qui combat, le requiem du saint mourant qui s’endort en Jésus.—Spurgeon.

2 février

En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. Éphésiens 2:21.

Le tabernacle de la vie est un édifice merveilleux ; il y a place pour des ouvriers de toute sorte dans l’élévation de ses murailles mystérieuses et glorieuses. Si nous ne pouvons accomplir la plus grande œuvre, nous pouvons accomplir la moindre. Notre ciel naîtra de la conscience que c’était le tabernacle de Dieu que nous bâtissions, et sous la bénédiction de Dieu que nous travaillions.—Joseph Parker.

3 février

N’aimez point le monde. 1 Jean 2:15.

Ne l’aime pas, et pourtant aime-le. Aime-le de l’amour de Celui qui a donné son Fils pour qu’il meure pour lui. Aime-le de l’amour de Celui qui a versé son sang pour lui. Aime-le de l’amour des anges, qui se réjouissent de sa conversion. Aime-le pour lui faire du bien, donnant tes larmes à ses souffrances, ta pitié à ses chagrins, ta richesse à ses besoins, tes prières à ses misères, et à ses champs de charité, de philanthropie et de piété chrétienne, tes forces et tes heures de labeur. Tu ne peux vivre sans agir sur lui, ou sans qu’il agisse sur toi. Tu rendras le monde meilleur, ou il te rendra pire.

Que Dieu t’aide, par sa grâce et son Saint-Esprit, à vivre dans le monde de manière à vivre au-dessus de lui et à regarder au-delà de lui ; et à l’aimer de telle sorte que, lorsque tu le quitteras, tu le laisses meilleur que tu ne l’as trouvé.—Guthrie.

4 février

Tu ouvres ta main, Et tu rassasies à souhait tout ce qui a vie. Psaume 145:16.

Le désir, quel mot délicat ! Ce serait déjà beaucoup qu’il satisfît le besoin, le manque ; mais il va bien au-delà. La pitié se laisse émouvoir pour subvenir à notre besoin ; le devoir peut parfois pourvoir à nos manques ; mais satisfaire le désir suppose une tendre sollicitude, une connaissance douce et gracieuse de nous-mêmes, un empressement à bénir. Dieu n’est jamais satisfait tant qu’il n’a pas comblé nos désirs.—Mark Guy Pearse.

5 février

Vous tous, serviteurs de l’Éternel, Qui vous tenez dans la maison de l’Éternel pendant les nuits ! . . . Que l’Éternel te bénisse de Sion, Lui qui a fait les cieux et la terre ! Psaume 134:1, 3.

Si je veux connaître l’amour de mon ami, il me faut voir ce qu’il peut faire dans l’hiver. Ainsi en est-il de l’amour divin. Il m’est bien facile d’adorer dans le soleil de l’été, quand les mélodies de la vie sont dans l’air et que les fruits de la vie sont sur l’arbre. Mais que le chant de l’oiseau cesse, et que le fruit de l’arbre tombe ; mon cœur continuera-t-il de chanter ? Me tiendrai-je dans la maison de Dieu pendant la nuit ? L’aimerai-je dans sa propre nuit ? Veillerai-je avec lui une seule heure dans son Gethsémané ? L’aiderai-je à porter sa croix le long de la Via Dolorosa ? Mon amour est venu à lui dans son humiliation. Ma foi l’a trouvé dans son abaissement. Mon cœur a reconnu sa majesté à travers son humble déguisement, et je sais enfin que ce n’est pas le don que je désire, mais Celui qui donne. Lorsque je puis me tenir dans sa maison pendant la nuit, c’est que je l’ai accepté pour lui-même seul.—George Matheson.

6 février

Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. 1 Jean 2:6.

La prédication dont ce monde a le plus besoin, ce sont les sermons en souliers qui marchent avec Jésus-Christ.—Selected.

7 février

Connaissons, cherchons à connaître l’Éternel. Osée 6:3.

Le Seigneur nous a introduits dans le sentier de sa connaissance, et il nous invite à suivre ce sentier à travers tous ses étranges méandres jusqu’à ce qu’il débouche sur la plaine où se dresse le trône de Dieu. Notre vie est une marche persévérante vers la connaissance du Seigneur. Nous nous étonnons de certaines des expériences par lesquelles nous sommes appelés à passer, mais nous voyons ensuite qu’elles nous ont procuré quelque connaissance nouvelle de notre Seigneur. . . . Nous n’avons pas à attendre quelque occasion plus favorable ; mais, en mettant à profit le présent, nous devons nous bâtir un pont vers cet avenir.—G Bowen.

8 février

Vat’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père. Genèse 12:1. Abraham . . . fut recueilli auprès de son peuple. Genèse 25:8.

Après toute communion, nous demeurons comme sur des îles, dispersées sur un grand archipel, chacun sur son petit rocher, la mer se brisant entre nous ; mais le temps vient où, si nos cœurs sont fixés sur ce grand Seigneur dont la présence nous fait un, il n’y aura plus de mer et tous les rochers isolés seront les parties d’un grand continent . . . Si nous cultivons ce sentiment de détachement du présent et le sentiment d’avoir nos véritables affinités dans l’invisible, si nous demeurons ici comme des étrangers parce que notre cité est dans les cieux, alors la mort ne nous arrachera pas à nos compagnons ni ne nous chassera vers une terre solitaire, mais elle nous conduira là où des liens plus étroits uniront les « douces compagnies », et où les brebis se coucheront tout près les unes des autres parce que toutes seront rassemblées autour de l’unique Berger. Alors mainte attache sera renouée, et le voyageur solitaire retrouvera les êtres chers qu’il avait « aimés jadis et perdus pour un temps ».—Alex. McLaren.

9 février

Cependant l’Éternel désire vous faire grâce. Ésaïe 30:18.

Telle est la voie de Dieu. Dans les heures les plus sombres de la nuit, son pas s’approche sur les flots. Comme point le jour de l’exécution, l’ange vient dans le cachot de Pierre. Lorsque le gibet de Mardochée est dressé, l’insomnie royale amène un revirement en faveur de la race menacée.

Ah, mon âme, le pire pourra t’avoir atteinte avant que tu ne sois délivrée ; mais tu le seras ! Dieu pourra te faire attendre, mais il se souviendra toujours de son alliance, et il paraîtra pour accomplir sa parole inviolable.—F. B. Meyer.

10 février

Il aime notre nation, et c’est lui qui a bâti notre synagogue. Luc 7:5.

Le marbre et le granit sont des monuments périssables, et leurs inscriptions ne sont peut-être que rarement lues. Gravez vos noms sur des cœurs humains ; eux seuls sont immortels !—Theodore Cuyler.

11 février

Moi, je . . . châtie tous ceux que j’aime. Apocalypse 3:19.

Je vis un jour une ombre sombre reposant sur le flanc nu d’une colline. En cherchant sa cause, j’aperçus un petit nuage, brillant comme la lumière, flottant dans le bleu limpide d’en haut. Ainsi en est-il de notre chagrin. Il peut être sombre et morne ici-bas sur la terre ; mais regarde en haut, et tu verras qu’il n’est que l’ombre de la clarté de Celui dont le nom est Amour.—Dean Alford.

12 février

Que signifient ces pierres ? Josué 4:21. Vous-mêmes, comme des pierres vivantes. 1 Pierre 2:5. (R. V.)

Il devrait y avoir quelque chose de si remarquable, de si singulier dans la vie et la conduite d’un chrétien que les hommes soient contraints de demander : « Qu’est-ce que cela signifie ? » . . . Y a-t-il dans ton caractère, tes paroles et tes habitudes de vie quelque chose de si différent du monde qui t’entoure que les hommes soient involontairement contraints de se demander à eux-mêmes ou de demander aux autres : « Qu’est-ce que cela signifie ? » Non qu’il faille une singularité forcée, une bizarrerie pour le seul plaisir d’être singulier ; ce ne serait qu’imiter le pharisaïsme des temps anciens. . . . Oh ! puissions-nous comprendre que c’est là le dessein pour lequel Dieu nous envoie dans le monde, comme il a envoyé son Fils unique !—S. A. Blackwood.

13 février

Tous . . . son visage leur parut comme celui d’un ange. Actes 6:15.

Le visage se façonne chaque jour par sa prière du matin, et par son regard matinal jeté par des fenêtres qui ouvrent sur le ciel.—Joseph Parker.

14 février

Ils campaient sur l’ordre de l’Éternel, et ils partaient sur l’ordre de l’Éternel. Nombres 9:23.

Tel est le secret de la paix et d’une sereine élévation. Si un Israélite, dans le désert, s’était mis en tête de faire quelque mouvement indépendamment de l’Éternel ; s’il avait pris sur lui de se mettre en marche quand la multitude était au repos, ou de s’arrêter tandis que la multitude était en marche, nous voyons aisément quel en aurait été le résultat. Et il en sera toujours ainsi de nous. Si nous nous mettons en marche quand nous devrions rester en repos, ou si nous restons en repos quand nous devrions marcher, nous n’aurons pas avec nous la présence divine.—C. H. M.

15 février

En lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis. Éphésiens 1:13.

Le Seigneur met un sceau sur les siens, afin que tous les reconnaissent. Le sceau, dans ton cas, c’est l’Esprit produisant en toi la ressemblance avec le Seigneur. Plus tu deviens saint, plus le sceau est net et distinct, plus il est manifeste à tout passant ; car alors les hommes reconnaîtront que tu as été avec Jésus.—Andrew Bonar.

16 février

Ne te vante pas du lendemain. Proverbes 27:1.

La seule préparation pour le lendemain, c’est le bon usage d’aujourd’hui. La pierre entre les mains du bâtisseur doit être posée à sa place et ajustée pour en recevoir une autre. Le lendemain vient en vain, si l’on ne prend pas garde à aujourd’hui. Ne néglige pas l’appel qui te vient en ce jour, car une telle négligence n’est rien d’autre que de te vanter du lendemain.—G. Bowen.

17 février

Je viens à ton secours, dit l’Éternel. Ésaïe 41:14.

Ô mon âme, n’est-ce pas assez ? As-tu besoin de plus de force que la toute-puissance de la Trinité unie ? Te faut-il plus de sagesse qu’il n’en existe dans le Père, plus d’amour qu’il ne s’en manifeste dans le Fils, ou plus de puissance qu’il ne s’en révèle dans les opérations de l’Esprit ? Apporte ici ta cruche vide ! Assurément, ce puits la remplira. Hâte-toi, rassemble tes besoins et apporte-les ici — ton vide, tes peines, tes indigences. Vois, ce fleuve de Dieu est plein pour te pourvoir ; que pourrais-tu désirer de plus ? Va, mon âme, dans cette force qui est la tienne. Le Dieu éternel est ton secours !—Spurgeon.

18 février

À chacun sa tâche. Marc 13:34.

Celui qui fait le plus pour le grand monde de Dieu est celui qui fait le mieux dans son propre petit monde.—Selected.

19 février

Apportez des poissons que vous venez de prendre. Jean 21:10.

Pourquoi cela ? Oh ! le Seigneur veut que nous le servions autant que nous recevions de lui, et notre service trouve sa véritable fin lorsqu’il devient nourriture pour notre cher Seigneur. Il lui plut de se nourrir de leurs poissons tandis qu’ils se nourrissaient des siens. C’était le double festin dont il parle dans le tendre message de l’Apocalypse : « je souperai avec lui, et lui avec moi ».—A. B. Simpson.

20 février

C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage. Hébreux 11:8.

Où il allait, il ne le savait pas ; il lui suffisait de savoir qu’il allait avec Dieu. Il s’appuyait moins sur les promesses que sur Celui qui promet. Il ne regardait pas aux difficultés de son sort, mais au Roi éternel, immortel, invisible, au Dieu seul sage, qui avait daigné fixer sa route et saurait certainement se justifier lui-même. Ô glorieuse foi ! Voilà ton œuvre, voilà tes possibilités : le contentement de naviguer avec des ordres scellés, à cause d’une confiance inébranlable en l’amour et la sagesse du Grand Amiral ; la bonne volonté de se lever, de tout quitter et de suivre Christ, à cause de la joyeuse assurance que le meilleur de la terre ne saurait se comparer au moindre bien du ciel.—F. B. Meyer.

21 février

L’Éternel est un Dieu qui sait tout, Et par lui sont pesées toutes les actions. 1 Samuel 2:3.

Dieu ne mesure pas ce que nous lui apportons. Il le pèse.—Mark Guy Pearse.

22 février

Après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances. Hébreux 10:32.

Notre hardiesse pour Dieu devant le monde doit toujours être le fruit d’un commerce personnel avec Dieu dans le secret. Nos victoires sur nous-mêmes, sur le péché et sur le monde se remportent toujours d’abord là où nul œil ne voit, sinon celui de Dieu. . . . Si nous n’avons pas ces combats secrets, il se peut bien que nous n’en ayons aucun ouvert. L’absence extérieure de combat trahit le sommeil intérieur de l’âme.—F. Whitfield.

23 février

Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit: Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé . . . Viens, et vois. Jean 1:45, 46.

Ce qui vient aussitôt après savoir que « nous l’avons trouvé », c’est de trouver quelqu’un d’autre et de lui dire : « Viens, et vois ».—Frances Ridley Havergal.

24 février

Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. Jean 3:8.

Nous savons que le vent aime à souffler là où il y a un vide. Si tu constates un formidable élan de vent, tu sais que quelque part il y a un espace vide. J’ai la parfaite certitude de ceci : si nous pouvions chasser tout orgueil, toute vanité, toute propre justice, toute recherche de nous-mêmes, tout désir d’applaudissements, d’honneur et d’avancement — si, par quelque puissance divine, nous étions entièrement vidés de tout cela, l’Esprit viendrait comme un vent impétueux pour nous remplir.—A. J. Gordon.

25 février

Je deviens grand par ta bonté. 2 Samuel 22:36.

La douceur de Christ est le plus bel ornement qu’un chrétien puisse porter.—William Arnot.

26 février

Jacob poursuivit son chemin; et des anges de Dieu le rencontrèrent. Genèse 32:1.

C’est dans le chemin où Dieu nous a ordonné de marcher que nous trouverons les anges autour de nous. Nous pouvons certes les rencontrer sur des chemins de notre propre choix, mais ce sera le genre d’ange que Balaam rencontra, l’épée à la main, puissant et beau, mais courroucé aussi ; et mieux vaut ne pas l’affronter ! Mais les secourables amis, les envoyés de l’amour de Dieu, les apôtres de sa grâce, ne hantent pas les routes que nous nous traçons nous-mêmes.—Alex. McLaren.

27 février

Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Jean 14:6.

Le ciel semble souvent lointain et inconnu, mais si Celui qui a fait la route qui y mène est notre guide, nous n’avons pas à craindre de perdre le chemin. Nous ne demandons pas de voir loin devant nous — seulement assez loin pour le discerner et suivre ses traces. . . . Ceux qui suivent Christ, même à travers les ténèbres, parviendront sûrement au Père.—Henry Van Dyke.

28 février

Oubliant ce qui est en arrière . . . je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Philippiens 3:13, 14.

Ce n’est pas en regrettant ce qui est irréparable que s’accomplit la véritable œuvre, mais en tirant le meilleur de ce que nous sommes. Ce n’est pas en nous plaignant de ne pas avoir les bons outils, mais en nous servant bien de ceux que nous avons. Ce que nous sommes, et là où nous sommes, est une disposition providentielle de Dieu — l’œuvre de Dieu, quoique ce puisse être la faute de l’homme. La vie est une suite de fautes, et le meilleur chrétien n’est pas celui qui fait le moins de faux pas. Le meilleur est celui qui remporte les plus éclatantes victoires en réparant ses fautes.—F. W. Robertson.

Page 1 / 1 · 14 min restantes dans le chapitre